"Un peuple qu'on humilie, qu'on bafoue, qu'on affame, un peuple poussé au pire pour survivre, un peuple qui en arrive à tuer ses propres enfants tôt ou tard se soulève"
Elizabeth Barillé Une légende russe

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"Un peuple qu'on humilie, qu'on bafoue, qu'on affame, un peuple poussé au pire pour survivre, un peuple qui en arrive à tuer ses propres enfants tôt ou tard se soulève"
Elizabeth Barillé Une légende russe
Les animaux fantastiques
Résumé: Adieu l’Ecosse des années 90 , bonjour New-York des années 20. Vous ne verrez pas l’ombre des murs de Poudlard qui sera tout juste mentionnée par un de ses anciens élèves Newt Dragonneau. Ce spécialiste en créatures fantastiques un peu fantasque débarque à New-York avec une valise remplie de créatures toute plus bizarroïdes les unes que les autres. Le petit problème est que cette valise ferme assez mal. Norbert assisté de trois drôles de compagnons va devoir retrouver les créatures disséminées dans tout New-York en évitant le MACUSA et d’autres ennemis encore plus terribles...
MON AVIS J’avais un peu peur de ce que ce film pouvait donner surtout après le fiasco de l’Enfant maudit mais ce film est très bon et sans doute même meilleur que les autres Harry Potter. Je dois avouer que j’ai eu un petit (gros) faible pour le personnage de Credence. Même si certaines de ses scènes comme cellle où il est battu par sa mère ou celles où il parle avec Graves sont assez insoutenables, Ezra Miller fait toujours du bon travail! Mais globalement le casting était vraiment bon - même si j’ai peur que Depp ne tienne jamais la comparaison avec Farell pour le rôle de Grindelwald. Il faut souligner que la 3D était bien intégrée au film et aportait un réel plus au niveau des effets spéciaux sans en faire des tonnes.
Moment préféré: quand Newt fait visiter à Jacob sa fameuse valise. J’étais en extase 😍 devant les créatures très bien réalisées.
Sinon le discours de Graves dans les égouts était un grand moment de badaissitude même si le personnage est sinistre et glauque
ALLEZ LE VOIR.
AUGUST 22nd is the RAY'S DAY!
Which mean a special day dedicated to READING, AUTHORS and READERS!
A French initiative by Neil Jomusi a Ray Bradbury lover He explains everything on page42.org and on the brand new wesbite of the event; raysday.net Everything is in French and I can not translate everything at the moment. But if you want to know more about it, just ask me!
Je suis en retard 😅. RDV l’an prochain
Les Thanatonautes
Auteur: Bernard Werber
Date de parution: 1994
Genre: science-fiction, aventure, philosophique
Langue : français
Synopsis
Michael Pinson pensait être voué à mener une existence banale et minable jusqu’à ce que son étrange ami d’enfance Raoul Razorbak réapparaisse soudainement dans sa vie. Raoul lui demande son aide pour explorer l’au-delà. Avec le soutien d’une équipe hétéroclite composée entre autres d’un président de la République, d’une infirmière névrosée, d’un détenu, d’un rabbin aveugle, ils vont tenter de résoudre le mystère ultime ; que se passe-t’il après la mort?
Avis
Style
Contrairement à de nombreux romans de science-fiction, nous ne sommes pas assommés par les détails et termes techniques. Il y’en a suffisamment pour donner un peu de crédibilité pseudo-scientifique à l’histoire mais pas assez pour barber le lecteur lambda.
Le roman est présenté d’une manière un peu particulière. Il est essentiellement raconté du point de vue de Michael (même si de temps à autres les autres personnages prennent longuement la parole). Toutefois, la narration “classique” est coupée par des passages de longueur variable de la thèse La Mort cette inconnue écrite par le père de Raoul (personnage très important même s’il n’apparaît pas dans ce livre) qui nous explique comment les différentes civilisations conçoivent la mort. Il y’a aussi des extraits de notes d’un mystérieux service de police concernant les héros et des morceaux de manuels d’histoire de la thanatonautique.
Ce patchwork d’éléments (qui n’est pas sans rappeler le style de Carrie de Stephen King) est modérément intéressant. Les extraits des manuels sont pour la plupart intéressants( bien que certains soient redondants avec l’action) puisqu’ils montrent bien que l’histoire est bien souvent tronquée. Mais il y’en a beaucoup trop et ils ont tendance à se répéter. Les extraits de la thèse du père de Raoul sont intéressants pour qui chercherait à étendre sa culture philosophique. Mais ils sont écrits d’une façon sèche et abrupte qui n’est malheureusement pas très attrayante (après est-ce qu’une thèse peut être attrayante? Bonne question.)
J’ai bien aimé ce format que je trouve original (même s’il présente quelques défauts) mais il peut être assez déroutant. Ce format est une des caractéristiques de Werber, il l’a aussi employé dans sa série de romans sur les Fourmis.
Scénario et personnages
Un des gros points faibles du roman c’est le personnage d’Amandine qui est en carton-pâte. Malheureusement cela s’applique aussi pour les sous-intrigues où elle est impliquée. SPOIL
(Michael passe la moitié du roman à espérer de la séduire avant d’épouser soudainement une autre qui n’avait quasiment jamais été mentionnée. Ca c’est une grosse faiblesse du scénario
FIN SPOIL
Amandine possède une personnalité insupportable et l’auteur ne l’a malheureusement même pas assez développée pour en faire un personnage intéressant. Alors que nous connaissons toute la vie de personnages bien plus secondaires, nous n’avons quasiment aucun détail sur Amandine qui peut être résumée par ces quelques mots: sex-appeal, fascinée par les thanatonautes, semble n’avoir aucun remord (elle virevolte avec quasiment tous les membres masculins de l’équipe, largue et est larguée et on ne la voit jamais pleurer ou se remettre en question?). De plus, elle n’est pas très utile à l’intrigue.
En revanche les autres personnages sont plutôt bien construits. Mon préféré personnellement c’est Stefania. Italienne, qui ne se laisse pas intimider par qui ou quoi que ce soit, avec des défauts et bien plus intelligente que les autres, je dis banco! J’ai aussi bien aimé le personnage du rabbin aveugle Freddy pour son humour et ses remarques pleine d’esprit mais son côté “perfection irréelle” le rend moins attachant que Stefania.
Quand au scénario j’ai trouvé qu’il s’agissait un petit peu d’une réécriture de la Divine Comédie de Dante. Comme Dante, le héros Michael Pinson voyage à travers l’au-delà composé de différentes zones/épreuves. (l’une des épreuves consiste par exemple à devoir affronter ses pires souvenirs). Comme Dante , il rencontrera des défunts célèbres. Comme Dante, l’amour tient une part assez importante dans cette oeuvre ; son premier “véritable” voyage est pour sauver sa femme Rose. Mais l’oeuvre possède sa propre originalité.
Par exemple elle est assez cynique et pessimiste quant à l’humanité. A titre d’exemple dès que le grand public a la connaissance de l’au-delà , certains profiteront immédiatement de cette opportunité pour faire des affaires (ils sont même comparés dans le roman aux Marchands du Temple de l’Evangile). Les religions elles-même ne sont pas épargnées, elles sont bien souvent dépeintes comme étant égoïstes voire même dangereuses pour l’humanité (même si paradoxalement Werber la présente parfois sous un jour positif).
C’est un livre qui fait beaucoup réfléchir. Est-il souhaitable de tout savoir? Quelle devrait être la place de la religion dans nos vies? Le profane doit-il se mêler du profane? Autant de questions que le lecteur se posera tout en suivant les aventures des thanatonautes.
J’aime bien les collaborations rap/autres genres mais y’a plein de rappeurs qui écrivent des trucs n’ayant rien à voir avec le reste de la chanson 😐. C’est comme si au milieu d’une conversation sur les fruits et légumes, je parlais soudainement de politique.
This is possibly the most important thing you will read all day.
I so agree with this
That moment when Albus and freakin’ Voldemort’s DAUGHTER had more chemistry than Scorpius and Rose…
A cursed child
Cet article est divisé en deux parties - une garantie sans spoiler, une avec.
Comme tout Potterhead j’étais très excitée à l’idée d’un “huitième tome” mais aussi un peu effrayée.
Mon verdict? Si je devais le noter ce serait 6,5/10
Les personnages que nous connaissons ont énormément évolué (et pas toujours en bien hein harry?). Toutefois l’ensemble manque de cohérence par rapport au reste. Mais il y’a un gros point positif: la relation entre Albus et Scorpius qui est chou.
ATTENTION SPOILER
Déjà un truc qui me dérange c’est le fait qu’on n’entende jamais parler du reste de la famille Potter/Weasley. Je veux bien qu’Albus soit isolé à cause de son statut de Serpentard et de son amitié avec Scorpius. Mais nom d’un chien parmi toute sa smala de cousins, il n’a jamais pu ne serait-ce que sympathiser avec un? Peu crédible, surtout connaissant les Weasley. Certes ils ont sans doute de gros préjugés concernant les amis de Malfoy et les Serpentard mais à ce point quand même...Et je pense que Molly et Arthur au moins seraient soucieux de l’état d’Albus (ils le sont bien pour Percy qui a fait des trucs plus “graves” qu’Albus?) . On ne voit pratiquement jamais les frères et soeurs d’Albus ce qui me dérange beaucoup aussi. Je pense qu’il aurait gagné en profondeur.
Un personnage que j’ai bien aimé c’est Draco/Drago. Il a toujours cette fragilité qu’on a pu voir dans le sixième tome, se soucie vraiment de son fils même s’il n’est pas vraiment un parfait père (mais il n’est pas le seul hein Harry?) mais n’est pas transformé en cette espèce de guimauve -oh-je -suis-devenu-gentil. Il reste un sacré imbécile, s’entend toujours mal avec Harry (même s’il sait mettre son animosité quand plus important est en jeu). Ce personnage a été bien compris.
Harry est beaucoup plus dur que dans mon souvenir mais je pense que l’après-guerre a pu beaucoup le changer.
Ron... J’ai bien aimé les petits moments de Ronmione mais je trouve dommage qu’on le voit si peu. C’était un peu la cinquième roue du carrosse.
Je trouve que c’est un bel hommage de faire revenir les personnages des autres tomes pour l’histoire (hein Rogue?). Je trouve aussi l’histoire du Retourner de Temps aussi très intelligente.
Mais la fille de Voldemort
Déjà je vois mal Voldemort comme ayant besoin d’un enfant. Rappelez-vous son rêve est de devenir immortel, il n’a pas besoin d’un enfant. Un enfant qui pourrait potentiellement devenir une gêne, un rival.
(Je pense que cela aurait encore pu être justifié s’il avait voulu faire de Delphi un Horcreuxe mais bon je n’ai pas écrit la pièce)
Ensuite je trouve que le potentiel de ce personnage est complètement gaspillé. Son plan est WTF. Parmi toutes les possibilités elle a choisi d’être la nièce de Amos Driggroy dans un monde où les arbres généalogiques sont scrupuleusement exacts. Je veux dire Harry a beaucoup de sang sur les mains et avec son don de persuasion elle aurait pu choisir n’importe qui non?
Enfin y’a un truc qui m’a vraiment dérangé c’est que les personnages donnaient l’impression d’être OOC.
-Ron qui donne un philtre d’amour à Albus alors qu’il a faillimourir empoisonné par un philtre.
-Harry qui dit à son fils qu’il souhaiterait qu’il ne soit jamais né? On parle bien de Harry le gars ayant vécu sans amour et abandonné dans un placard durant 10 ans?
Hermione aïeaïeaïe. Je ne parlerai pas de la polémique du casting mais ce personnage a été un peu dénaturé. Je veux dire Hermione Granger la nana qui a participé à une chasse aux Horcruxes n’aurait jamais eu l’idée de cacher un Retourner de temps dans un simple “livre” avec juste quelques petites protections. C’est la partie qui m’a fait le plus froncer les sourcils.
(et la partie où Cédric Diggory devient Mangemort après son humiliation? Mais est-ce que nous avons lu le même bouquin?)
L’idée du retourneur de Temps qui emmène dans d’autres réalités parallèles est néanmoins très bonne et j’ai beaucoup aimé suivre les péripéties de notre duo.
En conclusion; un livre divertissant (on a droit à quelques beaux moments) mais malheureusement assez incohérent avec le reste de la série.
Mon moment préféré?
« HERMIONE: It’s become quite popular as a weekend break. DRACO: I can see why — look at the thatched roofs. And is that a farmers’ market? HERMIONE approaches HARRY — who is looking around himself, overwhelmed by all that he’s seeing. HERMIONE: You remember when we were last here? This feels just like old times. RON: Old times with a few unwelcome ponytails added to the mix. DRACO knows a barb when he hears one. DRACO: Can I just say — RON: Malfoy, you may be all chummy chummy with Harry, and you may have produced a relatively nice child, but you’ve said some very unfair things to and about my wife . . . HERMIONE: And your wife doesn’t need you fighting her battles for her. HERMIONE looks witheringly at RON. RON takes the hit. RON: Fine. But if you say one thing about her or me . . . DRACO: You’ll do what, Weasley? HERMIONE: He’ll hug you. Because we’re all on the same team, aren’t we, Ron? RON (hesitating in the face of her unwavering gaze): Fine. I, um, I think you’ve got really nice hair. Draco. HERMIONE: Thank you, husband. Now this seems a good spot. Let’s do this. DRACO takes out the Time-Turner[…] »
Misfits saison 1
Episode 1
Bon je regarde cette série principalement parce que Iwan Rheon y joue . Mais je crois que je vais continuer parce que j’ai l’impression d’être tombée sur une pépite.
Curtis, Kelly Alisha, Simon et Nathan sont cinq personnes très différentes condamnées à des travaux d’intérêt généraux. Ils s’entendent moyennement bien jusqu’au cou où ils sont frappés par une tempête qui leur confère des super-pouvoirs.Ils vont devoir lutter face à leurs ennemis et apprendre à maîtriser leurs pouvoirs.
Y’a une bonne alchimie entre les membres du groupe. Les blagues et les piques blessantes fusent (particulièrement de la part de Nathan) et le premier épisode est assez hilarant (je crois que je me rappellerai de l’excuse de Nathan pour la disparition du superviseur toute ma vie 😂)
Bon les effets spéciaux laissent vraiment à désirer mais j’imagine qu’ils n’ont pas le budget
(quand tu ne sais plus trop si tu dois jouer Ramsay Bolton ou Simon Bellamy😂)
Affaire à suivre donc
Eurovision
J’ai toujours eu des sentiments mitigés vis-à-vis de l’Eurovision. D’un côté c’est important que cet événement puisse se tenir parce qu’il y’a juste quelques décennies imaginer l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et la Russie chanter dans la même salle c’était impossible.
Alors certes le concours n’est pas totalement déconnecté de la politique. Entre la chanteuse ukrainaine et sa chanson gagnante mi-tatar mi-anglais rappelant les exactions des soldats russes et le choix de votes des pays, la politique est toujours très présente.
Mais mettons de côté ces considérations. Personnellement j’ai bien aimé la prestation de la Lettonie à cause de cette influence électronique et de la modération du chanteur (il n’en a pas fait des tonnes )
Lorenzaccio (5 mai 2016)
Date de publication : 1834 (première représentation 1896)
Auteur: Alfred de Musset
Catégorie: pièce de théâtre
Résumé: Florence pendant la Renaissance. La ville est en émoi, Alexandre de Médicis bâtard et garçon boucher devenu seigneur règne en tyran grâce à sa garnison allemande. Il kidnappe les filles, se travestit en religieuse, méprise les nobles et Florence. Toutes les familles de Florence le haient et le Cardinal Cibo essaye de le manipuler. Mais Alexandre est toujours accompagné de Lorenzo son cousin avec qui il entretient une relation ambigüe que les Florentins surnomment méprisamment “Lorenzaccio”. Ce jeune homme autrefois pur et sage est devenu un dépravé et poltron dont tout le monde se gausse y compris Alexandre. Mais Lorenzaccio tel un Brutus des temps modernes ourdit secrètement de tuer le tyran même s’il doit y laisser son âme...
Mon Avis: Cette pièce est longue (très longue une mise en scène fidèle comme celle pour Antenne 2 dure 3 heures) mais je n’ai pas vu défiler les pages. Il y’a toujours des péripéties (comprenez par là des meurtres des suicides) pour faire rester le lecteur. On se croirait dans un roman de cape et d’épée.Le style est très beau, lyrique sans en faire des tonnes On est captivé par Lorenzo tour à tour héros désespéré, poltron, entremetteur dévoué dont on découvre les facettes tout au long de la pièce et on se demande si il arrivera à accomplir son objectif.
Les autres personnages sont aussi fascinant entre Alexandre le débauché qui ne se doute de rien, Philippe Strozzi en père éploré le Cardinal Cibo en comploteur (l’un des seul avoir su mettre à jour Lorenet la duchesse de Cibo tiraillée entre ses convictions et la volonté de faire quelque chose pour sa ville. Mon personnage préféré (hormis Lorenzo) c’est la Duchesse malgré sa relative discrétion pour son courage extraordinaire.
Mais il y’a un malus:
-On aurait aimé avoir plus de détails sur la relation entre Alexandre et Lorenzo (même si la bienséance de l’époque ne l’a sans doute pas permis) *bave yaoi*
-Plus d’apparitions de la duchesse.
Un moment préféré?
Deux en fait pour le plaisir
Lorenzo. Viens chez moi ; je te ferai peindre la Mazzafirra toute nue.
Tebaldeo. Je ne respecte point mon pinceau, mais je respecte mon art : je ne puis faire le portrait d’une courtisane.
Lorenzo. Ton Dieu s’est bien donné la peine de la faire ; tu peux bien te donner celle de la peindre. Veux-tu me faire une vue de Florence ?(...)
Pourquoi donc ne peux-tu peindre une courtisane, si tu peux peindre un mauvais lieu ?
Tebaldeo. On ne m’a point encore appris à parler ainsi de ma mère.
Lorenzo. Qu’appelles-tu ta mère ?
Tebaldeo. Florence, seigneur.
Lorenzo. Alors tu n’es qu’un bâtard, car ta mère n’est qu’une catin.
Tebaldeo. Une blessure sanglante peut engendrer la corruption dans le corps le plus sain ; mais des gouttes précieuses du sang de ma mère sort une plante odorante qui guérit tous les maux. L’art, cette fleur divine, a quelquefois besoin du fumier pour engraisser le sol qui la porte. (acte II)
LORENZO
Si tous les hommes sont des parcelles d’un foyer immense, assurément l’être inconnu qui m’a pétri a laissé tomber un tison au lieu d’une étincelle dans ce corps faible et chancelant. Je puis délibérer et choisir, mais non revenir sur mes pas quand j’ai choisi. Ô Dieu ! les jeunes gens à la mode ne se font-ils pas une gloire d’être vicieux, et les enfants qui sortent du collège ont-ils quelque chose de plus pressé que de se pervertir ? Quel bourbier doit donc être l’espèce humaine qui se rue ainsi dans les tavernes avec des lèvres affamées de débauche, quand moi, qui n’ai voulu prendre qu’un masque pareil à leurs visages, et qui ai été aux mauvais lieux avec une résolution inébranlable de rester pur sous mes vêtements souillés, je ne puis ni me retrouver moi-même, ni laver mes mains, même avec du sang ! Pauvre Catherine ! tu mourrais cependant comme Louise Strozzi, ou tu te laisserais tomber comme tant d’autres dans l’éternel abîme, si je n’étais pas là. Ô Alexandre ! je ne suis pas dévot, mais je voudrais, en vérité, que tu fisses ta prière avant de venir ce soir dans cette chambre. Catherine n’est-elle pas vertueuse, irréprochable ? Combien faudrait-il pourtant de paroles pour faire de cette colombe ignorante la proie de ce gladiateur aux poils roux ?
El emigrante 25/05/2016
El emigrante (L’Emigrant) est une micro-nouvelle écrite par Luis Felipe Gomez Fomeli un écrivain mexicain spécialiste de ce genre et parue en 2005 dans son recueil Todos Santos de California.
Tant qu’à faire je vais vous donner le texte complet.
-¿Olvida usted algo? -¡Ojalá!
(Traduction
-Oubliez-vous quelque chose?
- Pourvu que oui!)
Analyse
On va commencer par formuler des hypothèses sur l’identité des deux protagonistes. (par souci de commodité nous appellerons le premier locuteur P1 et le second P2). P1 vouvoie P2et lui demande s’il a oublié quelque chose. Quel genre de personne qui ne vous connaît pas se préoccupe de savoir si vous avez oublié vos affaires? Une personne travaillant dans un hôtel, un agent de douanes, un professeur demandant cela à un élève? Ou comme cela est écrit dans Wikipédia (je n’ai pas réussi à trouver de sources plus fiable) cette phrase proviendrait d’un panneau que Fomeli aurait aperçu dans un aéroport.
Ce qui est également très intriguant c’est l’usage du présent. Normalement cette phrase aurait dû être au passé composé “He olvidado algo?/Avez-vous oublié quelque chose?” Mais ici c’est du présent. Comme si P1 pensait que P2 était en train d’oublier quelque chose. Or comment P1 pourrait-il penser que P2 est en train d’oublier quelque chose? C’est une bizarrerie grammaticale mais qui soulève pas mal de questions.
Mais ce qui est de loin le plus étrange et permet de créer l’intrigue est le “¡Ojalá!” de P2. En principe nous ne voulons pas oublier quelque chose n’est-ce pas? Alors comment s’expliquer cette réaction que je trouve pour ma part assez saugrenue? C’est sans doute parce que P2 souhaite oublier quelque chose quoi que puisse être ce quelque chose. Ce quelque chose est encombrant, nuisible sinon pourquoi souhaiter l’oublier?
Il ne faut pas oublier le titre “El emigrante?” qui fournit une clef de lecture. Qui des deux protagonistes est le “Emigrante?”. Il s’agit sans doute du P2 qui est visiblement dans une situation de déménagement/transit puisqu’on lui demande s’il oublie ses affaires (or en général on oublie nos affaires quand on change de lieu). Et il ne faut pas oublier qu’en 2005 déjà les mexicains émigraient en masse vers les EU. Or aux Etats-unis les mexicains ne sont pas toujours bien considérés; ils sont victimes de préjugés et on leur attribue parfois une mauvaise réputation. La chose que P2 souhaiterait oublier ne serait-ce pas son passé d’émigré mexicain qui ne fera que lui jouer des tours une fois arrivé dans son pays d’accueil? Ou alors un traumatisme provenant d’un événement tragique qui l’aurait forcé à fuir ? (à cet époque le Mexique était ravagé par la violence des guerres entre cartels et des conflits inter-ethniques?). Ces hypothèses me semblent les plus probables.
Portée
Ce texte est reconnu comme étant l’une des plus courtes -si ce n’est la plus courte- micro-nouvelles au monde -en incluant le titre six mots en VO tout de même! et a apporté une certaine reconnaissance à son auteur.
Mon avis
Une histoire épique pleine de rebondissements et de larmes. Non promis j’arrête mon char là.
Difficile d’avoir un avis là-dessus vous me le concéderez. Mais je trouve merveilleux qu’avec seulement 6 mots on ait matière à se poser autant de question. 6 mots c’est visiblement tout ce qu’il faut pour créer une intrigue.
Carmen (opéra) 20/05/2016
Nom: Carmen
Catégorie: Opéra
Créateur : George Bizet d’après la nouvelle éponyme de Prospère Mérimée
Durée: 3h30 (entractes comprises)
Mise en scène: Olivier Py
Chanteurs/acteurs principaux: Kate Aldrich (Carmen), Arturo Chacon-Cruz (Don José), Jean-Sébastien Bou (le torero), Sophie Martin-delgor (Micaëla)
Résumé : A Séville la belle Carmen, cigarettière de son état, fait tourner toutes les têtes. Don José est au début indifférent à son égard mais il succombe à son charme malgré les supplications de Micäela la messagère de sa mère. Seulement Carmen tient plus que tout à sa liberté : elle est trafiquante à ses heures perdues et elle est charmée par le torero Escarillo.
Mon avis Je dois préciser que c’était la première fois que j’assistais à un opéra et celui-ci m’a vraiment surpris. Les costumes relevaient plus du burlesque et du music-hall qu’autre chose (vous en aurez un exemple à la fin). Certains étaient très réussi d’autres étaient assez laids je trouve car ils étaient trop bling-bling. Mais c’est une esthétique bien particulière et très orginale dans le cadre d’un opéra
(Carmen)
La musique en tout cas était tout à fait charmante et les textes étaient beaux
“L'amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser et c'est bien en vain qu'on l'appelle s'il lui convient de refuser”
Arturo Chacon-Cruz était notamment très en forme ce soir-ci. Sa voix était plus puissante et plus belle que les autres (qui pourtant chantaient aussi très bien). On entendait très bien du balcon et si on ne comprenait pas quelque chose il y’avait des surtitres.
En revanche l’histoire est assez convenue. On a la mangeuse d’homme, la fille effarouchée et le séducteur. Carmen est un personnage qu’on prend plaisir à détester et qui a bien mérité sa fin tragique.
Néanmoins j’ai passé un bon moment bien que ce ne soit pas du tout ce à quoi je l’attendais . Sans doute retournerai-je une autre fois voir un autre opéra.
shadow hunters tome 3 spoiler
Aaaaaaaargh. C’est la seule pensée cohérente.
J’ai adore ce livre qui résout une bonne partie de l’intrigue. Le coup du oh-tiens-j’a-un-frère-maléfique qui n’en est pas un était bien tourné.
Et le Malec. Le Malec. Trop d’amour pour ce ship.
Et ce sera tout comme critique.(même si je pense en faire une globale sur toute la série à la fin mais vu que j’ai encore pas mal de lecture devant moi).
LISEZ CETTE SERIE PAR L’AMOUR DE RAZIEL
Shadowhunters/la cité des ténèbres 17/04/15
Niveau de spoiler: livre 1/saison 1 (7 premiers épisodes)
C’est une critique comparée du livre et de la série. Je leur consacrerai des articles individuels plus tard.
Les Chroniques des Chasseurs d’ombre est une série de livres écrite par Judith Rumlet plus connue sous le pseudonyme de Cassandra Clare. Le premier livre de la série a été publié en 2008 et la série n’est toujours pas finie. Shadowhunters est une série télévisée qui est l’adaptation du livre. Pour l’instant il n’existe qu’une saison.
Résumé Le personnage principal est Clary une jeune fille new-yorkaise qui découvre qu’il existe à côté d’elle un monde rempli de démons, de vampires, de fées e.t.c. Parmi les créatures des Chasseurs d’ombre. Leur mission est de protéger les terrestres en chassant le démon et le autres créatures qui enfreignent la loi. Clare va notamment faire la connaissance de Jace Wayland et de ses partenaires Alec et Isabelle Lightwood. Toutefois elle ne le sait pas encore mais ses croyances, ses certitudes, la vie de ceux qui lui sont chers, tout cela est menacé.
Critique Que dire? En général je n’aime pas trop les adaptations cinématographiques des livres car elles me paraissent faiblardes à côté du livre.. Et la série Shadowhunters ne fait exception à la règle.
NB Je précise que j’ai d’abord vu la série (7 premiers épisodes seulement )puis lu les livres.
Néanmoins commençons par le positif.
Le positif est que la série essaye de se détacher du livre. Certains personnages secondaires sont considérablement modifiés (on pensera notamment à Dot ou Meliorn). Les scénaristes ont rajouté des péripéties, supprimé d’autres et ont modifié la chronologie des événements. Donc on n’a pas affaire à une simple redite du livre.
En outre la série essaye d’approfondir les personnages autre que Clary en leur donnant du temps à l’écran. La relation Jalec (Jace et Alec) est notamment bien plus approfondie que dans le livre (dans le livre j’avais l’impression qu ‘elle passait complètement à la trappe mais c’est logique puisque les livre sont du point de vue de Clary). Idem pour le malles (mon nouvel OTP d’amour même si le jalec plaît à la partie de moi qui aime faire souffrir des personnages. Hem.)
Ce qui m’a énervée dans la série ce que les scénaristes/acteurs ne sont pas à la hauteur au niveau des personnages. Par exemple Isabelle dans la série c’est l’atout sexy. Toujours dans des tenues affriolantes.
D’ailleurs ça m’énerve. Pourquoi on la voit tout le temps à poil?Pour l’audimat? C’est ridicule et ça ne fait pas vraiment de bien à l’image de la femme. Parce que Alec et Jace on ne les voit jamais comme ça, eux.
En plus dans le livre on la voit douter, on la voit effrayée face à Clarisse alors que dans la série elle me donne l’impression d’être un robot. (le jeu de l’actrice n’y est pas étranger)
Jace dans le livre est quelqu’un de spirituel. Il cite des auteurs, fait des blagues qu’on ne voit que rarement à l’écran. Dans la série il est un peu comme Isabella le beau gosse mystérieux avec des super-pouvoirs. Je n’ai certes pas entièrement vu la première saison mais il a sacrément perdu au niveau de l’adaptation surtout que comme Isabelle il me donne l’impression d’être un robot.
Clary et Alec s’en sortent mieux (même si les minauderies de Clary ont tendance à m’énerver plus que dans le livre mais on n’est pas dans l’OOC complet). Surtout Alec. il y’a tout un jeu de regards entre lui et Jace. Leur relation est bien plus approfondie que dans le livre et c’est un gros point fort de la série. Alec est le seul personnage qui a été “amélioré” dans le show. Il a bien plus de présence dans la série.
Le livre est palpitant je n’ai pas pu en décrocher. La série est potable sans plus. Il y’a des moments où je me suis régalée d’autres où je me suis ennuyée parce que les personnages sont un peu trop stéréotypées. La série essaye d’innover dans le scanario et approfondit plutôt bien certains aspects des livres mais les personnages ne sont pas vraiment maîtrisés. Toutefois je pense qu’elle se bonifiera avec le temps.
Conclusion; lisez les livres. Lisez-les et après regardez la série.
Toscane 11/04/2016
Titre: Toscane
Auteur: Potion et Botanique
Catégorie : Littérature (fanfiction)
Longueur: 30 000 mots (en 3 chapitres)
Genre: Angst, romance, psychologie
Je ne suis pas vraiment du genre à pleurer devant un film ou un livre mais à la fin de Toscane j’étais presque comme ça
A éviter si vous êtes triste donc mais c’est l’une des meilleures fictions que j’ai pu lire.
Résumé (sans spoiler)
Cela fait quinze ans que Neville se bat pour la libération de son fiancé Drago Malefoy (là c’est le moment où vous vous dites WTF?). Quand enfin celui sort brisé d’Azkaban tout est à reconstruire. Heureusement Neville qui a tout sacrifié pour Draco est là mais pourra-t-il l’aider à se reconstruire?
Analyse
Bon vous l’aurez compris y’a de l’angst. Beaucoup, beaucoup d’angst.
Style
La narration est toujours à la troisième personne mais nous alternons entre les pensées les espoirs les doutes de Draco et de Neville. Le tout est raconté au présent de l’indicatif avec des dans un style composé de phrases simples voire dépouillées et fonctionnant par appositions ( ce qui m’a un peu rappelé le style de Camus -auquel l’auteur fait une référence-dans l’étranger). Ce style presque simpliste marche à merveille, il va directement à l’essentiel.
Thème
Le thème principal de la fanfic est la reconstruction de Draco. On ne sait pas vraiment ce qui s’est passé à Azkaban et c’est ce qui est le plus effrayant: cette peur ineffable qui transparaît dans tous les gestes de Draco. Après azkaban il faut tout réapprendre; l’écriture, le langage, la sexualité. On le suit dans ses avancées comme dans ses régressions.
A propos de ce dernier point je préfère vous prévenir ; ici pas de lemons qui vous laissent avec des papillons plein le ventre et la bouche sèche désireux de plus. La sexualité est au début assez laborieuse chez Draco qui doit tout apprendre. Le lecteur suit en applaudissant à chaque progrès de Draco que ce soit dans ce domaine ou un autre.
Personnages
La fic se concentre quasi-exclusivement sur le couple Draco/Neville.
Il y’a Draco. Brisé par Azkaban. Au début incrédule que Neville l’aime encore après quinze ans d’attente. Il n’a plus rien à voir avec le draco que nous connaissons; il n’a plus aucune sorte de confiance en lui, est effrayé par tout. Il aime passionnément Neville et c’est cet amour qui le maintient à flot et le pousse à faire des progrès. Il a été emprisonné à Azkaban à 18 ans et en sort à 33 ans.(chiffre christique par excellence? Coïncidence? Je ne crois pas). our lui la vie s’est presque figée à ses 17 ans et il doit gérer le décalage entre son âge “mental” et le temps impitoyable qui a coulé.
Et puis y’a Neville. Neville qui fou, fou d’amour a tout sacrifié pour Draco; sa famille, sa carrière, sa vie en Angleterre, sa vie amicale. On aurait pu avoir une relation déséquilibrée et malsaine entre le sauveur et l’homme brisé mais ce n’est pas le cas. Neville est lui aussi brisé par l’attente. Il a ses failles (des crises de neuropathie magiques) Souvent il est triste mais jamais il ne renonce devant l’ampleur de la tâche. Il ne vit que pour Draco.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser SPOILER la fic ne finit pas mal. Neville suit Draco et Narcisse dans la mort après plusieurs années d’un mariage paisible et heureux. Une fin douce-amère.FIN SPOILER
Il y’a d’autres personnages Giula (OC), Orion (le chat) Luna, Hermione mais ils pèsent bien peu face au huit-clos entre Draco et Neville et sont presque de trop. C’est un amour tellement fort qu’il enferme ceux qu’il possède dans une bulle coupée du reste du monde.
Seule Narcissa se détache un peu . Elle a un point commun avec Neville; tous deux aiment et se sacrifient passionnément pour Draco. C’est un personnage qui apparaît peu (on la voit surtout au travers des lettres) mais très important dans la reconstruction de Draco.
SPOILER Une scène préférée? SPOILER
Dur, dur à dire.
Mais je dirai la demande en mariage de Neville à Draco pour sa haute teneur en émotion et celle de la mort de Draco. Il est parti sans souffrance, sans douleur, et la scène est tellement bien écrite avec un tel raffinement sans morbidité ou misérabilisme inutile. J’ai rarement vu une scène de mort aussi bien écrite.(compliment étrange bonjour)
FIN SPOILER
Malus.
-On aurait aimé voir un OS consacré au début de cet amour. Parce que bon le dreville c’est un peu dur à visualiser pour nos cerveaux de potterheads habitués à un matraquage de drarrys ou de dramione. Mais d’un autre côté il aurait été dur pour cet OS d’être à la hauteur de Toscane vu que la barre est placée assez haut quand même.
-L’irruption de Luna comme témoin de mariage comme ça. On aurait aimé voir quelques extraits de sa correspondance avec Neville parce que là elle arrive un peu brutalement comme un cheveu dans la soupe.
Conclusion
Lisez cette fic et vous trouverez soudainement que la plupart des autre histories d’amour vous semblent terriblement fades à côté. Vous shipperez également le dreville (je ne sais pas si c’est vraiment le nom de ce ship) à mort alors que les fics sur ce couple sont aussi rares que les feuilles des arbres en hiver. Une histoire d’amour en huis-clos très émouvante qui vous fera faire aimer passionnément la vie-parce que c’est une fic d’espoir- et les personnes aimées. une fois l’onglet Internet refermé.
Lien vers la fanfiction https://www.fanfiction.net/s/11477018/1/Toscane
Critique Avé César! 28/02
Nom: Avé César (Hail César! en V0)
Catégorie: film
Genre: ... comédie essentiellement
Durée: 106 minutes
Apparemment les frères Cohen auraient eu l’idée du film en 2004. Un projet de longue date,donc mais cela ne m’a pas empêchée d’avoir l’impression de quelque chose d’inachevé quand je suis sortie de la salle. Néanmoins j’ai quand même passé un bon moment.
Résumé (sans spoilers)
Il est difficile de résumer l’intrigue de Ave Cesar tant elle est complexe. L’intrigue principale est la suivante; dans les années 1950 Eddie Malix (Josh Brolin) travaille dans un studio de cinéma. Il a pour mission de gérer l’image des stars y tournant. En ce moment son studio tourne ce qui s’annonce comme la plus grosse super-production de l’année Avé César! un péplum racontant la vie du Christ à travers le point de vue d’un soldat romain joué par Baird Whitlock un acteur -star lui-même joué par Georges Clooney. Mais Baird Whitlock se fera enlever par un groupe mystérieux dénommé le “futur”. A cette intrigue principale viennent se greffer de minuscules autres intrigues liées aux personnages. Le tout saupoudré de beaucoup d’humour.
SPOILER
La fin était pour moi assez abrupte. Après être devenu brutalement communiste (pour moi cette partie a été un peu bâclée) Baird Whitlock regagne son tournage et la vie continue. On aurait bien voulu continuer et voir si le film allait être un échec commercial par exemple. A mon avis il est fort regrettable que les frères Cohen aient occulté l’”après” ; tout ce qui est promotion, cérémonies de récompense, box-office.
SPOILER
Analyse
Nous avons donc une mise en abîme assez bien conçue; nombreuses sont les scènes où les frères Coen filment les caméras filmant Ave Cesar. Dans ce film l’industrie du cinéma est passée aux rayons x. Tout le monde y passe depuis les figurants aux journalistes et scénaristes en passant bien entendu par les acteurs. ’Avé César rend hommage ou parodie différents genres cinématographiques : film d’espionnage à la James Bond (avec l’épisode du Sous-marin),western (avec le personnage de Hobie Doyle joué par Adam Ehrenreich), cinéma d’auteur et j’en passe. Les frères Coen ont voulu faire preuve d’honnêteté et ont également montré les défauts de cette industrie ; culte de l’image tournant au ridicule, copinage à outrance, journalistes envahisseurs, le souci de rentabilité qui prévaut parfois sur l’expression artistique.
Un film drôle
L’humour est la star d’Avé Cesar et s’appuie principalement sur des archétypes. Comique de geste, de situation, de paroles tout y passe. Le casting bien qu’un peu surprenant fonctionne à merveille; mention spéciale à alden Ehrenreich et la scène du spaghetti. Mais l’humour est ici parfois mordant ; lorsque les scénaristes se plaignent du manque de considération, on ne peut s’empêcher de penser à la grève des scénaristes de 2007.
Une scène préférée
Deux en fait.
Celle où Whitlock consulte les responsables religieux sur le scénario ce qui conduit à une dispute tout à fait abracabradantesque sur la nature du Christ.
La scène du sous-marin avec le caniche pour avoir cassé le mythe du méchant tout-puissant des films d’espionnage.
Malus
La fin mais j’ai déjà expliqué pourquoi. Il me paraît aussi que le personnage de George Clooney a été mal écrit et aurait mérité un peu plus d’approfondissement.
Les frères Coen sautent parfois brutalement d’une intrigue à l’autre (à la Game of Thrones) ce qui est assez déconcertant pour le spectateur qui peine à s’y retrouver au début. Bien que certaines intrigues “secondaires “soient drôles et fassent véritablement la force de ce film, les frères Coen auraient dû pour moi peut-être élaguer un peu.
En conclusion
Bon film servi par un bon casting. Le scénario est plutôt recherché malgré quelques imperfections et garantit de franches rigolades. Vaut la peine d’acheter une place.