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Malice Mizer icons [ Memoire vers. ]
Les fenêtres qui n’ont jamais su dire adieu
On disait que cette maison respirait.
Chaque soir, quand le vent se levait, les rideaux sortaient par les fenêtres comme deux âmes impatientes. Les voisins prétendaient que ce n’était qu’un courant d’air. Mais Ana savait mieux.
Elle avait grandi entre ces murs gris, dans le silence laissé par un départ sans adieu. Sa mère était partie un matin d’hiver, sans valise, sans explication — juste une fenêtre ouverte et des voilages agités comme des mains qui hésitent.
Des années plus tard, Aza revint.
La maison était vide, mais les fenêtres, elles, n’avaient rien oublié. Quand elle poussa la porte, un souffle traversa les pièces et les rideaux se soulevèrent à nouveau, plus vivants que jamais. Elle monta lentement l’escalier, le cœur battant comme si quelqu’un l’attendait.
Dans la chambre du haut, le vent fit danser le tissu autour d’elle. Il ne faisait pas froid. C’était une étreinte.
Alors Aza comprit : sa mère n’avait jamais su partir autrement. Elle s’était dissoute dans l’air, dans la lumière, dans ce mouvement fragile qui refuse d’être enfermé.
Aza ouvrit les deux fenêtres en grand.
Et pour la première fois, le vent entra sans emporter personne.
Les-portes-du-sud
...
je pense à elle
cette inconnue pour moi
rencontrée au détour
de quelques lignes
je pense à elle
devenue dans mes lignes
un peu moins anonyme
TETSU TETSU TETSU AAAAAA I'M GOING INSANE he's so underrated
Cela faisait un bail que je n’avais pas écrit sur Arsenic et Vieilles Enseignes. En ces temps agités, j'ai donc jeté un œil sur la cité martyr de Dortan, témoin muet des horreurs nazies de juillet 1944. Les troupes allemandes, véritables apôtres de la barbarie, ont transformé ce village paisible en un champ de ruines, semant terreur et destruction. Les habitants, otages de cette violence aveugle, ont vécu l'enfer : tortures, exécutions, pillages et viols. Pourtant, en 2024, 68 % des votants à Dortan ont choisi le RN aux législatives ! C'est à se demander si les leçons du passé ne s'évaporent pas aussi vite que les promesses politiques. Comment peut-on, en toute conscience, tourner le dos à l'histoire et se laisser charmer par des discours de haine et de division ? Rien ne justifie de replonger dans l’obscurité des idéologies extrémistes. Il est urgent de dire haut et fort que le fascisme n'est jamais la solution. Et comme l'oubli est la pire des trahisons, rappelons autant que possible les horreurs d’hier afin qu'elles ne puissent jamais refaire surface.
Les photos ci-jointes ont été prises dans la cité provisoire, construite après la destruction de Dortan pour reloger les sinistrés jusqu’à la reconstruction du village. Elle est aujourd’hui en partie abandonnée. Pour connaître son histoire et les horreurs qui y sont associées, suivez le lien.