À la demande d’Emmanuel Macron, la Caisse des dépôts travaille à un plan pour l’hôpital public. Mediapart en révèle le contenu. Au lieu de défendre l’intérêt général, il vise à accélérer la marchandisation de la santé et sa privatisation rampante.
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À la demande d’Emmanuel Macron, la Caisse des dépôts travaille à un plan pour l’hôpital public. Mediapart en révèle le contenu. Au lieu de défendre l’intérêt général, il vise à accélérer la marchandisation de la santé et sa privatisation rampante.
un article de GB
[...]... Entre le 13 et le 16 août 1965, la population noire de Los Angeles s’est soulevée. Un incident opposant policiers de la circulation et passants s’est développé en deux journées d’émeutes spontanées. Les renforts croissants des forces de l’ordre n’ont pas été capables de reprendre le contrôle de la rue. Vers le troisième jour, les Noirs ont repris les armes, pillant les armureries accessibles, de sorte qu’ils ont pu tirer même sur les hélicoptères de la police. Des milliers de soldats et de policiers – l poids militaire d’une division d’infanterie, appuyée par des tanks – ont dû être jetés dans la lutte pour cerner la révolte dans le quartier de Watts ; ensuite pour le reconquérir au prix de nombreux combats de rue, durant plusieurs jours, les insurgés ont procédé au pillage généralisé des magasins, et ils y ont mis le feu. Selon les chiffres, officiels, il y aurait eu 32 morts, dont 27 Noirs, plus de 800 blessés, 3 000 emprisonnés.... La révolte de Los Angeles est une révolte contre la marchandise, contre le monde de la marchandise et du travailleur-consommateur hiérarchiquement soumis aux mesures de la marchandise. Les Noirs de Los Angeles, comme les bandes de jeunes délinquants de tous les pays avancés, mais plus radicalement parce qu’à l’échelle d’une classe globalement sans avenir, d’une partie du prolétariat qui ne peut croire à des chances notables de promotion et d’intégration, prennent au mot la propagande du capitalisme moderne, sa publicité de l’abondance. Ils veulent tout de suite tous les objets montrés et abstraitement disponibles, parce qu’ils veulent en faire usage. De ce fait ils en récusent la valeur d’échange, la réalité marchande qui en est le moule, la motivation et la fin dernière, et qui a tout sélectionné. Par le vol et le cadeau, ils retrouvent un usage qui, aussitôt, dément la rationalité oppressive de la marchandise, qui fait apparaître ses relations et sa fabrication même comme arbitraires et non nécessaires.... Le pillage du quartier de Watts manifestait la réalisation la plus sommaire du principe bâtard : « À chacun selon ses faux besoins », les besoins déterminés et produits par le système économique que le pillage précisément rejette. Mais du fait que cette abondance est prise au mot, rejointe dans l’immédiat, et non plus indéfiniment poursuivie dans la course du travail aliéné et de l’augmentation des besoins sociaux différés, les vrais désirs s’expriment déjà dans la fête, dans l’affirmation ludique, dans le potlatch de destruction. L’homme qui détruit les marchandises montre sa supériorité humaine sur les marchandises. Il ne restera pas prisonnier des formes arbitraires qu’a revêtues l’image de son besoin. Le passage de la consommation à la consummation s’est réalisé dans les flammes de Watts. Les grands frigidaires volés par des gens qui n’avaient pas l’électricité, ou chez qui le courant était coupé, est la meilleure image du mensonge de l’abondance devenu vérité en jeu. La production marchande, dès qu’elle cesse d’être achetée, devient critiquable et modifiable dans toutes ses mises en forme particulières. C’est seulement quand elle est payée par l’argent, en tant que signe d’un grade dans la survie, qu’elle est respectée comme un fétiche admirable.... La société de l’abondance trouve sa réponse naturelle dans le pillage, mais elle n’était aucunement abondance naturelle et humaine, elle était abondance de marchandises. Et le pillage, qui fait instantanément s’effondrer la marchandise en tant que telle, montre aussi l’ultima ratio de la marchandise : la force, la police et les autres détachements spécialisés qui possèdent dans l’État le monopole de la violence armée. Qu’est-ce qu’un policier ? C’est le serviteur actif de la marchandise, c’est l’homme totalement soumis à la marchandise...[...]
GPA = marchandisation, financiarisation et mondialisation des corps = libéralisme intégral.
Le tout nouveau service de La Poste « Veiller sur mes parents » rend payant un service que les facteurs ont toujours rendu aux usagers gratuitement, et le plus naturellement du monde.
Le maquillage ‘éthique’ du capitalisme ne change rien aux dérives productivistes et de marchandisation qu’il encourage.
Marchandisation : extension des rapports marchands à des activités humaines qui étaient précédemment de l’ordre du don, de la gratuité. Elle est un des mécanismes du capitalisme, afin de toujours étendre son emprise (ses marchés) au détriment des valeurs humaines les plus élémentaires (le don, le partage, l’entraide, etc. ) , qui sont ainsi transformées en services marchands (payants), ces derniers n’étant accessibles qu’à ceux qui peuvent se les payer.
Pour une gratuité des transports en commun émancipatrice !
Pour une gratuité des transports en commun émancipatrice !
NPA, 23 septembre
Nous vivons dans une société capitaliste néolibérale qui veut faire entrer toutes les relations humaines, tous les humains, dans le marché, capable de transformer une pratique de solidarité, l’auto-stop, en entreprise rentable, du type BlaBlaCar.
Contre la marchandisation, imaginer un autre monde Pour les capitalistes, il s’agit d’étendre la sphère du profit. C’est aussi une…
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Alors que dire. C'est un livre inclassable ; Une enquête journalistique sur l'univers du porno amateur. Des mecs qui se lancent chez eux pour des films amateurs sur des plate-formes de streaming. Gagner de l'argent et en profiter pour se rincer l’œil. Ce livre m'a mise en colère et mal à l'aise. Mal à l'aise parce que le porno c'est tabou et toutes les actrices n'en viendront jamais à bout ( pas d'image foireuse non). Tout y passe : triple sodomie, bukaké, fist fucking allant jusqu'à la déchirure ( on serre tous les fesses surtout elles). Leurs conditions de travail me demanderez-vous ? Exécrables : appartements minables et crades qui puent le tabac froid et la vaseline premier prix. Les filles n'ont pas de contrats de travail et sont payées cash entre deux passes. La violence est là, souvent proche du viol ou de la torture ( moyennant finance) qui n'est jamais clairement dénoncée mais plutôt énoncée et c'est cela qui m'a mise en colère. J'ai mis du temps à comprendre. C'est toujours bien de savoir ce qui se trame dans les coulisses d'un univers tabou mais que fait-on ensuite ? Le journaliste Robin d'Angelo nous dit honnêtement qu'il consommait du porno avant son enquête et que l'écriture du bouquin n'a pas changé ses habitudes. Il a assisté à de nombreuses scènes de tournage en étant gêné ou choqué mais sans pouvoir rien faire. Selon moi, il est allé trop loin en assistant « masqué » à des pratiques collectives humiliantes pour nous en décrire le contenu. Où commence donc le voyeurisme dans cette enquête ? Pourquoi se faire de l'argent sur le cul de ces nanas sans rien leur offrir en retour (un exemplaire peut être?). Ce livre n'a pas été écrit pour aider les principales intéressées et ça me dérange. On ne parle pas assez d'une autre forme de pornographie émergente, par exemple celle qui met des femmes derrière les caméras, ou des associations existantes qui prennent en charge la précarité de ces femmes. La société de consommation du porno ne fait pas exception : on tape plus fort sur les plus faibles pour assouvir la frustration sexuelle des hommes exclusivement. Le récit est trop anecdotique et « divertissant »si je puis dire. Il aurait largement mérité une analyse pour permettre à chacun une remise en question, une sensibilisation plus réfléchie. Je tiens quand même à dire que malgré des passages insoutenables, j'ai lu le livre d'un trait. C'est aussi cela qui m'a mise mal à l'aise : ma curiosité envers cet univers glauque. Peut on accepter d'être payé plus pour souffrir plus ? Oui . C'est le capitalisme qui permet cela. Pour boucler leur fin de mois, les actrices sont consentantes. Elle sont là pour gagner leur vie et acceptent des postures extrêmes à la condition d'être rémunérées pour. Cela met à mâle nos considérations de blancs hétéros : Oulala le porno c'est pas bien ! Quelle alternative proposer ? Ce qui est sûr c'est qu'on ne demandera ni à Jacky ni à Michel. Pour lecteur et lectrices averti-e-s. On attend la suite !
Gratuité, la voie gagnante
Gratuité, la voie gagnante
L’Humanité, 11 octobre 2018
Face à la marchandisation du monde, un modèle alternatif émerge… Construire la gratuité est un combat d’avenir. Dossier.
« Que penser de la mort en tant que service public ? La mort devrait être un service public gratuit, comme la naissance.» L’auteur de cette citation est plutôt inattendu : Pierre Desproges. L’humoriste, avec sa façon de faire passer ce qui…
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