... Mais que fais-tu ici ? A quoi joues-tu ?
Quel est ce besoin qui te pousse à vouloir continuellement braver les périls ?
La chance n'est pas une amie fidĂšle.
Gérard Guégan, Tout à une fin, Drieu.
NASA
"I'm Dorothy Gale from Kansas"
Show & Tell
Stranger Things
One Nice Bug Per Day
I'd rather be in outer space đž
Jules of Nature
macklin celebrini has autism
trying on a metaphor
Fai_Ryy

Discoholic đȘ©
DEAR READER
todays bird
Not today Justin
ojovivo

ellievsbear
Lint Roller? I Barely Know Her

â
No title available
Xuebing Du

seen from Malaysia

seen from Germany

seen from Netherlands

seen from United States
seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from United States

seen from Spain
seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from Malaysia
@les-premiers-mots
... Mais que fais-tu ici ? A quoi joues-tu ?
Quel est ce besoin qui te pousse à vouloir continuellement braver les périls ?
La chance n'est pas une amie fidĂšle.
Gérard Guégan, Tout à une fin, Drieu.
C'Ă©tait l'Ă©poque de l'annĂ©e oĂč il fait nuit dĂšs quatre heures. Laurence descendit du tram en mĂȘme temps que le wattman qui allait changer son trolley pour repartir en sens inverse.
- G. Simenon, Oncle Charles s'est enfermé.
- Je t'ai fait mal ?
- Non.
- Tu m'en veux ?
- Non. C'était vrai.
A ce moment-là , tout était vrai, puisqu'il vivait la scÚne à l'état brut, sans se poser de questions, sans essayer de comprendre, sans soupçonner qu'il y aurait un jour quelque chose à comprendre.
- G. Simenon, La Chambre bleue.
Personne ne s'aperçut de ce qui se passait. Personne ne se douta que c'Ă©tait un drame qui se jouait dans la salle d'attente de la petite gare oĂč six voyageurs seulement attendaient, l'air morne, dans une odeur de cafĂ©, de biĂšre et de limonade.
Il était cinq heures de l'aprÚs-midi et la nuit tombait.
- G. Simenon, Le Pendu de Saint-Pholien.
Ăa a dĂ©butĂ© comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un Ă©tudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C'Ă©tait aprĂšs le dĂ©jeuner. Il veut me parler. Je l'Ă©coute. « Restons pas dehors ! qu'il me dit. Rentrons ! » Je rentre avec lui. VoilĂ . « Cette terrasse, qu'il commence, c'est pour les Ćufs Ă la coque ! Viens par ici ! » Alors, on remarque encore qu'il n'y avait personne dans les rues, Ă cause de la chaleur ; pas de voitures, rien. Quand il fait trĂšs froid, non plus, il n'y a personne dans les rues ; c'est lui, mĂȘme que je m'en souviens, qui m'avait dit Ă ce propos : « Les gens de Paris ont l'air toujours d'ĂȘtre occupĂ©s, mais en fait, ils se promĂšnent du matin au soir ; la preuve, c'est que lorsqu'il ne fait pas bon Ă se promener, trop froid ou trop chaud, on ne les voit plus ; ils sont tous dedans Ă prendre des cafĂ©s-crĂšme et des bocks. C'est ainsi ! SiĂšcle de vitesse ! qu'ils disent. OĂč ça ? Grands changements ! qu'ils racontent. Comment ça ? Rien n'est changĂ© en vĂ©ritĂ©. Ils continuent Ă s'admirer et c'est tout. Et ça n'est pas nouveau non plus. Des mots, et encore pas beaucoup, mĂȘme parmi les mots qui sont changĂ©s ! Deux ou trois par-ci, par-lĂ , des petits... » Bien fiers alors d'avoir fait sonner ces vĂ©ritĂ©s utiles, on est demeurĂ© lĂ assis, ravis, Ă regarder les dames du cafĂ©.
Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.
Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsÚdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.
Françoise Sagan, Bonjour tristesse.
CâĂ©tait un plaisir tout particulier de voir les choses rongĂ©es par les flammes, de les voir se calciner et changer.
Ray Bradbury, Fahrenheit 451
Depuis Adam, il nây a guĂšre eu de mĂ©fait en ce monde oĂč une femme ne soit entrĂ©e pour quelque chose.
William Thackeray, Barry Lyndon
Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sĂ»rement la premiĂšre chose que vous allez demander câest oĂč je suis nĂ©, et Ă quoi ça a ressemblĂ©, ma saloperie dâenfance, et ce que faisaient mes parents avant de mâavoir, et toutes ces conneries Ă la David Copperfield, mais jâai pas envie de raconter ça, et tout.
J.D. Salinger, Lâattrape cĆur.
Dans une petite ville française, une riviĂšre se meurt de chaud au-dessus dâun boulevard, oĂč, vers le soir, des hommes jouent aux boules, et le cochonnet valse aux coups habiles dâun conscrit portant Ă sa casquette le diplĂŽme illustrĂ©, pliĂ© en triangle, que vendaient Ă la porte de la mairie des forains bruns et autoritaires.
Louis Aragon, Les beaux quartiers.
Quand la caissiĂšre lui eut rendu la monnaie de sa piĂšce de cent sous, Georges Duroy sortit du restaurant.
Guy de Maupassant, Bel-Ami
Tu n'Ă©tais pas un amant. Tu Ă©tais l'amant. l'inconstant et le fidĂšle, le fort et le tendre, le fou. Tu Ă©tais l'amour. Comme tu m'as fait souffrirâŠ
Jean Anouilh, Eurydice (via jolismots)
Toute existence est une lettre postée anonymement, la mienne porte trois cachets: Paris, Londres, Venise ; le sort m'y fixa, souvent à mon insu, mais certes pas à la légÚre.
Paul Morand, Venises.
Câest fini. La plage de Big Sur est vide, et je demeure sur le sable, Ă lâendroit mĂȘme oĂč je suis tombĂ©.
La Promesse de lâaube (1960) â Romain Gary
La nuit a toujours le goĂ»t du vin rouge, du beaujolais de prĂ©fĂ©rence, câest une opinion toute personnelle dâaccord, mais je ne peux pas entrer dans un bistrot ouvert le soir sans quâimmĂ©diatement mon verre soit lĂ , servi sur le zinc. Dans ces cas semblables, le vin rouge a une importance Ă©norme. Les vrais buveurs de vin rouge se retrouvent toujours la nuit, personne nâa jamais pu en expliquer la raison.
Robert Giraud, Le Vin des rues.
Ă ce moment, Alain regardait Lydia avec acharnement. Mais il la scrutait ainsi depuis quâelle Ă©tait arrivĂ©e Ă Paris, trois jours plus tĂŽt. Quâattendait-il ? Un soudain Ă©claircissement sur elle ou sur lui.
Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet.
Il y avait longtemps que je voulais Ă©crire une excuse Ă Gonzague. Une excuse ! Je savais bien que lâexamen de conscience que jâavais fait sur nous Ă propos de toi dans La Valise vide, Ă©tait insuffisant. Terrible insuffisance de nos cĆurs et de nos esprits devant le cri, la priĂšre quâĂ©tait la tienne. Je te voyais jetĂ© Ă la rue avec la valise vide et quâest-ce que je tâoffrais pour la remplir ? Je te reprochais de ne rien trouver dans le monde si riche, si plein pour te faire un viatique. Mais je ne te donnai rien. Car enfin peut-ĂȘtre ceux qui ne trouvent rien et qui restent lĂ , ne sachant quoi faire, il faut avouer quâils demandent, et il nây a quâune chose Ă faire câest de leur donner.
Pierre Drieu La Rochelle, Adieu Ă Gonzague.