A while back jmsaw2 suggested that I add illustrations to some of my fics - that's a fun thought because most of them are extremely vivid in my head (providing ample inspiration) and they offer interesting technical challenges. I'm finally at the point in my learning-how-to-draw journey where I feel I can do a decent job of it, so here's a set for you!
Hopefully they capture your imagination too, even if you haven't read the story!
This set is from The Boomerang Effect, one of my favorite happy places (aside from the show itself)! Check out the story if you are so inclined and share JC's journey of discovery of a strange new world (and each other) 😁 Enjoy! 🖖❤️
J'ai des milliers de fics à finir et au lieu de les finir qu'est ce que j'ai fais ? J'ai ouvert un doc avec mon âme soeur d'encre (qui se reconnaitra et à qui j'envoie des bisous partout ❤️) et on a remplie 80+ pages d'idées et de bout de fic (et c'etait juste l'echauffement) ...
This is so messed up.
Bref, du coup j'ai fais une fic Lancelot-centric 👉👈
Inspiré de l'épisode 19 du Livre 3 : L'ivresse II et du ce poste de @yumeka-chan
Ça me travaille cette histoire de Excalibur qui revient toujours vers celui qui en est digne.
Est-ce que si Lancelot avait attaqué et blessé Arthur, que Guenièvre était partie avec lui pour le protéger, en emmenant Excalibur...
Est-ce qu'elle aurait pu fuir, et en pleine forêt, faire tomber l'épée au sol et la suivre, en espérant revoir Arthur ?
J'espere que ca vous plaira 😳
Excalibur revient toujours à l'Elu
Boomerang Effect Partie 1
(Je mets partie 1 mais en vrai vous attendez pas trop à une partie 2)
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Tout est sous son contrôle. Lui, Lancelot du Lac, que les Dieux ont fait l'erreur de rejeter, est devenu le maître de son destin et du Royaume de Logres. Il a su franchir tous les obstacles, il a prouvé sa valeur, il est digne d'être là où il est aujourd'hui. C'est un fait. Il a traqué les traîtres et à permis à la Bretagne de renaître plus forte et plus pure. Mais son travail n'est pas terminé, il y a toujours un murmure, une ombre qui plane, silencieuse et sournoise. Un fantôme près à surgir et bondir pour lui ravir tout ce qu'il a si durement créé.
Arthur Pendragon n'est pas mort. Il le sait, l'homme en noir le lui a assuré. La menace existe et il ne peut pas être satisfait tant que sa mission n'est pas menée à bien. C'est une promesse qu'il s'est faite, un pacte avec son nouveau Dieux, il se refusera le repos tant qu'Arthur n'aura pas franchi les portes d'Avalon.
"Il se cache, il vous suffit de le retrouver."
"Mais comment ? C'est impossible. Il pourrait être n'importe où. Il pourrait être mort !"
"Il est en vie. C'est si simple pourtant, laissez vous guider, réfléchissez, tout est là."
Oui, il sait. C'est un souvenir, un rêve flou et déformé qui rampe et gratte dans son cerveau. La solution est là, si près et pourtant inatteignable. C'est quelque chose qu'Arthur lui a dit et si il veut le retrouver, il faut qu'il s'en souvienne mais à chaque fois qu'il essaye, la mémoire s'étiole et lui échappe. Mais il ne laissera pas ce nouvel obstacle lui barrer la route. Quoi qu'il en coûte, il réussira à arracher la réponse qu'il lui faut au souvenir fané de son ancien roi.
Une couronne. C'est le prix qu'il faut qu'il paye pour avoir ce qu'il veut. La place de reine, qu'il réservait à Guenièvre et qu'il cède sans remords à Mevanwi qui lui promet sa magie, est un prix bien bas et dérisoire pour lui. Cette nuit là, quand il ferme les yeux, entouré de bougie et de l'odeur âcre de l'encens, il se laisse bercer par les incantations à voix basse de sa nouvelle femme.
Je vais vous montrer un truc. Un truc que j’ai jamais montré à personne.
Le visage souriant de son ancien ami l'accueille dans son rêve. Ils se mettent à boire, les mots et les larmes coulent comme des torrents, les confessions aussi et il se noie au fond d'une bouteille opaque. Il essaye d'écouter mais tout est muet, il n'entend pas le bruit des arbres, ni des feuilles, ni des verres qu'ils tapent sur la table en bois, ni le brouhaha des gens autour d'eux. Ils sont ivres.
Elle revient toujours à l’Elu.
Le lendemain, quand il se réveille, il se souvient enfin.
Excalibur ! L’épée des rois.
L'ironie de la situation n'est pas perdue pour Lancelot quand il se présente devant le rocher où est toujours plantée l'épée. Une infime partie de lui, celle de son passé, contemple l'idée de poser ses mains sur le pommeau et de tirer pour leur prouver qu'il est bel et bien l'Élu. Mais il refuse. Tout est sous son contrôle. Il est le maître de son destin, il n'est le pantin de personne et surtout pas de ces Dieux là. Qu'ils gardent leur trophée ridicule, il n'en a pas besoin, il n'a besoin ni de symbole flamboyant ni de pardon divin.
Il lève sa pioche très haut au-dessus de sa tête et prend une grande inspiration. Il n'y a aucun son et c'est comme si des milliers d'yeux invibles étaient tournés vers lui. Le bruit de l'acier sur la pierre résonne dans la vallée et il peut presque entendre la terre de Logres gémir de souffrance à chaque coup de pioche. Il n'est pas là pour retirer l'épée du rocher mais pour retirer le rocher sacré de la surface de la terre. Au loin, l'homme en noir le regarde faire.
Tous les jours il frappe, creuse un peu plus le fossé qui le sépare des Dieux et de son passé, se rapproche imperceptiblement d'Arthur. Il viole un site sacré, il le sait. C'est une attaque directe à des forces divines mais il ne croit plus en ses Dieux absurdes, ils ne peuvent plus l'atteindre. Il libérera Excalibur de la même façon qu'il a libéré la Bretagne, en l'arrachant des mains d'un roi mourant.
Il ne sait pas combien de temps s'est écoulé depuis qu'il a commencé, des jours, des mois, peut-être même des années, mais le temps s'est étiré autour de lui sans qu'il ne s'en aperçoive. Rien ni personne n'est venu entraver sa tâche et ni la fatigue ni les cloques purulentes qui sont apparues sur ses mains ne l'ont ralenti. Il ne s'arrête que quand Excalibur tombe lourdement sur le sol meuble. Sa pioche vite oubliée, il laisse tomber ses mains meurtries et ensanglantées de chaque côté de son corps, l'épuisement et le soulagement coulent sur ses joues en sillons de larmes amères. Le ciel s'assombrit et une brise fraîche balaie ses cheveux gras sur son visage.
Il a réussi.
Il ignore le crachin qui se met à tomber, ses yeux focalisés sur l'épée inerte gisant sur l'herbe. L'air ne rentre ni ne sort de son corps, son souffle est bloqué dans sa poitrine et il n'est même pas sûr que son cœur bat toujours. Rien n'a d'importance sauf ce bout d'acier.
Elle revient toujours à l’Elu.
Mais l'épée ne bouge pas. Il n'y a pas de magie, pas de flammes, rien.
"Bouge."
Le doute et la peur se frayent un chemin dans son esprit embrumé. Ses jambes fléchissent et ses genoux touchent terre. Tout ça, pour rien. La peau en lambeaux de ses mains et les muscles de ses épaules le brûle, ses terminaisons nerveuses sont en feu. La colère et l'indignation mélangée à l'épuisement le submergent. Tout ça pour rien ? Hors de question. Il n'est pas mort.
"BOUGE !"
L'orage éclate, aussi soudain que surnaturel, grondant et tonnant. Des éclairs bleus et blancs jaillissent des nuages sombres et strient le ciel noir. La pluie fouette la terre et les arbres se plient en deux sous la puissance du vent. Ses yeux ne quittent jamais l'épée. Une éternité semble s'écouler et alors que les éléments de déchaînent, Excalibur finit par bouger. À peine, un soubresaut infime, mais ça suffit. Lancelot pousse un cri de joie, ses poings serrés montent vers le ciel, les bras tendus, il laisse son visage être lavé par la pluie, un sourire immense illumine son visage.
"IL EST VIVANT !"
Il n'y a plus aucun doute possible, la preuve prend vie sous ses yeux. Le sentiment d'euphorie et de soulagement lui donne un second souffle, revitalise ses membres endoloris. La torture de ses nuits blanches va enfin prendre fin. Il a passé tellement de temps à guetter dans l'obscurité, à écouter les minutes et les heures passer au-dessus de lui, à subir l'attente interminable qui accompagne l'ignorance, toujours à l'affût, attendant un signe.
Excalibur se met à trembler et il l'observe se soulever du sol et flotter près de lui. Elle ne brille pas et il est presque choqué de constater à quel point elle ressemble à une épée normale. Sans joyau, sans gravure, aucun artifice ni signe qu'elle est un objet magique ou divin. Elle tourne lentement sur elle-même et se met à vibrer si vite qu'elle disparaît presque. Lancelot la regarde, subjugué par sa magie, il la trouve si belle, si simple, si pure et maintenant qu'il l'a libérée, il va enfin pouvoir la soumettre à lui. Il tend le bras, prêt à accepter son destin, prêt de devenir le porteur de l'épée divine, prêt à devenir l'Élu.
Excalibur se fige, suspendu dans les airs, une chaleur intense irradie du pommeau, les goûttes d'eau s'évaporent au contact de l'acier. L'orage s'arrête, le temps aussi. Les gestes de Lancelot sont lents et prudents et c'est un étrange amalgame de respect, de peur et de doute qui le fait hésiter. Il expire, chasse tout l'air de son corps, force les muscles de ses épaules à se détendre malgré la douleur et ferme les yeux. C'est l'instant qu'il a attendu toute sa vie, quand il prendra sa prochaine inspiration, il sera un autre homme, un homme nouveau. Il sera l'homme qui détient Excalibur. Il ouvre les yeux.
"Lancelot !"
La voix de l'homme en noir éclate, tonitruante et le distrait pendant une seconde. C'est assez de temps pour Excalibur qui s'envole en fendant l'air. Lancelot la regarde avec horreur s'éloigner avant de pousser un grognement de frustration et de fureur.
"Regardez ce que vous avez fait ! J'y étais presque, elle était à moi !"
Le rire faux et glacial de Méléagant pétrifie ses entrailles. Lancelot ne l'a même pas remarqué s'approcher, il se tient tellement proche de lui que son long manteau sombre effleure la pointe de ses bottes sales.
"C'est ça que vous voulez, devenir l'Élu des pantins et des risibles, être le Roi des ridicules ? Vous n'êtes pas cet homme. Cette épée est un piège. Un tour de passe passe pour impressionner les esprits faibles. Souvenez-vous de votre mission Lancelot et regardez plutôt."
Il pointe du doigt le ciel où un rayon de soleil se reflète sur la lame d'Excalibur qui est déjà loin.
Elle revient toujours à l’Elu.
"Arthur. Il est en vie."
C'est le fil conducteur, Arthur Pendragon, la dernière chose qui l'entrave. Une fois mort, il sera libre. Une fois libre, il aura gagné. Une pensée lui échappe, un murmure remplie de certitude, son objectif ultime.
"Il faut que je le tue."
Un frisson parcourt le corps de Lancelot, ses yeux irrités le pique, le froid et la fatigue le rendent faible et lourd, il utilise ses dernières réserves d'énergie pour poser une dernière question.
"Où va-t-elle ?"
La voix de l'homme en noir se fait de plus en plus basse au fur et à mesure que ses pas l'entrainent dans la même direction que l'épée avec la lenteur et l'assurance inévitable de la mort, avant de disparaître derrière un talus, l'abandonnant à sa solitude.
"Loin, très loin. Au confin du Sud par delà le sable, les mers et les montagnes. Vous devriez la suivre."
Mais Lancelot est déjà au sol, sa respiration lente et irrégulière. La fièvre commence à monter et ses habits mouillés collent à son corps brûlant comme une seconde peau. Sa vision se trouble, tout devient gris puis blanc, il essaye de se lever mais la terre bouge et tangue comme sur le pont d'un navire pendant la tempête. Il retombe lourdement face la première dans la boue, incapable de bouger. Il est seul.
Un halo de lumière l’oblige à ouvrir les yeux, quelqu'un le soulève et le porte. Une odeur entêtante de parfum et de fleur lui irrite le nez, la douceur de petites mains claires, le visage d'une femme. C'est un ange qui vient le sauver, il en est persuadé.
"Guenièvre ?"
Un ricanement acerbe trahit l'identité de son sauveur.
"Insultez moi encore une fois de la sorte et je vous laisse mourir dans la boue mon cher et tendre époux."
Il sent son corps être posé sur une surface dure, ses doigts rencontrent la tiédeur du bois et une odeur de vernis envahit ses narines. Mevanwi s'installe à côté de lui et ils se mettent à bouger.
"Vous … Pourquoi ?"
Elle est penché sur lui, l'examine minutieusement. Ses boucles blondes caressent le visage de Lancelot, son parfum fait monter les larmes dans ses yeux mais il est trop faible pour la repousser ou être agacé par sa présence.
"Oui moi. Vous ne croyez tout de même pas que je vais laisser mourir ma vache à lait ? Si vous mourrez maintenant tout est fichu."
Il essaye de se relever mais un poids sur sa poitrine l'en empêche.
"Arthur ... Sud, très loin… doit la suivre …"
Ses forces l'abandonnent peu à peu.
“Vous d’abord, Arthur peut attendre. Reposez-vous maintenant et ne vous avisez pas de mourir avant qu’on soit arrivé à Kaamelott.”
Life indeed has a funny way of coming full-circle. It comes back around alright, it comes back around in such a way that you can’t miss its message.
It’s men I hate, yet I turn to men for help…and THEY HELP.
It’s the church I don’t want to be a part of, but it’s the church who offers help. It’s the people from my past who broke me, who’ve stepped up in my current time of need and comforted me.
I guess in all of this, instead of being full of hatred and bitterness, I can see how there IS a way to forgive, and to heal, and let go of the baggage I’ve been carrying, and be whole again, and know love again.
I guess…this despair has taught me the greatest lesson I could’ve learned…to be humble…not again, but I think perhaps for the very first time.
I don’t understand this crazy maze of emotions attached to this boomerang of an existence…but I know it’s fun learning to live…learning the humility of living.
The boomerang play is challenging. Like climbing a mountain to hear your echo, or singing a song into a pitch black water well, you’d expect it to come back at you. And so acting in kindness, you’d want to receive kindness back. Yet, in this capitalist and individualistic world, what you find is an immoral deal which chooses profit over honesty, and a greedy reason behind it all. Then... you learn. You learn that the boomerang you throw is never the one you get back.
There is no point in crying about it. The wet boomerang you’d throw then, would slip between your fingers and miss opportunities. What you can do instead, is use the mind as calculator, use the physics as the travel corridor, and the heart as the intention... but never give it away. To get what you want back, you need to play it right.
Don’t overemphasize your intentions, don’t overvalue the people and the memories. Just learn to let it go when its time to let it go. After all, if you keep throwing all your boomerangs to the player who is not interested to side with you, you’ll be left empty handed. You’ll lose what you gave and you won’t get it back.
My advice here is to be aware. Know that what you give never comes back as the same, and so choose wisely between what you can live with and what you can accept as return. Never throw your boomerang expecting. Just throw it knowing that, at least, whatever comes back to you, you feel fine with your decision to throw it in the first place. That way, you will find piece.