Les textiles aussi sont rationnés. Je suis certaine que c’est à cause de ces grèves… Il est très difficile de s’habiller dignement ces derniers temps. Ma belle-sœur me donne ses tickets. Elle n’en a pas besoin, elle s’habille comme une nonne. Sans elle, je ne sais pas ce que j’aurais fait. J’ai pu m’acheter une jolie paire de gants en velour pour aller avec les bracelets bakélites de chez Chanel que mon père m’a offert l’an dernier. Cela faisait une éternité que je n’avais pas porté quoi que ce soit de neuf.
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[Transcription]
SPLAM
Lucien LeBris : Captain Morgenstern! (Capitaine Morgenstern !)
Aamon Morgenstern : Step back. (Recule.)
Aamon Morgenstern : I’ll handle him. (Je m’occupe de lui.)
Finn Connor : SCREEEEEEEEEEE
Aamon Morgenstern : You need to calm down, Sergent. (Il faut se calmer, Sergent.)
Finn Connor : Hissssss…
Aamon Morgenstern : Get some sense… (Reprends tes esprits…)
BAM!
Aamon Morgenstern : … Back… (… et retrouve un peu de bon sens…)
BAM!
Aamon Morgenstern : … Into that thick head of yours! (…dans ton foutu crâne !)
WHAM!
Finn Connor : SCREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
Aamon Morgenstern : There. Enough bullshit for today. (Voilà. Ça suffit les conneries.)
Finn Connor : *hiss and growls* (*siffle et grogne*)
Aamon Morgenstern : That’s enough. I don’t like it, but I won’t hesitate to use this on you if you push me further. (Allez, on s’arrête. Ça ne me fait pas plaisir, mais je n’hésiterai pas à utiliser ça contre toi si tu continues à m’emmerder.)
Finn Connor : THEN KILL ME ALREADY! (ALORS TUEZ-MOI UNE BONNE FOIS POUR TOUTE !)
Aamon Morgenstern : I didn’t turn you to kill you, son. (Je ne t’ai pas transformé pour ensuite te tuer, fiston.)
Finn Connor : I don’t want to be like this… The thirst… It’s too much. (Je ne veux pas de ça… La soif… C’est trop.)
Aamon Morgenstern : It’ll pass eventually. We all go through this. It doesn’t last. (Ça passera. On y est tous passés. Ça ne dure pas.)
Finn Connor : I don’t want to. Please, make it stop. Make it stop… I don’t want to hurt anyone anymore. Please… (Je ne veux pas… Je vous en prie, arrêtez ça. Faites que ça cesse… Je ne veux plus blesser personne. Pitié…)
Aamon Morgenstern : …
SPROCH
Aamon Morgenstern : What a waste…
I didn't know why but I just really didn't like Jon's new secret identity's design upon first sight and then I showed it to my family and my mom said he looks like a Paul brother and now I can't unsee it
Retrouver une maison pleine me tient particulièrerement occupée, d’autant plus que mon beau-frère est toujours fourré à la maison depuis le retour de Lucien. J’ai toujours quelque chose à faire, à ranger, à préparer. Maman m’est d’une aide précieuse. Elle avait l’habitude de s’occuper des filles de mon frère et elle passe désormais l’essentiel de son temps avec Prosper. Elle ne comprend pas que ni ma belle-sœur, ni moi-même n’ayons pris de nourrices. Ma mère et sa sœur ont été élevées par une nourrice sur lieu ; mes frères et moi avions une bonne d’enfants. Je vous avoue n’avoir aucune envie de devoir supporter ces rivalités puériles que plusieurs femmes de mon comité d’épouses m’ont confié avoir avec leur nourrice.
Je termine ici cette lettre. Lucien vous salue chaleureusement et il me demande de vous indiquer qu’il a particulièrement apprécié la vue de la carte postale que vous lui avez envoyé.
Il semble que Lucien et Arsinoé ait continué à s’envoyer fréquemment des cartes postales après l’interruption des lettres. Malheureusement, je n’ai retrouvé aucune des cartes d’Arsinoé. Il semble que Bon-Papa les accrochait dans son bureau du port, mais elles ont toutes été perdues après sa vente. C’est malheureux, mais on n’y peut rien… Dites-moi si à tout hasard vous parvenez à remettre la main sur les cartes de Lucien dans tout votre fatras. Il n’est pas nécessaire de les scanner, j’aimerais juste savoir où elles se trouvent. Elles ont été envoyées à Saint-Rostand à partir du milieu des années 40, et si elles n’ont pas été jetées, elles devraient y être toujours.
A bientôt,
D. LeBris
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Autumn 1946, Hylewood, Canada
Having the house full again keeps me particularly busy, all the more since my brother-in-law is constantly around the house ever since Lucien’s return. There is always something to do, to tidy, to prepare. Mother has been an invaluable help. She used to look after my brother’s daughters, and now she spends most of her time with Prosper. She cannot comprehend why neither my sister-in-law nor I have hired a nurse. My mother and her sister were raised by a nurse; my brothers and I had a nanny. I must confess that I have no desire to endure the childish rivalries that several women in my wives’ committee have confided to me about their own nurses.
I shall end this letter here. Lucien sends his warm regards and asks me to tell you that he was particularly pleased by the view on the postcard you sent him.
It seems that Lucien and Arsinoé continued to exchange postcards quite regularly after their correspondence came to an end. Unfortunately, I haven't been able to find any of Arsinoé’s cards. It looks like Grandfather used to pin them up in his office at the harbour, but they were all lost after it was sold. It's a shame, but there's nothing we can do about it…
Please let me know if, by any chance, you manage to locate Lucien’s postcards somewhere among your stuff. There is no need to scan them; I'd simply like to know where they are. They were sent to Saint-Rostand starting in the mid-1940s, and if they were not thrown away, they should still be there.
All the best,
D. LeBris
🇫🇷 [Transcription]
Agathon LeBris : Je ne sais pas ce que vous avez bu, Sonia, mais ce que vous racontez n’a aucun sens. Le sanatorium cache une histoire de société fantôme, peut-être de traffic d’organes, mais certainement pas de magie.
Lucien LeBris : Attends, Agathon… Pendant la guerre, il m’est arrivé quelque chose.
Agathon LeBris : Allons bon, ne me dis pas que tu as rencontré un dragon ou quelque sorcière au beau milieu du désert australien ?
Lucien LeBris : Pas un dragon, non… Attends, je vais te raconter.
Agathon LeBris : …
Lucien LeBris : Tu me crois, n’est-ce pas ?
Agathon LeBris : … Je ne sais pas. Ce type qui t’a attaqué a peut-être simplement été rendu fou par la guerre. Papa n’avait plus toute sa tête quand il est revenu non plus.
Lucien LeBris : C’était autre chose. Le type qui l’a tué, Morgenstern… Il avait quelque chose à voir avec son état.
Agathon LeBris : Si c’est lui qui pilotait l’avion lors du crash qui lui a fait perdre la tête, ce n’est pas très étonnant.
Lucien LeBris : Non, Morgentern lui-même a dit quelque chose à ce sujet avant de le tuer. Il a dit… Qu’il l’avait tourné, ou transformé.
Agathon LeBris : Tu es vraiment certain d’avoir bien entendu ?
Lucien LeBris : Oui. Je suis sûr de moi.
🇬🇧 [Transcript]
Agathon LeBris: I do not know what you have been drinking, Sonia, but what you are saying makes no sense. The sanatorium is hiding a story about a shell company, perhaps organ trafficking, but certainly not magic.
Lucien LeBris: Wait, Agathon… Something happened to me during the war.
Agathon LeBris: Oh, come now. Do not tell me you met a dragon or some witch in the middle of the Australian desert?
Lucien LeBris: Not a dragon, no… Wait, let me tell you.
Agathon LeBris: …
Lucien LeBris: You believe me, don't you?
Agathon LeBris: … I don't know. The man who attacked you may simply have been driven mad by the war. Father was not in his right mind when he returned either.
Lucien LeBris: It was something else. The guy who killed him - Morgenstern - had something to do with his condition.
Agathon LeBris: If he was the one piloting the plane during the crash that scrambled his mind, that wouldn't be very surprising.
Lucien LeBris: No, Morgenstern himself said something about it before he killed him. He said… that he had turned him.
Agathon LeBris: Are you quite certain you heard that correctly?
Lucien LeBris: Yes. I'm sure of it.
Mon mari et moi sommes en désaccord sur de nombreux sujets. Nous sommes très différents. Cela se reflète dans nos manières radicalement opposées de voir la vie. Je suis beaucoup plus pragmatique que lui, mais il est plus entreprenant. De nous deux, je possède le savoir-faire social, mais il a cette chaleur qui met son entourage à l’aise. Je pense que mon calme et mon tempérament constant font partie de mes qualités, ce qui ne m’empêche pas d’apprécier son enthousiasme. Il me semble que nous nous complétons bien.
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[Transcription]
Lucien LeBris : What did you… (Qu’est-ce que tu…)
Finn Connor : NO, NO! STAY BACK… I can’t… (NON, NON ! TU DOIS RESTER À DISTANCE… Je ne peux pas…)
Lucien LeBris : Your friends, they are all worried about you.
Lucien LeBris : Please, just talk to me. I’ll bring you home. We can sort this out. Morgenstern will find a way to… (Tes amis, ils s’inquiètent tous pour toi. S’il te plaît, parle-moi juste. Je vais te ramener. On pourra arranger ça. Morgenstern trouvera un moyen de…)
Finn Connor : IT’S MORGENSTERN'S FAULT IN THE FIRST PLACE!! (C’EST LA FAUTE DE MORGENSTERN DEPUIS LE DÉBUT !!)
Lucien LeBris : Connor…
Finn Connor : NONONONO (NONNONNONNON)
Finn Connor : *grunts, heavy breathing* (*grognements, respiration lourde*)
Je ne sais presque rien des activités de mon mari. Je ne sais ni où il opère, ni ce qu’il y fait. Il s’est engagé en juillet dernier comme pilote. Il a pu faire les vingt-deux semaines de son entrainement en Ontario, ce qui lui permettait de rentrer régulièrement à la maison. Comme son affectation à une base pour suivre un entraînement spécialisé tardait, il a obtenu une permission en décembre pour les fêtes, à la fin de ma grossesse, ce qui lui a permis de rencontrer son fils et de passer quelques semaines avec lui avant son départ pour une ville qui s’appelle Llandow au Pays-de-Galles. À partir de ce moment, toutes nos communications se sont faites par ces horribles lettres censurées qui ne disent rien de ce qui importe. Il m’a indiqué à quel quartier général je dois adresser mes courriers et colis ; ce sont eux qui redistribuent les lettres, non sans que quelque indiscret ne manque de les lire et de les piller ! Je trouve cette idée de devenir pilote effroyablement dangereuse. Quatre hommes d’Hylewood sont devenus pilotes, deux d’entre eux sont morts. Le premier était mon frère, le second mon cousin. Je ne veux pas que mon mari soit le troisième.
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[Transcription]
Terry Everett : Hey, Hamon, is it true that your first name’s Adolf?
Adolphe Hamon : Damn it, Terry, it’s Adolphe. AdolPHE. First thing I do when I get back home is getting that changed. I’ll just use my middle name or something.
Kevin Wong : Yeah, no joke… (Ouais, sans blague…)
Terry Everett : What are you doing here anyway, Kevin? Aren’t you Japanese or something? Doesn’t that make you our enemy? (Qu’est-ce que tu fais là en fait, Kevin ? T’es pas Japonais ou un truc du genre ? T’es pas censé être notre ennemi ?)
Kevin Wong : I’m Chinese-American. (Je suis Sino-Américain.)
Terry Everett : Yeah, that’s what I said. (Ouais, c’est ce que je viens de dire.)
Aamon Morgenstern : China is at war with Japan, dumbass. (La Chine est en guerre contre le Japon, abruti.)
Terry Everett : How was I supposed to know?? (Comment tu voulais que je le sache ??)
Finn Connor : I’m bored. And hot. And sweaty. (Je m’ennuie. Et j’ai chaud. Et je suis tout transpirant.)
Alonzo Torres : How many missions have you boys been on? (Ça vous fait combien de missions, les gars ?)
Kevin Wong : That’s my 1st. (C’est ma première.)
Adolphe Hamon : 7.
Alonzo Torres : You need to try to survive 11. (Débrouillez-vous pour en survivre 11.)
Adolphe Hamon : Why? What happens after that? (Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il se passe après ça ?)
Alonzo Torres : You beat the odds. (Vous dépassez les probabilités.)
Lucien LeBris : He means bomber crew usually die before 11 missions. I knew two guys who died that way. (Il veut dire que les équipages de bombardiers meurent généralement avant ça. Je connaissais deux gars qui sont morts comme ça.)
Adolphe Hamon : Thanks, LeBris, that’s reassuring. (Merci, LeBris, c’est super rassurant.)
Kevin Wong : They say that after 25, they send you home. (Il parait qu’après 25, ils te renvoient à la maison.)
Adolphe Hamon : Wait, really? Who told that? (Attends, c’est vrai ? Qui t’a raconté ça ?)
Terry Everett : And you? How many are you Canadians at? (Et vous, les Canadiens ? Ça vous en fait combien ?)
Lucien LeBris : That’s actually my 2nd. (En fait, c’est ma 2e.)
Alonzo Torres : 69.
Adolphe Hamon : Whaaaa… (Quoiiiiiiii…)
Finn Connor : Dang. (La vache.)
Terry Everett : We’re never getting out of here. (On ne partira jamais d’ici.)
Aamon Morgenstern : I’m going down to check on our injured gunner. I can’t stand that heat anyway. (Je descends voir comment va notre mitrailleur blessé. Je ne supporte pas cette chaleur de toute façon.)
L’usine de Papa est fructueuse, d’autant que l’Etat a défini la production agro-alimentaire comme prioritaire pour pallier à la pénurie et qu’elle tourne jours et nuits. Il se trouve que l’usine de mon père est précisément dans ce secteur. Les affaires tournent bien, mais mon père se plaint de ce que les relations avec ses ouvriers ne sont plus ce qu’elles étaient. Quand j’étais petite, mon père se rendait à toutes sortes d’évènements avec ma mère. Je devais l’accompagner lorsque je n’étais pas à Toronto. Nous nous rendions aux distribution de prix de l’école, aux remises de médailles du travail, aux soirées de charité de l’œuvre d’assistance familiale présidée par ma mère. Une fois par an, les ouvriers venaient en cortège jusqu’à notre maison pour déposer des bouquets de fleurs. Cela a commencé à changer il y a une dizaine d’années, quand ma mère s’est faite évicter de la présidence de son œuvre et que celle-ci a été confié au comité de l’usine. Mon père l’a très mal pris. Il s’est rendu à la réunion du comité et les a tous traités d’ingrats. Depuis, les choses se sont envenimées. Je ne comprends pas bien ces ouvriers. Ils réclament toutes sortes de choses, moins d’heures, de plus hauts salaires… Comme si mon père y pouvait quelque chose, ceux-ci ont été gelés par le gouvernement fédéral. Ces anti-patriotes du syndicat ont même lancé une grève. Vous rendez-vous compte ? En pleine guerre… Un médiateur a même dû intervenir. Lorsque je lui en parle, Lucien se moque de moi. Il me dit que si sa grand-mère avait été encore en vie, nous nous serions déchirées. Je crois que sa grand-mère était une sorte de communiste.
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[Transcription]
Lucien LeBris : Connor?
Lucien LeBris : Connor, it’s LeBris. (Connor, c’est LeBris.)
Finn Connor : STAY AWAY! (Reste loin de moi !)
Lucien LeBris : Good god, you look awful… What happened to you? (Bon dieu, tu as une sale tête… Qu’est-ce qui t’est arrivé ?)
Finn Connor : PLEASE! DON’T COME ANY CLOSER! (JE T’EN PRIE ! NE T’APPROCHE PAS !)
J’ai lu que les Américains sont arrivés jusqu’en Belgique. Avec les Russes pratiquement aux portes de l’Allemagne, Hitler est pris en tenailles. Les Japonais reculent aussi. Nul doute que la guerre ne saurait s’éterniser encore longtemps. Je ne comprends pas pourquoi ils ne capitulent pas déjà.
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[Transcription]
Lucien LeBris : What are we going to say about him? (Qu’est-ce qu’on va dire à son sujet ?)
Aamon Morgenstern : That we found him dead. Attacked by a wild beast, alongs with this poor lady over there. (Que nous l’avons trouvé mort. Attaqué par une bête sauvage, avec cette pauvre dame là-bas.)
Aamon Morgenstern : Come on, son. Let’s go. (Allez, fiston. Partons.)
Sa bonne amie Layla, l’ancienne petite protégée de la famille LeBris, profite de ses premières années de mariage en l’absence de son médecin de mari, parti à la guerre comme tout un chacun. Cette jeune femme doit énormément à la charité des LeBris. Sans leur soutien, elle n’aurait certainement jamais pu épouser un tel parti. Ma propre mère n’aurait jamais toléré l’entretien d’une pupille étrangère. Il me semble que la cohabitation avec la famille de son époux était tendue. Il vivait avec sa mère, sa sœur aînée s’occupait d’elle et lui servait de garde-malade. Dans sa maladie, la mère voulait avoir quelqu’un à son chevet en permanence. À cette fin, elle houspillait fille et belle-fille, sans s’embarrasser de savoir si leur temps était déjà consacré à autre chose. Cela était fait sans aucune mauvaise intention bien sûr, mais le désir insatiable de compagnie de cette pauvre dame attisait les tentions dans la maison. Elle est morte plus tôt dans l’année, paix à son âme, mais je crois que son départ à apaisé la situation. Quand même, je pense régulièrement au fait que depuis son mariage, Layla a dû passer plus de temps en tête à tête avec sa belle-mère et sa belle-sœur, qu’avec son époux…
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[Transcription]
Lucien LeBris : What are we going to do about my aircraft? (Qu’est-ce qu’on va faire pour mon appareil ?)
Aamon Morgenstern : Orders from above are to intercept Connor. (Les ordres de la hiérarchie sont d’intercepter Connor.)
Lucien LeBris : What will happen to him once we intercept him? (Et qu’est-ce qui lui arrivera une fois qu’on l’aura intercepté ?)
Aamon Morgenstern : Court-martial. (La cour martiale.)
Lucien LeBris : Will he be… (Est-ce qu’il sera…)
Aamon Morgenstern : Only if it’s proven he had ulterior motives. (Seulement si on prouve qu’il avait des intentions cachées.)
Lucien LeBris : And if not? (Et sinon ?)
Aamon Morgenstern : Military prison. I’ll do what I can to have him recognized as mentally instable. They’ll put him in a psych ward. (La prison militaire. Je ferai ce que je peux pour le faire reconnaître comme instable mentalement. Ils l’enverront en service psychiatrique.)
Lucien LeBris : How old is he? (Quel âge il a ?)
Aamon Morgenstern : Nineteen. (Dix-neuf ans.)
Lucien LeBris : With all due respect, sir, he’s not mentally unstable… He’s just a scared kid. (Sauf votre respect, mon capitaine, il n’est pas instable… C’est juste un gamin qui a la trouille.)
Aamon Morgenstern : Trust me, LeBris, it’s for the best. (Fais-moi confiance, LeBris, c’est mieux comme ça.)