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@canarispaiens-blog
Pyn’s, toujours Pyn’s!
Pyn’s et les poulpes. La classe.
Merci au Franc-Montagnard de nous accorder une pleine page dans leur édition du 26.09!
On en profite pour faire un récapitulatif des liens externes des projets mentionnés dans l’article!
Le zine Kalaripayat sur Facebook (fiction et illustrations) - extraits d’anciens numéros et avant-goûts des prochains, et bien sûr les informations relatives aux sorties, vernissages, festivals où nous sommes présents...
Le zine Hypatia sur Facebook (genre, problèmes sociaux et histoire) - numéros à télécharger gratuitement, réflexions sur le genre, photos historiques et moins historiques de luttes féminines...
Le blog de Guisolan (BD et illustrations) - Dessins dessins dessins de celui que nous appelons Gzo dans le Kalaripayat!
Extrait du numéro 1 d’HYPATIA.
Plus de détails et explications, plus les références des études dans le zine (à télécharger gratuitement!)
PDF File
Chers canaris païens plus ou moins orthodoxes de tous bords,
Le nouveau zine de la Maison des Canaris Païens, Hypatia, est téléchargeable, imprimable, redistribuable gratuitement grâce au lien ci-dessus!
La Fontanelle vous y parlera d’Ada Lovelace, de la série animée Batman, de sociologie, de grenouilles ébouillantées, de neurologie et d’Hedy Lamarr... entre autres!
Hypatia est nommé d’après la mathématicienne et philosophe Hypatie d’Alexandrie et est à la base une très longue lettre à une adolescente, dont finalement les Canaris Païens se sont dit que tout le monde pouvait apprendre quelque chose (ne serait-ce qu’une statistique étrange pour briller en société)
Bonne lecture à vous!
Cher canaris de toutes plumes
Vous pourrez retrouver les Canaris Païens au Festival International de la Bande Dessinée Tramlabulle du 25 au 27 septembre!
Chemin des Lovières, 11
Tramelan, Suisse
Joie et balcons!
Sur un océan hors du temps
Une Portugotherie ordinaire.
Toutes voiles pendantes, le vaisseau était immobile, enveloppé de brouillard et de sargasses…
Les marins pâles et décharnés erraient pesamment de-ci, de là sur le pont, leurs hardes défraîchies se décomposant lentement et se détachant petit à petit. L’un d’entre eux se trouvait accroché aux gréements. Un regard distrait l’aurait crû mort, mais en réalité, il était seulement pris d’une extrême lassitude et plus qu’aux trois-quarts endormi. Quoi qu’il en soit, ils voguaient depuis des lustres dans des territoires oubliés de la mort, enveloppés par les voiles du temps qui ne s’écoulait apparemment pas, comme un suaire intangible.
Parfois, un vent surnaturel enflait la voile et le vaisseau se déplaçait à travers les limbes, des images fantomatiques se matérialisant de façon imparfaite tout autour. Les nautes semblaient alors gagner un peu d’énergie et paraissaient se traîner plus vivement. Celui qui était suspendu parvenait même parfois à remuer un peu sur les cordages.
Invariablement, ces phases actives finissaient par emmener le voilier en un lieu en tous points semblable au précédent, à la chute du vent. Et l’infini continuait de s’éterniser à nouveau.
Le cycle se rompit et en un flash de lumière !
La brusquerie de l’apparition de l’homme au centre du décor, en plein milieu du pont supérieur, créa la reprise d’un écoulement d’apparence normale de l’influx chronal, et le choc de l’accélération, semblant d’ailleurs inversé à l’équipage, donna comme une sensation de Bang ! Assourdissant au moment de basculer qui figea tout à fait tout le monde, avant de les propulser, ce qui les fit tous invariablement trébucher.
Il avait une physionomie ouverte, sympathique. Mais tous ses habits étaient noirs, comme ses cheveux. Son regard semblait jouir d’une acuité surnaturelle. Souriant, il les salua tous d’un signe de la main. Puis il se tourna vers le marin le plus proche, qui était encore en train de se reprendre, légèrement bavant et balbutiant.
Il lui proposa aimablement son aide pour surpasser le choc de cette transition de l’état général un peu trop soudaine et, une fois l’homme d’équipage un peu remis, lui donna quelques explications.
Il y avait fort longtemps, leur bateau s’était égaré à travers une faille du tissu omniversel dans la Zone du Crépuscule. Le temps de cette étrange dimension étant de nature totalement différente de ce qu’il était dans la plupart des bras de la spirale des mondes, la mort n’y avait pas cours.
Le visiteur lui dit qu’il était ravi que son miroir noir l’aie conduit vers eux, car ce type de réalité le fascinait beaucoup.
Toujours aussi amical, il proposa à son interlocuteur d’amener son disciple sur le bateau, car il pensait que cette visite se révélerait fort instructive pour le jeune homme. Personne dans l’équipage n’ayant d’objections, l’homme en noir se volatilisa en promettant de revenir tantôt.
En effet, ceux du vaisseau n’eurent qu’à peine une centaine d’années à attendre. Ils employèrent ce peu de temps à deux repas, une nuit de sommeil et plusieurs beuveries.
Il revint donc, accompagné d’un jeune homme à la peau noire et de haute stature, lequel s’avéra aussi agréable que son maître. Il les assura d’ailleurs que son séjour en leur compagnie se montrerait très utile pour ses études visant à en faire un Gardien du Grand Tout accompli.
La veille de leur départ, le capitaine fit percer des tonneaux de rhum et ils passèrent une superbe soirée, à boire et à chanter des chansons de marins qui remontaient au temps de Philippe II, ou à son équivalent de leurs univers d’origine.
Au moment de partir, l’homme en noir et son acolyte serrèrent la main du premier marin à qui il avait parlé et celui-ci leur demanda : - Qui êtes-vous vraiment ?
Un sourire serein sur son visage, l’étranger lui dit : - Nous sommes le fléau de la Balance.
Et ils ne furent plus là.
FIN
Illustrations de Gzo
Aux canaris de ces contrées qui se sentiraient concernés
La Fontanelle fait sa rebelle et créé un autre magazine, encore sans nom! Pour et par le jeune LGBT.etc seul, fabuleux ou tout simplement en manque de lecture (et représentation...), il se fera grâce à vos plumes,
Si par hasard vous auriez de la fiction, illustration, ou autre expression à proposer, ma messagerie est prête à recevoir vos propositions!
Interview: Fontanelle du Narval
Encore une rencontre avec une volatile amonothéiste partiellement pratiquante…
Mais qu’ai-je fait seigneur ! Enfin, c’est le métier…
Salut, tu es qui ?
Sortie des ombres, descendue de la lumière, expulsée d’un con (littéralement). Je ne sais pas trop, les théories sont nombreuses mais je devais être moi-même trop perchée car je ne garde aucun souvenir de ce que je suis à la base…
Si j’en crois mon expérience avec vous autres calamars payants, c’est une réponse tout à fait acceptable. Pourrais-tu expliquer ton travail au sein des Canaris Païens? (attention, d’après mon expérience sa réponse pourrait m’envoyer directement en enfer…)
Va en enfer !
(Mais ! Elle lit dans les pensées ?)
(Euh, non, je dis ça à tout le monde…) Donc, pour en revenir à la question précédente : un rêve c’est dépourvu de contexte, ça t’emmène quelque part et te laisse en plan, pas plus avancé qu’avant. Même si j’adore les univers construits au détail près, j’aime l’idée de montrer un fragment de narration juste suffisant pour se dire « Quoi ? J’ai perdu mon temps! ». Des fois ça s’additionne et au bout d’un moment… Non, c’est jamais consistant en fait.
La capacité d’auto-analyse des CP ne cessera jamais de m’étonner. Parle-nous de tes travaux dans le Kalaripayat, et plus généralement pour les Canaris Païens…
J’ai un univers postcolonial un peu médiéval vaguement fantasy qui craint beaucoup. J’ai aussi ouvert la Cité Psychiatrique de Jurapolis, un endroit sur-privatisé qui craint aussi.
Ça craint, en gros.
Ne dit-on pas que les pessimistes sont des optimistes bien informés ? Voilà pourquoi les CP sont deux fois plus fous que la moyenne. Du moins, c’est la théorie la plus courante.
Justement, L’asile de Bellelaide, que peux-tu nous en dire encore ?
Les dingues, c’est pratique. Tout le monde s’en fout, leur avis est facile à invalider et il est considéré d’utilité publique de les stigmatiser. Donc, dans le genre main d’œuvre donnée et revendable, on n’a pas inventé mieux ! Ici, les gars des ateliers protégés l’ont bien compris ; mais Jurapolis c’est plus grand et moins subtil. Avec le genre de connards qui gèrent la ville, ça m’a semblé logique qu’il y ait des asiles et des prisons privées monstrueux.
Il est vrai que la dimension de Jurapolis est un endroit sombre et corrompu. Pourtant, dans ce chaos émergent beaucoup de héros, si tu me passes le terme…
Je passe.
Mais encore (Je hais ma vie !)
(A ta place je détesterais aussi) Mes héros sont enfermés et surveillés, finalement se suicider est encore leur meilleure révolte : ils font perdre de la marchandise au médecin-chef ! Mais effectivement, un environnement comme Jurapolis ne peut que donner des héros désespérés et enragés.
Dans l’univers postcolonial précité, il y a quelques personnages qui essayent de récupérer ce qu’il reste de leur culture. Pour l’instant on a vu l’héroïne de Bhani, en fuite. On verra Kiridh en fuite ensuite. Une fois. J’aime les héros qui n’ont plus les moyens d’êtres héroîques. “Tu fais quoi maintenant?”
Bon, euh, on va en rester là pour l’instant. Un mot de la fin ?
Lapin. Biatch. NI DIEU NI TÊTE !
(Nom de Zeus !)
Interview: Jim
Alors, Jim, peux-tu nous dire comment tu as rejoint les canaris païens ?
Au détour d’un escalier, mon vieil ami Shrenk était posé sur une terrasse. Après de long débats il me montra, le désormais légendaire, Kalaripayat n°0. Je lui ai aussi tôt proposé mon crayon. En gros c’est ça.
(Fantastique ! La première réponse est en rapport avec la première question ! C’est la première fois que ça m’arrive !) Très bien, enchaînons. Parles-nous de tes influences…
Mmmh… pour faire simple… les plus importantes sont des auteurs comme Katsuhiro Otomo, Tsutomu Nihei, Mike Mignola bien sûr, Simon Bisley, Ledroit, Lauffray. Bref, y’en a quelques-unes. J’aime, à la manière des auteurs de manga, avoir plein de sources différentes pour pouvoir élargir ma vision imaginaire.
Et sinon, tu peux nous parler de ton travail au sein de l’équipe ?
Je dessine.
(Je savais bien que ça allait partir en coquillettes !) Euh… pourrais-tu développer ?
J’utilise ma main, la droite en l’occurrence, pour réaliser des illustrations qui serviront, à illustrer justement, les histoires diverses des canaris païens. Sinon je peux aussi te donner la définition de dessiner.
Je ne t’en demande pas tant. D’ailleurs, tu viens à peu près de le faire. A part ça, des projets pour la suite ?
Je prévois de faire un voyage en Islande.
Cool. Et des projets par rapport au fanzine ?
Ah, ben oui, le fanzine forcément. Je prépare des illus pour le Portugoth surtout. Certaines pour le fanzine et d’autres pour le blog.
Bien. Nous découvrirons tout ça prochainement. Alors, histoire de conclure comme il se doit, le mot de la fin ?
Ils vécurent heureux, et eurent beaucoup de païens.
Il se pourrait bien que ceci soit un dessin de Gzo pour une histoire à venir...
Petite histoire d’une couverture
Test de layout pour la couverture du numéro 1, par Jim. L’image utilisée est une carte qu’il a dessinée pour le jeu de cartes en ligne Invokate (malheureusement fermé depuis)
Daver, the Undying
Vingt heures et quarante calques plus tard, le dessin de couverture était prêt! Il illustre l’épisode de John Dark “Sois tout, finis tout” paru dans le même numéro.
A John Dark Adventure
Et la collision de tout ça a donné ça:
JOHN DARK, Fantaisie Lovecrafitenne
Par Portugoth
La plus vieille série en cours du magazine Kalaripayat se doit sans doute d’être la première à être analysée pour ceux que ça intéresse (s’il y en a).
L’origine de l’histoire pré-date le fanzine lui-même. Avec mes amis les plus proches, on a passé un certain temps à jouer à des jeux de rôles du Mythe de Cthulhu, et c’est dans ce cadre que sont nés les personnages de la série et une partie de la trame.
Vu que c’était très amusant, j’ai eu l’idée de prolonger l’affaire en écrivant des histoires dans l’univers que nous avions développé au cours du jeu. C’était aussi l’occasion de rendre hommage aux œuvres d’H.P. Lovecraft, ainsi qu’à celles de ces amis et continuateurs comme Robert E. Howard, Clark Ashton Smith, etc, ou des autres écrivains qui l’ont soit influencé soit qui se trouvaient dans la même lignée que lui à l’époque héroïque des pulp magazines, comme Arthur Machen, Abraham Merritt ou Jean Ray.
C’est d’ailleurs sur une histoire de ce dernier, brillant feuilletoniste belge par trop méconnu de nos jours, à mon très humble avis, que fut calqué le premier épisode, « l’horreur de Caron’s Cove ».
Toute la série a pour but de faire référence à l’univers du « Mythe de Cthulhu », d’une part, tout en s’imbriquant dans notre très cher multivers, de l’autre. Je vous invite à lire les histoires dans le magazine et les autres articles de ce blog pour plus de détails à ce sujet.
Lorsque le Kalaripayat fut créé et la maison de Canaris Païens fondée, j’ai naturellement proposé d’inclure cette première histoire dans notre désormais légendaire numéro 0.
On y voit le père John Dark, un ancien exorciste devenu curé de campagne dans l’est des USA, pendant les années 1920, recevoir la visite d’un étranger par une nuit de tempête. Celui-ci est sous la menace d’une force surnaturelle, d’une nature que Dark a rencontrée par le passé, et qui va se manifester de façon spectaculaire.
Suite à cet événement, John Dark décide de prendre ses responsabilités.
Dans le deuxième épisode, paru dans le numéro 1 du Kalaripayat, « Sois tout, finis tout », le curé part pour le Vatican, où il souhaite organiser le combat contre ces créatures cosmiques qui veulent du mal à tout ce qui vit, ces Grands Anciens du mythe lovecraftien.
Il est agressé par un monstre, que les connaisseurs associeront sans mal au grand Cthulhu lui-même, et par ses serviteurs poissonneux, les fameux « profonds ». Il fait aussi alliance avec Geert Ruud Mertens et Joe Rizzo. Si ce dernier se sacrifie héroïquement, le géant hollandais choisit de s’allier à Dark pour la suite de ses aventures.
Dans ce même épisode, il y a un prologue qui se déroule de nos jours, dans ce qu’on peut considérer comme la dimension principale de notre omnivers, puisque c’est celle de Jurapolis, et qui est très différente de celle où vit notre prêtre. C’est précisément dans la capitale du Pays de Jur qu’une étrange expérience scientifique donne des résultats qu’on ne saisit pas immédiatement.
Ce prologue a été pensé justement pour montrer le lien qui unit la série « John Dark » au reste de notre univers, dont on n’a finalement vu que le début. Les histoires à paraitre dans les prochains numéros du fanzine vont éclaircir et approfondir tous les aspects de cet « univers » partagé.
Justement, quelle direction va prendre la série ?
Dans Kalaripayat 3, figure un nouvel épisode, qui s’intitule « Ballade irlandaise pour molosse invisible ». On y verra plusieurs autres aspects connus du Mythe de Cthulhu se manifester et un nouveau personnage principal de la série va faire son apparition.
Pour la suite, les lecteurs peuvent s’attendre à un large développement du casting de la série et à un approfondissement des divers aspects de l’histoire, à commencer par le passé du père Dark. Bien sûr, les références lovecraftiennes vont se poursuivre et les points de rencontre avec les autres séries et histoires de notre « multivers » se multiplier.
Alors, rendez-vous dans le Kalaripayat, pauvres mortels !
Hors-série de Lion’s pour l’ô combien attendu Plague-Birds...
Pour le bonheur de vos jolies plumes, voici un texte tout inédit, tout frais, tout dégoulinant de syndrome de Cotard!
Charlie, par Pyn’s
Kalaripayat 0
Le DJ respire encore...
Illustration de Gzo pour une nouvelle de Shrenk-lee, Kalaripayat n°2