J'ai le cœur fumé aux mélancolies des nuits songes.

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@nuitsonges
J'ai le cœur fumé aux mélancolies des nuits songes.
À ta santé.
« Et pendant ce temps là, notre liberté se meurt d’être confinée dans un esprit qui ne rêve que d’évasion. Nous nous remémorons ces temps où rêver n’était pas synonyme d’illusions. Vous souvenez-vous? De la dernière fois où vous avez dit que le temps passait trop vite? Moi, je m’en souviens comme si c’était hier. Il faisait chaud, très chaud. J’étais en août, en plein été. Je suis de nature pensive, alors j’ai repensé à tout ce que j’avais fait cette année et c’est à cet instant là, la tête dans les nuages, les vagues qui s’écrasaient à mes pieds, que je me suis aperçue que le temps passait et passe toujours trop vite. De son passage, il nous laisse que des bribes de souvenirs que l’on chérira ou maudira toute notre vie. Si nous les aimons, nous les racontons à nos proches pour ne pas qu’ils meurent, au contraire si nous les haïssons, nous les racontons pour endurcir les âmes plus vulnérables et nous leur disons que “c’est pour leur bien”. Le temps a un goût qui peut être amer comme doux ou alors insipide. Cette année a été un mélange d’amertume et d’insipidité, ce pourquoi je lève mon verre aux jours meilleurs et aux nuits songes. »
- Recueil “Nuits Songes” , “À ta santé” © Cécile.
“ J’ai l’âme de l’enfant et la mémoire du vieux.”
Je rêve de prendre un train qui me mènera là où le bonheur est. Dans mon rêve, il y a des montagnes qui se confondent avec les nuages et des océans qui s'étendent vers l'horizon où le soleil est en train de se coucher. Son reflet est jaune orangé, c'est encore lui qui brille le plus, jaloux de la lune qui bientôt, scintillera au milieu de cette mer bleu marine. Les étoiles ne sont présentes que pour sublimer la beauté de cet astre qui se reflète dans tes yeux passionnés par l'immensité des galaxies. Ton regard est hypnotisé par le train qui traverse le chemin de fer sur le pont au-dessus de la mer et qui est éclairé par le chatoiement de la lune et moi je suis illuminée par la magnificence de tes yeux dans lesquels j'y vois mon bonheur car nous y sommes tous les deux.
Recueil “Nuits Songes” , “Je rêve de prendre un train” © Cécile.
Nederland, Hoorn in winter © Cécile, Recueil “La Venise du Nord”.
HOORN.
Petite ville du Nord
Kleine stad in het Noorden
Vêtue de brume et de bruine
Gekleed in mist en motgeren
Charmante ville néerlandaise
Gezellig Nederlandse stadje
Encerclée de petits canaux
Omgeven met door kleine grachten
J’aime ses rues pavées
Ik hou van hare geplaveide straten
La façade de ses petits commerces
De gevels van zijn kleine winkeltjes
Faites de pierres brunes et noires
Gemaakt bruine en zwarte bakstenen
Eclairées par les lumières tamisées
Verlicht door gedempte verlichting
Donnent à cette ville un charme indéniable
Geven deze stad een onmiskenbare charme
Un charme d’automne.
Een herfstcharme
Son port semble discret
Zijn haven lijkt discreet
Mais les vagues qui se fracassent contre les digues
Maar de volgen beuken tegen de dijken
Brisent ce silence religieux
Doorbreken deze religieuze stilte
Qui attire bien des curieux
Die veel nieuwsgierigen trekt
Le vent souffle fort sur les quais
De wind waait hard op de kades
Je me promène le soir
Ik ga s’ avonds wandelen
Le long des maisons face à la mer
Langs de huizen met uitzicht op de zee
Et je me demande si un jour
En ik vraag me af of ik op een dag
Si jeme réveillerais aussi avec une vue sur la mer
Ook wakker zou worden met uitzicht op zee
Recueil “La Venise du Nord ; Hoorn” © Cécile.
Et ces maisons à Amsterdam, qui semblent crever le ciel comme les buildings de New York.
Recueil “La Venise du Nord” © Cécile.
Thiéfaine, mon phare lorsque mon bateau s’est perdu en plein océan, lorsque je ne peux plus avancer car l’horizon est caché par un épais brouillard.
NOYADE.
Le fracas des vagues rendrait sourd toute âme errante se promenant sur le quai des malheureux égarés dans la pénombre de la nuit.
Les clapotis de la pluie tambourinent sur la veste en cuir de cet homme au regard absent.
Cette silhouette s'éloigne vers la jetée qui elle-même s'abandonne à cet océan gris maussade.
Cette forêt d'eau est si froide, si morose que l'on croirait qu'elle est née de toutes les larmes versées par les femmes qui attendaient en vain le retour de leurs marins sur cette jetée.
L'écume à la douceur de leurs châles en soie blanche que le vent a emporté au large, comme si ce tissu était porteur du chagrin de ces femmes endeuillées.
Le sel de la mer est l'amertume des enfants qui n'ont que pour image de leurs pères, leurs exploits vantés par les habitants chaque vendredi soir.
Les navires sont amarrés, les voiles rabattues, le port laissé à la merci de l'eau qui dévore silencieusement les coques de ces conquérants des mers.
Le ciel pleure ses colères soudaines qui ont soulevé les océans, méprisant ces pauvres hommes trop amoureux des déserts bleus pour être effrayés de ces impitoyables monstres aquatiques qui ne font qu'une bouchée des marins oubliés.
Les bougies des maisons demeurent éteintes pour pouvoir jalousement garder la chaleur des rires des maris partis trop tôt. Il fait si sombre que l'on croirait que l'île entière est prisonnière d'un éternel hiver.
Le vent souffle sempiternellement sur Glasgow et continuera de dissimuler tous ses secrets.
Le sifflement du vent se mêle au fredonnement de la houle, c'est le chant des marins perdus en mer que cet homme à la veste en cuir écoute, dans le silence religieux des Landes de Skye.
Les yeux gris de l'homme de la jetée, se noient, l'œillade rivée sur l'horizon, priant le retour inespéré de son père qui lui a été arraché à ses sept ans.
Cette tempête qui perle sur ses joues, commémore le naufrage de son paternel, comme si la tempête sévissait encore.
L'épais brouillard efface les Landes de Skye, l'Écosse disparaît dans d'épais nuages recelant tous les plus grands mystères dont parlent les légendes.
“Noyade” Recueil “Nuits Songes” © Cécile.
Nederland, Amsterdam. © Cécile. Recueil “La Venise du Nord”.
Jij bent als de zee, Jouw ogen zijn blauw als de oceanen, Lichtblauw als de hemmel, Je huid is zoals het zand, Af en toe kun je een storm zijn, Met donkere wolken, Maar zonder donkere wolken, De sterren kunnen niet schijnen. Je kunt ook een vredige zee zijn, Met zonnestrelen die door de wolken breken, En de kleine golven op zee verlichten. ‘s Nachts word je het enige licht Dat deze diepe oceaan zo mysterieus verlicht, De vuurtoren die zeelieden volgen, Om het zand te vinden dat zij zo misten. Jouw kunst is als een reis En je ogen zijn het schip.
“Artistieke Ziel” Recueil “Nuits Songes” © Cécile, dit gedicht is voor een vriend van mij, een bepaalde kunstenaar.
Pourquoi dit-on "tomber amoureux" comme si être amoureux était une erreur?
Recueil Nuits Songes, © Cécile.
Nederland, Hoorn in winter © Cécile. Recueil “La Venise du Nord”
À ces nuits dédiées aux songes Songes qui se perdent dans l'obscurité Obscurité illuminée par la clarté de la lune Lune cachée par les nuages des rêves anciens qui reviennent au galop Galop qui résonne à travers les touches du piano Piano aux touches rouillées qui sonnent le glas des soirées fraîches et arrosées, souvenirs jalousement gardés dans les méandres d'une jeunesse égarée. Égarée dans le froid de l'hiver réchauffé par des rires Rires qui éclatent comme l'orage qui sévit au loin Coup de vent qui emporte les pièces de théâtre jouées pendant les journées pluvieuses Pluies qui refroidissent les journées d'été passées sous l'interminable espoir de soirées fraîches. Oui, à toutes ces nuits où refaire le monde était comme une destination qui semblait inaccessible Et ce phare au loin qui éclaire cet océan de questions qui demeurent sans réponse Et ce monde qui se meurt sans ce que l'on ne puisse faire quoi que ce soit pour le sauver des cauchemars dont il est victime Et cette âme qui rêve de pouvoir arrêter le temps avant qu'il ne soit trop tard. Mais le mot tard n'existe que si l'on a plus la foi Du moins c'est ce que dit cette femme dans un murmure que le vent emporte Vers l'horizon de jours meilleurs. Et ces mots couchés sur un papier froissé et jauni par la vieillesse, par l'usure L'usure qui marque la fin Tout comme ces quelques lignes Et cette fatigue qui semble n'en plus finir Les yeux qui se ferment sur le zinc d'un bar brun À l'odeur de cigarettes qui parfument cette silhouette qui marche au fond du jardin Dernier air fredonné d'un nirvana à la guitare désaccordée Une bouteille à moitié vide à la main La tête noyée par les répliques de cette femme qui a tout perdu Allongée sur le canapé, la lumière de la lune envahit le salon Elle ferma les yeux sur le spectacle sombre de la nuit En espérant que demain se lèvera le soleil Sur ces nuits songes.
(Recueil) Nuits Songes, © Cécile. Poème dédié à ma meilleure amie, M.