Quelques faits intéressants sur la francophonie, la communauté de notre belle langue, de notre bel héritage :
- La diffusion internationale du français: seule langue parlée, avec l’anglais, sur les cinq continents.
- Les Français sont minoritaires parmi les francophones.
- La langue française est parlée par 130 millions de francophones réels + 70 à 100 millions de francophones occasionnels. L’Organisation Internationale de la Francophonie parle, elle de 274 millions de francophones (2014).
- 9e rang mondial / 5e selon l’OIF.
- Le français, langue (co)officielle à 29 pays.
+ 7 pays comptant plus de 20% de francophones
=> 36 pays majoritairement ou partiellement francophones.
- Le français est langue officielle et de travail dans la plupart des organisations internationales.
- Le français est, après l’anglais, la seconde langue la plus traduite.
- Le français est la seconde langue vivante la plus enseignée comme langue étrangère. 49 millions d’élèves et d’étudiants apprennent le français comme langue étrangère.
- La France c’est 15 prix Nobel de littérature (1er rang mondial), 13 prix Nobel de médecine, 13 prix Nobel d’économie, 3 médailles Field (2e rang mondial)
- la francophonie, un instrument du néocolonialisme ? Elle est née de la volonté de personnalités comme Léopold Sedar Senghor (Sénégal), Habib Bourguiba (Tunisie), Hamani Diori (Niger) et Norodom Sihanouk (Cambodge), pas par le fait d’hommes politiques français.
- L’Organisation Internationale de la Francophonie = 84 États et gouvernements (dont 26 membres observateurs et 5 entités régionales) alors qu’il n’ y a que 29 pays officiellement francophones.
“P. V. : Le « Brexit » représente-t-il une opportunité pour la place du français dans les institutions européennes ?
R. P. et M.-L. P : Dans la mesure où les deux autres pays partiellement anglophones membres de l’Union européenne, l’Irlande et Malte ont fait le choix de leur langue nationale, le gaëlique et le maltais, comme langues officielles de l’Union européenne, la sortie du Royaume-Uni pose, d’un point de vue juridique, le problème du maintien de cette langue dans les instances de l’UE.
Dans les faits, il apparaît peu probable que le Brexit entraîne l’éviction de l’anglais dont l’usage prédomine largement.
Un rééquilibrage pourrait toutefois être progressivement engagé au profit du français et de l’allemand, les deux autres langues de travail de l’UE, par une politique volontariste conduite à l’instigation de la France et de l’Allemagne. Ces deux pays pourraient avoir intérêt à favoriser aussi la place de l’espagnol qui est l’une des grandes langues européennes les plus parlées dans le monde.
L’Union européenne pourrait ainsi projeter vers l’extérieur l’image de sa diversité”.
Propos extraits de Marie-Laure Poletti, Pierre Verluise, Roger Pilhlion, « Francophonie : quelles réalités, contradictions et perspectives ? » [en ligne], 21 septembre 2017, disponible sur <https://www.diploweb.com/Francophonie-quelles-realites-contradictions-et-perspectives.html>