C'est quoi le bien commun

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C'est quoi le bien commun
“Les hommes dans leur immense majorité, sont indifférents au bien commun : leur vue est trop courte et leur cœur trop charnel pour qu’il soit possible de créer en eux un égoïsme supérieur. Il ne s’agit pas de pleurer sur ce divorce entre l’intérêt privé et l’intérêt public, il s’agit de voir si, d’aventure, ces deux intérêts ne seraient pas conciliables. Le premier effet d’une institution saine, c’est d’infléchir l’égoïsme individuel au service du bien commun et de faire coïncider, dans la plus large mesure possible, l’intérêt privé et le devoir social. Comment tendre vers cette harmonie ? Par une organisation de la Cité, dans laquelle chaque individu qui manquerait à sa mission sociale serait nécessairement l’objet de sanctions organiques et prochaines.”
Gustave Thibon, Diagnostics. Essai de physiologie sociale, 1942.
Est-il normal qu’un petit paysan doive chaque année mettre la main à la poche, qu’il sème le fruit de sa récolte ou bien qu’il achète de nouveau des graines ? [...] Progressivement, avec l’application des procédés industriels à l’agriculture, le végétal devient une économie dans laquelle bien des profits sont réalisables. La semence, qui était un bien commun, est devenue la propriété de firmes privées.
Les Reclusiennes - Sainte-Foy-la-Grande - du 6 au 9 juillet 2017
Le bien commun.
Demandez le programme : https://www.coeurdebastide.com/a-ste-foy/les-reclusiennes/les-reclusiennes-2017/
“La notion qui prévalait dans toute la tradition politique depuis l’Empire romain était celle d’utilitas communis ou d’utilitas rei publicae, qui désignait à la fois le statut des biens (publics et communs en opposition aux biens des particuliers), leur finalité (comme le veut la racine du mot utilitas qui renvoie à l’usage et à la jouissance des biens) et leurs destinataires (le bien commun, le bien du peuple romain, le bien des citoyens) […] Le grand basculement qui caractérise les sociétés modernes ne se lit peut-être nulle part mieux que dans l’inversion qui s’est produite dans les rapports de valeur entre utilité collective et intérêt particulier. Tandis que la première a gardé longtemps sur le plan éthique et politique une valeur positive, l’individu ayant à se subordonner aux impératifs de la communauté, il est venu un temps où l’intérêt personnel, longtemps doté d’une connotation morale négative, a été considéré comme le moyen, la substance et même, in fine, comme le but ultime de l’action publique.”
Christian Laval, L’homme économique, 2007.
Marine Le Pen: “le dernier choix de tous ceux qui croient qu’il y a de ce pays encore quelque chose à conserver”
La France est un bien trop précieux pour qu’on la sacrifie sur l’autel de nos intérêts immédiats, ou des raisonnements idéologiques préfabriqués. La France réclame aujourd’hui que nous fassions un choix, pour son avenir. Aujourd’hui, nous votons pour la France, non pour l’assemblée générale d’une start-up, ni pour l’illusoire gouvernement du monde. C’est un vrai choix de civilisation auquel nous sommes confrontés
Marine Le Pen a assuré être la « candidate des limites ». De ces limites qui sont nécessaires à l’homme pour persévérer dans son être, de ces limites qu’illustrent - non pas seules mais mieux que toute autre construction humaine - les nations.
Emmanuel Macron est le candidat de la disparition de toutes les frontières : frontières géographiques, frontières nationales, frontières économiques, frontières syndicales, frontières historiques, et bientôt frontières humaines. Le candidat du projet enfantin de toute-puissance, où le souci du réel et de la protection a disparu.
Dans une telle échéance, dans un tel pays, les choix politiques deviennent parfois métaphysiques. C’est un vrai choix de civilisation auquel nous sommes confrontés. Ou bien l’humain faussement augmenté, ou bien l’humain conscient de sa faiblesse. Le politique n’a pas à accompagner le monde tel qu’il va. Le politique, comme souci constant du bien commun, conjoignant le réel au désirable, est l’instance dernière de la justice, qui doit protéger et non dominer. Protéger d’abord ceux à qui seule reste la richesse d’une civilisation.
Le monde d’après dans lequel Emmanuel Macron et ses mentors souhaitent nous projeter n’est pas le monde de l’avenir. Car il n’a pas de passé. Car il n’a pas de tradition. Car il n’est pas français. Si la tradition est la démocratie des morts, selon le mot de Chesterton, c’est la démocratie française tout entière qu’il faut convoquer aujourd’hui : choisir la poursuite de ce qu’il y a eu de meilleur parmi nous, ou choisir le rêve séducteur d’une technocratie qui nous administrera seule.
Marine Le Pen est le dernier choix de tous ceux qui croient qu’il y a de ce pays encore quelque chose à conserver : conserver nos souverainetés, politique, douanière, budgétaire, économique, militaire, contre une Europe centralisée donc ratée ; conserver nos mœurs, nos traditions, notre mode de vie, notre héritage intellectuel, spirituel et religieux contre les assauts conjoints de l’uniformisation mondialisée et de l’islamisme conquérant ;
Conserver enfin le propre de l’humain, la vie même, contre les attaques du transhumanisme, du posthumanisme, du « genre », contre les artifices des petits alchimistes du couple, de la famille, contre ceux qui décident des bornes de l’existence.
Certes, nous ne sommes pas aveugles : nombreux sont les points du programme de Marine Le Pen qui mériteraient d’être précisés, corrigés ou amendés : au milieu de son programme étatiste, quelle est la place de la subsidiarité, du gouvernement aux échelons locaux ? Au milieu de son programme de « laïcité », quelle est la place de la liberté d’instruction des enfants par leurs parents ? Au milieu de son programme de désengagement de l’Europe de Bruxelles, quelle est la place faite au rétablissement des comptes publics français, préalable à une sortie de l’euro ?
Nous ne donnons quitus à personne. Mais nous appelons toutes les forces, toutes les personnes qui souhaitent que la France continue, dans son génie, sa grandeur et sa vocation universelle, à soutenir la candidate la plus consciente de ces défis pour que se constitue enfin le rassemblement politique, culturel, intellectuel nécessaire à ce redressement.
Thibaud Collin, Jacques de Guillebon, Laurent Meeschaert, France Andrieux, Frédérick Bigrat sont membres de l’Avant-Garde.
https://www.valeursactuelles.com/politique/cinq-membres-de-lavant-garde-appellent-voter-marine-le-pen-81846
LES GRENIERS PUBLICS : L'ÉCONOMIE DU BIEN COMMUN AVANT LA LETTRE
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Haïti : palmarès des personnalités de l’année 2025
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