Parfois notre vie mondaine prend toute la place, occupés que nous sommes par les obligations, les objectifs que l'on s'est fixés, les to-do listes à cocher.
On a beau s'être dit que l'on allait se réserver un temps pour prier, faire des offrandes, méditer quelques minutes, réciter un hymne, simplement, en peu de temps, et pourtant...
Soit on le fait n’est pas vraiment présents, soit on reporte écrasé par la fatigue, le stress ou le sentiment qu'on n'arrivera pas à lâcher-prise, à ressentir et à vibrer avec nos divinités. Et souvent, à raison. Et on finit par laisser passer des jours, voire des semaines, car on se dit que l'on vaut mieux que ça et que nos divinités méritent mieux de notre part. La dévotion est quelque chose de si intime, si puissant et fort que l'on veut tout ou rien.
Mais nous sommes humains et les moments où on est rattrapé par le profane, par nos soucis, où notre montagne de choses à faire. Il est difficile de ne pas culpabiliser dans ces cas-là. Et souvent lorsqu'il y a anxiété, épuisement et surmenage, on est d'autant plus couper de nos ressentis, de notre intuition, de notre sensibilité médiumniques (pour celles et ceux qui explorent ces facultés). Là encore, on va penser que les dieux, les déesses et les esprits deviennent lointains, qu'ils se coupent de nous, qu'ils nous abandonnent... Alors que c'est nous qui nous coupons de nous-mêmes, de nos corps, de nos feelings, et par conséquent, nous qui nous coupons d'eux. Tou·tes seul·es.
Et je crois que c'est OK, qu'il faut se laisser du temps, dénouer les fils, apaiser ce qui bout, clarifier le mental, remettre de l'ordre, se poser et se reposer. Et les divinités et les esprits seront toujours là, pour que nous puissions de nouveau les entendre, ressentir leurs présences et recevoir leurs bénédictions.
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Sometimes our worldly life takes over, as we are busy with obligations, goals we have set for ourselves, and to-do lists to check off.
We may have told ourselves that we would set aside time to pray, make offerings, meditate for a few minutes, recite a hymn, simply, in a short time, and yet…
Either we do it without really being present, or we put it off, overwhelmed by fatigue, stress, or the feeling that we won't be able to let go, feel, and vibrate with our deities. And often, rightly so. We end up letting days, even weeks, go by, because we tell ourselves that we are better than that and that our deities deserve better from us. Devotion is something so intimate, so powerful and strong that we want all or nothing.
But we are human, and there are times when we are caught up in the mundane, in our worries, in our mountain of things to do. It's hard not to feel guilty in these cases. And often when there is anxiety, exhaustion, and overwork, we are even more cut off from our feelings, our intuition, our mediumistic sensitivities (for those who explore these faculties). Again, we will think that the gods, goddesses, and spirits are becoming distant, that they are cutting themselves off from us, that they are abandoning us…When in fact, it is we who cut ourselves off from ourselves, from our bodies, from our feelings, and consequently, we who cut ourselves off from them. All alone.
And I think that's OK, that we need to give ourselves time, untangle the threads, calm what is boiling, clarify the mind, restore order, settle down and rest. And the deities and spirits will always be there, so that we can hear them again, feel their presence, and receive their blessings.