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J'ai décidé de désactiver mon compte Instagram pour toute l'année 2026 et j'ai prévenu en story par politesse. J'ai été extrêmement surprise des réactions que ça a suscité. Je sortais du cinéma où j'étais allée seule parce que je suis malade et je n'arrive à rien faire à part me tortiller de douleur dans mon lit, et je me suis pris une vingtaine de notifs en rallumant mon téléphone après seulement 2h de pause. L'ébullition mi-anxieuse mi-euphorique que ça a déclenché n'a fait que confirmer mon besoin de supprimer cette appli. Je ne supporte pas les sur-sollicitations, mon cerveau freeze et ne parvient pas à gérer de tels rush. J'ai appelé une amie pour me recentrer parce que j'arrivais pas à me calmer. Après 45 minutes avec elle à parler de tout et de rien ça allait beaucoup mieux, j'ai réussi à rouvrir l'app et à répondre à mes messages, et en fait ça allait.
Dans mes carnets d'adolescente, c'était déjà un sujet extrêmement présent. Je me suppliais de passer moins de temps sur les forums et les blogs. J'avais conscience que ça me séparait du monde et des expériences que je voulais vivre avec mon corps et mes cinq sens. Ces dix dernières années, j'ai régulièrement coupé, supprimé internet, les apps, oublié mon téléphone dans un tiroir, etc. À chaque fois ça m'a fait le plus grand bien. Ce matin j'ai écouté par hasard une interview de Christophe André sur la vie intérieure et j'ai compris. Il racontait ce que je savais déjà mais que j'oublie souvent, qu'à cause du digital on a perdu toute occasion de ne rien faire, on est constamment sollicités et on ne s'occupe de nous-même que lorsqu'on est brusquement forcés à l'arrêt (par un burnout, une dépression ou autre). Il racontait que dans un lieu public comme les transports, les personnes qui ne font rien du tout sont vues comme des anomalies, que la norme est toujours de faire (scroller, lire, écouter de la musique, etc). Bref j'ai juste compris que j'avais une vie intérieure qui nécessitait que je lui accorde beaucoup d'attention, au moins autant que ma vie extérieure, j'ai besoin d'énormément de temps de pause et de divagations. C'est une chose dont j'ai toujours eu honte, j'ai un souvenir très vif de mon coloc me demandant il y a deux ans : tu fais quoi dans ta chambre ? Et moi de me figer puis d'inventer une réponse. Parce que je ne fais rien. Je peux lire, écrire, scroller, écouter de la musique, mais souvent je ne fais vraiment rien. Et je n'ai plus spécialement envie d'avoir honte de ne rien faire. C'est un rien de repos qui me régénère et qui me donne la poésie.
Home Sweet Soul...
J’ai traversé l’existence de beaucoup de personnes. Des amis, des connaissances, et parfois quelques inconnus.Ils se sont tous mis à nu. Devant moi. Sans un tremblement. Avec une extrême douceur, palpable.
Je ne faisais pourtant rien de spécialement fou. À part quelques rires suivant des tirades ironiques, crues, parfois indécentes. C’était ma signature. Mon instinct de survie. Je débordais de gêne, mais d’un débordement qui ne coulait pas hors de mon corps. Ce genre de malaise qu’on est les seuls à ressentir. Tout le monde n’y voyait que du feu… Je me sentais puissante de pouvoir sceller mes craintes sous une épaisse couche de mots, de gestes, de présence si bien ancrée. Alors qu’à l’intérieur de moi, j’étais comme paralysée et tétanisée.
J’ai alors compris. J’ai commencé à sonder clairement ces âmes en face de moi, qui gravitaient tout autour. J’ai voulu savoir, sentir leurs failles, leurs maux, sans intention de les briser. Au contraire, je voulais soigner. Je voulais accueillir. Rendre le moment agréable, alléger l’air, le purifier, même dans le chaos. Les inviter, eux, à venir vers moi, pour m’offrir ce que j’étais en train de leur donner. Sans aucune autre condition, si ce n’est : être en sécurité. J’ai réussi… je crois, à incarner la paix alors que c’était la guerre dans mon esprit. À apporter de la stabilité en étant la plus instable émotionnellement. À être sécurisante tout en étant terrifiée.
J’ai accepté, j’ai cheminé,au point que je nage mieux en me noyant. Ce n’était pas eux qui se mettaient à nu : je les déshabiller, et ils me laissaient faire.
J’ai une curiosité insatiable. Elle m’aura guidée jusqu’à ta croupe, festin brut sur table, où j’ai laissé ma langue faire l’éloge, dans le gouffre, du vice.
« J’ai appris à me taire, à garder pour moi ce qui me brûle encore… »
_petitguelb
Mes émotions sont libres, Réduites en tas de cendre, S'envolent et fusionnent avec le vent. Même en poussière, On n'enfermera pas mes douleurs, Elles sont faites pour vibrer.
J’me cherche un refuge, j’ai entrouvert la porte de Tumblr. Moyennement convaincue, j’essaye. Je sens une odeur chaude, sucrée, automnale, j’entends le feu qui crépite dans un coin du réseau. C’est tamisé ici, les émotions ont l’air nues. Le maquillage n’est pas permis.
On n’enjolive rien, on peut tout montrer, sinon on se planque derrière un canapé, à distance du feu. Moi, j’ai envie d’y plonger.
J’ai besoin de calme. De langueur. De lenteur.
Marre du superficiel. J’enlève le film protecteur de mon cœur, je pose tout ici, sans craindre d’être trop brusque. Je veux chialer fort, avoir des larmes qui pourraient me noyer à force d’exister.
Je veux juste cesser de mentir. Et ralentir.
C’est ce sexe vorace, sans aucun détour. Nos corps se percutent, se cherchent, se défient. La pudeur fond sur nos langues, et nos tabous gémissent au fond du lit. J’aime quand tu me tiens, quand ta force me cogne, Mais j’aime autant te sentir trembler, sentir ton corps tente de s'enfuir de plaisir, vaciller sous mes assauts, quand c’est moi qui t’envahis, qui décide, qui prends. Si tu me prends le soir, je te prends au matin. Il n’y a pas de proie ici. Seulement deux prédateurs consentants. 🎥 crédit visuel : https://fr.pinterest.com/hvostunovaira/
Il y a des sons dont le beat est si bon qu’il nous prend le bas-ventre en otage.