Both of these quests fell just short of the finals, but one will still make it onto the podium. Will it be Vaermina's quest, for the Skull of Corruption or Erandur, or Hircine's, for the Ring of Hircine or Savior's Hide?
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Où va l'âme quand le corps ne peut plus la contenir ?
Dans un royaume d'étoiles et de marbre noir, Béatrice erre seule, piégée entre deux mondes. Une enfant mystérieuse aux cheveux violets lui pose LA question : pourquoi refuse-t-elle d'être la Reine ?
Pendant ce temps, dans la réalité, son corps brisé se réveille enfin. Trois jours ont passé. Ses mains sont bandées. Elle refuse de les regarder.
Mais quelqu'un est là. Quelqu'un qui a traversé tout pour la retrouver.
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⚠︎ Avertissement de contenu ⚠︎
Séquelles de torture physique
Spoil manga : chapitre 1137 (non couvert par l'animé à l'heure actuelle)
(N.A : le passage concerné est clairement délimité dans le texte par les balises (DÉBUT SPOIL) et (FIN SPOIL). Vous pouvez le sauter sans perdre le fil du chapitre, l'histoire reprend immédiatement après.)
« Souffrir passe, avoir souffert ne passe jamais. » Henri-Frédéric Amiel.
Autour de moi... les étoiles.
Toujours elles.
Un ciel infini et noir, sans lune, sans horizon. La lumière stellaire suffisait à faire étinceler le marbre sous mes pieds nus, comme la dernière fois. Mais ce royaume silencieux n'avait plus rien d'apaisant.
Malgré la beauté éclatante des veines d'or traversant le sol, une sensation oppressante m'envahissait. L'immensité du ciel me pesait comme un fardeau. J'étais seule, écrasée par cette solitude qui dévorait tout. Aucun mur, aucun plafond, aucun repère. Seulement ce vaste espace figé dans un silence mortel.
Je tendis l'oreille. Rien. Pas même le bruit de ma respiration. Respirais-je seulement ? Je n'aurais su le dire. Ici, tout était suspendu, même le temps.
Pas de vent pour caresser ma peau, pas de douleur pour rappeler que j'existais. Pas même ce froid mordant qui m'avait envahie quand je me vidais de mon sang. Était-ce encore la vie ou bien un entre-deux, une prison que j'avais moi-même bâtie pour ne plus affronter le réel ?
— Il y a quelqu'un ?
Ma voix se perdit dans l'infini stellaire. L'écho fut avalé par le vide, sans retour. Comme une goutte tombée dans un océan sans fond.
Que faire ? Rien, sinon fermer les yeux. Me couper du peu qui restait de mes sens, plier mon esprit à ma volonté et fouiller au plus profond. Chercher une réponse. Creuser encore et encore.
Mes paupières se rouvrirent. La réponse ne se trouvait pas ici. Ce lieu, si majestueux en apparence, n'était qu'une cage dorée. Mon subconscient me retenait pour m'éloigner de la réalité, pour me préserver des responsabilités, des douleurs et des autres.
Mais fuir ne servait à rien. Je me souvenais de la douleur. Je me souvenais de ce qu'on m'avait fait. Inutile de m'en protéger davantage.
Mes barrières mentales restaient intactes. Solides comme le marbre noir sous mes pieds. Difficiles à franchir. Mais pour combien de temps ? Une autre pensée me traversa, froide, presque clinique : dans quel état mon corps était-il ?
Un rire amer m'échappa. Bien sûr que je le savais. Probablement à l'article de la mort. Peut-être que j'étais déjà morte, suspendue ici, dans cette illusion stellaire, en attendant qu'une force supérieure veuille bien me faucher.
Quelle tristesse.
Je n'avais même pas eu le temps de dire au revoir. À mes proches, à mes amis. Des regrets ? Des montagnes entières. Quelle vie misérable, passée à sacrifier mon bonheur, mon avenir, pour ceux des autres. Sans penser au mien. Je savais pourtant que le mien était scellé. Inévitablement destiné à finir comme ça.
— Est-ce vraiment ça que tu voulais, Mère ? Est-ce pour ça que vous m'avez faite, Dieux ? Est-ce ça, être une Reine ?
Le mot même sonnait creux dans cet espace silencieux.
— Quel ramassis de conneries. Laissez-moi juste crever en paix.
— Bordel !
Le silence me répondit, pesant, immuable. Et l'ennui s'installa, rampant, insupportable.
Je ne savais pas combien de temps s'écoula. Des heures ? Des jours ? Peut-être davantage. À force, je m'étais assise sur le marbre noir, puis allongée. Pourquoi rester debout ? Il n'y avait personne pour me voir tomber.
⋆ ─── ⋆⋅☆⋅⋆ ─── ⋆
— J’ai une question, Reine.
Je me redressai brusquement, la chair de poule courant sur ma peau. Un frisson d’anticipation, presque de crainte. Bon sang, où étais-je exactement ? C’était censé être mon monde. Mon refuge intérieur. Alors pourquoi quelqu’un s’y invitait-il sans mon accord ?
— Je vois que tu es déconcertée par cet endroit.
La voix venait d’une petite silhouette assise non loin, là où la fontaine d’opale se dressait.
Une petite fille. Assise en tailleur sur le marbre noir, entourée d’une douce lumière irréelle. Sa chevelure violette, nacrée, captait les étoiles, et ses iris pâles brillaient comme deux cristaux lunaires. Trop pure. Trop lumineuse pour appartenir à cet endroit austère.
— Commence par me dire qui tu es, ordonnai-je, méfiante.
Son visage ne trahissait aucune émotion. Ni sourire, ni surprise, ni colère. Elle me scrutait simplement. Comme si elle savait déjà qui j’étais et ce que je ressentais.
— Je ne peux pas te dévoiler mon identité, Reine. Pas encore. Je suis venue poser une question, puis je partirai.
Cette neutralité presque inhumaine… Soit elle venait de l’Église et utilisait des moyens psychiques pour m’atteindre, soit… C’était un Dieu.
— Vas-y, pose ta question. Mais tu me diras qui tu es ensuite.
Je crus voir une lueur de surprise traverser ses prunelles translucides. Peut-être que mon exigence l’avait déstabilisée. Pourtant, elle hocha la tête, sans me quitter des yeux. J’avais la vague impression de l’intriguer. Comme si elle guettait une réaction précise chez moi.
— Pourquoi… Pourquoi personne ne sait ?
Elle hésitait. Sa voix, pourtant venue briser le silence de ce monde stellaire, tremblait maintenant comme une flamme vacillante. Une seconde plus tôt, elle semblait pourtant sûre d’elle, pressée de me poser sa question. Et voilà qu’elle bégayait.
— Élabore. Je n’ai ni l’envie ni la patience de deviner tes pensées.
Bon sang, pourquoi faut-il que même ici, on me pose des questions sans queue ni tête ? Comme si j’avais le temps pour des énigmes.
Techniquement, oui.
— Je veux savoir pourquoi le monde ignore qui tu es.
Cette fois, sa voix était plus claire, comme si elle avait rassemblé son courage.
Enfin. Je comprenais où elle voulait en venir. La question, aussi naïve soit-elle, était simple : pourquoi ne pas avoir révélé ma véritable identité ?
— Parce qu’annoncer que je suis la Reine ne servirait à rien.
Ma réponse tomba, sèche, sans détour.
— Je suis incapable d’utiliser mes dons sans qu’ils me consument. Je suis une Reine théorique, en réalité : une coquille vide. Même pas éveillée. À quoi bon proclamer une vérité que je ne peux pas incarner ?
La vérité était crue, froide. Et sans appel.
Je vis son visage, si pur et lumineux, se crisper légèrement. Un éclat de déception, peut-être. Ou simplement la réalisation que sa réponse idéale n’existait pas.
— C’est faux !
Le timbre de sa voix m’arracha un frisson. Son masque calme se fissura.
— Pourquoi n’as-tu jamais voulu te considérer comme la Reine ?
Celle-là... Celle-là était plus percutante.
Je pris une inspiration, mes pensées s’enchaînant plus vite que mes mots. Puis, tranquillement, presque lasse :
— Je te répondrai si tu me dis qui tu es. C’était le marché, non ?
À son tour, la gamine tressaillit. Il est temps de passe à la caisse, très chère.
— Je… Je suis une Déesse.
Ainsi donc, l’une d’eux. Une hypothèse confirmée.
Je laissai échapper un soupir sans joie.
— Très bien. Et comment t’appelles-tu ? J’espère que vous avez au moins des noms distincts, là-haut.
Après une brève hésitation, elle répondit, presque à contrecœur :
— Elyä.
Un nom inconnu. Il ne m’évoquait rien.
— Bien. Maintenant écoute-moi, Elyä.
Je fis un pas en avant, sentant le marbre noir vibrer sous mes pieds, parcouru de filaments d’or qui pulsaient doucement, comme le sang qui avait coulé de mon corps.
— Je ne me suis jamais considérée comme la Reine parce que personne ne m’a jamais appris ce que cela signifiait.
Ma voix ne tremblait pas.
— Vous vous êtes contentés d’attendre. D’espérer que, par miracle, j’endosse ce rôle. Mais personne ne m’a tendu la main. Vous avez laissé une gamine, puis une femme, se débattre dans ses peurs, ses doutes, ses erreurs.
Un goût amer monta dans ma gorge.
— Alors j’ai fait ce que je pouvais. J’ai été moi. Pas ce que vous attendiez.
Je vis dans les yeux translucides d’Elyä une ombre de mélancolie. Elle s’y attendait, peut-être. Ou elle réalisait enfin à quel point leur silence avait pesé sur moi.
— Maintenant, dis-moi.
Je marquai une pause, ma voix se fit plus basse.
— Penses-tu vraiment que le monde doit apprendre qu’il existe une Reine qui ne sait pas ce qu’elle est censée être ?
Le marbre vibra sous mes pieds, et je sentis mon pouvoir s’éveiller dans mes veines. Mon sang se mit à bouillir, lentement d’abord, puis plus violemment.
Je savais ce qui allait suivre. Je savais que ça allait me déchirer. Mais je n’avais plus peur.
Ici, c’était chez moi et je possédais le contrôle.
Les marques sur mes bras commencèrent à luire, doucement, puis plus vivement. Des filaments d'or s'en échappèrent, comme si ma propre essence refusait de rester enfouie.
Je fixai Elyä, avec une détermination glacée.
— Voilà ce que vous avez créé. Une Reine brisée, mais toujours debout.
Mon être entier brûlait, chaque pulsation résonnait dans ce monde stellaire. C’était maintenant, normalement, que la douleur allait m’assaillir. Je la guettais presque.
Mais au lieu de cela, un flash blanc jaillit devant moi, m’aveuglant, balayant tout sur son passage.
Et dans cette lumière, une voix s’éleva. Rauque. Calme. Insondable.
Elle résonna au plus profond de moi, secouant chaque fragment de mon être. Comme si elle ne m’était pas étrangère. Comme si elle avait toujours été là, tapie dans le silence de mon âme.
— Tu n’es pas brisée, ma fille. Tu es en train de devenir toi-même, Auraël.
La lumière blanche m'enveloppa tout entière, brûlante, irréelle, effaçant les étoiles et le marbre noir. Je n'eut pas le temps de répondre, pas le temps de comprendre. Tout se dissolvait autour de moi, aspiré dans ce vide lumineux.
Ses paupières papillonnèrent, flottant entre deux mondes, sans parvenir à savoir où elle se trouvait. Mais la douleur fulgurante dans ses poignets lui rappela brutalement qu'elle était toujours dans le royaume des vivants.
Un sanglot lui échappa, incontrôlable, et des larmes muettes roulèrent sur ses joues. Allongée là, les bras écartés, incapable de bouger, elle savait exactement ce qui venait de se passer. Ce qu'on lui avait fait. Elle était de retour.
Les Dieux, dans leur cruauté infinie, avaient décidé qu'elle devait encore souffrir. Elle qui, l'espace d'un instant, avait cru à la fin de son calvaire... Elle avait espéré mourir. Quelle idiote. Même dans son propre monde intérieur, elle n'avait pas eu le contrôle.
Que lui restait-il ? Une vie misérable.
Une souffrance sourde remonta dans son bras gauche, la traversant comme un éclair. Mais pas un cri ne s'échappa de ses lèvres. Pas même un gémissement. Elle était trop fatiguée pour ça. Trop lasse. Ce n'était pas la douleur physique qui la brisait. Ce qui comptait, c'était comment ces blessures lui avaient été infligées. Akainu... Ses iris froids, son sadisme calculé, son plaisir à la faire plier. Son corps à elle, vidé de ses forces par le poison, incapable de résister. Elle se contemplait mourir à petit feu, accueillant le froid comme une délivrance.
Quand la porte s'ouvrit, elle ne détourna même pas les yeux du plafond. Ses iris restèrent figés, inertes.
— Béatrice... ?
Une voix douce, tremblante. Une voix qu'elle connaissait trop bien.
Akira était là. Installé dans un fauteuil trop petit pour lui, un plaid et un coussin maladroitement posés à ses côtés. Il était resté près d'elle, sans bouger, quitte à dormir ainsi.
L'homme aux cheveux bordeaux se leva lentement, s'approcha pour se pencher à sa hauteur, cherchant à croiser ses yeux, le reflet des siens. Il savait qu'elle ne pourrait pas tourner la tête. Il savait qu'elle ne pourrait pas parler.
— Tu m'entends, Béa' ?
Céleste entra à son tour dans son champs de vision, déposant du matériel médical à proximité. Sa voix, douce mais ferme, rompit le silence pesant.
— Un clignement : non. Deux : oui.
Béatrice cligna deux fois. Lentement. Laborieusement. Son regard suivit le mouvement de Céleste, mais son corps restait une prison inerte. Seuls ses poumons, et les machines à ses côtés, attestaient de sa vie fragile.
Céleste lui expliqua doucement. L'opération était terminée depuis six heures. Son corps était maintenu en vie artificiellement, nourri et hydraté par perfusion. Mais la phrase qui lui brisa le cœur fut celle-là : elle avait une sonde urinaire. Même les fonctions vitales les plus basiques lui échappaient.
Quand Céleste partit, le silence retomba. Et les larmes revinrent, incontrôlables. Béatrice laissait couler tout ce qu'elle avait retenu, ses sanglots secouant faiblement son corps meurtri.
Alors, elle sentit des doigts effleurer sa joue. Chauds. Vivants.
Akira.
C'était la première fois depuis l'événement que quelque chose apaisait un peu sa douleur. Il caressait doucement ses cheveux, les démêlant entre ses doigts comme il le faisait lorsqu'ils étaient enfants, dans un silence lourd mais rassurant.
Il ne dit rien. Il était là. C'était tout ce dont elle avait besoin.
Pendant de longues minutes, il resta ainsi, à sécher ses larmes du bout des doigts, à lui offrir cette présence simple, essentielle. Ils n'avaient pas besoin de mots. Tout était compris.
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— Doucement, Béatrice, gronda tendrement Akira, bien plus tard, en la guidant prudemment jusqu'au balcon.
— Ce sont mes mains qui sont en rémission, pas mes jambes, maugréa-t-elle, la voix brisée, réduite à un murmure éraillé.
Ses premiers mots avaient été rudes à sortir. La communication fut difficile, heurtée. La colère, vite, refit surface. Ce que sa famille lui imposait lui pesait.
Mise à pied totale. Surveillance permanente. Assistance médicale constante. Une sonde, des perfusions, des soignants à ses côtés pour chaque geste du quotidien. Toute son indépendance volée.
Et ça, elle le supportait mal. Très mal.
Elle s’approcha de lui, pour l’heure, elle ne pouvait que murmurer. Toutefois, elle ne s’en plaignait pas. La femme était déjà assez rassurée de pouvoir à nouveau s’exprimer.
— C'est vrai que tu pars ?
Akira esquissa un sourire fatigué, sans vraiment cacher la contrariété qui voilait ses traits.
— Oui, je pars pour Banaro. On finit vite cette mission et ensuite on va tous se planquer à l'abri pendant un moment. Tes frères, leurs femmes et Will' sont déjà en route vers le QG familial.
Béatrice tressaillit, son cœur se contracta douloureusement. Son enlèvement avait forcé les siens à se replier, à renforcer les défenses du clan. Même si elle avait dit, redit, que cette histoire ne concernait qu'elle, Thoma et Soan n'avaient pris aucun risque. La sécurité des familles passait avant tout.
— Ils n'ont pas eu le choix, souffla Akira. Après ce qu'on t'a fait... et avec Banaro qui démarre, tout le monde reste sur le qui-vive.
Il soupira, passant une main lasse dans ses cheveux.
— Mais le plus dur, c'est les autres. Grand-père et l'autre vieux têtu, il parlait de Soan, ils refusent de laisser filtrer des nouvelles te concernant. Résultat : dehors, ça commence à chauffer. Mon père et Simon, qui sont repartis là-bas, m'ont dit que ça devient tendu.
Il s'interrompit. Hésitant.
— Ils ont été congédiés. Thoma et Soan ont viré tout le monde.
Béatrice tourna lentement vers lui un regard brisé.
— Shanks... ?
Le visage d'Akira se ferma un instant, mais il ne mentit pas.
— Surtout lui.
Il croisa les bras, mal à l'aise.
— Il a littéralement pété un câble. Il voulait savoir comment tu allais, qui t'avait fait ça. Ça a pris tout le monde de court. Même ceux qui le connaissent bien n'avaient jamais vu ça.
Ces mots s'enfoncèrent profondément en elle, réveillant une douleur plus vive encore que ses blessures. Ses yeux s'embrouillèrent. Elle sentit ses larmes remonter, prêtes à jaillir de nouveau.
Akira, qui le vit, posa doucement sa main sur son épaule, la pressant avec une tendresse maladroite, mais sincère.
— Il ne t'a pas lâchée. Personne là-bas ne t'a oubliée. Même s'ils sont furieux contre nous, ils s'inquiètent.
Un blanc pesant tomba, presque plus douloureux que les mots.
Béatrice ferma ses paupières, et cette fois, elle ne chercha plus à retenir ses larmes. Elles roulèrent silencieusement sur ses joues pâles, amères, brûlantes.
Tout ça... Tout ça n'aurait jamais dû arriver.
Si elle l'avait laissé venir. Si elle lui avait permis de l'aider, de la protéger comme il le voulait, tout aurait été différent. Shanks aurait balayé ces monstres avant même qu'ils ne posent un doigt sur elle.
Mais non. Elle avait voulu être forte seule.
Elle avait cru qu'en portant le fardeau sans l'aide de personne, elle sauverait tout le monde. Quelle imbécile.
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Le soir-même, Béatrice resta allongée, le regard vague, fixant un point invisible au plafond. Son corps était épuisé, meurtri, mais son esprit refusait de se poser. Malgré la fatigue, les images de sa captivité récente tourbillonnaient comme des ombres menaçantes dans sa conscience. Surtout en l'absence d'Akira, parti pour l'Opération de Banaro.
Elle repensa, avec une amertume sourde, à la première fois où elle avait été enlevée. Ce souvenir lointain, dix-sept ans en arrière, presque effacé, reprenait vie avec une acuité troublante, hantant ses pensées comme un écho douloureux.
(DÉBUT SPOIL)
Jamais elle n'avait voulu y penser. Jamais elle n'avait cherché à rouvrir cette blessure. Le trauma l'avait enfouie si profondément qu'elle avait réussi, pendant toutes ces années, à séparer deux visages pourtant liés par le sang. Shanks, c'était le soleil : chaleureux, vivant, libre. Shamrock, c'était la lune : glacial, possessif, terrifiant. Deux astres incomparables. Deux hommes qu'elle avait toujours refusé de rapprocher, même dans ses pensées les plus sombres.
Mais maintenant que les mains d'Akainu l'avaient brisée, que son corps ne lui appartenait plus, le verrou cédait. Le souvenir remontait, implacable.
Peu à peu, le poids de la souffrance et du désespoir la gagnait, ses paupières devenaient lourdes, son souffle se faisait plus lent. Elle sentait l'appel de l'oubli, un voile sombre qui l'enveloppait doucement.
Ses pensées s'éteignaient peu à peu. Sans qu'elle s'en rende compte, elle sombrait dans un rêve éveillé, revivant cette première épreuve.
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— Humph !
Mes paupières s'ouvrirent brutalement, noyées de confusion et de peur. Un tissu rêche plaqué contre ma bouche m'empêchait de crier. Après un effort désespéré, j'arrachai ce bâillon qui m'étouffait, retrouvant enfin ma respiration. Mes poignets, ligotés dans mon dos, me lançaient douloureusement, mais la douleur la plus fulgurante battait dans mes tempes.
Je distinguai à peine les contours de ma prison : des barreaux rouillés, des murs de pierre épais, aucun rayon de lumière naturelle. Juste la lueur vacillante de torches lointaines, qui projetait des ombres déformées sur le sol froid.
Je venais de me faire enlever.
Mon esprit tentait de reprendre pied. Je sentais mon Haki frémir sous mes doigts nus, encore présent, comme un instinct de survie prêt à bondir. Mes dons ne me consumaient pas encore : j'étais dangereuse, et ils le savaient. J'étais en short et pull léger, et le froid m'envahissait par vagues.
À quand remontait mon dernier souvenir ? Hier soir, je dînais paisiblement dans le dortoir de l'académie de Marineford. Puis, soudainement...
Il y avait eu l'alarme, la panique. Des cadets et étudiants comme moi qui se précipitaient vers la sortie, encadrés par les majors et les Marines.
Je me souvenais être sortie précipitamment de ma chambre, le cœur battant la chamade.
Puis, une main s'était refermée sur mon bras entre deux surveillants, m'attirant dans une pièce sombre, me coupant du chaos qui régnait dehors. Personne ne m'avait vue être capturée, ni enfermée dans cette cellule obscure.
Une seconde main s'était abattue contre ma nuque, entraînant mon corps dans l'inconscience.
— Tu es enfin réveillée ? gronda une voix pénétrante.
Je n'avais pas entendu ses pas s'approcher, peu fière de moi, mais...
L'homme qui se tenait devant moi était terrifiant. Jeune, certes, mais avec une expression d'une noirceur malveillante presque surnaturelle. Pourtant, ses traits restaient calmes, sans aucune tension musculaire.
Ses cheveux mi-longs, d'un rouge profond, prenaient une teinte bordeaux dans la pénombre. Son regard perçant contrastaient avec son allure royale et raffinée.
— Que me vaut l'honneur d'un Dragon Céleste dans un trou pareil ? crachai-je avec mépris.
Cela fit mouche. Sa mâchoire se serra et ses yeux brillèrent dans la sombre prison. Toutefois, aussi vite qu'apparu, le jeune homme observa quelque chose sur sa droite avant de reprendre contenance.
— Tu devrais montrer du respect face à un être supérieur. Je suis un Chevalier Divin.
Je ricanai, mes iris brillant d'une rage sourde. Je le fixais, presque hilare devant son arrogance. Je me redressai sur mes jambes, ignorant les fourmillements causés par le fait d'être restée accroupie trop longtemps.
Je ne me gênai pas de calquer son ton hautain, m’approchant lentement des barres de fer.
— Tu sais parfaitement ce que je suis, Chevalier. Alors arrête tes fantasmes d'être supérieur face à moi.
Même si j'essayais de lui tenir tête, je sentais toute la puissance qui émanait de lui. Son Haki des Rois emplissait l'air, dense et menaçant. Je pouvais presque le sentir sur ma peau. Le doute que je puisse le vaincre n'était pas une peur lointaine, mais une certitude proche. Je n’avais que dix-neuf ans. Il portait un sabre, lui aussi d'une rareté et d'une puissance uniques.
Soudain, sa main se referma violemment sur ma gorge, me plaquant contre les barreaux. Un son étranglé m'échappa malgré moi. Je le jaugeai avec une haine brûlante et non dissimulée.
— Ne fais pas ta maligne simplement parce que tu es la Reine.
Sa voix caverneuse effleura mon oreille. Un frisson de pure malaise me traversa.
— Je sais ce que tu es. Je sais aussi ce que tu vas devenir.
Son regard lorgna mon corps d'un air possessif, et c'est alors que je remarquai que je ne portais pas l'allumette de l'Oracle. J'étais nue, vulnérable, exposée.
L'air me manquait. Pourtant, je refusai de céder. Ma main s'agrippa à son poignet ganté, et mes marques s'illuminèrent comme des éclairs. Avant que je ne puisse attaquer, il me projeta avec une force démesurée au fond de la cellule. Mon dos heurta violemment le mur, un craquement sinistre résonnant dans ma poitrine.
— Évite de l'abîmer, fils, tonna une autre voix plus grave.
Le monde vacillait autour de moi. Je vis encore le sourire en coin que l'homme me lança. Une étrange expression de défi mêlée à de la curiosité.
Je ne pouvais pas voir la seconde personne, toutefois il devait être encore plus dangereux que celui en face de moi.
— Il faut qu'on y aille, laisse-la là, on ira la récupérer une autre fois. Il y a une révolte à Mary Geoise.
Le plus jeune, qui devait avoir plus de vingt ans, me lança un dernier coup d’œil chargé de la même intensité.
— Retiens mon nom, femme. Je suis Shamrock Figarland, et quand le moment viendra, le jour où tu seras la plus vulnérable... je viendrai te chercher.
Il s'approcha à nouveau des barreaux.
— Je ferai de toi ma femme. Et tu donneras naissance à mon héritier.
Je ne pus que rire, un rire amer, presque fou. Que racontait-il, ce taré ?
— Va te faire foutre.
La seconde voix, plus vieille, résonna de nouveau :
— Allons-y.
Un homme plus âgé, aux cheveux blond platine coiffés en forme de croissant de lune, s'éloigna, suivi par son fils. Avant de disparaître complètement, j'entendis des bribes de conversation : une urgence, quelque chose de grave qui nécessitait leur retour immédiat. Mais je n'eus pas le temps de comprendre.
Qu'ils aillent tous se faire foutre.
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Le dernier écho du cauchemar s’estompa lentement, mais le froid qu’il avait laissé au creux de ses entrailles ne voulait pas la lâcher. Béatrice ouvrit les yeux dans la pénombre de sa chambre, son souffle court, le cœur battant la chamade. Elle était de retour, ici, dans ce corps fragile, mais l’ombre de Shamrock persistait dans son esprit.
Jamais, pas une seule fois, elle n'avait vraiment pensé à lui. Shanks. Son frère jumeau. Deux âmes liées par le sang, mais aux personnalités si différentes qu'elle ne les avait jamais rapprochés. Shanks, le pirate jovial et libre. Si éloigné de ce visage aux cheveux rouges et au regard dur qui lui avait volé son innocence.
Comment aurait-elle pu rapprocher deux univers si opposés ?
Cette pensée l'assaillit soudain, violente, lui serrant la gorge comme un étau. Pourquoi n'avait-elle jamais vu la ressemblance ? Pourquoi son esprit avait-il refusé cette vérité qui brûlait pourtant juste devant elle ? Elle avait toujours cru que Shamrock n'était qu'une ombre, un murmure lointain, rien de réel.
Mais maintenant, la peur s'immisçait en elle, glaciale et implacable. Shamrock n'était pas qu'un souvenir effacé. C'était un Chevalier Divin, un être puissant et impitoyable. Il savait qu'elle était la Reine et qu'elle devait être trouvée à tout prix.
L’idée qu’il puisse vraiment venir la chercher un jour la terrifiait plus que tout. Que ce cauchemar ne soit pas seulement un souvenir, mais un avertissement. Un destin qu’elle ne pouvait fuir.
(FIN SPOIL)
Elle sentit le vide à ses côtés. Akira était déjà parti, emportant avec lui le peu de sécurité qu'il pouvait encore lui offrir. Béatrice resta seule, recroquevillée, les larmes amères roulant sur ses joues, la douleur et la peur lui nouant la gorge.
Et au fond d’elle, elle savait que rien ne serait plus jamais pareil.
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Nombre de mots : 4 100.
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Enzo Esposito: The Most Basic Misunderstanding of a Character
Don't really wanna make this a long post, but 'wanting' doesn't mean you 'can', so here we are. Been a while since I've done one of those, so I hope I still have the gas.
I'll be frank; for a fandom that still insists on trying to justify (understanding is one thing) Theodore's actions, I'm not really surprised some people still fail to get Enzo and his arc correct. It's funny, because I wouldn't even say he's that much of a complex character with a brain-wracking morality.
What Enzo suffers is what pretty much every child character goes through: he acts like a child—therefore he's annoying. Unless your character is a serious, flawless person with a strong sense of morality, he's whiny. He's 'unnecessary'.
Gregory. Cassie. Elizabeth Afton. Charlotte Emily. Cassidy. Susie. Daniel Diaz. They're all victims of that (the treatment's even worse if the character is a girl).
With that in mind, let's try to understand who Enzo is.
Enzo Esposito
We first see him in the early parts of Missing Pieces—though he doesn't appear much in this book in general. Enzo at first is that quirky kid with nerdy interests that you can click with for some reason.
Let's see: when they first meet, Nicky and Enzo have one thing in common—their parents know each other. Like any parent, they expect their kids to become friends as well, despite the differences between them.
Still, Enzo (and I want to emphasize this) is the one that sparks their friendship. He helps Nicky get clothes. They game for a bit. Then Aaron appears and Enzo becomes distant. Everything seemed fine between Enzo and Nicky, until, for some reason, Aaron's friendship with Nicky made Enzo act strange (in the purest form of a romance novel).
Time passes, and Enzo goes largely missing (pun intended) from the novel. Nicky does end up mentioning to Aaron about Enzo's weird behavior when he appeared earlier on in the store, as well as how everyone seems to look at Aaron... differently.
Reading is a fun exercise, so I'd like you to pay attention to these following excerpts:
“I think [Enzo] said he knows you,” I say, trying again.
This time Aaron looks up. “He doesn’t know anything.” (Page 69.)
and,
“Enzo stopped hanging out with me because he’d rather play video games,” Aaron says quietly, wiggling the tab of his soda can until it comes off. (Page 70.)
Aaron suggests that Enzo would rather play his expensive videogames than wasting time with weirdos like him. He says that Enzo doesn't know anything about him, despite claiming so. This prompts Nicky to avoid Enzo as well.
A lot of things happen, Nicky is prohibited to see Aaron, and then he goes to spend quality time with the Espositos. This is one of my favorite parts of the book. Nicky tries really hard to paint them as a rich, snob family, but it crumbles real quickly when Enzo acts nice to him.
“Cool hat,” [Enzo] says, and he ruins everything because he’s nice again. (Page 131.)
Their bonding goes over gaming, and they start to have fun. Nicky eventually brings up Aaron again, and Enzo brings a new perspective over things.
It was far from being a rift over wealth, but because Mr. Peterson said something extremely inappropriate to Maritza (his younger sister, by the way). And Aaron and Mya were starting to act as if the Esposito siblings didn't belong in their house after Lucy's death—instead of the other way around.
Given Mr Peterson's weird behavior (that Nicky experienced by first-hand), it's not unreasonable to assume that Aaron lied about Enzo.
Okay, so the beef between Esposito and Peterson was a more complicated matter, instead of materialistic reason. Still, Enzo never said he hated Aaron, nor did he have anything against him. It was his father who was problem.
That's part one.
Flash forward to Waking Nightmares. Enzo's character has a peak here. He might be the quirky kid with nerdy interests, but he's far from shy.
Actually, Enzo slips up a lot.
It starts with him ditching Nicky and Maritza over Seth and Ruben—the latter who were obviously keeping Enzo around to make fun of him. Enzo was oblivious to this and acted neglectfully over Maritza missing Mya (which in turn leads to Nicky and Maritza bonding).
Anyway, the gang would go on to investigate Mr. Peterson behind Enzo's back and consent. This leads to the rift between him and Nicky in chapter 7, which mirrors the conflict between Jay and Mr. Esposito.
This chapter has one of the best delivery of lines from this book.
“Have fun with your new friends,” I say.
As soon as I have my back to [Enzo], I hear him say, “Have fun alone.” (Page 82.)
Meow.
So they obviously went too far here. Both of them. Mind you, the original topic was over the investigation of Mr. Peterson, which then escalated to something else.
The point is: I'd like to highlight that, despite acting a little rude, Enzo has a point in the overall discussion. While it's understandable that Nicky (and Maritza) wants Enzo's support in the investigation, Mr. Peterson is a very dangerous man—Enzo knows from experience. Putting Maritza and Trinity in danger is a no-brainer for him, so you can understand why Enzo would be reluctant to help and even try to pull Nicky out of it.
Now, there's something really important that needs to be stated here.
The Hello Neighbor kids aren't the mystery gang. They don't solve problems without flaws. They aren't detectives. 12 year olds should be focusing on socializing at school, not solving a missing case.
The hello neighbor kids are a bunch of children trying to find their identities in a town that has a bunch of problems.
They are all tweens. They are stupid. They say stupid things. They get out of hand.
But they aren't enemies. By the end of the day, they are still friends. They want what they think is better for them.
Despite their fall out, Enzo manages to realize that he was being used as a laughing stock by Seth and Ruben (although I'll admit that was off-screen and a little rushed). He does make up to Nicky and does apologize over what he said.
The overall point is:
Enzo is a dynamic character. He has quirky interests and acts a little nerdy (and has a lot of comebacks), but he can mess up sometimes when he thinks he's right. He's still just a kid. He doesn't hate Nicky or Aaron. He manages to see beyond his flaws and try to be a better person.
To me, Enzo is a good character because there's nuance behind him. He's not one-sided. He's not just mean, but he's also not just nice (unlike a certain character from the franchise whose only remarkable trait is being mean).
Anyway, the reason behind the mess that is this post (I'm sleepy, sorry) is that Enzo is kind of a misunderstood character in the fandom—like pretty much any child character. Usually characters that holds realistic expectations (especially when it comes to their age) tend to be hated.
Nicky Roth is focused on one thing: find out what happened to his friend Aaron and his sister Mya. Their dad says they've been sent to live with an aunt in Minnesota, but there's been some creepy evidence to the contrary.
Reader beware, the lore is deep! This one's better suited to people who've played the games and read previous books in the series.
A Mischief of Rats = Multiverse Crossover (Other than Lou Jitsu/Draxum, no pairings)
After a portal mishap, the Turtles from 1987, 2003 and 2012 find themselves inside the 2018 Turtles Lair.
This would just be another Tuesday for most of them, except that unlike the previous situations, this time their rat Senseis/Fathers have been pulled through the portal as well.
In this story, we will be focusing on the Ninja Masters 🐀
Mama Raphie = Multiverse Crossover (No pairings)
It was supposed to be a social visit with no incidents (well, as much as Turtle LuckTM would allow).
Of course, they should have seen this coming.
Alternate title:
"What to do when a dimensional alternate of your brother believes you're his baby."
Strangers in a Strange Place = 1987 TMNT (No pairings)
At the surface, everything was the same as always. April was annoyed at her boss, but nonetheless following a story, the turtles were tagging along for her safety (and honestly because they had been bored), and the feeling of excitement at going somewhere new filled the air.
But then, why did Raphael have a bad feeling about this place?
Casey's Adventures in Reptile Husbandry = 2012 TMNT (Jonatello/CaseyTello)
While checking out the local pet store on a whim, Casey sees a little tortoise being neglected and impulsively buys it. Now he has to learn how to take care of it, taking pointers from the guy he's been crushing on for ages. The fact that said guy he's been crushing on is a turtle himself complicates things.
Teen and Up Audiences:
Shades of Blue = Multiverse Crossover (self-cest, t-cest)
Waking up in a strange place with a splitting headache and no idea how you even got there is bad enough.
Finding out that there are multiple versions of you and that the multiverse is real isn't helping.
A Fated Meeting = 2003 TMNT/Usagi Yojimbo Crossover (LeoSagi, katanashipping)
Leo's been stuck in this strange dimension for six months now. It's a version of Japan's Edo Period, except that instead of humans, they're all animals.
One day, the routine he has fallen into is interrupted by the unexpected sounds of gunfire. Little did he know that fate had plans for him here.
How NOT To Acquire A Child 101 = Multiverse Crossover, Leonardo-centric, specifically 2012 Leo (No pairings)
While hanging out together, the Fearless Leaders find something unexpected.
It's Ninja Time! = 2003 & 2012 crossover (No pairings)
Leonardo was getting real tired of these transdimensional portals the Kraang kept trying to build. Especially when one of them sends him flying through dimensions until he lands in a universe he doesn't recognize.
Unfortunately, he also landed in the hands of that universe's Purple Dragons.
Will the 2003 Turtles be able to rescue him and send him back to his family?
Mature:
Waking Nightmare = 2012 TMNT (no pairings)
After a recon mission goes horribly wrong, Leonardo is forced into an agreement to save his brothers's lives.
Now if he could only survive his new Husband's plans until rescue comes.
Explicit:
Riding the Purple Monster = 1987/2003 TMNT (t-cest, L/R)
That was not the kind of evening either of them were expecting, but they weren't going to complain.
A Promise Made is a Promise Kept = 1987 TMNT (no pairings)
After what was supposed to be a simple supply run goes awry, a pair of enemies have to band together in order to get back home.
Damn Nature, You Scary! = 2012 TMNT (t-cest, OT4)
Turtles, especially male turtles, when they reach puberty, tend to get aggressive. It's the reason why you can't have a bunch of males together when it's mating season. They might actually try to kill each other. But Leonardo thinks he has a solution, and this season he will put it to the test.
In Another Universe = 1987/2012 TMNT (t-cest, self-cest L/L, R/D, R/M, D/M)
The 1987 Turtles decide to pop into the 2012 Dimension for a vacation. They didn't have the opportunity to explore, what with the whole "The universes are going to be destroyed" thing, so they're making up for lost time.
They definitely don't have ulterior motives. No siree 👀
Slowly learning Warhammer 40k lore as I look deeper into Darktide. This week I found out how the pox plague in Darktide affects the victims' bodies *and* souls. It puts my Psykers' comments about "so many voices!" into context when carving through the Pox Walkers. It also gives new meaning to the sound of buzzing flies before a horde surge.