Eren Bülbül, jeune martyr turc originaire de Trabzon (RIP)
Eren Bülbül est un jeune garçon de 15 ans qui a été tué par le PKK, pour avoir aidé les forces de sécurité à appréhender les terroristes :
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Eren Bülbül, jeune martyr turc originaire de Trabzon (RIP)
Eren Bülbül est un jeune garçon de 15 ans qui a été tué par le PKK, pour avoir aidé les forces de sécurité à appréhender les terroristes :
Shoukoku no Altair
Shoukoku no Altair est un Manga (par ailleurs adapté en Anime) de Kotono Katō, une Japonaise qui s'est inspirée de la civilisation ottomane pour créer cet univers fictif.
Le jeune héros dénommé Khalil (inspiré de l'émir timouride Khalil Sultan) :
Zaganos (inspiré de Zaganos Pacha, grand-vizir de Mehmed II) :
Zaganos et Khalil :
Les héros de 'Free! Iwatobi Swim Club‘ en costume arabe
Mehdi El Glaoui
Mehdi El Glaoui est un acteur français, connu pour son rôle dans Belle et Sébastien. Il est né, en 1956, d'une mère française et d'un père marocain (lui-même issu de l'union d'un pacha et de sa concubine turque).
L’Ilkhan Gaïkhatou : une vie de voluptés
« Gaïkhatou était excessivement prodigue. Depuis Ogotaï on n'avait pas vu un Khan mongol aussi libéral. Il donnait souvent à des Khatounes jusqu'à trente toumans à la fois. Lorsqu'il recevait des présents de ses grands vassaux ou d'autres souverains, sans les voir il en faisait cadeau à l'une des Khatounes ou des jeunes princesses, ou bien il les distribuait à ses officiers.
Ce prince aimait à la fois le vin, les femmes et les garçons. Il abusait sans retenue des filles et des fils des seigneurs mongols. Beaucoup de femmes s'éloignèrent de la cour, ou envoyèrent au loin leurs enfants pour les soustraire à ses désirs. Plongé dans les voluptés, il abandonnait le soin des affaires à son vézir, qui devint tout-puissant. » (Constantin Mouradgea d'Ohsson, Histoire des Mongols, depuis Tchinguiz–Khan jusqu'à Timour Bey ou Tamerlan, tome IV, Van Cleef, 1835, p. 97)
La passion mongole des Mamelouks
Enluminure d'un recueil de poèmes (Maqâmât), Egypte, XIVe siècle.
« Au-delà des considérations politiques que recouvraient de telles alliances, les Mamelouks semblent bien avoir éprouvé un goût particulier pour les jeunes filles et les jeunes garçons mongols, comme en témoignent les événements qui marquèrent le court règne d'al-'Adil Kitbugha (1294-1296). L'arrivée massive d'immigrés mongols, d'ethnie oïrat, à la frontière de l'Euphrate dans le courant de l'année 1296, n'avait sans doute rien à voir avec l'ancienne identité du sultan, un Mongol oïrat fait prisonnier à la première bataille de Homs en décembre 1260, qui avait connu par la suite une très belle carrière dans l'armée mamelouke. Il est probable que la conversion de l'ilkhan Ghazan à l'islam, monté sur le trône de l'ilkhanat quelques mois plus tôt, ait contribué à chasser d'Iran ou d'Iraq ces quelque dix mille cavaliers mongols (dix-huit mille selon d'autres sources), dont les coutumes païennes choquèrent les habitants du Caire et jusqu'aux émirs mamelouks eux-mêmes. Il est vrai que, non contents de manger du cheval, ils n'égorgeaient pas l'animal mais, en contradiction flagrante avec la Shari'a, l'attachaient et le frappaient à la tête jusqu'à ce qu'il mourut — évitant ainsi de répandre le sang qui, dans la pensée chamanique, est le siège de l'énergie vitale qui circule entre les esprits et les vivants. Seuls une centaine d'entre eux furent autorisés à se rendre au Caire, où ils furent établis dans le quartier hors les murs d'al-Husayniyya, au grand dam de ses habitants. Les autres furent déplacés sous bonne garde à travers la Syrie, tenus a distance des villes et installés, pour ceux qui survécurent à ce dernier voyage, dans la région littorale de 'Athlith (aujourd'hui en Israël).
Quant à ce qu'il advint d'eux par la suite, le chroniqueur Ibn al-Furat (m. en 1405) affirme que
Les émirs [mamelouks] prirent à leur service les jeunes garçons, qui étaient les plus belles des personnes ; leurs filles furent mariées, entre autres, à des membres de la société militaire. Puis ceux [des wafidiyya] qui avaient survécu se fondirent dans les armées et se dispersèrent dans les Royaumes islamiques [le sultanat mamelouk] ; ils entrèrent dans la religion de l'islam et continuèrent à servir [l'armée].
Maqrizi (m. en 1442), comme souvent, est plus loquace encore, quant aux charmes de ces nouveaux venus :
Les Oïrats étaient d'une grande beauté. Aussi les émirs furent jetés dans le trouble et pris de désir pour leurs enfants, garçons et filles. Ils choisirent parmi eux un grand nombre de ceux dont les traits avaient la beauté de leur peuple et en tombèrent amoureux. Quelques-uns de ceux-là, cependant, cherchèrent à corrompre leur maître en devenant son intime et en le jetant dans la passion.
Sans doute faut-il regarder avec précaution ce tableau de la passion mongole des Mamelouks, dressé par des auteurs tardifs, qui emprunte à un topos des plus classiques de la culture islamique, qu'elle soit d'expression arabe ou persane : celui de la beauté incomparable des peuples de la steppe. Sous la plume de Maqrizi affleure également la condamnation morale des désordres auxquels conduit un désir excessif, a fortiori lorsque les maîtres du pays se laissent conduire par leur goût pour la pédérastie. Mais les lieux communs disent tout de même quelque chose de la société qu'ils assignent, avec d'autant plus d'efficacité qu'ils sont bien souvent pris en charge par les acteurs eux-mêmes. En 1301, un émissaire du sultan mamelouk se présenta à la cour de l'ilkhan Ghazan. A l'ilkhan qui lui demandait avec acrimonie « comment vos émirs peuvent-ils abandonner leurs femmes pour prendre des éphèbes (murdan) à leur service ? », il répondit, conscient du risque qu'il prenait ainsi à susciter la colère de son hôte :
Nos émirs ignoraient tout de ces choses, qui ne furent introduites auprès de nous qu'à l'arrivée de Turghay [le commandant des réfugiés mongols venus de l'ilkhanat en 1296]. Il nous amena en effet de jeunes garçons tatars, qui ont distrait les gens de leurs femmes.
L'accusation de pédérastie était ainsi au nombre des arguments que se renvoyaient alors les cours rivales du sultan et de l'ilkhan. Quant au topos de la beauté sans pareille du « peuple mongol » (jins al-tatar), qu'il fût nourri par les poètes et les peintres ne l'empêcha pas, bien au contraire, d'avoir effectivement ébloui les Mamelouks. » (Julien Loiseau, Les Mamelouks (XIIIe-XVIe siècle). Une expérience du pouvoir dans l'islam médiéval, partie : « Le moment mongol », Le Seuil, 2016)
Garçon turc
Jeunes martyrs turcs (RIP)
Zekeriya Acuz, volontaire turc ayant rejoint les combattants turkmènes syriens (opposés au régime d'Assad comme à Daech), mort en 2015 :
Erkan Özdemir, gendarme turc tué par une attaque des terroristes du PKK (2016) :
Les droits des LGBT dans la Turquie de l’AKP
Autorisation de la première Gay Pride à Istanbul (2003), puis à Ankara (2006). Légalisation d'organisations LGBT : KaosGL (2005), Bursa Gökkuşağı, Lambda Istanbul et Pembe Hayat (2006), Bilgi Gökkuşağı (2007), SPoD (2011). Apparition d'un groupe de LGBT soutenant le parti AKP (2014).
Nursuna Memecan (députée de l'AKP) assiste à une conférence sur les droits des LGBT à Tirana et suggère que les homosexuels devraient pouvoir accèder aux postes d'imams (2014). Osman Artan (mufti d'Antalya) déclare que les homosexuels musulmans ont le droit d'accomplir le pèlerinage à La Mecque (2015).
Citations de poètes musulmans
« J'ai quitté les filles pour les garçons ; et, pour le vin vieux, j'ai laissé l'eau claire. » (Abu Nuwas)
« Un beau garçon et du vin pur, pièges qui sont tendus ensemble, ils te prendront, tu n'y peux rien, ceux qui se ressemblent s'assemblent ! » (Hafez)
« J'ai vu un ange, au visage de soleil, qui est la lune de l'univers. / Les noires jacinthes de ses cheveux bouclés sont le soupir des amants / Il est comme une lune éclatante habillée de noir, ce gracieux cyprès, / Il est bien, par sa beauté, le roi du pays des Francs. / Quiconque n'attache pas son cœur au nœud de sa ceinture monastique / N'est pas homme de foi, mais le plus égaré des amants. / A ceux que tuent ses œillades, ses lèvres redonnent la vie, / Bien que ce donneur d'âme ait pour voie la religion de Jésus. / O Avni ! Ne doute pas qu'il t'obéisse, ce charmant ! / Toi, tu es roi d'Istambul et lui, celui de Galata. » (Mehmed II)
« Un frais jeune homme au pur visage m'est plus cher que la vie ; aucune femme ne s'est approchée de moi, si ce n'est la fille de la vigne [le vin]. » (Baki)
« Mon coeur est un esclave enchaîné à la chevelure de mon bien-aimé ; mon âme est un malade dont ses clins d'œil font la souffrance. » (Baki)
« Un fléau du monde, un beau garçon s'approche de moi [au hammam] et m'éblouit comme le soleil. Ses cheveux flottants sont en désordre, comme le sommeil de son ami ; et il a le regard malade, comme l'esprit de son amoureux. Il a le corps plus blanc que l'argent pur, suave au toucher comme la rose fanée. Et sa taille ressemble à un roseau nouvellement poussé. Sa taille, ses joues, sa proportion, ses lèvres, ses mamelles, ses penchants, ses tendances, son parler délicieux réalisent toute la perfection de la couleur et du charme, la totalité du beau et de la grâce, l'illumination absolue des yeux. » (Nedim)
« Ton visage rose trouble les cœurs. Il mérite la jalousie du soleil. Sans doute la vue d'une femme est agréable ; mais le goût des joues fraîchement rasées est meilleur. » (Ziya Paşa)
L’imagerie homoérotique en Perse et dans l’Empire ottoman
Miniature de Reza Abbasi.
« La pédérastie institutionnelle, rappelons-le, impliquait une relation sexuelle et éducative sollicitée par un adulte, mais qui ne pouvait exister qu'acceptée par l'adolescent qui seul choisissait son amant plus âgé. Abû Nûwas en témoigne à sa manière : « Malheur ! L'adolescent est consentant, et je ne sais où aller... »
On ne doit pas se méprendre en tous cas sur la quasi-absence du monde islamique dans l'ouvrage que Dominique Fernandez a consacré à l'art homosexuel. On y trouve cependant deux miniatures, l'une représentant Djalal al-Din Rumi, fondateur de l'ordre des Derviches tourneurs, qui exprime son amour pour son jeune disciple Hussan al-Din Chelebi (1594, Bagdad) et l'autre le portrait du chah Abbas Ier enlaçant un de ses pages (1627), représentations parfaites de la tradition pédérastique dans la noblesse et les confréries religieuses. En fait, si l'on trouve bien quelques miniatures arabes sur le sujet, c'est surtout la Perse avec notamment Rezâ-e-Abbaâsi qui a développé une imagerie homoérotique. Ainsi que l'Empire ottoman avec les cinq poèmes de Nevi Zade Atai, manuscrit du XIXe siècle connu sous le nom du Khamsa qui est illustré par ce qui sont les deux seuls exemples connus de scènes de pénétrations entre hommes. Nous y ajouterons une miniature persane du XVIe siècle qui représente deux pages enlacés et ne se limite donc pas à la simple tradition pédérastique. » (Michel Mégnin, « André Gide, Rudolf Lehnert et la poésie arabe : Images et réalité de la pédérastie en terre d'Islam », Bulletin des Amis d'André Gide, n° 146, vol. 33, avril 2005, p. 175)
Metehan Güçlü, jeune footballeur turc de France
Eyüp Ertan, jeune acteur turc d’Allemagne
Shah Abbas et les garçons
Shah Abbas en compagnie d'un échanson.
« Si nous abordons le chapitre des vices d'Abbâs, il n'aurait fait ni plus ni moins que la plupart des monarques d'Orient en s'adonnant à la sodomie. En sus de ses épouses et de son harem de plusieurs centaines de femmes, il avait à sa disposition « plus de deux cents jeunes garçons ». Lorsqu'il se rendait en n'importe quelle ville, « les plus jolis éphèbes faisaient la haie en son honneur devant la porte », et « trente ou quarante garçons tout nus » l'accompagnaient toujours aux bains. Le père Jean Thaddée prétend que c'est Abbâs qui introduisit la sodomie en Perse où « elle avait été jusque-là abhorrée » ; ce dernier point nous laisse sceptique... » (Wilfrid Blunt, Ispahan, perle de la Perse, Albin Michel, 1967, p. 59)
Les relations de Karahan Çantay
Le mannequin turc Karahan Çantay :
Karahan Çantay et l'actrice Harika Avcı :
Karahan Çantay et la chanteuse Demet Akalın :
Karahan Çantay et le chanteur transexuel Bülent Ersoy :
Daniella Danilov, transexuel israélien originaire d’Azerbaïdjan
Les coutumes érotiques de la Corne d’Or
« Est-ce aux traces lointaines des Hittites en Turquie qu'il faut attribuer l'élasticité de la morale sexuelle dans ce pays de religion islamique si différent des austères traditions d'Afrique du Nord ? En tout cas, l'homosexualité est également partagée entre Schiites et Sunnites ; mais au tempérament plus particulièrement voluptueux et malicieux de la Corne d'or nous devons peut-être ces coutumes étranges, à mi-chemin entre la farce et la pédagogie, comme celle qui formait les anciens janissaires du Divan en les obligeant à lutter nus et enduits d'huile, de façon que les seules prises efficaces fussent plus proches d'attouchements érotiques que d'empoignades sportives. (Un film de court métrage qui fut naguère consacré à ces jeux archaïques, tourné avec la plus grande naïveté, ne tarda pas à déserter nos écrans pour raison de censure!)
Là encore nous trouvons, et avec abondance, le témoignage littéraire des goûts homo-érotiques du peuple. On se souvient de ce personnage d'un roman de Kazantzaki, Le Christ recrucifié ; un effendi épris de gitons successifs qu'il va choisir en ville et qui sont chargés de partager sa couche et de lui faire entendre des chansons en versant le vin. Cette institution est trop familière aux Grecs du village occupé pour les scandaliser, malgré leur piété chrétienne et leur haine du despotisme étranger. La poésie turque ne cède en rien à la poésie arabe ou grecque dans ses élégies consacrées aux Ganymèdes de cette partie de l'Orient.
Cette poésie, qui ne remonte guère au-delà du XVIe siècle de notre ère, est influencée par la poésie arabe classique et la poésie grecque alexandrine; cependant, certains accents originaux se dégagent du recueil Anthologie de l'amour turc (Mercure de France, 1905) où l'on remarque les complaintes de l'Eros minoritaire dues à ces « précieux », Baki et Zia Pacha :
« Mon coeur est un esclave enchaîné à la chevelure de mon bien-aimé ; mon âme est un malade dont ses clins d'œil font la souffrance...
... Tes yeux féroces ne chassent d'autres gazelles que les hommes...
L'océan de ma convoitise est sans rivages ! »
Ainsi soupire Baki, l'inspirateur de Garcia Lorca qui s'est souvenu de ses Gazhels dans son Divan del Tamarit.
Zia Pacha, homme politique du XIXe siècle, a retrouvé quelque chose de Straton et annonce déjà Cavafy :
« Ton visage rose trouble les cœurs. Il mérite la jalousie du soleil. Sans doute la vue d'une femme est agréable ; mais le goût des joues fraîchement rasées est meilleur. »
« Déboutonne ton gilet. Laisse mes yeux contempler ton corps d'argent ! Souviens-toi du vieux dicton : trop de coquetterie lasse l'amoureux. » » (Françoise d'Eaubonne, Eros minoritaire, André Balland, 1970, pp. 141-143)