Alice Miller, The Drama of the Gifted Child: The Search for the True Self
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Alice Miller, The Drama of the Gifted Child: The Search for the True Self
من الوصف البديع للأخت الكبرى هو ما قاله ابن حجر العسقلاني رحمه الله عندما تحدّث عن أخته ست الركب وأثنى عليها قال: "وهي أمي بعد أمي".
COQUILLE
“Retirez le q de la coquille : vous avez la couille, et ceci constitue précisément une coquille.”
Boris Vian, Lettre au Provéditeur-Editeur sur un Problème Quapital, Viridis Candela, Cahiers du Collège de ‘Pataphysique, N°19 : L'Avenir Futur ou Non.
“Tu as mis une paire d'ailes à ton art Car tout poète sait quand c'est l'heure De jeter ses dernières cages à la mer Et de lever des voiles qui font route vers son identité. A l'homme à qui on a tout pris : son nom, Sa patrie, la fable de son enfance, Le bois de ses souvenirs, sa rage de vivre. A cet homme à qui on a enlevé ses jambes Pour qu'il reste à jamais coincé dans ses cris. A cet homme brisé, fourvoyé dans sa peau. Je lègue ma fureur et mon bruit, je remets Une colline que tous les vents traversent Pour qu'il n'arrête jamais de frapper les papes Qui volent à la vie ses perles et son orient. A cet homme que l’horreur infinie du monde N'a pas encore vaincu, à cet homme dompteur Des métaux de son sang, géomètre des courbes Lyrique de la femme, et qui répète que Le vie humaine est la fumée d'un incendie Dont le nom n’apparaît dans aucun idiome, A cet homme né sur un ordre du rossignol Et à qui le feu confie ses bêtes de proie Je réveille son droit de réinventer l'homme. Je lui dis : “ Suis-moi. Je suis le vieux soleil Qui émerge de la douleur pour mieux sauter Dans la vie du siècle et pour combattre Sa routine et ses malheurs. Viens avec moi, Homme qui ressemble à l'aventure des flammes Et des illusions qui protestent dans mes yeux !””
— René Depestre
Patrick William - On réédite « L’Avenir d’une révolte », écrit en 1998. En quoi ce livre est-il toujours d’actualité ?
Julia Kristeva - Dans cet ouvrage, je m’interrogeais sur le sens de la révolte à notre époque. J’indiquais que les crises financières, économiques et politiques sont insolubles non seulement parce qu’elles sont nouvelles (globalisation, finances virtuelles, impuissance du modèle politique fondé sur le bipartisme et les conflits sociaux). Mais parce qu’elles recouvrent une profonde crise de civilisation. Que deviennent l’indépendance et la créativité, la liberté de pensée des hommes et des femmes dans une culture de “show" et d’ “entertainment" ? J’en appelais à la révolte, non pas comme une nouvelle forme d’engagement ou une promesse paradisiaque, mais au sens étymologique et proustien du mot, comme une reconstruction du passé et de soi, de la mémoire et du sens. Je crois que ce constat est toujours vrai. Aujourd’hui nous assistons à un certain nombre de révoltes à travers le monde : le mouvement des « Indignés » en Europe et aux Etats-Unis, ces jeunes qui se soulèvent contre les marchés financiers ; le Printemps arabe, avec sa rébellion contre des dictateurs sanglants ; ou, encore les mouvements de protestations contre Poutine en Russie. Toutes éminemment sympathiques, voire admirables de courage, mais, à l’heure actuelle, digérées par le spectacle ou marginalisées, quand elles ne sont pas récupérées par des forces conservatrices, voire intégristes.
PW - Que voulez-vous dire par là ?
JK - La terreur révolutionnaire et les totalitarismes nous ont appris que la liberté se conjugue au singulier. Or, ces révoltes se font sur le modèle hérité des révolutions bourgeoises et prolétaires : un face-à-face qui oppose deux blocs socio-politiques. Mais contre qui se révolter, quel « face-à-face » si l’adversaire est la vacance du pouvoir, l’absence de projet, les zones de non-droit, ou, au contraire, un ordre tyrannique, mais virtuel et anonyme (la finance moderne, banques et « traders ») et cumulant tous les pouvoirs (les oligarchies et les mafias) ? Et qui peut encore se révolter, si la singularité humaine disparaît sous la « personne patrimoniale » (qui n’est qu’un propriétaire de son patrimoine génétique et de ses organes, dans le meilleur des cas, car il est des pays où ils sont volés ou revendus) ? Il nous faut revenir à des formes radicales parce qu’intimes de la révolte, qui garantissent l’indépendance des esprits et la capacité créative : le questionnement des valeurs et des identités, l’expérience intérieure, la remise en cause de l’acquis, des clichés, des « éléments de langage ». Pour toucher, sous les stéréotypes et les conventions, jusqu’aux traumas indicibles. Pas pour les perpétuer, pas pour embaumer « ma dépression » ou « mon inceste » en les inoculant à mes lecteurs ; mais pour les décomposer, analyser, réévaluer. Et renaître dans de nouveaux liens, dans la pluralité des liens à venir. Ceci est vrai pour l’Occident et, d’une autre façon, pour les pays émergents où des sursauts libertaires tentent de se ressourcer dans le retour aux traditions spirituelles, mais se retrouvent piégés par l’obscurantisme. Que ce soit l’emprise de la technologie ou celles des dogmes religieux qui banalisent les consciences, seule l’expérience intérieure révoltée, intransigeante, peut encore nous sauver .
PW - Vous dites que la révolte politique n’est plus efficace. Pourquoi ?
JK - Pour la première fois dans l’histoire, nous nous apercevons qu’il ne suffit pas de remplacer les anciennes valeurs par des nouvelles. Il n’y a pas de « solution » parce que toute solution (le « free-market », la consommation, la sécurité, l’hyper-connexion), qui devient une « valeur » et prétend remplacer les anciens remèdes (la charité, la lutte des classes), se fige à son tour en dogmes et impasses, potentiellement totalitaires. Sous la pression de la technique, de l’image et de l’accélération de l’information, nous oublions que l’être parlant est véritablement vivant à condition d’avoir une vie psychique…
Extrait des propos recueillis par Patrick Williams le 21 septembre 2012, à l’occasion de la réédition de “L’Avenir d’une révolte" écrit en 1998.
Regardez "Led Zeppelin - Ten Years Gone Lyrics" sur YouTube
as it was then again it will be
Realist thing I’ve read👌 I’ve lost “friends”because I’m very good at saying it how it is.
“You are gone, my love, leaving me all full, all covered with you, all wrapped around you. And I was so afraid of that Christmas interview! And now, tomorrow you’ll go far, far away, and I’ll still feel you all warm next to me, wherever I go. I do not love you in “the universal”, but I do not understand how this happiness that your continued presence in me awakens in my heart is not enough to make me happy, and there are moments when I blame myself for wanting more. What do you want?
When I am at home by the fireplace as I am at this very moment, how can I not feel the need for you to be with me to watch the fire together? When I read Tolstoy and discover on each page a whole world of wonders, how can I do without you in the flesh to share them with you? When I go out and something in the street or elsewhere shocks me, hurts me or makes me laugh, how can I not look for your gaze? When I go to bed how can I not feel that you are not there? When I am spoken to, how can I not think of your lips? When someone looks at me, in your eyes. And your nose, your hands, your forehead, your arms, your legs, your figure, your tics, your smile? Ah, I’m warming up!
I found the wonderful one and it is only given to me by authorization and at a fixed time! How could I not rebel! I want you everywhere, all of you, and I will always want you. Yes, always, and don’t talk to me about “if…” or “maybe…” or “as long as…”. I want you, I know, it is a need and I will put all my heart, all my soul, all my will and all my cruelty even, if it is necessary to have you.
If you do not agree, if you desire peace, if you are afraid, tell me when you return, and depart. Otherwise, I’ll go all the way. Maybe I’ll lose your love. Well, too bad. I’ll take that risk. Perhaps the life I’m preparing for myself will be nothing but anguish and sorrow. Tough luck! You choose now. There’s still time and tell me what you choose. That’s all I’m asking. The rest is up to me. It’s not very clear, is it ?… But I feel there’s something real in there. So far I’ve never done anything or even thought of changing our lives. Just making certain decisions on my own can change, believe me, many things. What do you think?
I feel strong in my love for you and capable of overcoming everything. The time has come to choose between that and all the beautiful feelings of pity and generosity that I have always felt. The strength of weakness is very great and I do not see why I would not recognize myself as the right to measure with her that of my love which is perhaps more endearing but therefore more forbidden. Someone must be unhappy and in that case I know you choose the one who makes you unhappy too. It’s a way to feel less guilty. That’s why I’ll never ask you for anything. Personally, I cannot live a life of sacrifice; it is an honour, a happiness, a light that was not given to me (the fairy who was not invited). It dries me out and kills me. I have to act and win or lose.”
— Maria Casarès to Albert Camus, Correspondance, Christmas, 1948 [#43]
Patrick William - On réédite « L’Avenir d’une révolte », écrit en 1998. En quoi ce livre est-il toujours d’actualité ?
Julia Kristeva - Dans cet ouvrage, je m’interrogeais sur le sens de la révolte à notre époque. J’indiquais que les crises financières, économiques et politiques sont insolubles non seulement parce qu’elles sont nouvelles (globalisation, finances virtuelles, impuissance du modèle politique fondé sur le bipartisme et les conflits sociaux). Mais parce qu’elles recouvrent une profonde crise de civilisation. Que deviennent l’indépendance et la créativité, la liberté de pensée des hommes et des femmes dans une culture de “show" et d’ “entertainment" ? J’en appelais à la révolte, non pas comme une nouvelle forme d’engagement ou une promesse paradisiaque, mais au sens étymologique et proustien du mot, comme une reconstruction du passé et de soi, de la mémoire et du sens. Je crois que ce constat est toujours vrai. Aujourd’hui nous assistons à un certain nombre de révoltes à travers le monde : le mouvement des « Indignés » en Europe et aux Etats-Unis, ces jeunes qui se soulèvent contre les marchés financiers ; le Printemps arabe, avec sa rébellion contre des dictateurs sanglants ; ou, encore les mouvements de protestations contre Poutine en Russie. Toutes éminemment sympathiques, voire admirables de courage, mais, à l’heure actuelle, digérées par le spectacle ou marginalisées, quand elles ne sont pas récupérées par des forces conservatrices, voire intégristes.
PW - Que voulez-vous dire par là ?
JK - La terreur révolutionnaire et les totalitarismes nous ont appris que la liberté se conjugue au singulier. Or, ces révoltes se font sur le modèle hérité des révolutions bourgeoises et prolétaires : un face-à-face qui oppose deux blocs socio-politiques. Mais contre qui se révolter, quel « face-à-face » si l’adversaire est la vacance du pouvoir, l’absence de projet, les zones de non-droit, ou, au contraire, un ordre tyrannique, mais virtuel et anonyme (la finance moderne, banques et « traders ») et cumulant tous les pouvoirs (les oligarchies et les mafias) ? Et qui peut encore se révolter, si la singularité humaine disparaît sous la « personne patrimoniale » (qui n’est qu’un propriétaire de son patrimoine génétique et de ses organes, dans le meilleur des cas, car il est des pays où ils sont volés ou revendus) ? Il nous faut revenir à des formes radicales parce qu’intimes de la révolte, qui garantissent l’indépendance des esprits et la capacité créative : le questionnement des valeurs et des identités, l’expérience intérieure, la remise en cause de l’acquis, des clichés, des « éléments de langage ». Pour toucher, sous les stéréotypes et les conventions, jusqu’aux traumas indicibles. Pas pour les perpétuer, pas pour embaumer « ma dépression » ou « mon inceste » en les inoculant à mes lecteurs ; mais pour les décomposer, analyser, réévaluer. Et renaître dans de nouveaux liens, dans la pluralité des liens à venir. Ceci est vrai pour l’Occident et, d’une autre façon, pour les pays émergents où des sursauts libertaires tentent de se ressourcer dans le retour aux traditions spirituelles, mais se retrouvent piégés par l’obscurantisme. Que ce soit l’emprise de la technologie ou celles des dogmes religieux qui banalisent les consciences, seule l’expérience intérieure révoltée, intransigeante, peut encore nous sauver .
PW - Vous dites que la révolte politique n’est plus efficace. Pourquoi ?
JK - Pour la première fois dans l’histoire, nous nous apercevons qu’il ne suffit pas de remplacer les anciennes valeurs par des nouvelles. Il n’y a pas de « solution » parce que toute solution (le « free-market », la consommation, la sécurité, l’hyper-connexion), qui devient une « valeur » et prétend remplacer les anciens remèdes (la charité, la lutte des classes), se fige à son tour en dogmes et impasses, potentiellement totalitaires. Sous la pression de la technique, de l’image et de l’accélération de l’information, nous oublions que l’être parlant est véritablement vivant à condition d’avoir une vie psychique…
Extrait des propos recueillis par Patrick Williams le 21 septembre 2012, à l’occasion de la réédition de “L’Avenir d’une révolte" écrit en 1998.
Atomic Bombings of Hiroshima and Nagasaki vocabulary lists
Arabic
Finnish
German
Hungarian
Japanese
Russian
Swedish
Survivors of Hiroshima and Nagasaki share their powerful stories and a message for future generations.
Survivors of Hiroshima and Nagasaki share their powerful stories and a message for future generations.
- usa kills an iranian general thus causing a wwiii scare
- australia on fire
- world wide epidemic
- ukrainien flight crashing in iran
- brexit/uk leaving european union
- trump impeachment trial
- everything is postponed to 2021 and the streets are almost empty
- north korean leader kim jong un is speculated to be dead but isn’t
- famine in yemen
- china putting more than 1 million muslims in concentration camps
- george floyd’s death ignites blm protest across american and the world
- protests in jordan against the killing of women
- huge explosions in beirut, lebanon kills a number of people and harmed almost four thousand
2020 so far
Stay tuned
“« L’enfer c’est les autres » a été toujours mal compris. On a cru que je voulais dire par là que nos rapports avec les autres étaient toujours empoisonnés, que c’était toujours des rapports infernaux. Or, c’est tout autre chose que je veux dire. Je veux dire que si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l’autre ne peut être que l’enfer. Pourquoi ? Parce que les autres sont, au fond, ce qu’il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes. Quand nous pensons sur nous, quand nous essayons de nous connaître, au fond nous usons des connaissances que les autres ont déjà sur nous, nous nous jugeons avec les moyens que les autres ont, nous ont donné, de nous juger. Quoi que je dise sur moi, toujours le jugement d’autrui entre dedans. Quoi que je sente de moi, le jugement d’autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d’autrui et alors, en effet, je suis en enfer. Et il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu’ils dépendent trop du jugement d’autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu’on ne puisse avoir d’autres rapports avec les autres, ça marque simplement l’importance capitale de tous les autres pour chacun de nous.”
— Jean-Paul Sartre
“Ce n’est pas sur l’habit Que la diversité me plaît, c’est dans l’esprit.”
— Jean de La Fontaine, “Le Singe et le Léopard” − Fables
le judaïsme et la mémoire.
– Papa, est-ce que tu crois en Dieu?
–Non, je ne suis jamais arrivé à croire en Dieu.
–Jamais arrivé? Pourquoi? Faut faire des efforts?
Il regarda la pénombre de l'appartement autour de lui.
–Pour croire que tout ça a un sens? Oui. Il faut faire des gros efforts.
–Mais Papa, on est juifs, nous, enfin toi et moi.
–Oui.
–Et être juif, ça n'a aucun rapport avec Dieu?
–Pour moi ça n'en a plus. Être juif, c'est simplement avoir de la mémoire. Une mauvaise mémoire.
-Eric-Emmanuel Schmitt, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Memento mori: (Latin: "remember (that you have) to die”) The medieval Latin theory and practice of reflection on mortality, especially as a means of considering the vanity of earthly life and the transient nature of all earthly goods and pursuits.
Mono no aware (物の哀れ): (Japanese: “the sensitivity to ephemera”) The awareness of impermanence (無常 mujō), or transience of things, and both a transient gentle sadness (or wistfulness) at their passing as well as a longer, deeper gentle sadness about this state being the reality of life.
L’appel du vide: (French: “call of the void”) The psychological phenomenon in which people, with no desire to die, find themselves faced with a steep cliff and experience a strong desire to leap.
Amor fati: (Latin: “the love of one’s fate”) An attitude in which one sees everything that happens in one’s life, including suffering and loss, as good; or, at the very least, necessary.