Dans l'Égypte antique, le chat était, pourrait-on dire, le roi des animaux. Il était l'objet d'une protection dont ne bénéficiaient pas les autres animaux. Toute personne tuant ou maltraitant un chat risquait de lourdes peines, telles que la lapidation. Son exportation hors d'Égypte était interdite et punie de la peine de mort. C'est que, chasseur efficace de souris, mulots et autres nuisibles, ce protecteur des récoltes se devait en retour d'être protégé. Selon Hérodote, lors de la mort d'un chat, la famille observant le deuil pendant 70 jours, se rasait les sourcils, en signe de tristesse.
Rare animal présent dans les temples, il avait le privilège de la momification. C'est aussi celui qui était le plus représenté sur les peintures, les bijoux ou sous forme de statues. La déesse Bastet avait l'apparence d'une femme à tête de chat ; son culte, dont le centre était la ville de Bubastis, attirait des milliers de pèlerins. Ce culte fut officiellement interdit par décret impérial, vers -390, le chat perdit alors peu à peu son statut particulier.
















