Entreprises sans politique?
Depuis plusieurs années que je discute avec des entrepreneurs, je constate toujours les mêmes phénomènes.
D'un coté, de nombreuses personnes qui prennent tous les risques pour recevoir la récompense méritée à leurs efforts, en espérant améliorer leurs conditions.
De l'autres, la presse, l'administration, les politiques et les experts qui commentent toutes les incertitudes qui touchent ces domaines. Mais où sont les solutions? Celles qui réussissent et qui ont fait leurs preuves.
Il semble fatalement acquis que le monde des entreprises est une jungle impitoyable où le rêve devient plus souvent un cauchemar. On se croirait à cet époque dans laquelle la médecine tenait plus compte des superstitions et des marabouts. A la moindre sécheresse ou lors des inondations, on en appelait aux sacrifices. On parlait du châtiment divin qui réclamait son tribu. On n'anticipait pas et on ne cherchait pas à comprendre. Actuellement, on perd presque autant d'entreprises que d'enfants pendant le moyen-âge. A part ce que je propose (formation + soutien + accompagnement) avec la vision stratégique, personne ne peut faire le médecin généraliste. Vous ne trouvez que des spécialistes pour vous éclairer. Est ce qu'un dermatologue peut à lui seul expliquer toutes la maladies? Alors pourquoi un comptable le pourrait?
Pourtant depuis peu (en siècle) la médecine semble vouloir donner quelques signes favorables. On ne gère toujours pas les sécheresses. Et les bêtes sacrifiées sur l'hôtel du H1N1 et autres consœurs ne sont pas associées à des sortilèges. Quant aux inondations, j'aimerai dire que depuis qu'on a construit les digues tout va bien. Mais les dernières actualités de l'hivers me donneraient taure. Si on ne sait toujours pas corriger nos erreurs de gestion des catastrophes depuis les directives de Napoléon. On arrive quand même à les expliquer. Autoriser la construction d'habitation dans des zones inondables ... Ça finit par se voir!
Actuellement pour les entrepreneurs, la fiscalité semble être le cœur de tous nos problèmes. En fait de nombreuses sources de difficultés sont fréquemment dénoncées. Mais le débat journalistique qui mélange les exceptions avec une pseudo analyse de la situation, démontre souvent sa limite à nous montrer ce que les chercheurs constatent. Ces mêmes journalistes contraints à faire de l’audimat, doivent animer les sujets difficiles à comprendre de façon à ce qu'ils passent comme du divertissement. Rares sont donc les occasions d'écouter les chercheurs qui peuvent nous montrer le monde tel qu'il est. Même si ce qu'on voit ne nous plais pas. Même si ce n'est pas toujours facile à comprendre.
S'il est évident que les politiques ont un pouvoir sur la capacité des entreprises à mener leur activité avec plus ou moins de facilité. Il est de moins en moins évident qu'ils auraient la capacité à nous en convaincre.
Je vous renvoie ici au baromètre CEVIPOF sur la confiance des français dans les politiques que je citais dans ce poste.
On ne peut douter de la bonne volonté de la plupart d'entre eux. Mais les journalistes,  pris par cette facilité de simplifier les choses, présentent la situation avec peu de recule. A défaut de mieux, les entrepreneurs sont pessimistes sur l'avenir économique. On ne peut pas les blâmer.
Dominique Schnapper, qui fut membre du conseil constitutionnel de 2001 Ă 2010, directeur d'Ă©tudes Ă l'Ecole des Hautes Ă©tudes en sciences sociales, commente sur France Culture le thème de "la fin des dĂ©mocraties". Si comme 89% des français, j'accorde de moins en moins d'intĂ©rĂŞt Ă la chose politique. Il reste que je m'intĂ©resse Ă ce qui peut rĂ©ellement changer le monde des entreprises. Je ne fais donc pas une critique politique, mais plutĂ´t une critique technique au sens professionnel du terme.Â
Elle témoigne : "Le sort de la démocratie est entre les mains des démocrates." Comprendre, tous ceux qui sont pour ce système.
Elle explique qu'il faut avoir le sens du collectif parce qu'Ă long terme on le payera.
Mais comment se retrouver derrière une bannière politique quand année après année la situation se dégrade et que de président en élus locaux on entend les histoires de fraudes fiscales, faux emplois, attribution de chantiers publiques aux proches, promesses non tenues et autres. Dans le monde des entreprises, il n'est pas possible de tenir longtemps avec de tels comportements. Le niveau d'exigence étant beaucoup plus élevé, le dialogue de sourd augmente de creuser ce gap.
Il est vrai que de nombreuses "grandes entreprises sont fréquemment "épinglées" pour fraude fiscale, "pot de vin" sans modération, licenciement abusifs, plans sociaux non-justifiables.
"Bien représenté, je ne vois pas ce que c'est!" dit elle.
"Les représentants ne sont pas représentatifs. Pendant longtemps on votait pour des gens qui semblaient mieux que nous. Mais maintenant, on recherche une représentation plus démocratique. Le système politique est plus bloqué que dans les démocraties voisines puisque de nombreuses "couches" sociales n'accèdent pas aux fonctions politiques."
Collectivités locales : le grand gaspillage... par Challenges
Quand Pierre Gataz, président du MEDEF, propose un plan pour 2020 qui créerait 1 millions d'emplois, les ministres interviewés cherchent des engagements écrits au cas où çà ne marcherait pas.
On peut se demander alors : Qui a été élu avec la promesse de favoriser la création d'emploi ? A qui devrait on demandé des engagements écrits ? Comment justifier de tels freins à l'initiative ? Craindre les abus des patrons n'est il pas un aveux d'impuissance à gérer? Tout ça n'est pas rassurant!
En voyant ça, nos voisins d'Europe sont rassurés, eux. Si les politiciens français ne sont pas des challengers, des gagneurs qui prennent des "risques" (exemple la proposition des vrais créateurs d'emplois) pour voir la situation se redresser avec l'aide de la plus importante organisation d'entreprises de France, c'est que la menace "bleu blanc rouge" est toujours dans les cartons.
Les sociologues, les économistes et les chercheurs produisent rapports sur rapports pour inciter l'idée qu'un changement serait nécessaire maintenant.
On s'attendrait donc à voir quelque chose qui impressionne les chefs d'entreprises et les futurs entrepreneurs. On s'attendrait à voir nos "élus prendre la balle au rebond. Mais non!
En vérité, ces incompréhensions sont d'abord le fait d'une méconnaissance de la culture de milieu ou ce qu'on appelle la culture d'entreprise. Chaque groupe culturel possède son propre langage et ses propres représentations. Exemple :
pour une plante, c'est mortel
pour un animal, c'est déconcertant
pour un enfant, c'est la routine mais c'est difficile
pour une entreprise, c'est une énorme prise de risque qui demande un grand travail d'étude, un plan d'action et des moyens de mesures pour aboutir à des résultats de PERFORMANCES
pour un politicien, c'est une promesse qui donne de l'espoir et rassure. Çà dépend de tellement d'interlocuteurs qu'il faudra une énergie folle pour y arriver.
Tous les changements ne sont pas comparables. Mais on ne peut pas sérieusement croire que 2 groupes culturellement si différents puissent arriver à un objectif commun qui réponde au SMART sans parler la même langue.
Alors une question se pose : les entreprises sans les politiques?
Sérieusement, quand on veut mesurer une valeur avec deux systèmes de mesures différents (exemple miles anglais et kilomètres français) on obtient encore plus de confusions. Et au final, c'est la déception qui reste.
Le temps nous est compté maintenant. Il serait bon de remettre en cause la façon de prendre les décisions quand celle-ci a conduit à la situation actuelle.
Quand le dialogue de couple conduit à une impasse on fait appelle à un médiateur. Il y a peu être une piste à creuser puisqu'au final tout le monde semble vouloir la même chose :
Une FRANCE Ă nouveau dynamique.