How grief changed Nick Cave forever with Tom Power
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@carnetdemelomane
How grief changed Nick Cave forever with Tom Power
Pearson Sound | Everything Is Inside Out
French 79 / Between the Buttons
Selon ma perception phénoménologique, le sens du titre Between the Buttons de French 79, aborde analogiquement la puissance d'Aristote : cet espace suspendu qui contient tous les potentiels infinis avant l’action. Choisir, c’est renoncer — le statu quo de l’infini aussi. C'est un équilibre tragique : l'action détruit le potentiel, mais l'inertie l'annule. Quoique certains vous diront que cette double posture offre des avantages philosophiques et existentiels majeurs.— M. Belley, mai 2026
The Cramps / Garbage man
Camus écrit dans « Le Mythe de Sisyphe » que le plus important n'est pas de vivre "mieux", mais de vivre "le plus". Ainsi, puisque la vie est absurde, elle mérite une intensité totale. Les The Cramps l'ont compris : leur rock n'est pas une quête de sens, mais un cri de liberté où l'absurde n'est pas une impasse, mais l'invitation à vivre sans filtre et sans limite.
Chacun d’eux trouvent leur liberté dans l'acceptation du chaos, comme un terrain de jeu dont ils sont les seuls maîtres. — M. Belley, mai 2026
MATTE BUVCK / BTTR
Collaborate With Clan of Xymox
Jean-Michel Jarre / Amazônia
Lingua Ignota / Do you doubt me Traitor
Ladytron / I believe in you
The Cure / Killing an arab
Il est fascinant de voir comment un groupe de musique a su capturer l'essence d'un texte littéraire aussi profond. La chanson Killing an Arab de The Cure est inspirée du roman L'Étranger d'Albert Camus, et elle traduit parfaitement les thèmes de l'absurdité, du nihilisme et de l'aliénation émotionnelle du protagoniste. L'acte de tuer y est présenté comme un événement dénué de sens, le reflet de la vision du monde apathique du personnage principal. — M. Belley, août 2025
The Two Tens / Whatching me
Avec Watching Me, Two Tens semble capturer l'angoisse d'être jugé, ce qui est l'exact opposé de l'individuation de Jung. Ce processus psychique est une libération progressive de la peur du regard des autres.
En s'appropriant son ombre et en se connectant à son soi, l'individu remplace le besoin de validation externe par une puissante auto-approbation. Le sentiment de paranoïa laisse place à une paix intérieure, car on n'a plus besoin que le monde nous approuve pour se sentir entier.
C'est ainsi que la chanson, en dépeignant cette peur, illustre par contraste le but de la psychologie jungienne : trouver sa propre lumière pour ne plus se cacher dans l'obscurité du jugement d'autrui. — M. Belley, août 2025
Nine Inch Nails / As Alive As You Need Me To Be
Sexy sushi / Cheval
Et si SEXY SUSHI avait puisé dans Nietzsche et Kundera (L'insoutenable légèreté de l'être) pour les paroles de CHEVAL? 🐎🎶🎼
Écoutez et dites-moi!
« Friedrich Nietzsche fut au cœur de l'une des scènes les plus bouleversantes de l'histoire des penseurs occidentaux. Nous sommes en 1889, et le philosophe réside alors dans une maison située sur la rue Carlo Alberto, à Turin, en Italie. Une matinée ordinaire se transforme en un moment qui changera le cours de son existence. Tandis qu’il se dirige vers le centre-ville, une scène déchirante se dresse devant ses yeux. Un cocher, furieux de l’immobilité de son cheval, s’acharne à le frapper avec un fouet. L’animal, exténué, ne trouve plus en lui la force d’avancer. Ses membres fléchissent sous le poids de l’épuisement, mais le maître impitoyable persiste à le tourmenter, insensible à son agonie. Terrifié et indigné, Nietzsche ne peut rester spectateur de cette brutalité. Il s’approche précipitamment, interpelle violemment le cocher, puis se tourne vers le cheval à bout de forces. Là, au milieu de la rue, il entoure l’animal de ses bras et éclate en sanglots. Des témoins racontent qu’il murmure doucement quelques mots à l’oreille de l’animal, des mots que nul ne peut entendre. Certains affirment qu’il aurait dit : « Mère, je suis fou. » C’est à ce moment précis que l’esprit de Nietzsche vacille et s’effondre. Il s’évanouit et sombre dans un état dont il ne sortira jamais. Pendant dix longues années, jusqu’à sa mort, il demeure plongé dans un silence abyssal, incapable de retrouver la raison. Les autorités, alertées par ce qu’elles perçoivent comme un comportement erratique, l’arrêtent pour trouble à l’ordre public avant de le transférer dans un asile. La société, dans son incompréhension, conclut que ce geste – embrasser un cheval martyrisé et pleurer avec lui – est la preuve irréfutable de sa folie. Mais ce moment tragique recèle une profondeur que certains refusent de réduire à une simple manifestation de maladie mentale. Milan Kundera, dans L’insoutenable légèreté de l’être, évoque cet instant où Nietzsche enlace le cheval blessé. Pour Kundera, ce geste et les mots murmurés au creux de l’oreille de l’animal incarnent une demande de pardon. Nietzsche, dans un élan de compassion infinie, aurait demandé pardon au nom de toute l’humanité, coupable de traiter les êtres vivants avec une cruauté sans bornes, de les exploiter, de les soumettre à notre volonté comme de simples outils. Nietzsche n’a jamais été connu pour être un défenseur des animaux ni pour sa sensibilité à la nature. Pourtant, ce spectacle de maltraitance a laissé une empreinte indélébile en lui. Ce cheval, dernier être avec lequel il a établi un lien véritable, est devenu pour lui un symbole. Ce n’était pas seulement l’animal qu’il étreignait, mais la douleur elle-même. Une douleur universelle, unie à l’essence même de la vie, à laquelle Nietzsche s’est identifié dans un ultime éclat d’humanité. » -Le monde littéraire — M. Belley, juillet 2025