Le poids de la force
Gloire à vous, à vous qui inondez mon coeur d'une flamme prête au combat. Une promesse. Des armes, des larmes sur le marché. Je n'ai plus de direction. Ni de gauche, ni de droite. Juste l'avant. Même si l'on me pousse, même si l'on m'effraye. Je grimpe jusqu'a user ma peau. Les pauses sont intenses, et alors, on arrive à me décharner, un peu plus, toujours un peu plus.
Dans mes mains, remplies de rancoeur, remplies comme une épave et de cicatrices, je m'accorde des pauses, pour ensuite repartir. Rien à perdre ? Vraiment ? Tout à changer. Je me plie. Mon empathie, qu'on me rabâche à chaque fois comme une force, me gêne. Je m'efface. Comme une revenante, je fais face. Remplie d'eau trouble dans les yeux. Quoi de mieux que de ne rien voir ? Distinguer quelques formes pour y voir clair ? Avancer...
Des ronces s'entortillent. Elles grincent au fond de ma gorge. Impossible d'y faire face. Impossible d'exprimer ce message lourd et interdit, dans un langage commun. Je m'emmêle et commence par n'importe quel sens, sans fin prévue. Il n'y a rien. Les règles se cachent, il n'y a plus de goût. Les frappes se répètent, une brèche s'y forme sur le corps.
Et là, peut être qu'enfin, on s'attend à un rayon chaleureux. Lumineux. Beau. Joyeux. Mais non. Juste une paire de griffes aide à s'extraire, grandir. A prendre pouvoir.
Puis la panique revient, je sature, la panique reprend, on remplit, on remplit, on remplit encore, on remplit à nouveau, en pensent que ça passera le chagrin. On remplit, on remplit, on remplit, en pensent que ça s'arrêtera. On remplit, on remplit, on remplit, encore une fois, une dernière fois ? On remplit encore et à jamais... Ou peut-être, juste un instant, on s'arrête.














