
seen from Kenya
seen from United States
seen from Türkiye

seen from Brazil
seen from Yemen

seen from Albania

seen from Türkiye
seen from Bulgaria
seen from Saudi Arabia

seen from Türkiye
seen from Türkiye

seen from Brazil

seen from Senegal
seen from Germany

seen from Philippines

seen from Indonesia
seen from Vietnam

seen from Canada
seen from India

seen from Honduras
"O Cobrador" (1979), escrito por Rubem Fonseca
Perpetual Cripple: a Short story.
"till you spend half your life just to cover it up."
· Bruce Springsteen.
What is the magic bullet made of? Is it by that wizard of weapons, packed with sanity and tattered, torn, crippled, and waiting for some point where there is enough clarity to say a proper goodbye, those old dreams? My father gave me a bullet on my eighteenth birthday and told me, "this is your escape plan. When things get too heavy, this is your parachute".
I wear it on a necklace stare at it, unsure if the thing is real, hoping that baking out in a parked car with no air conditioner, it will go off and take an artery with it. It looks like it is made of gold. Maybe my old man wasn't a shit; perhaps it is gold. Maybe he meant if I ever went on hard times, I could sell it for some quick cash. Yeah, perhaps that is it, but more than likely, he hated me as much as I hate myself.
I wrote a short story called red as riding hood; I knew it was terrible, in the same prehistoric way I feel in my gut that this is bad. It was about my Therapist biting my dick off. In hindsight, I think it was a subconscious crying out from the abyss that my life has become, to say, "you're losing the only thing you had. You were an interesting failure, but now, you're too sane—your Nothing but an old-fashioned regular failure, the dull, kind. the kind that wastes people's time with sentences like this."
"Yeah, I know." I want to tell that inner voice feeling myself cower in his presence. "but it had to happen. If I never wrote something that bad, I would never have been able to say what I needed to."
I know I was never good enough; I never was going to be great. There was a blurring between craft and chaos inside my impotent creative mind between my failure and acceptance of it. My Therapist helps me, but she doesn't care about me. At least not in the same way. I am not even sure If I care about her the way I thought I used to. Here I am with my hand is about as intimate as that relationship will ever be. Sanity is acceptance, about being able to deal with reality. Madness is ambition from the impotent. The incongruent who feel like they can become more than what was allotted to them.
My little brother said, "I'm mom and dad's second most successful child after our older sister." I looked at him in a way that may have suggested, "what does that make me." His eyes told a better story, a story of "if you think I gave a shit, then why would I have said what I did."
I can accept that I can accept psychological violence is the foundation of just about every meaningful relationship I have. It might just be the reason I have been avoiding adding more to the list (meaningful relationships, that is.), but still, How can you engage with a world that leaves you unfathomably wounded and ill-equipped to heal.
One of the professionals I work with says things, "Like I have never put myself in that kind of situation." and I think to myself, "well fuck me for deciding to have him as a brother."
It is all becoming a little more fragmented. I am caring less and want to be done. I don't get birthday presents anymore, and that is the way I like it.
When I am dead, flush my ashes down the toilet, Factual statement or symbolic gesture, ether way it solves a problem.
“du bleu sur les veines” : analyse du cas Tony O’Neill
Tony O'Neill. Grand garçon de 35 ans, père et marié à la femme de sa vie. Jusque là tout va bien. Dans les rues de New York, il déambule en costume trois pièces et chapeau vissé sur la tête tel un dandy ou un jazzman. Tony a toujours été passionné de musique, de bonne musique. Le souci ? Après avoir gratté deux trois guitares dans différents groupes de Londres ou Los Angeles, Tony a découvert la drogue, à peine âgé de 20 ans. Le schéma classique vous allez dire. Bouleversant, déprimant et cinglant, son récit autobiographique "Du bleu sur les veines" publié le mois dernier en France va pourtant à l'encontre du cliché de l'héroïnomane sans perceptive d'avenir. Bluffant.
La pire chose qu'il puisse arriver à un écrivain, c'est évidemment le syndrome de la page blanche. Dans la plupart des cas, le manque de confiance en soi et de motivation sont les principaux symptômes. Chez Tony O'Neill, les symptômes étaient là, cachés dans un coin de son appartement de Los Angeles et surmontés quotidiennement par une bonne dose d'alcool. Après une soirée de débauche à Las Vegas avec les membres de son groupe de l'époque, il passe la bague au doigt de Christiane à 19 ans. Cette fille là, c'était sensé être pour la vie. Mais leur relation se ternit au rythme des bouteilles de Jack qu'il avale. Et puis Tony sort beaucoup, beaucoup trop en fait. Ses copains sont des types à la carrière ratée, les dents pourries et le visage marqué par ces années de pseudo-galère. Quand je parle de pseudo-galère j'entends par là des gars qui se sont pas mal laissés aller, bénits par la déesse de la procrastination. Ils consomment pas mal de cocaïne et d'ecsta, histoire de les maintenir éveiller pendant 48h avant de tomber comme des larves sur un lit crasseux, pour quelques heures de sommeil. Aux yeux de Christiane, Tony est un fantôme. Un fantôme qui n'écrit plus, qui sort trop et qui ne la touche plus - trop effrayé à l'idée d'être seulement perçu comme un éjaculateur précoce.
A côté de ça, Tony a pourtant des projets, des boulots à faire dans les alentours de L.A. Mais au fil de ses soirées cocaïnées qui l'entraine à un état de léthargie absolu, il devient hors de question pour lui de travailler. Sa carrière de musicien est partie en fumée. Les nouveaux groupes de rock le dégoute. Ses amis ne sont qu'une bande de toxicos névrosés. Ses journées ils les occupe à traîner dans les quartiers malfamés d'Hollywood. Désillusion complète pour un type qui comptait faire carrière dans la ville où tout est possible. Et puis Christiane le quitte. Les papiers de divorce à peine signés, il s'attaque à l'héroïne et à fumer un peu de crack en baisant machinalement des filles autant atteintes que lui. Parmi ces filles, il y a Genesis. Petite blonde au visage si innocent, ex-copine d'un pote de Tony. Revue par hasard dans un bar à filles de Koreatown, ils finissent par rentrer chez lui. Et là, imperturbable et concentrée, Genesis se fait un garrot, demande une cuillère, prépare sa seringue, le tout en douceur et précision. La lune de miel, elle appelle ça. Ce moment où l'aiguille traverse sa peau pour atteindre la veine histoire d'apaiser son corps, et liquéfier ses muscles comme du miel. "Comme sauter d'un avion" dit-elle pour décrire la sensation à Tony. A ce moment là, il n'a qu'une idée en tête, laisser tomber la pipe pour tester la seringue. Etape qui marquera le début officiel d'une longue descente aux enfers.
Dans cette autobiographie, Tony O'Neill dépeint la caricature du type qui s'est perdu dans le mauvais quartier d'Hollywood. Pas besoin de fioritures dans ce livre où la démesure et la décadence rythment les pages. L'auteur anglais réussit à faire imprégner au lecteur chacune de ses sensations, émotions et frustrations par une écriture simple et désinvolte. La chute est longue, dure et noire. Mais le bonheur va lui tomber dessus un beau jour, comme une bombe. Un truc cent fois plus fort que le speed, à dix mille lieux des bars glauques, des hôtels miteux et des dealers de came. Pour Tony O'Neill, le bonheur peut se trouver, même caché au fond d'un ravin.
le Canada selon Mathew Firth
Cuisinier, éboueur, travailleur social, aide soignant. Matthew Firth a tout fait. Et c'est avec ses expériences - plus ou moins enrichissantes, plus ou moins sordides - qu'il trouve l'inspiration pour l'écriture. Son nouveau recueil de nouvelles Made In Canada fait preuve d'un réalisme cru. Un réalisme digne de ses idôles Bukowski ou Fante. Dans ce nouvel ouvrage, Firth impose sa vision du monde à travers des petites histoires toutes aussi tordues les unes que les autres. Exquis.
L'infidélité est un fait dramatique hein. Et bien c'est le sujet de la toute première nouvelle du recueil. Triste nouvelle pour ceux qui pensaient lire le récit d'un type ayant parcouru le Canada avec des chiens de traineau. Certes, l'auteur est originaire du Canada - et plus précisément de l'Ontario - mais n'a pas envie de déblatérer sur la beauté de son pays. Son truc à lui c'est plutôt de dire la vérité. Cette vérité douloureuse à entendre. Cette fois-ci, il propose des personnages honnêtes, sains d'esprit en surface, mais avec une couche de malsain quand on gratte un peu. Le vice qui dort au fond de chacun de nous, en fait. Les histoires de Firth sont toutes simples, réparties dans trois parties : "On peut y aller maintenant ?", "Pornographie suburbaine" et "Sex friends". Ce sont des faits qu'on a tous connu ou, au moins, entendu parler. Par exemple, un des récits parle du puceau au collège, celui trop jaloux de voir ses camarades de classe se faire sucer à la récré par la première fille qui possède une paire de seins. Un autre récit raconte les soirées de masturbation intense d'un type espionnant ses voisins en train de reproduire les faits et gestes des acteurs porno à la télé. L'auteur parle également de celui qui fantasme quotidiennement sur l'entrejambe de sa voisine de palier. Le tout est rapporté via une fatalité remarquable.
En fait, l'outil principal de Firth, c'est son aisance à proposer une chute à chacune de ses nouvelles. Ces deux ou trois phrases finales qui font la différence et qui donnent toute l'importance au texte. Je reproche à Firth d'avoir manqué d'imagination parfois, à travers ses récits. Une pointe de cynisme, une pointe d'égoïsme, une pointe de décadence, n'auraient pas été de refus en vérité. Et finalement, cette chute aide largement à apprécier le texte dans sa globalité. Et pour preuve, à la fin de chaque nouvelle je me suis dit " ah ouais, ça fait réfléchir". Ca fait réfléchir car on ne peut que s'identifier à ces personnages, tous conscients de leur déviance et leurs actes parfois incompréhensibles mais pourtant si communs.
Très engagé dans le syndicalisme, Firth est une figure incontournable de l'underground canadien. Depuis dix ans, il dirige une petite maison d'édition Black Bile Press et la revue littéraire Front & Centre. C'est un touche-à-tout qui prônera son indépendance et sa liberté de penser jusqu'à sa mort. A travers Made in Canada, il imagine les témoignages de personnes qu'on croise tous les jours dans la rue, qu'on vive au Canada ou ailleurs.
le livre des fêlures : 31 nuances de Beat
La signification du verbe fêler correspond à "casser sans que les morceaux ne se séparent". Autrement dit, la fêlure est là, elle fragilise, mais physiquement, tout reste en place. Pour la maison d'édition 13e Note, trente et un fêlés se sont réunis en proposant leur nouvelle en 2010. Trente et une nouvelles basées sur des entailles, déchirures, brisures, crevasses et autres fractures qui inondent l'esprit torturé et glauque de ces auteurs qu'on appelle "post-beat". Ces gars-là se sont tapés des hallus en lisant les poèmes Howl de Ginsberg et la lecture de Sur la route de Kerouac leur a clairement enseigné un mode de vie. Ce mode de vie instable et de débauche que ces artistes qu'ils soient écrivains ou musiciens, notamment Bob Dylan, avaient adopté dans les années 1950. De New York à San Francisco, le mouvement culturel qu'on appelle Beat Generation a tracé sa route au fil des années sous un temps orageux. Critiquée, mal-aimée et incomprise, cette jeunesse un peu trop fougueuse assumant franchement sa liberté sexuelle et sa passion pour les drogues hallucinogènes a inspiré des tas de nouveaux auteurs qui aujourd'hui se retrouvent dans ce Livre des fêlures. Ces écrivains post-beat sont le reflet d'une génération aux idées noires, complètement dévastatrices, qui les amène à raconter leurs états d'âme dans un roman, biographique ou fictionnel.
Après la lecture d'une longue introduction du directeur d'ouvrage, quatre différents mouvements littéraires s'offrent à nous. Néo-beat, méta-réalisme, off-noir, inside-out. Si ça ne vous inspire rien, dîtes vous surtout que ce sont des histoires d'un noir profond, un cocktail de drogues dures prises dans la rue, de sexe sale à l'arrière d'une voiture, d'appartements remplis de cafards, de voitures volées pour s'attaquer seul aux routes américaines...
Tony O'Neil nous raconte une histoire sordide dans cet appartement miteux, cette fille rencontrée dans la rue, ce cachet d'ecstasy, les yeux braqués sur la télé pendant une pseudo fellation. Dans un autre registre on a aussi Le Chien Meta qui décrit la fin d'une relation amoureuse. Cette période bâtarde où tu hésites entre lui refaire l'amour ou le/la tabasser. Ce ne sont ni des polars ni des thrillers, mais plutôt des histoires torturées fabuleusement écrites avec les tripes d'un type un peu trop imbibé d'alcool. Je ne vais pas vous cacher qu'il est préférable d'avoir une idée du style de ces auteurs maudits avant de s'attaquer à bouquiner ce pavé de presque 700 pages qui fera intellectuel posé sur votre étagère. Qu'on se le dise, leur manière d'écrire n'est clairement pas facile à digérer. Ces nouvelles sonnent comme une antithèse à la vie que nos parents nous suggèrent de mener. Une vie alternative où le matérialisme fait figure d'intrus. La vraie morale dans ces récits consiste à trouver une échappatoire, un moyen de se démerder seul ( ou avec la fille de vos rêves comme nous le raconte J.R Helton dans son récit ). Le livre ne nous apprend pas le pessimisme ou le cynisme accompagné d'une bouteille de Jack. Il enseigne avec brio les théories d'un type un peu camé, né dans un quartier malfamé et qui voit la vie du fond d'un énorme trou béant qu'il faut escalader. Certains y arrivent, d'autres pas. Tout le monde ne peut pas approuver la façon de triturer un carnet de notes de ces écrivains. La plupart des maisons d'édition les fuit comme la peste. Certains disent même qu'ils n'ont aucun talent, qu'ils n'ont rien inventé. Des lecteurs ont même fait part de leur avis en déclarant que "l'écriture est beaucoup trop simple". Est-ce qu'il n'est pas plutôt nécessaire de prendre conscience que cette jeunesse américaine, héritière du mouvement beat, aspire à autre chose que la vie prototype qu'on nous réserve à savoir un bel appartement, un bon travail et une famille harmonieuse ? Ces enfants spirituels de Kerouac ou Ginsberg, méritent tout autant d'intérêt que l'auteur de 50 nuances de Grey. Ils choquent, perturbent et dérangent car ne garantissent pas l'American Dream. Certains font des best-seller en racontant les déboires sexuels d'une étudiante soumise à son richard à tendances SM, et d'autres restent dans l'ombre bien que leur talent soit inévitable.