Le trou qui sâĂ©tait refermĂ© commence Ă respirer Ă nouveau je crois
Il sâagrandit et se resserre comme une lente respiration
Seul un fin courant dâair sâinfiltre dans sa bĂ©ance
Quelques gouttes dâeau suffisent pour lâalimenter
Et quelque fois le sentiment amer de solitude subite
Profonde solitude qui ne saura jamais ĂȘtre comblĂ©e
Comme ce trou probablement
Le regard noyé trouve refuge chez les mots des autres
Les Ă©motions sont les mĂȘmes et pourtant la distance est prĂ©sente
Le vide qui nous sépare est palpable au dedans
Constat dâhonnĂȘtetĂ© envers soi-mĂȘme
Et quâil nâest pas triste de rĂ©aliser le chemin solitaire
Mon corps traĂźne cette conscience inlassablement
Mon coeur porte la lourdeur de ne pouvoir sâen dĂ©tacher
Mon esprit rempli les silences qui voulaient apaiser
Et la vie est lĂ pourtant
Vibrant merveilleusement
LĂ au fond la joie existe
Terreau fertile et imperturbable
Défiant les saisons et les intempéries elle reste
Le visage sâest sans doute terni dâune mĂ©lancolie dĂ©mesurĂ©e
Au fil du temps sâest imprĂ©gnĂ© de la condition humaine
Et les pupilles résiste en portant la flamme dans les yeux
Emportant la douleur et reflétant la douceur
















