MINI series figures 06 / 07 / 08 / 09
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MINI series figures 06 / 07 / 08 / 09
Vivana
( ninfa dei boschi - trentino )
.
Does this count as being passive aggressive or self-deprecating? (All three characters here are deities of some sort)
I saw this hilarious post @melled42, and decided to do my own version with my ocs.
I actually already had the idea of making Donatella an atheist or agnostic, because of Hugo de Rossi's description of the Vivane (these faeries from fassan legends): "they were good people, very civilised, but had no religion". Now I understand that this is to mean that they are "non-christian" as a way to indicate that faeries belong to pagan beliefs. Howwver I find it hilarious to interpret it as these goddess-like women simply not believing in gods and deities of any kind.
Here's Rossi's chapter on the Vivane if you're curious (good luck trying to understand ladin!)
Tomboy lookbook
Look one- ⭒ Top | pants | sneakers ⭒
Look two- ⭒ Top | pants | boots | hat ⭒
Look three- ⭒ jacket | jeans | Rick owens ⭒
Look four- ⭒ sunglasses | dress | Rick owens ⭒
Credit @savagesims @simpliciaty-cc @belaloallure3 @baddiesims @trillyke @beto_aeo
Ark FES 2024 artwork by Chuzenji
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Performance : Madame Gonzales au piano by Viviana Moin
Dimanche 10 octobre
Madame Gonzales au piano
Viviana Moin
Performance
Texte - Randolph St Cosmo
Viviana Moin est danseuse et performeuse. A travers Madame Gonzales au piano, l’artiste offre une représentation syncrétique de ces deux disciplines, dont l’étrangeté chamanique enveloppe l’espace et le public tout au long de l’action. Le public est invité à se disposer en forme de cercle illuminé d’un halo de lumière, dans lequel Viviana Moin pénètre accoutrée d’une tunique indescriptible, sorte de vestige mythologique fait de guirlandes discount, composée d’une grande coiffe dont les ramifications descendantes entourent le corps, par filaments, des bras aux mains, jusqu’aux pieds. Le corps de Viviana se laisse, à travers ce costume réalisé par Ophélie Estève, majoritairement apparent aux yeux des visiteurs. L’artiste est seule mais parvient à combler l’immense espace, malgré cette petite voix fluette, malgré une langue maternelle très présente dans ses phrases et ses mots - l’espagnol. Un charme exotique propulsé par le récit de Madame Gonzales (avatar de l’artiste) dont les tenants sont pourtant difficilement perceptibles. En effet, un peu moins d’une heure aura permit à Viviana Moin le développement d’une œuvre (se) jouant de la fiction et de la biographie, déroulant un univers personnel où micros extraterrestres à l’origine de disparations mystérieuses côtoient le récit de sa naissance à Buenos Aires. Claire d’entrée de jeu avec le public, Viviana commence de manière pragmatique par expliquer le déroulement de sa performance : introduction et chapitres. La performance démarre et l’artiste/Madame Gonzales évoque sa grand-mère et son grand-père, parle d’elle même. Elle raconte la ville de Buenos Aires au cours de son enfance, ville de grandeurs, ville de verdure ; se remémore également son ami Pascal - auprès de qui elle a l’habitude de prendre conseil. Elle raconte sa naissance, désirée en pleine nature par sa mère, « à la manière des oiseaux qui accouchent en chantant ». A la fin de cette première partie, l’artiste préviendra de la chose suivante : « avant de continuer les personnes sensibles peuvent sortir de la salle (…) Que ceux qui ont peur du vide partent définitivement ».
Le ton est donné : la seconde partie terminera le récit et observera une danse illuminée et tribale d’une quinzaine de minutes. Faisant allusion dans un premier temps à ces extraterrestres « qui auraient installés leur quartier général sous une dalle se trouvant sur le chemin entre le bar de (son) père, (son) école de danse et le théâtre de Cologne » - aka « le triangle des Bermudes » ; Viviana poursuit dans sa mystique sans réelle transition et opère une danse quasi tribale (une musique percussive et répétitive est lancée à ce moment là), où le corps reprend la couverture sur le récit, où le pouvoir physique et attractif de la transe hypnotise allègrement les visiteurs. La chair est secouée avec sensualité, de manière vagabonde, dans toutes les directions, la chorégraphie se fait de plus en plus violente jusqu’à la fin de la performance où circulant parmi les spectateurs, son costume n’aura quasiment pas tenu le coup.
La proposition de Viviana a plusieurs entrées et peut se lire au travers du prisme charnel d’une métaphysique des corps toujours en mouvement, où celui-ci déguisé fait office de totem mobile et hypnotique, omnipotent, et augmenté d’un récit dont on ne déchiffrera jamais le vrai du faux. Toujours à la limite de plusieurs frontières, le travail de l’artiste peut se lire aussi plus trivialement : la performance possède une belle charge d’ironie, d’humour – sans le vouloir, et à plusieurs reprises la salle sera prise de rire – et Viviana / Madame Gonzales de par son attitude très particulière – schizophrénique donc déstabilisante, car s’adressant simultanément au public à travers son avatar ou son véritable « moi » - reste très attachante dans ses petites manies, sa gestuelle et son histoire incroyable. La performeuse entame également un travail sur l’oralité et la transmission, à l’aide de symboles évidents, tels son costume dont les traits rappellent une divinité antique ou égyptienne ; ou encore sa position éphémère de chamane-gourou, sorcière-oracle du village au charisme fédérateur et captant l’attention de la foule. Viviana Moin s’autorise à jouer des frontières entre la fiction et le réel, joue au final naïvement de la magie des corps et des mots, et fait traverser le public au-delà du déjà vu, déjà connu.
More : http://www.frasq.com/frasq_archives/frasq_2010/p_artistes/Moin.html
FRASQ#2 - 2ème semaine from Le Générateur on Vimeo.