Erwim Wurm n’est pas photographe de mode et pourtant.
On reconnait son l’influence dans cette imagerie du jeu, du hasard et de l’absurde dans certains clichés “avant-gardistes” fashion d’aujourd’hui.
La mode a toujours fréquenté l’art. Et vice-versa d’ailleurs. Déjà, dans les années 20-30, la grande Elsa Schiaparelli inventait des vêtements avec ses amis les surréalistes. Salvador Dalí avait dessiné pour elle la robe Homard, la robe aux mouches, la jupe aux tiroirs de commode, ou encore le chapeau Escarpin. Trente ans plus tard, en 1965 Yves Saint Laurent reprend le fameux tableau de Mondrian pour en faire une robe. Elisabeth Quin explique dans cet article très intéressant que ce sont justement des exemples isolés, expérimentaux, amoureux de l’art pour l’art, assez étrangers au mélange des genres à des fins commerciales.
Et revenons à Erwin Wurm justement qui a longtemps expérimenté l’espace, le volume et cherchait à dématérialiser une forme, déconstruire une sculpture, redéfinir la notion de l’équilibre par des objets sortis de leur contexte ou en interaction avec des performeurs mais qui en 2008 a aussi collaboré avec Hermès. L’un n’empêche pas l’autre me direz vous mais l’art d’aujourd’hui entre dans une dimension symbolique supérieure.
Vendu en quelque sorte.
L’artketing superbement expliqué dans ce mémoire
Toutefois, tout cet acharnement n’était pas vraiment la raison de cet article.
Il visait simplement à mettre en lumière cette analogie art/photographie de mode qui en découle aujourd’hui un genre et une esthétique particulière.
Je pense à Ren Hang, Juergen Teller, Mark Brothwick...
Ps: Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire et l’évolution de la photographie de mode, allez voir cet article sur Mademoizelle!












