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"Un regard n'a pas de place, un geste n'a pas de place"
« La position de Giorgio Colli était assez radicale parce qu’elle revenait à dire que l’être c’est le contact. « Quand je dis "est", quelque chose (sujet) dit (exprime) avoir eu (temps) un contact ». (…) Être ça serait avoir eu contact et pouvoir l’exprimer. Donc ce qu’il faut penser ensemble ce n'est pas seulement l’être et le temps, Heidegger, mais encore tout cela avec deux paradigmes supplémentaires : le contact et l’expression. Cela ne va pas sans quelques paradoxes : - Premièrement le contact implique l’inachèvement perpétuel et jamais le but atteint c’est un peu ce que je vous ai dit précédemment. Colli écrit « le contact contient en soit l’inachèvement, l’insuffisance, l’intuition immédiate de ne pas épuiser le monde. Quand je touche quelqu’un je ne le possède pas ». - Ensuite le contact est aussi contingent que nécessaire, deuxième paradoxe, il écrit « Dans le contact nécessité et contingente sont conjointes mais confusément ». - Troisièmement, là où advient un contact disparaît toute séparation entre le sujet et l’objet il écrit « nous appelons donc contact ce en quoi le sujet et l’objet ne se distinguent pas ». - Quatrièmement une hypothèse encore plus radicale qui rejoint la toute première c’est que la vérité est contact, le contact c’est la vérité à condition qu’une expression en ait été possible. Alors voilà son style je cite « vérité signifie touché et dire vrai c’est dire ce qui dérive d’un contact ». Magnifique. Vrai ? quel genre de vérité ? et bien la vérité d’un phénomène ou d’un événement. Tout ce qui tente de dépasser le phénomène par exemple les philosophies du Noumène et bien perdent le contact, perdent le contact c’est le cas de le dire avec la région du vrai. Je cite Colli « le manque de contact c’est quelque chose d’insurmontable parce qu’il est le Noumène, la faiblesse du raisonnement moderne vient d’une hypertrophie de la pensée abstraite ou celle-ci perd le contact ». Donc ce n’est ni en cherchant des significations ni en faisant confiance à des représentations, ni en essayant d’aller très très haut ou du côté du Noumène que l’on résoudra toutes ces apories. Qu’est-ce qu’il faut faire alors ? Simplement chercher quelque chose comme, alors je garde le mot que j’ai introduit la première fois, je garde ce mot, la signifiance. Chercher la signifiance du contact pas sa signification, sa signifiance sa mémoire vive sa parole non aliénée par la grande séparation du sujet et de l’objet. Et bien la signifiance d’un contact ça s’appelle l’expression ».
Transcription
ULRIKE OTTINGER
Mercredi 21 octobre à 19h (heure de Paris)
Wednesday October 21, 7pm (Paris time)
Bonjour à vous ! Nous vous espérons en bonne santé, vous, vos proches, où que vous vous trouviez confiné·es. Ce séminaire aura lieu en ligne via Zoom Le nombre de places étant limité, Il est nécessaire de s’inscrire préalablement : [email protected] Hello Everyone! We hope you and your loved ones are well and safe. This seminar will take place online via Zoom The number of attendees is limited, please register at this address if you wish to attend: [email protected]
C’est d’abord à Constance (Allemagne), où elle ouvrit très jeune un atelier, puis à Paris, où elle vécut entre 1962 et début 1969, qu’Ulrike Ottinger a reçu sa formation intellectuelle et artistique. Artiste proche des nouvelles figurations narratives, elle étudia les techniques de la gravure dans l’atelier de Johnny Friedlaender tout en assistant à des conférences, notamment de Claude Lévi- Strauss, Louis Althusser et Pierre Bourdieu. Elle écrit son premier scénario Le double tiroir mongol en 1966. De retour en Allemagne de l'Ouest, elle fonde avec l’Université de Constance le filmclub visuell en 1969, en même temps que la galerie et maison d’édition galeriepress (présentant entre autres Wolf Vostell, Richard Hamilton, David Hockney). Avec l’actrice et figure lesbienne Tabea Blumenschein, elle réalise son premier film en 1972-1973, Laoocon et fils. Installée à Berlin en 1973 elle tourne un documentaire sur le happening Berlinfever-Wolf Vostell. Après avoir célébré le retour sur la scène berlinoise de la grande performeuse, mime et danseuse des années 1920 Valeska Gert (L’enchantement des marins bleus, 1975), Ottinger fait de Tabea Blumenschein la figure-culte de Madame X (1977). On la retrouve dans deux des films de la Trilogie berlinoise, composée de Aller jamais retour (1979), Freak Orlando (1981) et Dorian Gray dans le miroir de la presse à scandale (1984). Filmée dans les ruines industrielles de la ville, cette trilogie réunit Magdalena Montezuma, Veruschka von Lehndorff, Eddie Constantine, Kurt Raab, Peer Raben et bien sûr Delphine Seyrig. Celle-ci jouera son dernier rôle dans le merveilleux Johanna d’Arc of Mongolia réalisé en Mongolie en 1989.
La collaboration entre Delphine Seyrig et Ulrike Ottinger est l’un des points forts de l’exposition Muses Insoumises/Defiant Muses (curatrices : Nataša Petrešin-Bachelez et Giovanna Zapperi), qui s’est tenue jusqu’au 17/7/20 au Reina Sofia de Madrid. En plus des fictions, Ulrike Ottinger a consacré de longues périodes à la recherche pour ses films documentaires qui l’ont menée en Chine (de China. The Arts-The People (1985)’ jusqu’à Exile Shanghai (1997)), ou en Europe du Sud-Est (dont Southeast Passage, 2002, montré à la Documenta 11 d’Okwui Enwezor en 2002). Ottinger s’attache à filmer le Berlin d’après la chute du mur, tourne également à Vienne (Prater, 2007), en Corée (L’armoire de mariage coréenne, 2009) ou au Japon (Under Snow, 2011). Elle s’engage sur les traces d’Adalbert von Chamisso et des explorateurs des 18-19e siècles filmant durant trois mois dans le détroit de Bering (L’ombre de Chamisso, un film de 12h, et une exposition à la Bibliothèque nationale de Berlin). Entre 2017 et 2019, elle a réalisé son Paris Calligrammes, film présenté actuellement à Paris après une exposition à la HKW de Berlin. Les films d'Ulrike Ottinger ont été montrés, entre autres, dans les festivals de Toronto, Amsterdam, Moscou, Londres, Montréal, Jérusalem et Rio de Janeiro. Ils ont fait l’objet de rétrospectives dans le monde entier, notamment à la Cinémathèque française et au Centre Pompidou à Paris, au Museo Reina Sofia de Madrid, au MoMA de New York et au Center for Contemporary Art de Tel Aviv. Ils ont également reçu de nombreux prix, dont le prix du public à Montréal et celui de la critique de cinéma allemande. En 2011, Ottinger a reçu le prix Hannah Höch pour l’ensemble de sa carrière et l’Université Concordia de Montréal l’a nommée docteure honoris causa pour les beaux-arts en 2018. Elle a également été invitée en tant que jurée aux Oscars 2019. Travaillant pour le théâtre (Elfriede Jelinek, Olga Neuwirth, …) dont elle conçoit les décors, Ulrike Ottinger s’identifie non seulement comme artiste, peintre, cinéaste, mais aussi comme scénariste, directrice de la photo, créatrice de costumes et photographe. Elle a collecté et publié une archive visuelle (Bilderarchiv) en 2005 et réalisé un atlas-collage de quarante ans de productions visuelles (Floating Food, 2011). Plusieurs expositions récentes, dont à la n.b.k. de Berlin en 2011, ont permis de revenir sur son travail des années 1960, célébré aujourd’hui dans l’exposition collective SHE-BAM POW POP WIZZ ! Les amazones du Pop au Mamac de Nice.
La galerie Eric Mouchet à Paris présente actuellement l’exposition Ulrike Ottinger, Aller toujours retour et le film Paris-Calligrammes est au programme des cinémas Reflets-Médicis et Luminor à Paris.
[EN] Ulrike Ottinger was born in Konstanz in 1942. She lived in Paris from 1962 to 1969 as a painter and photographer, where she also wrote her first film script Die mongolische Doppelschublade. Graphic works originated at the Atelier Friedländer. She returned to Germany in 1969, where she founded the filmclub Visuell in cooperation with the Universität Konstanz and the galeriepress (in which she presented Wolf Vostell, Allan Kaprow, R. B. Kitaj, Richard Hamilton, David Hockney).
Her first film, Laocoon and Sons, made in collaboration with Tabea Blumenschein, was recorded in 1971-1973. In 1973 she moved to Berlin and filmed the Happening-documentary Berlinfever – Wolf Vostell. It was followed by The Enchantment of the Blue Sailors in 1975 with Valeska Gert, and by Madame X – An Absolute Ruler in 1977, which was an international success. Work on the Berlin Trilogy, Ticket of No Return, (Bildniseiner Trinkerin,1979), Freak Orlando (1981) and Dorian Grey in the YellowPress (Dorian Grey im Spiegel der Boulevardpresse, 1984) began in 1979. She was able to win Delphine Seyrig, Magdalena Montezuma, Veruschka von Lehndorff, Eddie Constantine and Kurt Raab, as well as the composer Peer Raben for these works, which were filmed in industrial wastelands and alienated urban landscapes.
The collaboration between Delphine Seyrig and Ulrike Ottinger was part of the exhibition Defiant Muses (curators : Nataša Petrešin-Bachelez & Giovanna Zapperi) at the Museo Reina Sofia in Madrid
In addition to fictional films, Ulrike Ottinger also devoted herself to documentary film. Intensive and comprehensive research characterizes all her films from China. The Arts – The People (China. Die Künste – Der Alltag, 1985) to Exile Shanghai (1997), from Southeast Passage (2002, exhibited at Okwui Enwezor’s Documenta 11) to Prater (2007), from The Korean Wedding Chest, to Under Snow filmed in the Japanese Snow Country Echigo. For her film Chamisso’s Shadow (2016) Ulrike Ottinger travelled for three months along the Bering Sea, tracing the paths taken by the great 18th and 19th C explorers. This is her longest documentary to date (12 hours); the accompanying exhibition took place in the National Library in Berlin.
Ottinger's most recent film, Paris Calligrammes, premiered in the spring of 2020 and in Paris on October 6. Both her films and her photographic work have been shown in numerous retrospectives and exhibitions, including at the Venice Biennale (1980), at the Cinémathèque française, Paris (1980, 1982), at the Museum of Modern Art, New York (2000, 2004), as well as the Centre Pompidou, the Sammlung Goetz. Her Hannah-Höch-Award 2011 was accompanied by a retrospective including her paintings at the nbk,Berlin (2011 12) and her worldimages were shown at the kestnergesellschaft in Hannover (2013).
In Paris, the Eric Mouchet Gallery is currently presenting an exhibition: Ulrike Ottinger, Go Always Return.
Programmation et prochains rendez-vous sur ce site ou par abonnement à la newsletter : [email protected]
Pour regarder les séminaires antérieurs : http://www.vimeo.com/sysk/
Séminaire conçu et organisé par Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici et Natasa Petresin-Bachelez et soutenu par la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte
Les archives de Formes symboliques ►►► http://www.oscar-romeo.com/?p=9203
Avec Manu, on a donné un coup de main à Jean Lassègue pour une refonte de l’ancien site de Formes symboliques, le séminaire du LIAS (équipe IMM, CNRS/EHESS) à l’EHESS. Progressivement le contenu des 15 dernières années est mis en ligne. Les séminaires ont lieu au 105 bd Raspail, en entrée libre. Ils sont annoncés sur le calendrier du site.
le site de Formes symboliques
le site du LIAS
suivre les mises à jour sur twitter
et facebook
On a aussi ouvert une chaîne Youtube où on peut retrouver les derniers séminaires filmés (depuis l’année dernière)
la chaîne youtube
On peut y trouver aussi pas mal d’articles en ligne, comme par exemple :
Toute chair n’est pas viande, de Noémie Vialles (1998) Résumé : Notre régime carné n’admet pas la consommation d’animaux morts, mais seulement d’animaux tués. À partir de deux situations de mise à mort d’animaux à des fins alimentaires, on montre que seuls procurent de la viande des animaux à bonne distance – ni trop loin de l’homme, ni trop près -, et que leur mise à mort ne résulte pas en un cadavre immangeable, mais en une substance vivante. Le contrepoint du thon, ce poisson qui saigne, vérifie que les pratiques peuvent faire prévaloir la catégorie conceptuelle sur des apparences sensibles ambiguës, et ainsi laisser le thon dans la catégorie du poisson. Dans tous les cas, une physiologie comparée implicite ordonne le monde des vivants, et les relations concrètes des hommes avec les animaux. mots-clés : animaux – assimilation – boucherie – mort – poisson – sang – semblable – viande.
Expression et sémiose, de Victor Rosenthal & Yves-Marie Visetti (2010) On exposera ici quelques éléments de réflexion sur un usage possible de Merleau-Ponty au sein d’une interdiscipline scientifique. Bien que constamment retravaillés à travers toute son oeuvre, les thèmes qui nous concernent se trouvent tout particulièrement traités dans la Phénoménologie de la Perception (PP dans la suite de l’article), Signes (S), La Prose du Monde (PM), ainsi que dans plusieurs de ses Cours, à la Sorbonne puis au Collège de France. C’est, plus précisément, l’articulation entre expression et sémiose qui fédère cet ensemble de thèmes. La question de cette articulation a été abordée dès la Phénoménologie de la Perception à partir d’un ‘modèle’ central : celui de la transition, et presque de l’identification, du geste au langage. Repartant à notre tour de ce ‘modèle’, nous chercherons à explorer plus avant la coappartenance de l’expression et de la sémiose sous un horizon plus directement scientifique qui est le nôtre. Il s’agit de proposer, en l’inscrivant dans la perspective d’une anthropologie sémiotique, un cadre transversal fondamentalement attaché à la notion d’un primat de la perception ; un cadre qui se laisse transposer et travailler, au sein des sciences humaines et sociales, en termes de théories génétiques de champs et de formes.
Incomplétude et incertitude en Mathématiques et en Physique, de F. Bailly & G. Longo (2003) Ce texte naît d’une réflexion commune sur des sujets mathématiques et physiques qui, bien que relativement techniques, présentent des enjeux philosophiques importants. En fait, le problème épistémologique de la complétude des théories formelles et des théories physiques, ainsi que le «principe d’incertitude» en Mécanique quantique sont au cœur de toute philosophie des sciences. Or non seulement celle-ci a fait l’objet d’un intérêt majeur de la part des deux auteurs auxquels est dédié cet article, mais, plus encore, leurs travaux nous permettent d’étayer le point de vue que nous allons mettre à l’avant par la suite. Construire l’objectivité scientifique nous semble en effet être la visée essentielle de la réflexion épistémologique de Preti comme de Châtelet ! : l’un et l’autre visant une construction qui se nourrit de l’histoire humaine et qui, par cela même, engendre une connaissance efficace et valide.
JOY EPISALLA & CARRIE YAMAOKA
Mercredi 17 octobre 2017
De 19h à 21h à la MSH, 16-18 rue Suger 75006 Paris (Métro Odéon ou Saint-Michel)
Cliquez ici pour la version filmée.
Something You Should Know fait sa rentrée sous l’égide de l’art et de l’activisme, recevant deux artistes, Joy Episalla et Carrie Yamaoka, qui vivent ensemble et travaillent séparément, tout en ayant également une pratique activiste collective, d’abord dans la lutte contre le sida - au sein d’ACT UP New York, où elles sont des militantes de longue date- dans le collectif fierce pussy depuis sa création au début des années 1990 jusqu’à aujourd’hui, et qui se prolonge également dans l’activisme anti-Trump.
Joy Episalla travaille dans les interstices de la photographie, la vidéo et la sculpture depuis une perspective queer et féministe. Plus récemment, elle repositionne les dynamiques de la photo dans le champ de l’abstraction sculpturale. « Les photographies de Joy Episalla occupent un terrain plus qu’ambigu, décrivant un espace qui est toujours déjà posé comme n’étant ni public, ni privé ; un champ transitionnel placé, de façon ambivalente, entre des catégories stables, qu’elles soient spatiales ou sociales. » (Tom McDonough). Joy Episalla expose aux Etats-Unis et en Europe depuis les années 1980, plus récemment dans Greater New York (2015) au MoMA PS1, et à Participant Inc. New York. Elle siège actuellement au conseil d’administration de TAG (Treatment Action Group), groupe de recherche sur les traitements issu d’ACT UP New York.
Carrie Yamaoka, de la même façon est une activiste historique au sein d’ACT UP New York et elle fait également partie du collectif queer activiste fierce pussy, Artiste, elle travaille dans le champ étendu de la peinture. « Ses efforts instillent une cure de jouvence au Minimalisme, aiguillés par de nouveaux matériaux, des techniques raffinées, des idées fraîches. » (Roberta Smith). Elle a notamment exposé dans le cadre de Greater New York (2015) au MoMA/PS1, galerie Lucien Terras, à New York, ainsi qu’au Mannheimer Kunstverein, CAN Neuchatel, MMKA, le Wexner Center, le musée Albright-Knox, le MassMOCA et Artists Space.
[EN] Something You Should Know resumes under the sign of art and activsm, with two artists, Joy Episalla and Carrie Yamaoka, who live together and have autonomous art practices, while being involved in activist collectives. Longtime members of ACT UP New York, and founding members of fierce pussy, they are also active in current anti-Trump movements. Joy Episalla is a multi-disciplinary artist working in the interstices of photography, video and sculpture, while engaging a queer/feminist perspective. Her most recent work re-positions the dynamics of photography and video into the realm of sculptural abstraction. Episalla has exhibited widely in the United States and in Europe since the 1980s, most recently in Greater New York at MoMA PS1, and a solo exhibition at Participant Inc. in NYC. In an essay about her work, the art historian Tom McDonough wrote: “… Episalla’s photographs occupy much more ambiguous terrain, depicting a space that is always already not public and not private, a transitional realm ambivalently posed between stable spatial and social categories. … .” A long time AIDS activist and member of ACT UP New York, she currently serves on the board of TAG Treatment Action Group and is a founding member of the queer art collective fierce pussy. Carrie Yamaoka is a New York-based visual artist working in the expanded field of painting. Exhibiting widely in the US and Europe since the 1980s, Yamaoka’s work has been featured in Greater New York 2015 at MoMA/PS1, and in exhibitions at the Mannheimer Kunstverein, CAN Neuchatel, MMKA, the Wexner Center, the Albright-Knox, MassMOCA and Artists Space, among other venues. Roberta Smith of the New York Times has written: “her efforts intimate a rejuvenation of Minimalism, spurred by new materials, more refined techniques and fresh ideas.” Ken Johnson, also in the New York Times, called her work “ a seductive marriage of voluptuous materialism and rigorous formalism.” She is a founding member of the queer art collective fierce pussy.
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Séminaire conçu et organisé par Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici et Natasa Petresin-Bachelez et soutenu par la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte.
ASHKAN SEPAHVAND
Mercredi 18 octobre 2017
De 19h à 21h à la MSH, 16-18 rue Suger 75006 Paris (Métro Odéon ou Saint-Michel)
Ecrivain, traducteur, artiste-chercheur, Ashkan Sepahvand est né à Téhéran en 1984. Dans son plus récent travail, le projet d’exposition Odarodle - Sittengeschichte eines Naturmysteriums, 1535-2017 au Schwules Museum* de Berlin, il examine les modalités de la présentation ethnographique des sexualités. L’“Institut de traduction incongrue”, qu’il a fondé avec l’artiste Natascha Sadr Haghighian, a mené deux projets au long cours : “seeing studies” (2010-2012), une série de workshops présentés à Casco (Utrecht) et dOCUMENTA 13 (Kassel et Kaboul), et “carbon theater” (2016-), une capsule sonore présentée à la 11e Biennale de Gwangju, ainsi qu’une installation sonore et un livret pour la 13e Biennale de Sharjah. En 2015, en réponse à une commande pour l’exposition Let’s Talk About the Weather (commissaires : Nora Razian et Natasa Petresin-Bachelez) au Sursock Museum de Beyrouth, Ashkan Sepahvand a pris en charge la série de publications “Elements for a World: Stone, Wood, Sky, Water, Fire”. Entre 2012 et 2014, il a été chercheur intégré au Projet Anthropocène développé par la Haus der Kulturen der Welt de Berlin. C’est dans ce cadre qu’il a co-édité la publication Textures of the Anthropocene: Grain, Vapor, Ray (Cambridge, MIT Press, 2015) et co-organisé la conférence performative « Un théâtre de la matière ».
De 2013 et 2015, Ashkan Sepahvand a co-organisé à Berlin le “cercle de lecture technosexuel”, une rencontre informelle et néanmoins presque régulière entre ami·e·s et ami·e·s d’ami·e·s, qui a essaimé à Beyrouth (@ marra.tein) et Téhéran (@ kaf). Ashkan Sepahvand vit et travaille à Berlin, et son projet actuel d’écriture interroge les « masculinités ». Ses résidences : BOFFO Summer Art Camp (2017), marra.tein (2015), Al Ma’mal Foundation (2012), Ashkal Alwan (2010).
[EN] Ashkan Sepahvand (Tehran, 1984) is a writer, translator, and artistic researcher. His recent work examines the relationship between ethnographic modes of display and the representation of (homo)sexualities, as presented in the exhibition project Odarodle - Sittengeschichte eines Naturmysteriums, 1535-2017, which he curated at the Schwules Museum* in Berlin. His collaboration with artist Natascha Sadr Haghighian over the past years, with whom he founded the institute for incongruous translation, has yielded two long-term investigations: the publication, installation, and workshop-series “seeing studies” (2010-2012), presented at Casco (Utrecht) and dOCUMENTA 13 (Kassel and Kabul), as well as the more recent “Carbon Theater,” (2016-), a sound capsule presented at the Gwangju Biennale 11 and a sound installation and booklet for the Sharjah Biennial 13. Commissioned as part of the exhibition Let’s Talk About the Weather (curated by Nora Razian and Natasa Petresin-Bachelez) at the Sursock Museum in Beirut in 2015, Sepahvand edited the project’s publication series, “Elements for a World: Stone, Wood, Sky, Water, Fire”. From 2012 to 2014, he was a research fellow for The Anthropocene Project at Haus der Kulturen der Welt, where he co-edited the publication Textures of the Anthropocene: Grain, Vapor, Ray (Cambridge: MIT Press: 2015) and co-curated the performative conference “A Matter Theater”. Over the course of 2013-2015, he organized the technosexual reading circle in Berlin, a semi-regular, informal gathering of friends and their friends to discuss sex, drugs, and desire, along with related workshops and seminars taking place in Beirut (at marra.tein) and Tehran (at kaf). Artist residencies have included: BOFFO Summer Art Camp (2017), marra.tein (2015), Al Ma’mal Foundation (2012), Ashkal Alwan (2010). He lives and works in Berlin, and is currently developing a new writing project that questions “masculinities”.
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Democratie bedreigd van rechts én links
De rector van de Erasmus Universiteit Rotterdam poogt de schade te beperken door de Franse sociologe Eva Illouz (1961) nogmaals uit te nodigen. Aldus, hoopt de rector, kan de flater worden goedgemaakt die het ‘Love Lab’ van de universiteit deze maand sloeg. In een nuffig briefje had men laten weten dat er na een stemming binnen de vakgroep democratisch was besloten een eerdere uitnodiging van…
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