A-t-elle suffisamment connu l'inverse ? L'impossibilité du possible pétrifié jusqu'à un point de lourdeur insoutenable.
Olivier Py (Les Parisiens)

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A-t-elle suffisamment connu l'inverse ? L'impossibilité du possible pétrifié jusqu'à un point de lourdeur insoutenable.
Olivier Py (Les Parisiens)
5. Grandir
Je serai toujours une enfant, je ne sais pas me débrouiller toute seule, je n’ai pas appris à conduire, je ne sais pas monter un meuble ni parler à un inconnu ni passer un coup de téléphone ni entrer quelque part. Je ne sais pas me disputer, je ne sais pas convaincre, j’ai beaucoup de mal à faire l’amour, je ne sais pas prendre une décision. On me donne quinze ans, j’en ai vingt-sept, on est le cinq août et me voilà : en cabane sous un étendoir ; enfermée dans la salle de bain ; entre une tomate et un concombre. Je pleure un soir sur deux (l’autre soir je pleure la nuit), entre le fromage que je ne mange pas et le plat que je ne mange pas non plus, je pleure dans les lattes du plancher, je pleure en plein repas de famille. Infantile. La mer la montagne les villas les avions le château de Valrose les palmiers me parlent de promotion et je pleurniche parce que je ne veux pas vivre loin de toi, et parce qu’il me semble avoir vingt-et-un ans à nouveau : il faut relouer un studio. Il faut relouer un meublé. Il faut demander cent euros à papa-maman parce que la ville n’est pas normale ou que je me suis trompée quelque part. Il faut rendre ses clés, changer d’adresse, se déplacer avec une carte de la ville dans son sac à main, c’était drôle à vingt-et-un ans mais je ne veux pas redevenir petite. Ce serait la marelle à l’envers. J’ai vécu dans un petit studio, j’ai vécu en colocation, j’ai vécu en F1 meublé. Puis j’ai grandi. Me semblait-il.
Il y a cinq mois je louais mon appartement d’adulte, tard-très-tard-à-l’heure-où-l’on-achète-des-maisons. Il y a cinq mois un an et demi d’économies se transformaient en jolis meubles. Il y a quatre mois et vingt-sept jours tu posais tes affaires chez moi et tu n’as plus dormi ailleurs que dans mon lit depuis. Et demain je mettrai notre vie sous drap, sous clés, dans des cartons, et je l’enfermerai dans le garage de mes parents ? Ça ne tourne pas rond. Je me rembobine. Le poète (Prévert ?) : « A moitié petite / La petite montée sur un banc » ; en descendant de toi je rapetisse et je ne veux pas grandir comme ça, au soleil seule et arrachée, je ne veux pas recommencer, j’étais déjà grande avec toi ; partir pour grandir j’ai donné, je veux construire maintenant, je veux grandir dans ta maison, celle qui est déjà dans ta tête et dans la pochette sur ma table de nuit. Je n’ai jamais autant grandi que dans tes bras, grandir c’est dire ‘nous’ aller dans un bar et sortir avec tes amis, ton réveil à cinq heures et demi tous les matins et ne plus m’endormir sans toi, te parler à voix haute et ne plus chuchoter, la seule fois où j’ai chuchoté avec toi dans un lit c’est celle où j’ai craché du sang, grandir c’est pleurer à voix haute, c’est ouvrir tes deux bras quand ma langue enfle dangereusement, grandir c’était rentrer chez nous. J’ai l’impression d’avoir passé six ans à mon trousseau miette après miette pour arriver au pas de notre porte et de devoir tout recommencer neuf cent kilomètres en arrière.
Partir
Un temps pour observer, comme au bord d’une corniche qu’on s’apprête à franchir, demain tout change, demain on se tire. Les cartons recouvrent le sol de la chambre, les affaires empilées de la sorte semblent avoir perdu leur utilité, leur sens, plus qu’un tas d’objets lourds qui m’embarrassent, comme cette carcasse, et cette pensée remplie de projets, de choses à faire, d’obligations, qui tournent, comme la terre tourne autour du soleil, une minute, puis deux, puis trois, et rien n’avance, l’éternel parallélisme entre mon corps et le monde.
Il faudrait, je devrais, nous devrions, vous devriez, assise au milieu des cartons et des livres, le poids des choses sur le corps fatigué, fatigué de bloquer dans cet espace de l’enfance, fatigué des murs qui poussent au milieu du chemin, fatigué des paroles qui viennent interférer comme des parasites sur la ligne, qui s’enroulent comme des cordes autour du tube digestif. Fatigué. Désir d’être déjà un peu plus loin, quand tout sera mis en place, quand on reprendra enfin des couleurs, de l’énergie, de la vitalité.
Je cours péniblement après la vitalité. Les choses qui traînent, la poubelle pleine, la poussière, les pelures de crayons, les tas, les objets bancals, la lumière qui manque. Un millier d’espaces déjà parcouru dans cette chambre, machine à remonter dans le temps des souvenirs qui vous gangrène de l’intérieur. Il faut partir, quand on aime, mais aussi quand on n’aime plus. Quitter le râle du père qui résonne partout autour de votre échec, quitter les questions incessantes de la mère, la vibration du téléphone, quitter les rues de l’enfance par la gare qu’on a vue par tous les angles. Prendre la petite valise rouge achetée pour le voyage d’il y a 4 ans. Embarquer seulement trente choses qui compte à ses yeux, et puis brûler le reste. On s’encombre d’un nombre infini de chaînes.
Sortir la tête de l’eau, en somme. S’offrir un coin de soleil, à soi, à soi seulement.
Allongée dans l'herbe je bouquine mon roman policier, enquête glauque, meurtre, suspens, je suis captivée, admirative. Le est sol dur sous mes os, ma colonne vertébrale, mon corps vulnérable, rachitique accolé au sol. La brise du vent chaud de l'été sur ma peau, elle embrasse chaque parcelle de mon corps. Soudain je m'endors, mon dos me fait mal à mon réveil, ma peau est marquée, j'ai mal au crâne, mais cette sieste m'a fait du bien. Il fait chaud, lourd, l'orage va gronder ce soir je pense.
aureliusz - mon après-midi.
Le kyste poplité : une poche de liquide au niveau du genou
Un kyste poplité, souvent appelé "kyste de Baker", est une poche remplie de liquide synovial (le même liquide que l'on retrouve dans les articulations) qui se forme à l'arrière du genou, dans le creux poplité. Cette poche, généralement bénigne, se développe souvent en réponse à une autre pathologie du genou, comme une arthrose, une lésion méniscale ou une inflammation de l'articulation.
Comment se forme un kyste poplité ?
Le kyste poplité se forme lorsque le liquide synovial, normalement présent dans l'articulation du genou, s'infiltre à travers une petite ouverture dans la capsule articulaire et forme une poche à l'arrière du genou. Cette poche peut augmenter de taille progressivement et parfois se rompre, provoquant une douleur soudaine et une inflammation dans le mollet.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes d'un kyste poplité peuvent varier en fonction de sa taille et de sa localisation. Les plus fréquents sont :
Une masse palpable à l'arrière du genou, souvent indolore.
Une sensation de tension ou de gonflement au niveau du mollet.
Des douleurs dans le genou ou le mollet, pouvant s'aggraver lors de l'activité physique.
Une sensation de lourdeur dans la jambe.
Quelles sont les causes ?
La cause principale du kyste poplité est une augmentation de la pression à l'intérieur de l'articulation du genou, souvent due à :
Une arthrose: L'usure du cartilage entraîne une production excessive de liquide synovial.
Une lésion méniscale: Une déchirure du ménisque peut provoquer une inflammation et une augmentation de la production de liquide synovial.
Une inflammation de l'articulation: La polyarthrite rhumatoïde par exemple peut entraîner la formation de kystes poplités.
Comment diagnostiquer un kyste poplité ?
Le diagnostic d'un kyste poplité est généralement posé par un médecin lors d'un examen clinique. Le médecin palpera la masse et pourra demander des examens complémentaires comme :
Une échographie: Pour confirmer la présence du kyste et évaluer sa taille.
Une IRM: Pour visualiser plus en détail les structures du genou et rechercher d'éventuelles lésions associées.
Quels sont les traitements ?
Le traitement du kyste poplité dépend de la taille du kyste, des symptômes et de la cause sous-jacente. Les traitements peuvent inclure :
Le repos: Pour soulager la douleur et réduire l'inflammation.
La glace: Pour réduire l'enflure.
Les médicaments anti-inflammatoires: Pour soulager la douleur.
La ponction: Pour aspirer le liquide contenu dans le kyste.
La chirurgie: Dans les cas les plus sévères ou en cas de récidives fréquentes, une intervention chirurgicale peut être envisagée pour retirer le kyste.
Dieu te fortifie aujourd’hui!
Dieu te fortifie aujourd’hui!
Ce matin, j’ai une parole d’encouragement pour une personne qui passe par des moments difficiles. Tu te sens limité, comme restreint dans tes mouvements (dans ce que tu es appelé à faire). Tu ressens une certaine lourdeur spirituelle qui t’empêche de faire ce que tu as à coeur de faire. Tu te sens faible.
Dieu te voit et te connaît par ton nom. La situation que tu traverses n’est pas un scoop…
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Seigneur délivre-nous de la paresse!
Seigneur délivre-nous de la paresse!
La Bible est un coffre à trésors. Elle parle de tout. Enseigne sur tout. Elle nous révèle Dieu, nous parle de nous-mêmes, nous révèle comment faire pour expérimenter le bonheur et la paix durant le peu de temps que nous avons à passer sur la terre !
C’est impressionnant le nombre de versets bibliques qui parlent de travail, activité et … de paresse ! En lisant ces versets, j’apprends énormément !
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MES EUPHEMISMES 28
MES EUPHEMISMES 28
Dans les draps de l’étouffe caniculaire la peau craquelée donne sa langue à sélecter
la bonne Elle…
N-L – 02/07/18
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