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Nos cœurs enchaînés - Miraculous Fanfiction - Partie 1
Nos cœurs enchaînés - Partie 1 / ?
Cinq ans après la défaite de Monarque, Ladybug doit faire face au tissu de mensonges dans lequel elle s'est perdue et ce, sans la présence de son partenaire, Chat Noir, disparu depuis qu'il a appris la vérité. Alors, quand une chevelure blonde réapparaît, Marinette nourrit l'infirme espoir qu'il ait pu lui pardonner.
°°°
Ladybug croit mourir.
Les lèvres pincées, elle adresse quelques mots au récent Akumatisé. Des mots qui ne font même plus sens, qui ne nécessitent plus qu’elle soit présente, consciente dans son propre corps. Est-ce “de faire plus attention” ou “ne pas laisser nos émotions nous submerger” ? Ou peut-être “tenez, ce porte-bonheur vous aidera à repousser Chrysalis”.
L’akumatisé se relève, serre les mains de l’héroïne avant de rejoindre ses parents, ou bien est-ce ses amis ? Pour être honnête, elle ne se même rappelle plus son âge, ni même son apparence. Tout comme le combat qu’elle venait de mener. Seule.
Sa main se serre en un poing qu’elle redresse à peine. Dans un geste bref et subtil, elle bouge imperceptiblement son poing. Elle pourrait presque entendre son partenaire.
Des applaudissements tirent Ladybug de ses pensées.
Elle cligne des yeux, adresse un bref sourire aux parisiens l’entourant avant de dégainer son yoyo et s’envoler dans les airs. Elle atterrit sur un toit, à quelques mètres de la foule. Les parisiens l’acclament, la remercient pour les avoir une nouvelle fois délivrer d’un Akuma particulièrement robuste.
Des journalistes commentent la récente bataille, des caméras se tournent vers Ladybug, toujours perchée sur un toit. Elle salue la foule d’une main, se retourne et s’apprête à sauter quand, malgré le brouhaha ambiant, une phrase la fait s’arrêter net.
“Nous remercions Ladybug pour sa force et son dévouement, à quelques jours de la commémoration de la disparition de Chat Noir.”
Son cœur se serre si fort qu’elle croit qu’il pourrait sortir de sa cage thoracique.
“Ladybug, avez-vous un mot à ce suj-”
Le vent fouette son visage. Son yoyo s'agrippe à un autre lampadaire, la propulsant dans les airs. Ses gestes sont brusques, maladroits, elle manque de chuter à plusieurs reprises. Ses pieds foulent les toits, trébuchent. Elle court, son cœur bat la chamade. Elle ne connaît pas la destination, elle sait simplement qu’elle ne s’arrêtera pas tant qu’elle n’est pas à l’agonie. Tant que la douleur physique l’emporte sur ce qu’elle ressent. Et elle ressent qu’elle pourrait mourir d’une seconde à l’autre.
Son cœur est pris dans un étau, et ce, depuis maintenant presque un an. Elle avait déjà l’impression qu’une cage se refermait autour de lui et, si elle était honnête avec elle-même, au moment où elle avait accepté d’être la nouvelle gardienne. À présent, des années s’étaient écoulées. Papillon avait été vaincu il y a cinq ans et Ladybug avait rêvé de la liberté que sa défaite lui donnerait. Et pourtant, tout s’était écroulé à cet instant. Les années suivantes n’avaient été que mensonges, secrets, culpabilité et déni. Marinette s’était persuadée que pour le bien de tous, et notamment celui d’Adrien, il valait mieux mettre tout sous le tapis, repartir de zéro, faire croire que Gabriel Agreste était un héros. Alors, elle avait entretenu l’illusion, avait ravalé chaque doute et était allée de l’avant. Elle pensait qu’être avec Adrien l’aiderait à surmonter ce mensonge, qu’elle pourrait se distraire avec leur tout nouvel amour.
Marinette n’avait jamais eu aussi faux de toute sa vie.
Il y a un an, le mensonge commençait à devenir trop difficile à entretenir. Elle bégayait, se contredisait, s’enfonçait un peu plus à chaque explication donnée. Elle voyait bien qu’Adrien commençait à se douter de quelque chose. Il observait de loin comme de près chaque interaction qu’elle avait avec Nathalie. Il entendait les messe-basses, il savait qu’elle lui cachait quelque chose de bien trop important. Qu’elle prenait des décisions le concernant sans qu’il ne lui ait rien demandée. Il la lisait comme un livre ouvert.
Ses pieds foulent la toiture d’un immeuble et d’un geste vif, elle saute au sommet d’une cheminée. Elle lance son yoyo, recule son pied droit et prend appui quand une vive douleur la fait se plier en deux. Elle lâche un bref gémissement de douleur et enroule ses doigts autour de sa cheville. Elle reste un instant accroupie ainsi. Elle reprend son souffle, la douleur pulsant encore à travers sa peau. Des larmes coulent silencieusement sur ses joues. Ladybug se fait croire que c’est à cause de sa blessure, Marinette en connaît pertinemment la cause.
Elle finit par descendre de son perchoir, colle son dos contre et se laisse glisser jusqu’au sol. Elle ramène ses genoux contre elle et, recroquevillée, les joues encore mouillées, elle regarde le soleil se coucher derrière la Tour Eiffel. Seule.
Quand elle sort enfin de ses pensées, la nuit est tombée. Elle frotte ses joues sèches, attrape son yoyo et l’ouvre. Dans la liste de contact, elle sélectionne le premier et l’appelle.
Bip. Bip. Bip.
Elle sait qu’il ne répondra pas, qu’il ne l’a pas fait depuis un an et qu’il ne le refera probablement pas. Elle aurait fait la même chose à sa place. L’héroïne ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Parmi toutes les personnes qui connaissaient la vérité, elle aurait dû lui en faire part. Lui plus que n’importe qui. Lui qui n’avait jamais douté d’elle, pas une seule fois depuis le premier jour. Qui l’avait soutenue, qui avait combattu à ses côtés, qui avait donné sa vie plus d’une fois pour qu’elle puisse remettre tout en ordre à la fin de la journée.
Bip. Bip. Bip.
Ladybug aimerait dire qu’elle a compris d’elle-même ses erreurs. Que le tissu de mensonges était devenu trop lourd à porter. Qu’elle reconnaissait ses torts et qu’elle avait fini par dire la vérité à toutes les personnes concernées. Qu’elle prenait ses responsabilités et qu’elle serait prête à tout pour aller de l’avant. Que, certes, Adrien avait été blessé et trahi par l’héroïne que Paris acclamait, qu’il lui en voudrait mais qu’il finirait par accepter la situation. Peut-être aurait-il pu la pardonner. Tout comme Chat Noir. Il aurait compris qu’elle était coincée, acculée, que la pression était trop forte, qu’il y avait des facteurs extérieurs.
Mais, quand la vérité a éclaté, Ladybug n’a rien pu faire. Elle se battait contre un Akuma particulièrement résistant. Chat Noir s’était éclypsé pour lui sauter dessus, une des rares fois où Ladybug servit de distraction. Et, un bref instant avant de disparaître, il lui adressa un grand sourire, vaillant, courageux.
Ladybug tint, sans l’aide de Chat Noir, l’Akuma était difficile à appréhender, mais elle se répéta qu’il ne tarderait pas. Qu’il l’arriverait, qu’il cataclysmerait sa capsule. Les secondes passèrent, bientôt devenues minutes quand enfin, il refit apparition. D’un geste rapide, il se hissa au sommet et délivra l’Akuma de sa protection. Il retomba agilement au sol, le visage baissé et le sang de Ladybug fit un tour. Elle savait qu’il s’était passé quelque chose de grave, que quelque chose venait de se briser, qu’elle ne pourrait jamais faire marche arrière.
Elle s’assura que la victime allait bien et elle lui expliqua la situation, Chat Noir resta en arrière. Elle sentait quelque chose grondée, et jamais elle n’eut aussi peur de faire face à quelqu’un.
“Combien de temps comptais-tu encore faire semblant ?”
Le bout de ses doigts se mit à trembler, elle sentit ses joues rougir de honte.
“De quoi parles-tu ?”
Un rire jaune, sombre, s’échappa de la bouche de son partenaire. Au-dessus d’eux, les nuages avaient remplacé le soleil, elle arrivait presque à entendre l’orage arriver.
“Tu ne m’as jamais inclu dans quoique ce soit.”
Ladybug pouvait sentir son regard la transpercer, encore de dos à lui. Et encore à cet instant, elle réussit à se convaincre qu’il ne pouvait pas tout savoir.
“À quoi je peux bien te servir si ce n’est qu’un bouclier ? Dénué de toutes émotions ? Je croyais qu’on était ami.”
Ladybug se retourna vivement, piquée. Elle s’attendait à de la frustration, de l'incompréhension, de la déception venant de son partenaire. Peut-être même de la colère. Pourtant, quand son regard croisa le sien, elle sentit le sol s’écrouler sous elle. Dans ses yeux, elle lut du dégoût, profond, sincère. Elle se raidit tout entièrement et se détesta pour la pensée qui lui traversa l’esprit. Ses mains furent prises d’un soubresaut, le poids de son yoyo pendu à sa hanche.
“Chat Noir, qu’est-ce que tu sais ?”
Il pencha la tête, patient, sombre, essayant de déchiffrer tous les mensonges qui remontaient à la surface de sa peau. Soudain, son costume lui parut trop serré, elle se sentit à l’étroit, enfermée avec tous les mensonges, suffoquant avec.
“Qu’est-ce que tu aimerais que je sache ?”
Rien, j’aimerais revenir une heure auparavant, pensa-t-elle. C’était égoïste, elle le savait mais comment pouvait-elle se sortir de cette situation sans tout détruire ?
Ses doigts frémillèrent, elle était clouée sur place, sans possibilité de se défiler, de s’enfuir.
“Je peux tout t’expliquer. Je- Je- Je suis désolée, j’étais obligée, j’ai fait une erreur, je ne sais p-”
Elle s’interrompit quand il secoua la tête. Il serra les poings avant de lâcher un sanglot. Ladybug entrouvit les lèvres.
“J’aurais pu comprendre. J’aurais entendu que tu ne puisses pas dire la vérité au monde. Mais moi… À moi…”
Soudain, Ladybug se rendit compte de sa gorge trop serrée, de la boule plongée au fond, menaçant de lui couper tout air.
“Je pensais, commença-t-il avant que sa voix ne déraille. Je croyais qu’on devait tout se dire. Que tu pouvais partager ton fardeau. Mais tu as toujours fait les choses seule… On m’a menti toute ma vie, et je pensais que tu étais la seule personne avec qui je pouvais être sincère.”
“Chat Noir, je peux arranger les choses. Laisse-moi t’expliquer, il y a tellement de ch-
– Qu’est-ce que ça changerait ? Tu ne savais pas à quel point il était une personne horrible. Tu as préféré l’écouter, la coupa-t-il. Je ne veux pas connaître ta version des faits.”
Il lui tourna le dos et attrape son bâton. Ladybug sut que, si elle le laissait filer, elle ne le reverrait plus.
Elle fit un pas en avant, la main tendue.
“Je suis désolée, tu dois me croire, pleura-t-elle. S’il te plaît, je dois-
– Qu’est-ce qui t’as fait croire que tu pouvais décider à sa place ? Qu’est-ce que tu y gagnais ? Je vais te dire quelque chose.”
Il se retourna, planta ses yeux dans les yeux, le coin des lèvres retroussé.
“Tu ne vaux pas mieux que lui, cracha-t-il.”
Ladybug sentit son coeur saigner. Ce n’était pas en train de se passer. C’était un cauchemar, elle allait se réveiller. Mais elle sentait son poul à travers sa peau, comme si son sang lui-même essayait de prendre la fuite. Peut-être qu’elle pouvait se sortir de cette situation. Ses doigts attrapèrent son yoyo et elle réfléchit à combien de temps il lui faudrait pour sortir le miraculous du serpent et remonter le temps. Peut-être que cela faisait moins de cinq minutes qu’ils parlaient. Cela ne suffirait pas, il faudrait qu’elle remonte plus loin, jusqu’au milieu du combat, avant que Chat Noir ne s’éclypse. Le miraculous ne pourrait jamais aller aussi loin.
Un vent glacial la ramena à la réalité, et elle réalisa que Chat Noir n’était plus devant elle. Sous pression, elle leva sèchement la tête. Il s’était hissé sur un toit. Elle sentait qu’il lui glissait entre les doigts. Elle pouvait sûrement le convaincre qu’elle était prête à faire le nécessaire.
“S’il te plait, ne lui en par- laisse-moi le faire. Je vais tout arrang-
– C’est trop tard. Tu aurais dû faire ça il y a cinq ans.”
Quand il lui jetta un dernier regard avant de disparaître dans la nuit, Ladybug resta immobile durant des minutes, attendant l’arrivée de Bunny. Cette timeline ne pouvait pas être la bonne, Chat Noir ne pouvait pas la laisser pareillement. La porteuse du miraculous du serpent allait arriver et, à deux, elles remonteraient le temps et iraient découvrir ce qui avait pu autant détruire des années de déni et de mensonges. Ladybug avait supporté tant de pression, elle s’était persuadée que c'était la chose à faire, sinon Bunnix serait intervenue auparavant… Non ?
“Pitié… Pitié… Viens…”
Ses genoux tombèrent au sol. Prise d’un sanglot, elle observa ses mains. Sa respiration s’accéléra, haletante. Ca ne pouvait pas arriver… Qu’avait-elle fait ? Elle avait fait une erreur… Mais rien d’impardonnable… N’est-ce pas ?
La pluie s’abattit sur elle, lourde, la clouant par terre. Le poids de ses mensonges l’écrasait, le poids de ses décisions l’enfonçait un peu plus chaque seconde. Elle s’écroula au sol, accablée par le chagrin, et pleura, toutes les larmes de son corps.
Au bout d’une heure, Ladybug comprit que Bunnix ne viendrait pas. La pluie tombait toujours et elle ne sut si ses joues étaient encore mouillées à cause d’elle ou de ses pleurs incessants. La lune avait remplacé le soleil dans le ciel nuageux. Paralysée, elle perdit tout sens du temps et ne put que fixer le toit où se tenait la silhouette de Chat Noir il y avait maintenant des heures. Dans la nuit sombre, Ladybug n’avait jamais été aussi seule.
°°°
Date de publication : 29 avril 2026
Lien vers la partie 2 : en cours
Monarch butterfly on a Passion flower.
Photographer: Thomas Bresson
IL Y A 799 ANS | Sacre de Louis IX en la cathédrale de Reims ➽ http://bit.ly/Sacre-Saint-Louis Il se déroule le 29 novembre 1226, quelques semaines après que Louis VIII avait rendu son dernier soupir. Blanche de Castille, veuve énergique et stratège hors pair, fit sacrer son jeune fils pour affermir la couronne menacée. Tandis que la ligue des grands vassaux grondait, l’auguste basilique resplendit d’un éclat sans pareil : sous la voûte des rois, l’enfant blond reçut l’onction sainte, consacrant l’alliance sacrée du trône, de la foi et de la France
Miraculous: Tales of Ladybug & Cat Noir
Hawk Moth progression in the Opening Videos
okay time for another unhinged rant to the MLB fandom:
Love bombing is a type of emotional abuse in which someone uses grand gestures to manipulate another person. [x]
When Adrichat compliments and flirts with Maribug and shows her affection it is NOT love bombing. He is not doing it to manipulate her, and when he gets moody, it's because he's a traumatized teenager (sound familiar?). He is the romantic lead, and always apologizes, and I genuinely doubt they'd make a romantic lead abusive in a show aimed at children.
ANYWAY
When Gabriel "steps up" and "improves" as a father, especially in season 5, it IS love bombing, as it IS manipulative.
Gabriel allowing Adrien to quit modeling just so happens to coincide with his nefarious plans. Gabe making Adrien elaborate meals is manipulative, as he made it very clear that Adrien can be forced to go back to modeling if he disobeys. Gabriel sweetly gifting Adrien an alliance ring in order to make him a more powerful akuma is about as red of a flag as you can get.
And all these things leads me to the conclusion that Gabe is just as terrible of a person, if not more, when he was actively emotionally abusing and neglecting his son.
I have a new favorite ladrien moment.
When Adrien ripped the Miraculous de la Coccinelle from Monarque’s ears and passed them to Bikerbug, and Monarque looked back and saw it was his own son who’d defeated him. When Ladybug returned in her full glory.
This is what I wanted from ladrien. This is beautiful.
The betrayal in Monarque’s eyes as all his abuse comes back to bite him, his son in Ladybug’s corner. The trust and unity Ladybug and Adrien have built in every side of the love square helping them utterly overwhelm their enemies.
You can actually tell that Monarque is getting a bit desperate for villain names at this point, like the guy actually calls one of his villains, who supposedly reveals the truth, "Infox", which is the French word for fake news (a mix between "infos" = short for "informations" = news and "intox" = short for "intoxication")... And yet her power is strong enough that nobody who's under her spell thinks : "hang on"