Se lancer. La résistance que nous impose notre esprit est parfois assez troublante. Combien de fois avons-nous subi les affres de notre mental qui, pour des raisons qui nous sont propres mais pas forcément connues, oppose un sérieux mécontentement à l'idée de commencer une nouvelle activité ? Prenons le sport par exemple. Combien de fois une résistance prend part dans notre crâne et se place en contradicteur de l'extrême pour ne pas y aller. Oui, le petit diable imagé dans les bandes dessinées, c'est lui. Surtout que, une fois l'activité commencée, il est assez courant qu'on se dise : "finalement ça va. C'est même plutôt cool". Sauf que, même si on finit par se dire ceci, la même rengaine recommence. Pire qu'un gosse que ses parents doivent emmener chez le dentiste alors que la dernière fois s'est bien passée, notre esprit envoie tout un tas de signaux, alertes et surtout pensées, pour que nous ne commencions surtout pas l'activité qu'il tente d'éviter. Les technique les plus courantes sont le doute : "mais pourquoi je ferai ça ?" et le désintérêt total : "j'ai pas envie". Quand on se rend compte de ce comportement, il s'agit non seulement de se motiver et de passer à l'acte pour parer le mécontentement initial mais aussi, et parfois surtout, de ne pas s'écouter. Du tout. Je ne crois pas qu'il faille tenter de combattre son esprit. Il ne sert pas à grand chose d'essayer de convaincre rationnellement notre esprit. Ce n'est pas dit du tout que cela fonctionnera. Après tout, c'est pas comme si on ne savait pas que le sport était bénéfique pour nous et qu'on ressortait enchanté à la fin d'une séance. Le savoir ne suffit pas. Pire, il y a un grand risque de se laisser convaincre soi-même que oui, bon, l'activité n'est en fait pas si bien que ça. On ira une prochaine fois. Je propose de ne pas s'écouter donc. De laisser le flux de pensée passer, sans s'y perdre.













