Le dragée FucaPoppers n’est autre que la combinaison des agents actifs des dragées Fuca et du Poppers en une seule pilule pour les constipations les plus tenaces (genre après avoir tenté les falafels d’un restaurant kebab d’une rue sans lampadaires.) J’ai eu l’idée de ce mélange fameux en pensant à ma grand-mère.
   Ah… ma grand-mère. Laissez moi vous parler un peu de la vie tragique de cette femme, Ursule Girasol, nĂ©e Gresse, fille unique d’une famille de meuniers de père en fils dans la petite ville d’Aix en Provence. Son père, Jason Gresse, mit tous ses efforts Ă faire de sa fille une meunière capable de perpĂ©tuer la tradition de cette famille Ă l’hĂ©ritage si grand et Ă la farine si recherchĂ©e. Mais comme il Ă©tait inconsciemment misogyne et que ma grand mère Ă©tait ambisĂ©nèstre (c’est comme ambidextre mais avec deux mains gauches), il fit mal le travail et ma grand-mère ne devint qu’une piètre meunière, moulant (J’ai vĂ©rifiĂ©, c’est bien le participe prĂ©sent de moudre) une farine aux grains bien moins fins que les standards locaux actuels (Il est Ă noter que le terme standards locaux, bien qu’il Ă©tait encore tant usitĂ© Ă l’époque n’est plus aujourd’hui, avec la mondialisation, les chinois et DSK, qu’une oxymore aussi morte qu’oxydĂ©e). Ainsi, sa farine se vendait très mal, son gagne-pain ne lui en faisait plus beaucoup gagner et les quelques deniers qu’elle gagnait, elle les envoyais Ă son père qui avait chopĂ© le sida dans un bordel de SaĂŻgon pendant la guerre de Cochinchine.Â
   Bref, la meunière n’avait plus de blé et plus d’oseille (même si la farine d’oseille est nettement moins courante), elle chercha donc du travail à la ville en parallèle à son moulin et quel travail plus parallèle à un moulin que danseuse au moulin rouge ? C’est donc en tant que femme de petite vertu que ma grand-mère s’installa à la capitale. A force de montrer ses jambes tous les soirs, elle finit par rencontrer mon grand-père qui, à force de l’inviter au Ritz, finit par l’épouser. Après son mariage, ma grand-mère décida de monter pour de bon à la capitale vendant son moulin d’Aix. Pour la petite histoire, l’Ex moulin d’Aix fût renommé par le nouveau propriétaire « Moulin Aix » puis, plus simplement « Moulinex » et se fit un nom dans la vente de moulins à cafés et autres mixeurs. Comme elle avait perdu une jambe lors de son voyage de noces au Kosovo, ma grand-mère arrêta le French Cancan et décida de reprendre ses activités de meunière dans les environs de Paris, dans la petite bourgade de Marne la vallée. Son enseigne « Girasol Meunière » amusait les passant, défrayait la chronique mais effrayait les boulangers. Sans compter que sa farine (tout comme son tour de taille) n’avait pas gagné en finesse. Hé oui si elle avait bien perdu le nom Gresse en se mariant elle n’avait pour autant pas perdu celle qu’elle avait dans les cuisses (enfin, LA cuisse).
   Mais revenons à nos moulins où les affaires ne tournaient pas très bien ce qui est un comble. Et qu’y avait-il dans les combles du moulins ? Des dizaines de sacs de mauvaise farine tout juste bonne à dégeler les routes. Et puis il y eu Mai 68, et Woodstock, et les Hippies, et Maxime le Forestier et la mode du pain bio/complet/aux fibres…. Bref du pain dégueulasse qui nécessite une farine grossière. Ce fût l’âge d’or pour ma grand-mère.
   C’est dans cette période faste qu’elle donna naissance à mon père, qui dans la foulée me donna naissance afin de rendre mon histoire à peu près crédible au niveau des dattes. Ma grand-mère devint une meunière de renom. Ce qui fit la fierté de son père, mort dans les camps pendant la seconde guerre mondiale car à l’époque, il y avait d’affreux amalgames sur les personnes séropositives et les homosexuels.
   Dans son heure de gloire ma grand-mère rencontra tous les grands meuniers de l’époque comme le meunier Tudor ou Jean Moulin mais cela n’empêcha pas Mickey de racheter tout son village pour en faire le plus grand parc d’attractions d’Europe, son moulin étant à l’emplacement actuel du Space Mountain.
    Ma grand-mère finit sa vie en bouffant tous ses stock de farine complète ce qui la fit mourir de constipations en à peine deux mois. Voilà pourquoi j’invente aujourd’hui le FucaPoppers. J’ai aussi une autre motivation concernant cette invention, une vision d’avenir. Rendez-vous compte, les excrément sortis d’un sujet ayant ingéré une dragée de FuccaPoppers atteignent la barre des 88 miles à l’heure ! Imaginez tout ce qu’on pourrait faire avec cette énergie totalement bio ! Les possibilités sont infinies. Contrairement au nombre de caractères maximum sur Tumblr qui sera atteint d’ici quelqu