Je lisais chez Sylvain Tesson : "Habiter joyeusement des clairières sauvages vaut mieux que dépérir en ville. Dans le sixième volume de L’Homme et la Terre, le géographe Élisée Reclus — maître anarchiste et styliste désuet — déroule une superbe idée. L’avenir de l’humanité résiderait dans « l’union plénière du civilisé avec le sauvage ». Il ne serait pas nécessaire de choisir entre notre faim de progrès technique et notre soif d’espaces vierges. La vie dans les bois offre un terrain rêvé pour cette réconciliation entre l’archaïque et le futuriste. Sous les futaies, se déploie une existence éternelle, au plus près de l’humus. On y renoue avec la vérité des clairs de lune, on se soumet à la doctrine des forêts sans renoncer aux bienfaits de la modernité. Ma cabane abrite les noces du progrès et de l’antique." et puis un peu plus loin : "Dans Qu’est-ce que je fais là ? Bruce Chatwin cite Jünger qui cite Stendhal : « L’art de la civilisation consiste à allier les plaisirs les plus délicats à la présence constante du danger. » Voilà un écho à l’injonction de Reclus." Et ainsi va Dans les forêts de Sibérie... et beaucoup de citations qui s'enchevêtrent... Silence #moncerisierenfleurs @wingsofflo #sylvaintesson (à Strasbourg, France)

















