El emperador, soy yo. Hugo Horiot
seen from China

seen from United States

seen from United States
seen from United States

seen from Netherlands

seen from Singapore

seen from Bangladesh

seen from Colombia

seen from Malaysia

seen from United Kingdom
seen from China
seen from Pakistan
seen from Uruguay
seen from Poland
seen from Türkiye
seen from Syria
seen from Singapore
seen from United Kingdom

seen from Mozambique
seen from United States
El emperador, soy yo. Hugo Horiot
Nouvelle semaine ... Nouvelle lecture ... #autisme #hugohoriot #liconoclaste #fermentation #marabout #ferngreen #education #alimentation #inspiration #interet #comprehension #difference #force #lecture #livre #ecolution #mentaliteouverturedesprit #vegetalien #vegetal #vegan #vegetarianrecipes #végétarien #legumes #fruits #conservation #ancestral https://www.instagram.com/p/BoYgzlOFEU_/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=omn6936cyvwz
Le Petit Prince cannibale - Françoise Lefèvre
Le Petit Prince cannibale, ou le combat d'une mère pour sortir son fils de son autisme : "Le jour où j'ai compris que tu étais enfermé dans cette folie muette qu'est l'autisme, j'ai aussi compris que ce serait à moi de t'en tirer. [...] Le temps pour moi c'est de l'amour, même si j'ai pleuré de découragement et d'exaspération."
Françoise raconte ce quotidien épuisant tandis qu'elle essaye d'écrire un nouveau livre qui a comme personnage principal Blanche, car en effet, écrire est devenu sa seule échappatoire : "En écrivant, j'ai l'impression de travailler à ma résurrection. [...] Chaque matin, je rejette le flot des mots qui voudrait grossir le livre interrompu. Bien sûr, tu ne m'en laisses pas le temps. Ni le loisir. Ni l'air. Ni le souffle. Mais j'ai choisi. Je t'AI choisi."
Ce combat, c'est également des moments de doute, mais aussi et surtout l'amour inconditionnel d'une mère pour sortir son fils de son autisme coûte que coûte: "Un jour, je me suis dit que derrière ton silence, il n'y avait peut-être rien. Le vide. Ce doute a durci un peu plus le serment que je m'étais fait: te sortir de là. [...] Le vide, on va le remplir, je te le jure. Tu ne sais pas bien où finit et où commence ton corps. Je passerai des heures à te caresser, te pétrir, te stimuler.Te surprendre. Mes doigts s'arrêteront à chaque grain de ta peau, à chacun de tes membres, de tes os."
C'est sans relâche que Françoise mène sa lutte contre les médecins, les gens qui la regarde de haut, le monde entier... même s'il faut en venir à s'abandonner soi-même. Mais cette lutte est double, car il faut aussi savoir gérer l'enfermement de son fils et ses crises de colère ainsi que ses cris incessants. "Réveille-toi... Je t'aime. Tu prends un air grave et je lis dans ton regard de la reconnaissance. Comme si tu comprenais tout ce que nous faisions ensemble. Ce que nous jouons ensemble. Contre eux tous. Car bientôt ce seront eux qui te barreront la route. Ce sont eux qui refuseront ton insertion à l'école. [...] Jusqu'à ce que tu sois en mesure de te défendre, je te servirai de bouclier."
Au fil des pages, ce qui passait jusqu'à présent pour un solo devient petit à petit un duo, une vraie victoire.
N.B : Bien que l'auteure raconte le chemin parcouru avec son fils d'une manière poignante, renversante, et avec un style bien à elle, Blanche est un peu trop présente à mon goût, ce qui fait que j'ai sauté quelques chapitres par désintérêt pour ce personnage.
Suite à mon article à propos du livre "L'empereur c'est moi", je vous propose de visionner l'interview d'Hugo Horiot dans l'émission "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier avec Natacha Polony & Aymeric Caron.
L’Empereur c’est moi, Hugo Horiot.
Hugo est autiste. Il vit dans un monde envers et contre tous car il n’est pas compris. Ne pas parler, surtout ne pas parler: telle est la stratégie qu’il adopte afin que personne ne puisse avoir accès à son jardin secret. “Les autres enfants sont bêtes et parlent très mal. Je ne veux pas parler pour dire les mêmes sottises qu’eux. Je ne veux pas devenir comme eux. Je ne veux pas crier comme eux. Moi, à l’école, je crie à l’intérieur. Vous n’imaginez pas le cadeau que je vous fais […]. Si vous deviniez ma colère, elle pourrait vous tuer.”
Mais la plus grande source de souffrance reste celle de l’obligation d’aller à l’école. Cette école inégalitaire et source de discriminations qui tire les enfants vers le bas.
Aujourd’hui sorti de son autisme, Hugo raconte les principaux événements de son enfance et surtout combien l’amour de sa mère l’a aidé. Ce récit est d’une part un témoignage, mais surtout un cri du coeur, un appel à la révolution dans le domaine de l’autisme, une volonté de changement dans les institutions françaises pour de meilleures prises en charge et surtout… des diagnostiques précoces.
En somme, un petit livre à lire sans modération et qui sait nous remettre en question.
Pour plus de renseignements et d'actualités sur l'auteur, rendez-vous sur http://www.hugohoriot.com/