Ah ! La pensée divergente ! Source de créativité et d’innovation, pierre angulaire de la génération d’idées, elle peut être nécessaire et utile dans le travail de groupe, mais aussi apparaître comme un frein au bon déroulement du travail collectif. Quelle est cette méthode et comment doit-on l’utiliser ?
→ Moment de la divergence
Durant les premiers instants d’un travail de groupe, il est toujours compliqué de savoir vers où l’on va, quoi faire et comment. Dans un premier temps il est donc essentiel de se documenter sur le sujet concernant le travail collectif (s’il est défini à l’avance), avant de diverger. Diverger c’est proposer au groupe des idées, des pistes, des questions qui nous viennent à l’esprit. C’est réaliser des associations d’idées avec des connaissance préexistantes et en rebondissant sur les participations des autres membres du groupe. Le but étant de produire un maximum d’idées possibles, qu’elles soient réalisables, sensées ou totalement farfelues, cela n’a que peu d’importance dans ce temps là. Mais pour que cela fonctionne, la pensée divergente requiert un climat où le jugement demeure absent, sans moquerie, sans que l’on ressente la peur de dire une bêtise ou la gêne qui suit les railleries de ses camarades. De plus, il faut savoir écouter les autres, ne pas hésiter à poser des questions que l’on trouve stupides ou qui pourraient tout remettre en question.
→ Moment de la convergence
La divergence est utile surtout au début du travail. Mais vient toujours un moment où il faut choisir les idées les plus pertinentes, appliquer les meilleures propositions, bref aller de l’avant. C’est le temps de la convergence. Il faut maintenant faire le tri dans la profusion d’idées que vous avez formulées (Quoi ?! vous n’en avez que trois ? Dans ce cas retournez à la case « divergence »). Pour cela, revenez aux consignes, replacez les idées formulées dans le cadre et jugez de la pertinence de celles-ci, débattez, argumentez afin de garder le meilleur, le plus pertinent de ce que vous aviez proposer, quitte à fusionner des idées ou en parfaire d’autres. Mais essayez de ne pas vous laisser entrainer dans un nouveau cycle de divergence (c’est plus facile à dire qu’à faire…). Enfin quand il y a une décision à prendre, il faut s’interroger et voir si tout le monde est vraiment d’accord ; aller chercher ce qui pose problème et pas uniquement se contenter d’un simple acquiescement.