Et, devant lui, un vent fort et violent qui déchirait les montagnes : il n’était pas dans le vent. Et, derrière le vent, un tremblement de terre : il n’était pas dans le tremblement de terre. – Que fais-tu ici, Élie ? – Je ne sais pas du tout… Et Élie partit des montagnes déchirées et de la terre tremblante. Et il trouva Élisée qui labourait la terre avec sa douzième paire de bœufs. – Que fais-tu ici, Élisée ? – Je ne sais pas du tout… – As-tu froid ? – Je ne sais pas du tout… Et Élie jeta son manteau de laine sur lui. – Laisse-moi embrasser Papa et je te suis. – Va et reviens. – Je ne sais pas du tout… – Pense à mon manteau de laine qui t’entoure. – Je ne sais pas du tout… – As-tu faim ? – Je ne sais pas du tout… Et Élisée rôtit son bétail, fit un immense banquet. – Pense à mon manteau de laine qui t’entoure. Et Élisée se leva et suivit Élie. – Que fais-tu ici, Élisée ? – Je ne sais pas du tout… Et, devant lui, un vent fort et violent qui déchirait les montagnes. Et, derrière lui, un tremblement de terre, un tohu wa-bohu. Il y eut un soir ; il y eut un matin. Premier jour. Le souffle tournoyait au-dessus des eaux, entourant montagnes & terre.









