P P D A NUMĂRO #01
RAPHAELÂ GOISQUEÂ - THIERRY GAUDE -Â JULIA ROUZAUDÂ - HELENE PARIS
Disponible sur PPDA.FR
DEAR READER
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Lint Roller? I Barely Know Her
Mike Driver
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Xuebing Du
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cherry valley forever

JBB: An Artblog!
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Peter Solarz
I'd rather be in outer space đž
todays bird

Janaina Medeiros
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@p-p-d-a
P P D A NUMĂRO #01
RAPHAELÂ GOISQUEÂ - THIERRY GAUDE -Â JULIA ROUZAUDÂ - HELENE PARIS
Disponible sur PPDA.FR
#PORTRAIT
Rencontre avec Raphaël
Tenancier Ă Montmartre
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NOM ?
Raphaël GOISQUE
PROFESSION ?
Restaurateur
DEPUIS ?
Septembre 2015
OU ?
Les Deux Chauves 8 rue Durantin Paris 18e
VOTRE SPĂCIALITĂÂ ?
La gratinade de ratatouille ...
UN RĂVE ?
Une Ă©toileÂ
UNE PASSION ? La cuisine
VISION DE REIMS ? Capitale de l'électro
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www.lesdeuxchauves.fr
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Photo & Question : JJ
#PHOTOGRAPHIE
Interview du photographe Thierry GAUDE
Publiée dans le Magazine PPDA N°01
Automne 2015
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 DEPUIS QUAND ET COMMENT AVEZ-VOUS COMMENCE A PRENDRE DES PHOTOS DANS LES RUES DE REIMS ?
Ăa fait maintenant un petit bout de temps. Jâai commencĂ© Ă photographier les rues de Reims en cherchant les collages de MezzoForte et jâai doucement glissĂ© vers lâarchitecture et la photographie de rue.
 LA PLUPART DES PHOTOS SONT PRISES AVEC UN APPAREIL ANALOGIQUE POUR FINIR SUR INTERNET; N'Y A-T-IL PAS LA UN PARADOXE ?
Je l'attendais celle-lĂ !
Pour ma part je pense que non, car internet permet une visibilité et un accÚs aux images de façon totalement libre et aux moments choisis par les gens. Alors qu'une exposition disons "classique" est liée à un lieu et un moment, de ce fait forcément moins accessible qu'internet. De plus la photographie argentique est plus un état d'esprit et une façon différente de photographier que le numérique. AprÚs la diffusion des images n'a rien à voir avec le matériel et la technique de prise de vue. La photographie argentique et numérique c'est un peu comme le Vinyl et le Compact Disc !
 CERTAINES DE VOS PHOTOS SONT PRISES DE DOS. D'AUTRES SONT PRISES DANS LES LIEUX DESERTS. L'ANONYMAT FAIT-IL PARTI DE VOTRE DEMARCHE ?
J'utiliserais pas le terme d'anonymat mais plus de "discret", je suis relativement timide et solitaire, je ne sais pas vraiment aller vers les gens. Il me semble que le plus important reste l'image et non la personne qui lâa prise. En photographiant le dos de personne dans la rue, je me suis rendu compte que celui-ci racontait souvent une histoire plus intĂ©ressante et mystĂ©rieuse que le visage !
  INSTAGRAM EST UN SUPPORT QUE VOUS UTILISEZ REGULIEREMENT. QUE PENSEZ VOUS DE CE "GENRE" DE PHOTOGRAPHIE ?Â
Je ne parlerais pas de "genre" mais plus de moyen de diffusion et de partage.
 Y A-T-IL SELON VOUS UNE TONALITE DIFFERENTE DANS LA PHOTO PROFESSIONELLE ET LA PHOTO AMATEUR?
Oui, la liberté et le plaisir car il n'y a aucune contrainte !
 QUEL POINT DE VUE RECHERCHEZ -VOUS A TRADUIRE DANS VOS PHOTOS ?
C'est plus un regard à un moment donné, sur quelque chose qui m'interpelle.
 VOUS SUIVEZ DEPUIS DES ANNEES L'ARTISTE REMOIS IEMZA. COMMENT VOTRE REGARD EVOLUE-T-IL SUR SON TRAVAIL?
Je dirais plus que son travail a fait et fait toujours évoluer mon regard sur les choses. Je ne crée rien, je ne fais que regarder et apprendre de ce que je vois.
AVEZ VOUSÂ DES PROJETS DE COLLABORATION A VENIR ?
Oui, j'ai plusieurs projets de collaboration a venir et en cours, notamment avec l'artiste Blocko avec qui je travaille depuis quelques mois. Je viens aussi de terminer une collaboration avec le photographe Vincent VDH pour une publication internet sur issuu.com s'appelant "135". Collaboration que nous renouvelons avec Vincent et un autre photographe Rémois qui nous rejoint pour le numéro #3 à venir pour décembre je pense.
AprĂšs un projet de collectif est en cours, une collaboration pour une expo est aussi Ă venir, ainsi que d'autres collaborations et projets pour lesquelles il est un peu trop tĂŽt pour en parler!
Y A-T-IL UNE VILLE, UN LIEU OU UN ARTISTE QUE VOUS REVERIEZ DE PHOTOGRAPHIER ?
Une ville, je dirais Tokyo et Los Angeles.
Un lieu, un dépÎt de trains gris!
Un artiste, non tous les artistes dont le travail me parle.
 COMMENT DEFINIERIEZ-VOUS VOTRE REGARD SUR LA VILLE DE REIMS ?
Au hasard de ses rues.
 ~
 www.ThierryGaude.fr
 ~Â
Photo : Thierry Gaudé
Questions : JJ
#DESIGN
Interview de Julia ROUZAUD
Créatrice du cahier de tendances GoodMoods.com
Publiée dans le Magazine PPDA N°01
Automne 2015
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QU'EST-CE QUI VOUS A POUSSE A CREER LE SITE GOODMOODS ?
Je mâĂ©clatais chez Deezer quand je suis tombĂ©e enceinte et que jâai Ă©tĂ© «arrĂȘtĂ©e» au bout du 3e mois. En attendant donc⊠je passais des heures à chiner du design sur internet. Dâabord beaucoup de vintage sur des sites hollandais, danois puis du contemporain sur des eshops dâĂ©diteurs, de lâartisanat, de lâart.
Je dĂ©nichais des pĂ©pites et faute de les acheter je me plaisais à les mettre en scĂšne dans des ambiances, Ă les projeter dans des atmosphĂšres. Lâenvie dâexplorer, de collecter Ă©tait omniprĂ©sente et je ne trouvais pas de lieu qui proposait Ă la fois un tapis marocain, des assiettes de limoges, une chaise 1950 et des illustrations graphiques. LâidĂ©e de crĂ©er un magazine dâinspiration est devenue une Ă©vidence et je ne suis jamais retournĂ©e dans un openspace.Â
LE TERME "MOOD" FAIT-IL REFRENCE AU MOODBOARD SOUVENT UTILISE PAS LES DESIGNEURS POUR REGROUPER LEURS INSPIRATIONS ?
Oui au dĂ©part le moodboard doit ressembler Ă un grand pan de mur en liĂšge ou des crĂ©atifs à lunettes surdouĂ©s appliquent des bouts de tissus, patchwork dâimages et schĂ©masăĂ©tranges à lâaide de punaises !
Les dĂ©corateurs parlent de «planches» pour prĂ©senter leurs projets et les bureaux de styles de «ăcahiers de tendancesă». Sur pinterest chacun peut crĂ©er des «tableaux», polyvore des «collections». Mais cette notion de moodboard est assez impressionniste voire conceptuel ! Comment sâapproprier cette inspiration, lui donner vie et la rendre plus accessible ?
CâĂ©tait le point de dĂ©part : Chaque page du site est un «mood» composĂ© dâobjets shoppable online en un clic. Et puis mood veut dire à la fois «ambiance» et «humeur». Jâaimais bien cette idĂ©e de sâinspirer selon son mood du moment et prĂ©senter ceux de personnalitĂ©s inspirantes. Pour le lancement, DorothĂ©e Meilichzon (designer de lâannĂ©e) a livrĂ© le sien : «Bauhaus meets vaudou» avec sa sĂ©lection dâobjets câĂ©tait sublime et unique.
COMMENT SELECTIONNEZ-VOUS LES CREATEURS ET LEURS OBJETS ?
A force de passer mes jours et mes nuits (avec des yeux dâhibou) sur le web, jâai collectĂ© des milliers de sites. Jâai lu une phrase de Jack London il y a pas peu qui disait : «Vous ne pouvez pas attendre aprĂšs lâinspiration. Vous devez la poursuivre avec une massue.»
Câest ce que je mâefforce de faire et le web est une source inĂ©puisable. Parfois jâai lâimpression dâavoir fait le tour mais câest sans fin, il nây a pas un jour sans que je mâĂ©merveille de nouvelles trouvailles !
AFFICHER LES PRIX EST PEU COURANT POUR UN MAGAZINE DE DESIGN. EST-CE UN CRITERE DE SELECTION POUR CHOISIR LES OBJETS ?
Ce nâest pas un critĂšre mais je me plais justement Ă associer un meuble ikea et une piĂšce unique, une trouvaille sur une brocante et une photo dâart. Dans le fond câest ce quâon fait tous ce mix & match dâobjets qui ont une valeur, sentimentale ou autre.
Mettre les prix rend le magazine plus utile de la mĂȘme façon que chaque objet renvoit vers sa page marchande, je voulais que lâinspiration se «shoppe»ăde maniĂšre concrĂšte.
VOTRE SITE S'ADRESSE-T-IL PLUS A DES PROFESSIONNELS OU A DES PARTICULIERS ?
Je serais flattĂ©e si ça inspirait dĂ©jĂ des pros ! Au dĂ©part câest un site qui permet à tous, amateurs de design ou non, de flĂąner dans des ambiances, de repĂ©rer des objets, des talents, de se balader dans des univers, de dĂ©couvrir des tendances, des Ă©poques. A terme, je voudrais que goodmoods soit une source unique et ne livrer que des moods de pros, personnalitĂ©s inspirantes, designers, artistes, dĂ©corateurs, journalistes..Ect.
Y A-T-IL UN ARTISTE OU DESIGNER A QUI VOUS REVERIEZ DE CONFIER UN MOOD ?
A la crĂšme de la scĂšne Ă©lectro, rĂ©moise of course, Yuksek ou Brodinski pour ne citer quâeux !
Un mood câest une autre façon de faire un portrait, de dĂ©crire un univers à travers des objets qui comptent et jâadorerais prĂ©senter ces artistes dĂ©calĂ©s à travers ce prisme. Dans un autre genre, jâĂ©change depuis des mois avec les Dimore Studio, deux designers et dĂ©corateurs de gĂ©nie Ă Milan qui seraient partants pour me livrer leur mood, ce serait fabuleuxă!
VOUS ETES D'ORIGINE REMOISE, PENSEZ-VOUS QUE LE CHAMPAGNE ET LE DESIGN FASSE BON MENAGE ?
Le Champagne fait bon ménage avec tout sauf avec des flutes trop petites.
COMMENT DEFINIRIEZ-VOUS UN "MOOD" CONSACRE A LA CULTURE CHAMPENOISE ?
Le Champagne a beaucoup Ă©tĂ© une affaire de femmes exceptionnelles, qui ont crĂ©e ou dirigĂ© les grandes maisons dans les annĂ©es dâaprĂšs-guerre jusqu'Ă aujourdâhui. Jâimagine le mood dâun «Manoir de Lady» avec des canapĂ©s en velours vert, un immense tableau 18e, une cave Ă cigares, un seau à champagne vintage et des biscuits roses de Reims sur un prĂ©sentoir Ă©lĂ©gant ?
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www.GoodMoods.com
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Photo : Julia Rouzaud
Questions : JJ
#ART
Interview de HélÚne PARIS
Artiste Plasticienne
Publiée dans le Magazine PPDA N°01
Automne 2015
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VOUS AVEZ ETUDIE LE DESIGN A L'ESAD DE REIMS, EN QUOI VOUS DEFINIRIEZ-VOUS COMME DESIGNER ?
Designer non. Je n'ai pas Ă proprement parlĂ© travailler dans le design Ă la sortie de l'Ă©cole donc ça ne me semble pas appropriĂ©. En revanche, mĂȘme si il est toujours difficile de se coller une Ă©tiquette, je prĂ©fĂšre volontiers le terme - quelque peu dĂ©suet - de plasticienne. Il me semble plus juste et plus cohĂ©rent avec l'idĂ©e du travail Ă la fois plastique (le geste, la matiĂšre) et des arts plastiques en gĂ©nĂ©ral. Comme je ne me suis jamais limitĂ©e Ă une seule pratique, il me plait bien car il y a dans cet intitulĂ© quelque chose d'assez fourre-tout et je m'y sens moins Ă l'Ă©troit.
VOTRE PREMIERE EXPOSITION EN 2007, S'INTITULAIT "PERSO MOI JE". CELA FAISAIT-IL REFERENCE A L'EGO DE L'ARTISTE ?
Ce titre faisait rĂ©fĂ©rence Ă la topique freudienne bĂątie sur le triptyque ça, moi, surmoi. Freud dĂ©finit en effet trois instances prĂ©sentes en lâhomme, lesquelles rĂ©gissent ses comportements, Ă la fois conscients et inconscients. Cette exposition abordait des questions liĂ©es Ă l'identitĂ©. A la fois notre propre dualitĂ© mais aussi l'altĂ©ritĂ©, des notions qui m'intĂ©ressent beaucoup. Par ailleurs, il n'est pas faux que le produit du travail artistique est souvent une maniĂšre dĂ©tournĂ©e de parler de soi. L'artiste Ă ce luxe de pouvoir sublimer ses questionnements dans une production plastique qui les transcendent. Et effectivement il s'expose. Je crois que le travail artistique nous dĂ©voile. Alors oui, on pourrait voir les choses comment ça !Â
QUELLE DIFFERENCE FAITES-VOUS ENTRE L'ILLUSTRATION ET LE DESSIN CONTEMPORAIN ?
Par la force des choses j'ai tendance Ă distinguer mon travail d'illustration de celui du dessin. Illustrer c'est rĂ©pondre Ă des questions, dessiner c'est les poser. Ce sont deux approches trĂšs diffĂ©rentes, et Ă la fois complĂ©mentaires. Ces deux pratiques se nourrissent entre elles et se rĂ©pondent, elles avancent parallĂšlement. La contrainte de la commande permet de ne pas confiner son travail Ă une zone de confort ou Ă ses obsessions. Par ailleurs une autre grande diffĂ©rence rĂ©side dans la temporalitĂ©, une illustration doit ĂȘtre imaginĂ©e dans un dĂ©lai relativement court alors que je peux travailler des mois sur une sĂ©rie de dessins qui auront vocation Ă ĂȘtre exposĂ©s.Â
DANS VOTRE CAS LE DESSIN EST PAR DEFINITION LE PROJET FINI, ET NON L'OUTIL DE CREATION. COMMENT PROCEDEZ-VOUS ?
C'est difficile de rĂ©pondre car ce n'est pas un schĂ©ma rigide et immuable. Pour un rĂ©sulta abouti il y a malgrĂ© tout quelques croquis de principe. A partir de cette matiĂšre brute je passe Ă la rĂ©alisation du dessin. Ce travail prĂ©paratoire est nĂ©cessaire afin de dĂ©finir l'Ă©chelle ou la composition par exemple, voir si une idĂ©e fonctionne et si il se passe quelque chose. Je cours aprĂšs cette tension. Je cherche Ă rĂ©soudre une Ă©quation formelle ce qui rĂ©clame une forme de rigueur. Que les Ă©lĂ©ments qui composent un dessin se mettent Ă interagir entre eux et provoquer l'imaginaire. Mon but est toujours d'atteindre ce fragile Ă©quilibre. Parfois je peux tourner des heures autour d'une idĂ©e qui m'intĂ©resse, et l'ajout, la suppression ou la modification d'un dĂ©tail peut permettre de donner le ton alors que la minute prĂ©cĂ©dente il ne se passait absolument rien. Mais il m'arrive aussi d'avoir une approche plus instinctive, ĂȘtre dans le geste, accepter l'accident. Ma pratique du dessin qu'il soit d'illustration ou personnel est assez rĂ©cent finalement, je suis Ă au dĂ©but de l'exploration de cette pratique. J'ai parfois la sensation que je n'aurais jamais le temps de tout essayer ! Si mon travail de commande varie peu, dans le cadre de mon travail artistique chaque nouvelle sĂ©rie est l'occasion d'Ă©prouver de nouvelles mĂ©thodes, de nouvelles approches. Mais pour tout dire, je m'aperçois que j'ai assez peu de contrĂŽle. Je suis trĂšs soumise Ă ma production ce qui n'est pas pour me dĂ©plaire. Les choses arrivent quand elles doivent arriver. Une sĂ©rie aboutie est un doux mĂ©lange de travail, d'expĂ©rimentations, d'opportunitĂ©s, de rencontres, du contexte ou de mon Ă©tat personnel⊠et bien souvent une sĂ©rie terminĂ©e se trouve rĂ©duite Ă l'amorce de la suivante. La frustration est un puissant moteur.
L'HUMAIN PREND UNE PLACE TRES IMPORTANTE DANS VOS DESSINS. POURQUOI Y A-T-IL JAMAIS DE VISAGES REPRESENTES ?Â
Les personnages sont de moins en moins présents, ils tendent à s'effacer et dans "Non-lieu" ma derniÚre série présentée en septembre à Paris, on ne devine plus que la trace de la présence humaine. Néanmoins pour ceux encore visibles, ils n'ont effectivement jamais eu de visage. Il s'agissait de ne parler de personne en particulier. Je voulait que les personnage incarnent une situation, soit au service d'une idée plus qu'une personnalité. Or c'est précisément dans le visage que s'inscrit l'individualité. Il faut lire ces personnages au visage vide comme un composant bien plus métaphoriques que littéral.   LES MOTS SEMBLENT PARFOIS COMPLETER VOS DESSINS. LES TITRES SONT-ILS POUR VOUS UNE SOURCE D'INSPIRATION OU AU CONTRAIRE RESUMENT-T-ILS VOTRE PROJETS ?
J'aime les mots. J'aime jouer avec eux et donner de la perspective Ă un dessin. Non pas donner toutes les clĂ©s mais ouvrir des pistes de rĂ©flexions. Je ne dirais pas que les mes titres rĂ©sument une sĂ©rie car ce serait rĂ©ducteur. Je ne souhaite pas enfermer le dessin, je vois ça comme un Ă©lĂ©ment complĂ©mentaire au mĂȘme titre qu'une masse, qu'une forme. Je ne veux pas dissocier dessin et Ă©criture.  VOUS AVIEZ REALISE UN DES BARS EPHEMERES POUR LE CENTRE ST-EX ET UNE INSTALLATION DE TUILES INVERSEES POUR LA MAISON VIDE A CRUGNY EN 2010. AVEZ VOUS DEJA PENSE A TRAVAILLER SUR D'AUTRES PROJETS D'ESPACES OU EN 3D, A PARTIR DE VOS DESSINS ?
Effectivement, Je n'ai pas toujours dessinĂ©. Il y a encore quelques annĂ©es la majeure partie de mon travail artistique se composait d'installations. J'avais une vraie prĂ©dilection pour des matĂ©riaux domestiques comme le textile ou le feutre. Etait dĂ©jĂ perceptible un gout prononcĂ© pour la forme, la rĂ©currence, le motif mais le dessin mĂȘme si il a toujours Ă©tĂ© prĂ©sent Ă©tait nettement minoritaire. Il a pris une plus grande place ces 4 derniĂšres annĂ©es, et mĂȘme si j'ai la sensation d'avoir encore Ă©normĂ©ment de pistes Ă explorer, pour des raisons de diversification, j'aimerais revenir Ă d'autres mĂ©diums et notamment travailler le volume. J'ai des envies qui vont dans ce sens, des projets en tĂȘte. ça reviendra. Le projet "Marie couchez-vous lĂ !" prĂ©sentĂ© en mars 2015 m'a dĂ©jĂ permis de rĂ©investir l'idĂ©e au dĂ©triment du geste, j'avais notamment fait rĂ©aliser une piĂšce qui Ă©tait une toile de coton brodĂ©e.
 PARMI VOS RECENTS PROJETS, ON RETROUVE DES MOTIFS GEOMETRIQUES EN REPETITION. NE S'AGIT-IL PAS SORTE DE PIED DE NEZ A LA PRODUCTION NUMERIQUE ?
C'est assez juste. La sĂ©rie "A l'Ă©cart du visible" Ă laquelle vous faites rĂ©fĂ©rence, exposĂ©e en juin Ă la galerie 3Ăšme ParallĂšle Ă Paris, jouait sur cette confusion. De prime abord on n'imagine pas que ces dessins sont rĂ©alisĂ©s Ă la main. J'ai toujours eu l'obsession de la forme rĂ©pĂ©tĂ©e et j'ai eu envie de pousser ce rapport au motif Ă quelque chose de physique, confronter le mouvement Ă la surface de la feuille. Le geste devient mĂ©canique, le temps se distend. Je me suis immergĂ©e dans une confrontation existentielle du corps, avec la forme, lâespace et le temps. J'ai eu besoin d'Ă©prouver physiquement le dessin par des gestes mĂ©thodiques presque douloureux afin de vĂ©ritablement produire, de devenir le mĂ©dium. Ces gestes prĂ©cis et rigoureux forment un rituel ou la concentration est essentielle. Cela devient presque mĂ©ditatif, puis j'oublie ce que je fais et c'est Ă cet instant qu'un accident peut arriver. Celui-lĂ mĂȘme qui fait toute la diffĂ©rence entre une production numĂ©rique et humaine.  POURQUOI TRAVAILLEZ-VOUS PRINCIPALEMENT EN NOIR ET BLANC ?
C'est vrai que je n'utilise quasiment pas la couleur. Je dessine Ă l'encre de chine, au rotring. J'aime le noir profondĂ©ment, qu'il soit uniquement dans la finesse dâun trait solitaire ou la densitĂ© d'une masse. Il y a dĂ©jĂ tant Ă dire et Ă montrer avec le noir. Il offre une palette qui se dĂ©cline en gris plus ou moins prononcĂ©s composĂ©s de diffĂ©rentes variations du trait. J'ai tendance Ă penser qu'un dessin uniquement en palette de noir et de gris oblige le spectateur Ă le regarder vraiment. Je dis souvent qu'il y aura de la couleur dans mon travail le jour oĂč je me mettrais Ă la peinture.
UNE SERIE S'INTITULE "ASSOCIATION D'IDEES PAS TRES CLAIRES". QUELLE EST LA PART D'ABSURDE DANS VOTRE DEMARCHE? ET COMMENT LA DEFINIRIEZ-VOUS ?
Le monde est absurde. A travers une approche qui peut sembler légÚre et humoristique il y a un travail nourri de questions existentielles. La part narrative est essentielle, semer le trouble en racontant des histoires. J'apprécie par ailleurs de me retrouver embarquée par mon propre dessin, sortir du sérieux, que le résultat me fasse sourire. j'ai le sentiment que l'absurdité offre un accÚs immédiat qui pousse celui qui le regarde à vouloir comprendre, il se trouve directement mobilisé.
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www.HeleneParis.fr
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Photo : HélÚne Paris
Question : JJ
P P D A
COUVERTURE PILOTEÂ
MANUFACTURE PASCAL - LâESCAUT - GMTW - MAISON JAUNE
NUMĂRO #00
Disponible sur PPDA.FR
#DESIGNÂ
Interview de l'Agence LâESCAUTÂ
Architectes du projet Le Cellier
~Â
  DURANT SA REALISATION LE PROJET A EU DIFFERENTS NOMS ALLANT DU "LIEU COMMUN" (EN REFERENCE A SON PROGRAMME) POUR FINALEMENT DEVENIR "LE CELLIER" (EN REFERENCE A SON HISTOIRE). CELA A-T-IL EU UNE INCIDENCE SUR VOTRE CONCEPTION DU PROJET?Â
Le nom « le Cellier », choisi par les rĂ©mois sur concours dâidĂ©es, est apparu alors que le chantier Ă©tait dĂ©jĂ bien avancĂ©. Lâincidence de ce changement de nom fut donc trĂšs limitĂ©e. Pour ce projet, il sâagissait quoi quâil arrive de rendre hommage au passĂ© du site, quel que soit le nom adoptĂ©. Le nom prĂ©cĂ©dent « Lieu commun », Ă comprendre non pas dans son sens pĂ©joratif, mais bien comme « lieu de la communautĂ© » laissait deviner la volontĂ© de favoriser  la rencontre des diffĂ©rents utilisateurs du bĂątiment : public, artistes, personnel. VolontĂ© traduite architecturalement par le positionnement du foyer public Ă la croisĂ©e des chemins et au beau milieu des diffĂ©rents espaces qui composent le Cellier.  Â
CETTE FAĂADE CLASSEE STYLE ART DECO EST A L'OPPOSE DE CE QU'ELLE CACHE, UNE FRICHE INDUSTRIELLE ET AGRICOLE. COMMENT AVEZ-VOUS CHOISI DE TRAITER CE PARADOXE ?
Le classement de la façade Art-DĂ©co nous obligeait, de fait, Ă nous concentrer sur lâintĂ©rieur du bĂątiment. Si paradoxe existe, câest certainement dâavoir choisi de rĂ©pondre Ă la friche⊠par la friche !  InfluencĂ©s en effet par dâautres sites basĂ©s sur le modĂšle de la friche artistique, comme le Lieu Unique Ă Nantes ou le palais de Tokyo Ă paris, lâesprit du projet Ă©tait ici de conserver et laisser visible un maximum des matĂ©riaux existants, de mĂȘme que les traces laissĂ©es par la rĂ©habilitation. Par exemple, dans la cage dâescalier menant au sous-sol et aux salles dâexpo, les visiteurs peuvent apercevoir lâĂ©paisseur de cette partie de voĂ»te dĂ©molie pour mĂ©nager un passage. Dans la mĂȘme logique, Les techniques, câest les chemins de cĂąbles, gaines de ventilation, etc. sont laissĂ©s apparents, volontairement. Â
POURRIEZ-VOUS NOUS EXPLIQUER COMMENT S'ORGANISE LA PROGRAMMATION DE CE NOUVEAU LIEU CULTUREL REMOIS?Â
La programmation sâarticule autour de 4 grandes entitĂ©s :
âą Lâespace dâexposition, qui accueille jusquâau 14 juin, en guise dâĂ©vĂšnement inaugural, une exposition rĂ©trospective sur le travail de Georges Rousse
⹠La Salle jean Pierre-Miquel, destinée à la diffusion de spectacles vivants de compagnies professionnelles.
âą Lâassociation culturelle Nova Villa, rĂ©sidente permanente du lieu, proposera des Ă©vĂšnements tout au long de lâannĂ©e Ă destination du jeune public et des familles, et y organisera notamment le festival MĂ©liâmĂŽme.
âą Les Ateliers de la Culture et du Patrimoine, transfĂ©rĂ©s au Cellier.  Â
COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS CE TRAITEMENT PRESQUE MINIMAL DANS LE CHOIX DES COULEURS PAR LE NOIR ET BLANC ET DES MATĂRIAUX BOIS SAPIN & LAITON?Â
Nous ne sommes pas particuliĂšrement des adeptes du minimalisme en architecture, ou alors câest en essayant toujours de respecter lâadage « un minimum de moyens pour un maximum dâeffet ». Le bĂątiment existant faisant preuve dâune telle richesse et dâune telle hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© de matĂ©riaux que nous souhaitions harmoniser lâensemble sans les faire disparaĂźtre : câest le blanc. Le noir est prĂ©sent dans les salles de spectacle parce que la fonction de ces derniĂšres lâimpose. Le bois a Ă©tĂ© choisi pour marquer tous les nouveaux cloisonnements ou doublages, de maniĂšre aussi lisible que possible. Câest aussi un matĂ©riau lĂ©ger qui contraste donc bien avec la massivitĂ© de lâexistant.Â
LE LAITON EST LA SEULE TOUCHE SINGULIĂRE ET EXCENTRIQUE DANS CE PROJET, N'Y A-T-IL PAS LA UNE RĂFĂRENCE AU CHAMPAGNE ?Â
On peut tout Ă fait y voir une rĂ©fĂ©rence au champagne ! La singularitĂ© de ce matĂ©riau est avant tout un moyen de mettre en valeur des Ă©lĂ©ments singuliers et significatifs du projet : un mur courbe qui cache un magnifique escalier Ă vis qui descend dans les profondeurs des caves, les extrĂ©mitĂ©s des caves, qui sâĂ©tendent potentiellement Ă lâinfini, et⊠un mur magique. Â
POUVEZ-VOUS NOUS EXPLIQUER CE QU'EST LE MUR MAGIQUE DU FOYER?Â
Câest un mur pouvant sâouvrir en pivotant. En sâouvrant, il permet au public dâaccĂ©der Ă lâensemble du bĂątiment, du moins les parties accessibles au public. En position refermĂ©e, le bĂątiment peut fonctionner en mode spectacle, avec uniquement la salle de diffusion (nommĂ©e  par la mairie salle Jean-Pierre Miquel), le hall et le guichet.Â
N'Y A-T-IL PAS UNE FRUSTRATION DE TRAVAILLER SUR UN BATIMENT AVEUGLE ? QUI DE PLUS EST INTOUCHABLE EN RAISON DE SON CLASSEMENT AU PATRIMOINE HISTORIQUE?Â
Il sâagit surtout dâun projet introverti, notamment du fait de sa position engoncĂ©e dans un Ăźlot urbain dense, et il faut considĂ©rer que lâespace public se dĂ©ploie en intĂ©rieur. Mais il nâest pas aveugle pour autant, car tous les locaux, Ă lâexception de la grande salle de spectacle et des caves, ont une ouverture. Et mĂȘme la façade classĂ©e, dâapparence aveugle, pourra sâouvrir via sa porte monumentale et interagir avec lâintĂ©rieur du bĂątiment, Ă lâoccasion de festivals, avec un lâancien quai de chargement qui devient une scĂšne Ă ciel ouvert, tournĂ©e vers la rue. Â
ON A TENDANCE A CROIRE QUE LA RICHESSE DE CE BATIMENT TIENT DANS SA FAĂADE, TOUTEFOIS ON REALISE DANS VOTRE PROJET QUE LE VERITABLE ATOUT DE CET EDIFICE SONT LES CAVES. POUVEZ-VOUS NOUS EXPLIQUER COMMENT VOUS LES AVEZ EXPLOITEES AU MAXIMUM?
Lorsque lâon est face Ă la façade monumentale, il faut imaginer que lâon aperçoit seulement la moitiĂ© supĂ©rieure du bĂątiment. En effet celui-ci se dĂ©veloppe en sous-sol sur trois niveaux de caves, jusquâĂ 12m de profondeur, qui est plus ou moins le niveau de la nappe phrĂ©atique. Il y avait bien Ă©videmment lâenvie dâamener le public Ă explorer ce sous-sol. Dâautant plus que celui-ci est porteur dâune histoire et vĂ©hicule un certain imaginaire, car ces caves ne sont pas limitĂ©es Ă lâemprise du bĂątiment, et font partie dâun rĂ©seau plus ample. La rĂšglementation ne permet pas de faire descendre le public au-delĂ du premier niveau de caves, pour des questions de sĂ©curitĂ©. La vocation premiĂšre des caves liĂ©e Ă la conservation du champagne  -savoir garantir une tempĂ©rature quasi constante - a donc Ă©tĂ© mise Ă profit pour les deux niveaux infĂ©rieurs. Le volume de ces derniers est intĂ©gralement utilisĂ© pour la mise en place dâun systĂšme de free-cooling, qui, en utilisant la diffĂ©rence de tempĂ©rature de lâair extĂ©rieur et de lâair intĂ©rieur, permet dâĂ©conomiser lâĂ©nergie nĂ©cessaire au refroidissement et au chauffage du bĂątiment. Â
DANS UN CONTEXTE ECONOMIQUE DIFFICILE, LES EQUIPEMENTS CULTURELS SE FONT DE PLUS EN PLUS RARES. COMMENT DEFINISSEZ-VOUS LE ROLE D'UN TEL PROGRAMME DE NOS JOURS ?
Nous prĂ©fĂ©rons en rĂ©fĂ©rer Ă un contexte politique plutĂŽt quâĂ©conomique, car la rĂ©fĂ©rence Ă un contexte Ă©conomique est une maniĂšre de prĂ©senter les diminutions actuelles des investissements dans la culture comme une fatalitĂ© incontournable, alors quâils sont le fruit dâune vision politique structurĂ©e. Nous dĂ©veloppons depuis nos premiers projets une esthĂ©tique de lâobjet trouvĂ©, du matĂ©riau brut, de la nuditĂ©. ProsaĂŻquement, câest une maniĂšre de rĂ©duire les budgets et de permettre la rĂ©alisation dâoutils ambitieux avec moins de moyens, mais cette posture renvoie aussi Ă des enjeux symboliques plus larges, liĂ©s Ă lâimage que gĂ©nĂšre une sociĂ©tĂ© dans ses infrastructures publiques. Sâagit-il dâune figure institutionnelle lissĂ©e, protocolaire, destinĂ©e Ă induire le respect, ou lâinstitution peut-elle muter dans dâautres formalisations plus improbables, plus contextualisĂ©es, plus permĂ©ables Ă lâappropriation ? Ces questions concernent les modes de gestion des institutions publiques, autant que lâorganisation et lâesthĂ©tique des espaces architecturaux quâils occupent. Le premier moteur de la culture nâest pas lâargent mais les pulsions crĂ©atives qui nous habitent tous. Ces temps ne sont peut-ĂȘtre pas ceux de lâappauvrissement de la culture, mais de son retour Ă des formes plus diffuses, plus localisĂ©es, moins confinĂ©es au seul milieu de lâart. Les friches artistiques se sont inscrites dans cette dynamique. Ce programme nâen est pas une Ă proprement parler, mais vu son Ă©chelle et sa configuration, il est un reflet de ce mouvement. Â
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www.escaut.org
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PubliĂ©e dans le Magazine PEEL N°03 Â
Mai / Jun 2015 Â
Photo : François Lichtlé
Texte : Julien Jacquot
#PORTRAIT
Rencontre avec Razmo
Le loup blanc des soirées rémoises
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NOM ?
Maxime Ducrot Alias RAZMO.
PROFESSION ?
Organisateur  d'événements culturels.
DEPUIS ?
6 ou 7 ans.
OU ?
Reims.
PLUS BEAU SOUVENIR ?
Ma rencontre avec Jack Lang en 2012 ou un apéro avec Raphaël Mezrahi.
VOTRE RĂVE ?Â
Une carriÚre cinématographique.
UNE PASSION ? La fréquentation des PMU. ~
Pour âLâUnconnu du Moisâ
Publié dans le Magazine PEEL N°03
Mai / Jun 2015
Photo & Texte : Julien Jacquot
#ART
Interview de Gabriel-Marie Farey aka GMTW
Pour son projet de voyage âTout va bienâ
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ON RETROUVE UNE NETTE INFLUENCE DU STREET ART ET DU RAP DANS VOTRE PARCOURS, QUELLES SONT VOS INFLUENCES DANS CE DOMAINE ?
Si je me rĂ©fĂšre Ă la premiĂšre occurrence de google, je trouve Art Urbain via wikipĂ©dia. Je ne sais pas si je peux mâinscrire encore dans cette case. Ok, pour le sticker qui reste un jeu pour moi (et le meilleur moyen de vous procurer une de mes images), mais le reste ne me qualifie plus. Je travaille essentiellement sur des principes dâinstallation, dâĂ©chelle, dâensemble ou de sĂ©rie, et sur des formes « thĂ©oriques » de motifs et/ou de leurs assemblages. BriĂšvement, mes influences pourraient ĂȘtre 123K, Archigram, wk interact, Barry McGee⊠Le rap et globalement la culture Hip-Hop jusquâĂ 2005 mâont intĂ©ressĂ©s. Mais je ne produis plus dâimage pour personne.  âš
L'ARCHITECTURE ET SON CONTEXTE URBAIN SEMBLENT ETRE PARTIES PRENANTES DANS VOTRE TRAVAIL? NOTAMMENT A TRAVERS VOTRE SLOGAN âSUPPORT MY Â HOODâ.
Oui, effectivement, lâarchitecture et son contexte urbain sont omniprĂ©sents dans mon travail. Mon point de dĂ©part est la dĂ©couverte par le biais de la « balade » de lâespace avoisinant. A pied, en vĂ©lo, en mĂ©tro, en fonction des moyens du bord⊠tous sont bons, tant quâon peut sâarrĂȘter, observer, prendre des notes, photographier.  Historiquement, je me suis intĂ©ressĂ© aux sujets que ne bougeaient pas. (via la photographie). CâĂ©tait plus simple et ça mâa permis de rĂ©flĂ©chir trĂšs rapidement Ă lâorganisation du cadre et sa composition. Depuis quelques temps, jâutilise goggle street view comme un outils de repĂ©rage et balade numĂ©rique. Câest pratique. Jâaime la contrainte que ça amĂšne en forçant le cadre de vue. Lâarchitecture est finalement une base de donnĂ©e de motif graphique selon moi. Je transforme dâores et dĂ©jĂ ce que je vois en rĂ©alitĂ© graphique, se composant de forme, de trame et de zone pleine/vide. «Support my hood » englobe tout, comme dans une zone, oĂč on y  retrouve, Ă la fois le dur « construit » et le mou « vivant », les formes et les structures, les bases ancrĂ©es, et les flux, sa population et ses sens propres.  âš
POUVEZ-VOUS NOUS PRĂSENTER VOTRE PROCHAIN PROJET? Â
Jâai une rĂ©sidence programmĂ©e en Lituanie Ă Nida, sur les mois de Juin/Juillet de cette annĂ©e. Jâai dĂ©cidĂ©, pour plus dâautonomie, de dĂ©couverte, dâĂ©change et de sortir de ma zone de confort, de mây rendre en vĂ©lo, plus prĂ©cisĂ©ment en vĂ©lo cargo. Câest un projet « poupĂ©e russe », avec un tronc quâest cette rĂ©sidence et le reste : le voyage, projet soutenu par la Bourse de la Ville de Reims 2015 et le SUAC et les projets satellites autour du voyage (travail sur les DATA, carnet de voyageâŠ). ParallĂšlement, je participe Ă une exposition collective sur Lille, Ă la Maison Folie de Moulins, sur des questions autour du territoire du quartier et de sa population qui sera exposĂ© du 21 mai au 7 juillet.âš Â
âš
COMMENT AVEZ-VOUS ĂTABLI VOTRE PARCOURS POUR CE PERIPLE?
Avec les outils qui existent et que jâutilise dĂ©jĂ , des applications pour tracer des itinĂ©raires, et google street view pour contrĂŽler certains passages. Par exemple, sur la zone allemande que je vais traverser, il nây a que les villes qui sont disponibles en street view⊠Jâai 10 jours pour y aller, avec 24 heures off Ă Hamburg. Je monte par la Belgique, puis traverse la Hollande, pour continuer en Allemagne, oĂč jâirais chercher un ferry Ă Kiel (DE). ArrivĂ© Ă Klapeida (LT), je redescendrai sur Nida (pleine Ouest).  âš
Y A-T-IL UNE CULTURE ARTISTIQUE PARTICULIĂRE LIĂE AU VĂLO? âš
Une culture artistique, spĂ©cifiquement liĂ© au vĂ©lo, je ne sais pas ⊠certains artistes travaillent sur la pratique de la marche, du dĂ©placement.  âš
COMMENT EXPLIQUEZ VOUS CETTE NOUVELLE MODE DU VELO, DU FIXIE ET DU VĂLO EN GĂNĂRAL, LONGTEMPS RESERVE AU TROISIĂME AGE ?
âš Câest cyclique. Le pignon fixe Ă toujours existĂ©, le fixie en est sa mode. Certains rentrent dans le vĂ©lo grĂące à ça, dâautre sây arrĂȘteront Ă cause de ça. Câest trĂšs simple par sa forme, mais trĂšs pointu dans son matĂ©riel et physiquement difficile. Si on passe les frontiĂšres, on constate quâil y a une vraie culture vĂ©lo et quâelle touche toutes les catĂ©gories sociaux-culturelles. Câest une culture riche et subtile.   âš
EN QUOI LE VĂLO EST-IL PLUS UN OUTIL DE CRĂATION QU'UN AUTRE MODE DE TRANSPORT ?
âš Câest le juste milieu entre dĂ©placement et dĂ©couverte. Si vous avez 24 heures dans une ville que vous ne connaissez pas, vous verrez plus de chose en vous dĂ©plaçant en vĂ©lo quâen transport en commun ou quâĂ pied. Câest simplement efficace. En cela, câest un outil au mĂȘme titre quâun appareil photo ou quâun ordinateur. âš Â
AVEZ-VOUS UN OBJECTIF DE PRODUCTION PARTICULIER POUR CE VOYAGE ? UN CARNET DE ROUTE, UN LIVRE, UNE EXPOSITION ?
Oui, je ne connais pas encore la forme. Mais en piĂšce satellite, je travaillerai avec Nicolas Canot sur mes datas et avec le laboratoire de recherche URCA Gegenaa qui travaille sur la cartographie. Je suis en lien avec le service de la culture et du patrimoine de Reims pour une exposition, projet liĂ© Ă la Bourse de la Ville 2015, ainsi quâavec le SUAC URCA, pour une exposition Ă mon retour. Il y aura Ă©galement du direct et simple avec mon instagram GMTWARIE avec les hashtag : #nida #lt #toutvabien #ultraroad #cargobike. Â
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www.gmtw.fr
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Publiée dans le Magazine PEEL N°03
MaI / Jun 2015
Photo : Gmtw
Texte : Julien Jacquot
#DESIGN
Interview de Margot et Camille Pascal
Créatrices de la marque Manufacture Pascal
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COMMENT LâIDĂE DâUN TEL PROJET VOUS EST-ELLE VENUE ?
Une trĂšs forte envie de travailler ensemble et un indescriptible besoin de travailler le cuir. Son odeur son touchĂ©. Nous nous sommes intĂ©ressĂ©es aux traitements, aux qualitĂ©s, Ă la façon, Ă la technique. Les possibilitĂ©s sont infinies câest une matiĂšre vraiment passionnante. (MĂȘme si le plastique câest fantastique). Et puis Ă©tant toutes les deux mamans de deux garçons montĂ©s sur ressors, nous avons eu lâidĂ©e de sacs SOLIDES, des sacs âboucliersâ pour contenir nos vies et nous aider nous femmes libĂ©rĂ©es Ă vivre nos aventures urbaines. Habitant Ă Brooklyn, impossible de faire autrement que de se mettre Ă son compte pour faire parties de ce tourbillon crĂ©atif. Et puis ayant toutes les deux trente ans et +, nous nous sommes dit âitâs now or neverâ, comme disait Elvis. Â
SI VOUS AVEZ GRANDI DANS LES MĂMES VILLES, VOS PARCOURS SONT TOUTEFOIS TRĂS DIFFĂRENTS. DE QUELLE MANIĂRE TRAVAILLEZ-VOUS ENSEMBLE ?
Nous sommes trĂšs complĂ©mentaires, câest clichĂ© mais vrai, plus on avance plus on sâen rend compte. Camille est crĂ©atrice de mode, a travaille pour des grands designers parisiens, donc trĂšs axĂ©e sur le dĂ©veloppement du produit. Margot travaillait dans le monde merveilleux du Champagne en marketing et communication. Mais mĂ©mĂ© si nous avons chacune nos expertises, on fini toujours par tout faire ensemble. On se redĂ©couvre et franchement câest plutĂŽt sympa de bosser en famille, pour lâinstant⊠Â
QU'Y A-T-IL DE DIFFĂRENT DANS LE FAIT DE TRAVAILLER AVEC SA SĆUR ?
Tes pauses dĂ©jeuners sont tout de suite beaucoup plus sympas. Et quand ça chauffe un peu on se dit les choses rapidement, on est business partners mais on est sĆurs avant tout. On sâĂ©coute et une envie commune de voir chacune rĂ©ussir. Â
QUI SERAIT, SELON VOUS, LA PERSONNALITĂ FĂMININE LA PLUS REPRĂSENTATIVE DE VOTRE MARQUE ?
La marque a une double face, aventuriĂšre avec une note fĂ©minine, donc ça serait la fille cachĂ©e dâIndiana Jones et dâInĂšs de la Fressange. Â
DES ARTISTES OU DESIGNERS VOUS ONT-ILS INSPIRE INDIRECTEMENT DANS VOTRE TRAVAIL ?
Câest avant tout une histoire de famille. Tout le monde est plus ou moins impliquĂ© (les personnalitĂ©s se rĂ©vĂšlent attention!). Nous avons Ă©tĂ© inspirĂ©es par le fondateur de Manufacture Pascal (1854), notre arriĂšre arriĂšre grand pĂšre Louis Xavier Pascal qui a envoyĂ© trois de ses fils en Nouvelle ZĂ©lande (trois fils sur onzeâŠ) Ă la recherche des plus beaux textiles, de cuir et toile de jute. Les trois frĂšres ont finalement dĂ©cidĂ© de rester sur place et de travailler avec les communautĂ©s locales et les Maoris. Ils ont par la suite commencĂ© leur propre Ă©levage de moutons et de chevaux de course en 1900. La premiĂšre collection est un hommage Ă ces hommes et chaque sac porte le nom de leurs meilleurs chevaux de course. Aujourdâhui lâhistoire continue avec deux sĆurs, a Brooklyn.  Â
VOUS ĂTES PLUS SAC DE BERNADETTE CHIRAC OU DE CELUI DE MARIE POPPINS ?
Tellement Marie Poppins avec une pincĂ©e de Bonnie Parker.  Â
COMMENT JUGE-T-ON UNE FEMME SELON SON CHOIX DE SAC A MAIN?Â
Il nây a plus vraiment de rĂšgles aujourdâhui, une femme qui sâassume cela se voit tout de suite, elle porte des Stan Smith avec un sac Celine, des talons aiguilles avec un sac besace, câest le clash des genres. Il faut se faire plaisir et se faire confiance avant tout. Ce qui est louche câest une femme sans sac. Â
VOUS ĂTES ENTOURĂES DE GARĂONS DANS VOTRE FAMILLE. QUE PENSEZ-VOUS DES HOMMES QUI PORTENT DES SACS A MAIN ?
On aime les hommes qui portent des chaussettes Ă pois et des chaussures vernies, qui Ă©coutent les Doors, qui jouent a la pĂ©tanque en buvant un pastis, qui babysittent nos enfants quand on sort entre filles pour boire nos martinis, qui assument haut et fort leur jolie banane en cuir!  Â
LE VOYAGE SEMBLE PARTIE INTĂGRANTE DANS VOTRE PROCESSUS DE CRĂATION. QUEL PAYS OU QUEL VOYAGE VOUS A LE PLUS MARQUĂE?
Câest une question piĂšge. Chaque voyage nous inspire pour diffĂ©rentes raisons. Le Kenya pour ses saveurs et ses sourires, le Japon pour ses lignes impeccables et ses nippons, la PolynĂ©sie pour ses Tahitiens tatouĂ©s sur les fesses, le Mexique pour ses pierres ancestrales et ses jalapenos. Pour Margot, lâArgentine a Ă©tĂ© lâun des plus marquant, ses vins, ses hommes, ses accents, ses alfajoles au dulce de leche, ses viandes, sa culture latino-europeene, mais surtout cet accueil si franc. Pour Camille, câest lâInde, elle nâoubliera pas ses ablutions dans le Gange, lâanarchie des routes, les bĂ©bĂ©s aux yeux maquillĂ©s, le bonheur des gens, les couleurs, les couleurs, les couleurs, les contrastes. Â
POURQUOI AVEZ VOUS CHOISI DE TRAVAILLER AVEC LE CUIR ?
Un dĂ©fi. Des souvenirs dâenfance, un Papa qui monte Ă cheval, une maman ultra coquette. Une envie furieuse dâavoir du cuir entre les mains et dâen faire un produit dont nous rĂȘvions.Â
AURIEZ VOUS PENSE CRĂER LA MĂME MARQUE DE SAC EN FRANCE?
Pour le moment non, notre but est de travailler localement avec ces artisans qui sont fantastiques. Â Â Â
VOUS AVEZ VĂCU ET VOYAGE DANS DE NOMBREUSES VILLES DANS LE MONDE, AVEC UN LONG PASSAGE A REIMS; QUELLE IMAGE OU ANECDOTE GARDERIEZ DE CETTE VILLE ? QUELLE Y SERAIT VOTRE MADELEINE DE PROUST ?Â
Reims câest la ville de nos premiers amours, donc nous avons pas mal de madeleines dans nos sacs. Lâune dâentre nous a dâailleurs Ă©pousĂ© sa madeleine rĂ©moise. Reims câest surtout nos annĂ©es collĂšges Ă Jean XXIII, les huitres du Boulingrin, les skateurs de la Joke and Ride team, la place LĂ©on Bourgeois. Et quelques bouteilles de champagne dans le jardin de lâHĂŽtel du Marc. Â
QUEL TYPE DE SAC CORRESPONDRAIT LE PLUS A LA RĂMOISE?
La rĂ©moise a besoin de lâindispensable Mascotte. Un sac assez grand pour tenir son ordinateur, une bouteille de Champagne et sa revue Peel.
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 www.manufacturepascal.com
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Publiée dans le Magazine PEEL N°02
Mar / Avr 2015
Photo : Ibena & Tanya Posterntâs
Texte : Julien Jacquot
#DESIGN
Interview d'Elodie & Julien Régnier
Créateurs de Maison Jaune Design
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COMMENT EN ĂTES-VOUS ARRIVĂS A FAIRE CE MĂTIER ?
Nous avons toujours été passionnés par les objets, l'architecture d'intérieure. Nous nous sommes vite aperçus que nous pouvions travailler ensemble. Cette passion nous en avons fait notre métier. Nos parcours sont différents,mais nous avons créé Maison Jaune avec ces différences et une belle connivence créative. Maison Jaune est avant tout l'histoire d'une rencontre. Paris et Saint-Ouen étaient une évidence, tout en restant à Reims pour élever nos enfants.
COMMENT PROCĂDEZ-VOUS POUR LA RECHERCHE DE VOS MOBILIERS ?
Nous parcourons les capitales europĂ©ennes afin de trouver des idĂ©es. Nous aimons faire des rencontres ĂȘtre surpris par une Ă©motion. Notre quĂȘte d'objets insolites ne connait pas de limites. (si ce n'est financiĂšre...)
QUELLE EST LA SPĂCIFICITĂS DE LA MAISON JAUNE?
Notre travail se concentre sur le design du XX Úme siÚcle. Nous regardons les objets pour ce qu'il dégage, pour l'atmosphÚre qu'il crée. Nos clients sont trÚs exigeants. Nous leur présentons des piÚces sensibles. L'idée est de créer une émotion forte entre un objet et une personne, une rencontre.
QUEL EST VOTRE AVIS SUR LES COPIES DE MEUBLES ?
Nous revendiquons la crĂ©ation, alors les copies sont pour nous une forme de pollution.Â
FAUT-IL AVOIR BON GOUT DANS VOTRE MĂTIER ?
L'excentricitĂ© peut-ĂȘtre une forme de mauvais goĂ»t et avoir beaucoup de succĂšs. Donc nous ne pouvons pas rĂ©pondre Ă cette question, sans un peu d'ironie. Maison Jaune a la chance de travailler avec quelques grandes maisons de luxe qui reprĂ©sentent pour nous une certaine dĂ©finition du bon goĂ»t. D'ailleurs nos clients  interprĂštent parfois mieux que nous nos propres choix.Â
QUELS SONT VOS OBJETS FĂTICHES ?
Pas d'objet fétiche. Nous ne sommes pas collectionneurs. Mais nous aimons associer des objets des couleurs et des formes afin de créer une atmosphÚre érudite et chaleureuse. C'est intéressant de rendre visible un objet, de le faire restaurer et de le proposer pour un autre lieu, afin de le mettre en lumiÚre.
QUE FAUDRAIT-IL POUR QUE LES HALLES DE BOULINGRIN DEVIENNENT LE MARCHE PAUL BERT ?
Il serait difficile d'imaginer cette activitĂ© dans une ville comme Reims, car le marchĂ© des puces est le plus grand rassemblement d'antiquaires au monde. Les Halles sont avant tout notre marchĂ©, un lieu de rencontre. Le quartier du Boulingrin est devenu un endroit magique ,trĂšs convivial entre commerces de bouche et Restaurateurs.Â
QUELLE EST LA QUESTION LA PLUS COURANTE POSĂE PAR LES PROFESSIONNELS ?
Les professionnels nous demandent toujours comment fait-on pour trouver nos objets, ...mais il faut garder une part de mystĂšre.  ET PAR LES BADAUDS ? « C'est oĂč la Cocotte ? » Notre boutique se trouve proche du nouveau restaurant de Philippe Starck « La Cocotte » Tous les nouveaux venus au marchĂ© aux puces nous posent cette question.Â
QUEL EST LE PLUS DIFFICILE DANS VOTRE MĂTIER, L'ART DES AFFAIRES OU L'AFFAIRE DES ARTS ?
Nous créons des atmosphÚres qui peuvent rencontrer des accueils différents. Mais nous avons la chance de pouvoir nous exprimer. Le monde des affaires et le monde des arts sont aujourd'hui trÚs liés ce qui crée de nouvelles rencontres.
QUELLE EST LA PIĂCE QUE VOUS REGRETTEZ LE PLUS D'AVOIR VENDUE ?
Sortir un objet de son contexte pour le placer dans une scénographie est toujours un défi et un acte engagé, donc pas de regret mais plutÎt le souvenir de belles rencontres.
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www.maisonjaunedesign.com
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Publiée dans le Magazine PEEL N°01
Jan / Fev 2015
Photo : Maison Jaune Design
Texte : Julien Jacquot
#PORTRAIT
Rencontre avec Auguste
Mascotte de lâĂ©quipe de foot du Stade de Reims.
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NOM ?
Sébastien CANARD
PROFESSION ?
Je suis Facteur.
DEPUIS ?
Câest ma troisiĂšme saison.
COMMENT ?
Il cherchait une mascotte, et je me suis tout simplement présenté.
VOTRE PLUS BELLE RENCONTRE ?
Mon premier match pour la montée en ligue 1, contre Lens.
PLUS BEAU SOUVENIR ?
Le premier match en Ligue 1, contre Marseille.
DES PROJETS POUR AUGUSTE ?
Avoir une Femme et pourquoi pas un petit Lionceau.
AUTRE SPORT FAVORI ?
La course Ă Pied.
A QUEL POSTE AUGUSTE POURRAIT-IL JOUER ?
Avant Centre.
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Publié dans le Magazine PEEL N°01
Pour âLâUnconnu du Moisâ
Jan / Fev 2015
Photo & Texte : Julien Jacquot