Hiver 1944-1945, Hylewood, Canada (15/27)
Sa bonne amie Layla, l’ancienne petite protégée de la famille LeBris, profite de ses premières années de mariage en l’absence de son médecin de mari, parti à la guerre comme tout un chacun. Cette jeune femme doit énormément à la charité des LeBris. Sans leur soutien, elle n’aurait certainement jamais pu épouser un tel parti. Ma propre mère n’aurait jamais toléré l’entretien d’une pupille étrangère. Il me semble que la cohabitation avec la famille de son époux était tendue. Il vivait avec sa mère, sa sœur aînée s’occupait d’elle et lui servait de garde-malade. Dans sa maladie, la mère voulait avoir quelqu’un à son chevet en permanence. À cette fin, elle houspillait fille et belle-fille, sans s’embarrasser de savoir si leur temps était déjà consacré à autre chose. Cela était fait sans aucune mauvaise intention bien sûr, mais le désir insatiable de compagnie de cette pauvre dame attisait les tentions dans la maison. Elle est morte plus tôt dans l’année, paix à son âme, mais je crois que son départ à apaisé la situation. Quand même, je pense régulièrement au fait que depuis son mariage, Layla a dû passer plus de temps en tête à tête avec sa belle-mère et sa belle-sœur, qu’avec son époux…
▼ Transcriptions et traductions vers le français sous “Afficher davantage”. ▼











