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About Billie Eilish and "empowerment" through sexualisation.
Taking advantage of the patriarchy does not dismantle the patriarchy.
Okay, the patriarchy won't disappear tomorrow, or by the actions of one single person, so yeah, women have the right to be "empowered" within the system. Using the tools of the system against it can be a good thing when you know things will change way too slowly. It's a survival tactic, or a way to gain agency, and women are in their right to look for it.
But we can't deny that that empowerment *relies* on the patriarchy continuing to exist. If tomorrow sexist standards of hypersexualisation and pornification of entertainment stop existing, the women who adapted to this system will stop gaining benefits from it. So they'll either have to accept that their actions are NOT feminists and accept that positive change will come from other women rejecting the tools they're using... or even actively become anti-feminists, so they can defend these tools. (Or change the definition of feminism to be contradictory of what the movement itself is)
It's true that there are a lot of conservative critics out there that hate on modern pop music and fashion because of misogynistic, indeed prudish, and slutshamey reasons. But ignoring the feminist criticism to this culture of hypersexualisation just feeds the system were those misogynistic, prudish and sluthsamey ideologies come from. Patriarchy benefits from the hypersexualisation of women, EVEN when patriarchs themselves SAY that they don't. The problem isn't about how women like to dress in a free world, the problem is what are we expected to do in an oppressive world.
To me one of the clearest examples of how all of this is linked to the patriarchy is the fact that MEN DON'T DO IT. I understand Billie Eillish's insistence on not wanting to be compared to other women; it's wrong to undermine one woman to raise another, so lets stop doing that and start comparing what male artists are expected to do vs what female artists are. Men are never expected to sexualize themselves as part of their art, to sexualize themselves as part of their self-esteem, or to sexualize themselves as a comming-of-age rite.
And deep down it isn't even about what Billie Eillish does or not. She of course can dress however she likes. I'm more worried about the obsession of some "feminists" and liberals to silence any media criticism that tries to look at trends, fashion, and media from a critical point of view. Criticizing the culture of hypersexualisation in music is not the same as wanting to attack her in a personal manner. We can't go around calling any thing any woman with power does "feminism", we have to be critical and acknowledge that there are a lot of things that can be at the same time beneficial to some women AND not be feminist actions. That doesn't mean they're "evil" actions, it's just a reminder that feminism is bigger than individual power.
Yes, using the tools of the patriarchy against itself is a great way of gaining agency over our difficult lives in a terrible system. But we can't act as if using these tools will help erase them.
Conclusions personnelles
- Visionnage: Mignonnes de Maïmouna Doucouré
J’ai été voir Mignonnes au cinéma parce que la description qui en circulait sur ce site était aux antipodes de la façon dont j’avais vu la réalisatrice en parler. Je ne regrette pas de l’avoir vu.
D’abord, parce que Mignonnes est un film plein de nuances. Il déborde d’expériences personnelles, avec une justesse de regard et une sensibilité qui suggère calmement l’oppression et la souffrance que peut subir une pré-adolescente qui grandit en France dans une famille issue de l’immigration. C’est un point de vue nouveau pour toute une part de la population française, un point de vue d’autant plus important qu’il donne la parole à des expériences peu répandues.
Le film n’est pas dans l’outrance en ce qui concerne la situation familiale, ou la religion. Tout est présenté du point de vue d’Aminata qui ne sait pas forcément comment comprendre ou réagir à ce qui se passe autour d’elle. Les personnages et les situations sont décrits de façon nuancée, dans leurs points négatifs comme positifs, caractérisés par une profondeur et un refus des stéréotypes. Par exemple, la mère d’Aminata, mère quasi-célibataire maltraitée par son mari, n’est pas réduite à une femme sans volonté et incapable. Elle est entière dans sa douleur, mais aussi dans sa résolution de faire bonne figure, et elle n’impose pas à sa fille de se sacrifier de la même façon ou d’accepter un destin misogyne.
En ce qui concerne l’hypersexualisation, que ce film dénonce selon sa réalisatrice, le tableau est nettement plus mitigé. Les scènes représentées renvoient à des comportements et des occurrences qui ont déjà lieu dans la réalité. Des jeunes filles sont ainsi sexualisées par l’imitation de comportements dont elles ne comprennent pas la portée délétère. La réalisatrice a fait un travail de recherche sur le sujet pendant plus d’un an, après avoir elle-même observé une telle hypersexualisation lors d’une soirée. Elle a interviewé des centaines de pré-adolescentes car le phénomène lui semblait hautement critiquable et que cette critique n’avait pas assez de visibilité dans le paysage français. Toujours d’après Maîmouna Doucouré, les actrices étaient volontaires, accompagnées sur le plateau de tournage par un psychologue (haha!) et par leurs parents, ainsi que par toute l’équipe du film. Parce que je ne n’ai pas vraiment foi en notre époque, je pense que les actrices s’en sortiront mieux que leurs paires malgré les images sexualisées d’elles qui ont été filmées, parce qu’elles ont participé à la réalisation du film et qu’elles ont à présent conscience du problème. Toutes les pré-adolescentes qui s’exposent ainsi sexuellement, en particulier sur les réseaux sociaux, n’ont pas conscience des conséquences de leurs actes.
Il n’en reste pas moins que la façon dont le sujet de l’hypersexualisation a été traité dans ce film apparaît comme un échec. Malgré un potentiel certain—la juxtaposition de réaction enfantines et de comportements sexualisés qui soulignent leur caractère saugrenu et déplacé pour des filles de leur âge; la représentation de la désapprobation des adultes; le rappel de la loi—le film échoue parce qu’il est coupable d’exactement ce qu’il dénonçait. Les Mignonnes sont sexualisés et ces images sont mises à la disposition des prédateurs sexuels.
Certes, le fait que des hommes s’emparent d’images d’enfants qu’ils considèrent comme sexuelles ne suffit pas à considérer un film comme un échec. Les hommes sont notoirement pervers, et si on devait arrêter de faire des choses parce que les hommes risquent de les détourner, on resterait cloîtrées chez nous. Peut se poser en effet la question des scènes à la plage implicant des enfants—des petites filles en maillot peuvent facilement être sexualisée—ou même de n’importe quelle scène de danse faisant intervenir des filles—que ce soit de la danse classique ou non, les tenues impliquées sont souvent moulantes. De même, la question de jusqu’où pousser l’art est pertinente. Malgré les conventions censées protéger les droits des enfants, les impliquer sur des tournages de cinéma revient à faire travailler des enfants. Malgré les autorisations parentales, les enfants n’ont pas de contrôle sur leur propre image; comment gérer leurs regrets lorsqu’elles grandissent et réalisent ce qu’on leur à fait faire? Devrait-on cesser totalement de faire jouer des enfants dans les films?
Se pose aussi la question de comment dénoncer l’hypersexualisation des jeunes filles, parce que c’est un phénomène de plus en plus présent dont on parle trop peu. Ecrire des articles ou des livres n’implique pas forcément de partager des images sexualisées d’enfants, mais se contenter d’un tel moyen de critique prend le risque d’être aride, de manquer encore une fois de visibilité quand au phénomène qu’il dénonce, et de ne pas réussir à le cerner complètement, puisque c’est un phénomène hautement visuel. Un documentaire à la télévision aurait peut-être été moins sexualisant, mais sa diffusion dans le foyer familial aurait risqué la censure de la part des parents par exemple—ça n’arriverait jamais à ma fille!—et aurait pu étouffer une discussion nécessaire. Le choix d’un film sorti en cinémas est donc judicieux, parce qu’il permet une certaine intimité hors de la sphère familiale qui peut être suffocante. Lors de la séance à laquelle j’ai assisté, le public était au trois-quarts féminins, avec de nombreux couples mère-fille. La promotion du film en France était axée sur la vision d’une expérience personnelle (celle de la réalisatrice) et sur la critique de l’hypersexualisation. En réponse, le public était plutôt des jeunes filles et leurs parents. En revanche, la promotion aux Etats-Unis, par Netflix, était elle axée sur une expérience de danse sexuelle par des petites filles, aucun doute donc que le film a été plébiscité par les pédophiles.
Lors de mon visionnage en France, il ne fait aucun doute que le message sur les dangers de l’hypersexualisation est passé. Le public, celui visé par la réalisatrices (les jeunes filles qui peuvent être victimes d’hypersexualisation), était inconfortable lors des scènes de danse très sexuelles et d’objectification. En sortie de salle, les discussions étaient animées. Si le but de ce film était d’augmenter la visibilité du problème, c’est chose faite. Au moins, on parle de l’hypersexualisation maintenant. Mais à quel prix?
Parce qu’il demeure le problème de savoir comment le film a pu louper le coche à ce point et tomber dans l’hypersexualisation lui-même, alors qu’il était si près de réussir. La réalisatrice a-t-elle voulu faire exactement ce qu’elle dénonce pour produire l’inconfort et la colère chez tout spectateur avec une conscience? Sa vision a-t-elle été déformée par des influences mâles qui finançaient le projet? Je ne pense pas qu’on puisse totalement crucifier Maïmouna Doucouré, parce que son film reste extrêmement intéressant pour sa vision de l’enfance issue de l’immigration en France, pour sa description d’une situation familiale compliquée, du rejet de l’autorité et des conventions avec l’adolescence, et du climat toxique qui peut exister en parallèle de l’adolescence. Néanmoins, ces points positifs n’excusent pas tout. Elle aurait pu faire mieux, mais ce film n’est pas non plus une oeuvre pédo-pornographique. En choisissant de simplement montrer sans vraiment imposer de conclusions à tirer au spectateur, et non pas de critiquer ouvertement, Maïmouna Doucouré adopte une position qui se défend mais avec laquelle je suis en désaccord: l’art fait toujours passer un message, et sur un sujet si important, le laisser ambigu est en soit une renonciation. Elle reste dans une dynamique de “les femmes (et les filles) devraient pouvoir faire ce qu’elles veulent”, donc dans une dynamique d’anti-féminisme libéral.
Extraits d’interview avec la réalisatrice pour éclairer son point de vue personnel:
“En tant que réalisatrice, je me devais d’être au plus près de la vérité. Pour faire le film, j’ai réalisé une enquête de plus d’un an lors de laquelle j’ai rencontré de nombreuses petites filles entre onze et douze ans. Elles m’ont raconté leurs histoires, la façon dont elles se situent en tant que jeunes filles et futures femmes, mais aussi la manière dont elles se construisent avec leur famille et leurs amis, à l’heure des réseaux sociaux. Toutes ces histoires ont nourri le scénario.” (source)
“J’ai d'abord fait un travail de documentation pendant plus d’un an et demi pour écouter les récits de jeunes filles dans tous les milieux sociaux et la plupart des faits que vous voyez dans Mignonnes sont tirés de faits réels. Je leur ai demandé comment elles se situent en tant que futures femmes. Comment elles vivent leur féminité, leur corps qui se transforme. Les seins qui poussent, les règles… ça peut être assez violent. Violent parce que parfois ça va trop vite. Parfois, ça ne va pas assez vite. Et croyez moi que quand ça ne va pas assez vite, c’est tout aussi violent ! Ces filles sont dans une comparaison des corps qui les entoure, aujourd’hui avec les réseaux sociaux aussi : les corps objectivés que l’on voit sur la toile à longueur de journée, et auxquels elles veulent absolument ressembler, alors que leurs seins n’ont pas encore poussé…” (source)
"Je veux que chaque spectateur puisse devenir une petite fille de 11 ans pendant 1 h 30. Pour comprendre et non juger. […] J’ai fait ce film pour qu’on ouvre les yeux. Quand des préados de 13 ans cumulent 400 000 abonnés sur Instagram en posant en string, ça crée forcément un mimétisme chez des filles un peu plus jeunes qui aspirent à entrer aussi dans la lumière. Donc, puisque je me situe dans leurs têtes, je devais montrer à l’image cette hypersexualisation et la jouissance qu’elles peuvent prendre dans cette représentation. […] Je ne les montre pas nues ou en string. Je donne à voir ce qu’Amy va chercher dans ces moments en apparence extrêmes : une libération. Le plus important pour moi est qu’elle puisse prendre le temps de choisir la femme qu’elle veut être sans qu’on ne lui impose rien. Dans la même logique, je ne veux, moi, rien imposer aux spectateurs." (source)
"C’est une évidence : ce film n’aurait pas pu être tourné par un homme. D’abord parce qu’il n’aurait pas pu aborder aussi spontanément que moi des préados dans la rue. Mais aussi parce que sa manière de filmer aurait été différente. Il y a chez moi, en tant que femme, une identification très forte aux personnages qui influence ma façon d’observer, donc de filmer. J’aime le cinéma de sensations. Et ce sont aussi les miennes que je cherche à faire ressentir." (source) [Sur ce point je suis très sceptique, dans les scènes de danse le regard correspond beaucoup plus au “male gaze” qu’à un quelconque regard féminin.]
L’entretien de Wissale Achargui, membre et cofondatrice du collectif dans Les Inrocks : "Un constat que partage Wissale Achargui, étudiante et membre de Féministes contre le Cyberharcèlement. " On a tendance à considérer que le porno est déconnecté de toute dynamique de pouvoir, alors qu'il est le reflet des fantasmes sexuels et des dynamiques d’une société". Un miroir de nos préjugés en somme, en l’occurrence peu flatteur. Bref, "les fesses c’est extrêmement politique."
Dans le cadre de ses recherches en sciences sociales, Wissale Archagui a travaillé sur la représentation de la "beurette", descendante des émigrés d’Afrique du Nord, dans la pornographie française. Faire l’expérience de taper ce mot dans son moteur de recherche c’est se voir orienté, dès les premiers résultats, vers des contenus pornographiques. Et pour cause, il s’agit d’un des mots-clefs le plus recherchés sur les sites français, faisant de notre pays le seul d’Europe occidentale à placer en tête des occurrences porno un mot clef faisant référence à une catégorie raciale. Pour Wissale Archagui, ce fantasme est profondément lié à un imaginaire colonial. Elle en trouve les prémisses dans l’image de la femme inaccessible retenue dans le harem, qui fait rêver les occidentaux. Face à elle, la puissance coloniale va ériger l’image du parachutiste français, le colon mâle qui va conquérir la belle. Une métaphore explicite, dans tous les sens du terme, de la colonisation des terres.Et le fantasme a la peau dure :«Les femmes maghrébines sont sexualisées par défaut, et leur sexualité est toujours connotée négativement, soit qu’elle s’exhibe et soit perçue comme vulgaire - comme Nabilla, Zahia ; soit qu’elle se dissimule, derrière un voile notamment. Il y a tout un imaginaire du dévoilement, du voile arraché, qui constitue même un scénario classique dans ce type porno".La femme voilée et la femme hyper-sexualisée, comme les deux faces d’une même pièce. Un dilemme sans issue pour les concernées : "en fin de compte, la bonne femme maghrébine c’est toujours celle qui n’est pas maghrébine".
One thing that always kinda disturbs me as that some of y’all girls (both gay and straight and no and w/e) seem to be fine with the over-sexualisation of women so long as she’s a lesbian. So either y’all really hate men being with a beautiful woman, or y’all r doing exactly what you critic men for doing and are creating hypersexualised female chacacters because you want to date an incredibly beautiful woman.
En ce jeudi, Bouton de Rose voudrait partager une anecdote sur l’égalité, mais aussi on aimerait connaitre la votre par rapport à quand votre identité personnelle n’a pas été respecté. Dénoncer pour mieux guérir.
Pour ma part, l’inégalité ne date pas d’hier, prise la dernière au ballon chasseur parce qu’une fille ça lance pas fort, arrête de faire ta fifi ça fait pas si mal que ça, non toi t’es une fille tu peux pas jouer au “Lego” avec nous, depuis qu’on est jeune, les garçons se font dire qu’une fille c’est plus fragile. Je vais toujours me souvenir de la fois où j’avais plus de chandail avec des grosses brettelles de propres parce que cette semaine là c’était la grosse canicule. Ma mère m’avaient envoyé à l’école avec une camisole à brettelle spaghetti. J’étais de loin provocatrice avec ma camisole rose avec un petit papillon dessus. Cependant, mes seuls choix c’était soi retourner chez moi pour me changer ou bien porter une veste provenant des objets perdus pour couvrir mes épaules provocante en canicule. Oui,oui l’hypersexualisation de mon petit corps de jeune gamine de 7 ans m’avait fait avoir encore plus chaud que tout les autres. Tout ça à cause de mes belles petites épaules que l’on comparaient quasiment à celle d’une pornstar. Merci à la maudite belle société de m’avoir fait sentir que je devais faire attention à comment je m’habillais dès mes débuts de vie.
Faut-il couvrir notre peau pour se faire respecter ?
Il y a un changement de mentalité que nous devons effectués et c’est maintenant que Bouton de Rose aimerait voir ces changements devenir réalité pas juste des émotions éphémère.
TOO HOT TO HANDLE: THE HYPERSEXUALISATION OF LATINX WOMEN
There’s a look people get when they learn a woman is Latina—a narrowing of the eyes, a slow glance up and down her body, and almost every time, a purred “oh…really?” Ylva author JD Glass looks at the stereotypes of tacos and hotness, and Latinx hypersexualisation.
[ Read full article ]
J'ai le privilège d'être invitée d'honneur pour la 1ère édition du #festival #phemina, dédié à la place des #femmes dans la #photographie. Je présenterai l'#exposition #internationale constituée d#autoportraits, financée par l#institutfrancais de #bosnieherzegovine et déjà présentée dans le centre info de l'#unioneuropéenne à #sarajevo. Je tiendrai une #conférence sur la #representation de la #femme dans l'#art et dans la #société, Le 28. L'#expo sera visible durant le festival du 19 au 29 mai à #nemours. #womanphotographer : @natalia_kovachevski #artwork #child #young #girl #impact #hypersexualisation #magazine #shooting #selfconfidence #anorexìanervosarecovery #girlgaze #feminist #womanartist