Les êtres timides ne savent que faire de leur corps…
V. H. SCORP
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Les êtres timides ne savent que faire de leur corps…
V. H. SCORP
I. Acte 1: dialogue
Atlas (white collar): « Je te plains, Sisyphe, toi qui ne voulant pas Mourir es condamné au plus mortel trépas! Tu te tues au travail, faisant la même tâche; Mon frère, tu vis en te mourant sans relâche. Toi qui te rêvais libre et mis aux fers la Mort, Tu fus enchaîné au plus absurde des sorts. À bout de souffle, tu t’évertues et transpires, Et n’as rien à rendre comme dernier soupir. »
Sisyphe (blue collar): « Contrairement à toi, je n’ai pas à porter Le poids d’écrasantes responsabilités. Ça roule! Car pourquoi les soutenir, ces monstres Qui ne reposent que sur la douleur des autres? Les dieux de l’Olympe et tout ce qui est sacré M’échappent, trop hauts, et ma pierre me distrait. Nous sommes esclaves. Mais est moins accablante Que l’immobilité ma besogne constante. »
Atlas (white collar): « Mon attente est sans fin, comme l’activité, M’attendant à être promu sans m’agiter. Dans quel but pousses-tu ce rocher qui succombe À la gravité, puis qui du sommet retombe? Moi, je sers et des dents, comme la gorge, serre Afin que le ciel ne tombe pas sur la terre. Seul un jour, j’ai laissé tomber comme la pluie : Hercule m’a permis d’aller cueillir des fruits. »
Sisyphe (blue collar): « De ton fardeau, tu ne fus soulagé qu’une heure, Le temps d’avoir les trois pommes d’or des trois sœurs. Puis, aussi naïf qu’est grand d’Héra le jardin, Tu repris la charge pour qu’Hercule ait coussin. Pleurez, Hespérides! Votre père a perdu Le paradis quand à l’appât il a mordu. Atlas, quand tout a faim de me voir malheureux, Je fais la révolte en m’imaginant heureux. »
-Poésie: extrait de "L’art de vivre, selon Atlas et Sisyphe", à lire dans "Genèse d'une femme" par Marine Mariposa, disponible gratuitement sur https://sites.google.com/view/papillondusublime/gen%C3%A8se-dune-femme -Image: "Sisyphus", Titian
Si tu ouvres mon cœur
Tu découvriras dans ses profondeurs
Ma tristesse et mes douleurs
Dans un coin gris
Est gravée l'injustice que j'ai subie
Le masque des personnes qui m'ont trahie
Mes blessures qui ne sont pas guéries
Tu entendras les gémissements de mon âme et ses cris
Tu remarqueras ma course jour et nuit
Et mes plus grands soucis:
La vie et l'avenir de mes petits
Tu sentiras le fardeau des contraintes infinies
Tu y trouveras écrit
Mon chagrin, ma souffrance
Et ma belle endurance
Dans un coin éclairé
Tu toucheras à ma gaîté
Mon arme contre la méchanceté
Ma générosité t'éblouira
Ma pureté t'attirera
Ma sincérité se joindra à ma fidélité
Pour te transporter dans mon monde ensoleillé
Où sont bannies la haine et la méchanceté
Là où trônent mon optimisme, mon humilité
Ma force, mon courage et ma ténacité.
J'ai bravé la vie et ses intempéries
Devant ses éprouves courageusement je souris.
-Habiba Allouche Boudaya
Le fardeau de ce monde est trop lourd pour un seul homme, et la douleur du monde trop amère pour un seul coeur.
Oscar Wilde (Le jeune Roi)
photo : @florent_julliard
L'homme ou la femme que vous aimez est rarement à la hauteur de votre amour. Parce que personne ne peut être à la hauteur de sentiments aussi forts, et au fond, peut-être que personne ne mérite de supporter un tel fardeau non plus.
Dennis Lehane
On pense souvent que la beauté est une chance, mais ce peut être aussi un fardeau bien lourd à porter quand, à cause d'elle, on subit, tout au long d'une vie, haine et jalousie...
V. H. SCORP
L'ennui n'est plus mon amour. Les rages, les débauches, la folie, dont je sais tous les élans et les désastres, - tout mon fardeau est déposé. Apprécions sans vertige l'étendue de mon innocence.
Arthur Rimbaud (Une Saison en Enfer - Mauvais sang)