Mariana Pacho LĂłpez

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Mariana Pacho LĂłpez
Je suis Charlie
EffarĂ©e, effrayĂ©e, de ce qui s'est passĂ© ces trois derniers jours. La libertĂ© d'expression n'a pas dit son dernier mot ! Ce mercredi quand j'ai appris la nouvelle je n'ai pas vraiment rĂ©alisĂ©, assez fatiguĂ©e en ce moment, mais le soir mĂȘme je suis tombĂ©e sur un Ă©pisode traumatisant de la sĂ©rie Six Feet Under (je ne dirais pas lequel il s'agit, je ne veut pas spoiler, disons juste "hey, that's my dog"), je me suis ensuite sentie trĂšs mal et ai commencĂ© Ă rĂ©aliser les faits qui s'Ă©taient passĂ©s plus tĂŽt, le lendemain je ne pouvait rien manger si ce n'est une soupe Ă 17h, ensuite heureusement une soirĂ©e burger maison Ă©tait prĂ©vue Ă la maison avec un ami, ça remonte un peu le moral. Et aujourd'hui l'annonce de deux prises d'otages simultanĂ©es (appris ensuite qu'en Seine et Marne ce n'en Ă©tait pas une), dont une dans Paris non loin de mon lieu de travail et de lĂ oĂč j'habite. TerrorisĂ©e par ces faits, qui ne m'auront pas fait sortir de chez moi ce soir lĂ , alors que j'avais un Ă©vĂ©nement important auquel je devais assister, la peur, et l'envie de rester 'en sĂ©curitĂ©' chez soi, alors oui vous me direz "faut pas s'enfermer lĂ dedans" mais non impossible. MĂȘme mon corps me dit 'attention' avec un joli bouton de fiĂšvre accompagnĂ© d'un ganglion enflammĂ©. J'espĂšre que tout cela va se calmer dans les prochains jours... En attendant #noussommescharlie
Un automne de plus à ajouter, l'éphémÚre me cogne de temps en temps et s'en va. 913 jours. Automne orange et brun. Automne froid et humide. Automne à une ùme. Automne tire toi une (fausse) balle et revient au printemps.
Encore une nuit à écouter en boucle des chansons mélancoliques, à ressasser les choses et vouloir disparaßtre. La solitude comme unique compagnon, avec le lit et les couvertures. Celles-ci glissent sur toi le temps que les heures d'une journée passent, au compte goutte. Elle ressasse encore les choses, les heures défilent, le jour se couche, il fait nuit. Les note mélancoliques des chansons ici et là qui se répÚtent à l'infini. Ces infimes couche de tissus pour seule compagnie. Elle n'est plus là , elle s'est échappée, elle disparaßt à leur yeux. C'est la nuit.
Dans une premiĂšre rencontre avec quelqu'un, on partage toujours en premier nos goĂ»ts en commun, pour voir si ça colle. La musique ou le cinĂ©ma pour ne citer que ces deux beaux arts. J'ai les yeux un peu mouillĂ©s en ce moment alors que je ne devrais pas. Pourquoi est-ce que quand j'Ă©prouve un tant soit peu d'affection pour quelqu'un, et que l'on m'en donne en retour, je me fait rejeter ensuite ? Toujours. C'est quand tu te remĂ©more que tu as partagĂ© ce groupe lĂ , avec ce garçon lĂ , oui cette chanson lĂ . Tu te rappelle. C'est quand tu as appris que ce garçon lĂ , oui celui-lĂ , celui qui t'avais dit ces mots lĂ , "Je ne suis pas prĂšs pour une relation longue", c'est quand tu as vu qu'il n'Ă©tait plus seul quelques mois aprĂšs le silence. C'est quand tu as vu qu'elle s'est appropriĂ© cette chanson lĂ , de ce groupe lĂ , oui cette chanson lĂ . C'est quand tu vois un nouveau couple. Et lĂ tu as les yeux mouillĂ©s, un peu, tout Ă coup. Ăa ne me fait rien. Ăa me fait quelque chose. Mais cette chanson lĂ , c'est la mienne. Dans une premiĂšre rencontre avec quelqu'un, on partage toujours en premier nos goĂ»ts en commun, pour voir si ça colle. La musique ou le cinĂ©ma pour ne citer que ces deux beaux arts.
Key of my heart.
I wish.
Et Ă la question quasi quotidienne âComment ça va ?â, tu y rĂ©pond par un quasi quotidien âOui ça va.â Mais au fond quâest ce quâil en est ? Non, ça ne va pas. Et je me rend compte que jâai dĂ©jĂ Ă©crit quelque chose lĂ dessus, mais câest un sujet qui me tourmente assez ces jours ci. Non ça ne va pas, au fond. La vie est un fardeau, et je nâarrive pas Ă lâembellir, et quoi de plus dur que dâavancer seule, encore. Jâessaye, jâarrive Ă me persuader que jâai avancĂ© ces derniers mois mais quâen est-il ? Parfois jâai lâimpression dâavoir fait un pas de plus en avant, et je suis mĂȘme contente de ça, parfois mĂȘme dix, mais la plupart du temps câest pour mieux reculer ensuite sans sâen rendre compte finalement sur le moment mais accuser le coup par la suite. Un pas en avant, trois en arriĂšre comme on le dit. Et câest toujours le brouillard qui rĂšgne dans ma tĂȘte, il est lĂ , il stagne, et entoure mes pensĂ©es, encore noires sont-elles. Je nây arrive toujours pas, Ă croire que je nây arriverais jamais.
Peut-ĂȘtre ...
Peut-ĂȘtre qu'avec le temps, je m'y suis fait. Peut-ĂȘtre qu'avec le temps, je me suis créée la plus grande carapace qui soit. Peut-ĂȘtre qu'en ce moment, j'ai arrĂȘtĂ© de chercher. Peut-ĂȘtre qu'en ce moment, je me contente de ma solitude au quotidien et que je me complet en elle. Peut-ĂȘtre que maintenant, j'arrive Ă me suffire de la prĂ©sence de mes amis, ce qui fait Ă©normĂ©ment de bien. Peut-ĂȘtre que maintenant, j'attendrais juste. Peut-ĂȘtre que maintenant, durant mes nuits, j'arrive Ă me contenter de la simple prĂ©sence de ma couette et de mes oreillers. Peut-ĂȘtre que maintenant, je m'y suis habituĂ©e. Peut-ĂȘtre que maintenant, je suis libĂ©rĂ©e d'un poids. Peut-ĂȘtre que maintenant, j'avance l'esprit plus serein, mais tout de mĂȘme encore et toujours rempli d'incertitudes.
Et ai-je l'impression d'ĂȘtre heureuse aujourd'hui ? Au fond, ces jours-ci je sors plus, vois du monde, de nouvelles personnes. Au fond, ces jours-ci je pense que la solitude m'habite toujours. Et je me laisse m'Ă©tendre ici et rĂȘver, encore. Aux phalanges qui se mĂ©langent. Aux cĆurs qui battent Ă l'unisson. Aux respirations saccadĂ©es. Aux battements de cils qui se chevauchent. Ă ces lĂšvres qui s'effleurent. Je meurs dans un baiser.
J'ai un rapport assez particulier avec mon tĂ©lĂ©phone en ce qui concerne passer des coups de fils. La famille, les amis proches ne sont pas un problĂšme c'est plutĂŽt lorsqu'il s'agit de devoir appeler pour quelque chose dont tu aurais du le faire depuis un petit moment, quelque chose qui te fait peur et dont tu n'as plus envie de penser. Alors peut-ĂȘtre le fait qu'il puisse s'agir d'argent que l'on te doit peut augmenter tes chances de passer l'appel. Ăa fera un an dans Ă peu prĂšs deux mois. Je n'ai pas envie d'y repenser, rien qu'Ă l'idĂ©e de me dire que je vais bientĂŽt devoir y ĂȘtre encore confrontĂ©e de donne presque l'envie de vomir. Est-ce qu'il pourrait exister une sorte de force qui sera lĂ pour m'aider ? J'en aurais vraiment besoin.
Tes désirs sont désordres.
Little heart.
Sad dino is sad.
Ci-gĂźt.
Tu le sens le poids des larmes sur tes joues. Tu te frotte tes yeux bouffis d'avoir trop pleurĂ©, cela faisait longtemps. Tu aimerais que l'on t'arrache le cĆur de la poitrine que tu ne sois plus jamais capable d'aimer, car tu gĂąches tout Ă chaque fois.. Ă trop aimer. Tu aimerais oublier, tu aimerais avancer, tu aimerais ne plus ressentir. Tu aimerais disparaĂźtre. Tu as envie de vomir ce que tu n'as pas mangĂ© aujourd'hui. DĂ©gout amer. Tu les sens les larmes couler sur le long de tes joues, et elles n'arrĂȘtent pas de faire jouer leurs symphonies en forme de sanglots qui Ă©clatent telles une grosse caisse, sans cesse. Je veux plus penser, je ne veux plus aimer. Personne ne pense Ă moi, je ne suis Ă personne, personne n'est lĂ . La solitude, si extrĂȘme, n'est pas une bonne amie. Me manque un cĆur Ă qui faire battre, me manque des yeux Ă qui me noyer dedans, me manque des bras Ă qui me perdre Ă l'intĂ©rieur, me manque des mains Ă qui toucher du bout des doigts, me manque ... Tout. Toi je ne te plaĂźt pas, Ă toi non plus, toi non plus, toi non plus et toi non plus, et toi tu te fous de ma gueule, et toi je suis dĂ©solĂ©e mais ça ne vibre pas. Ma vie est un Ă©chec et je fais perdre du temps aux gens. Je ne sais plus qui je suis, je me suis trop perdue Ă l'intĂ©rieur de mes songes. Que faire si ce n'est gĂ©sir Ă l'infini dans les limbes de mes draps et maudire mes sentiments.
Abyss.
Je n'ai plus qu'à me laisser sombrer encore plus profondément, à ce niveau là la surface me paraßt loin, et à quoi bon se fatiguer encore et encore à remonter si c'est pour voir tes efforts se casser la gueule encore une fois. Allons rencontrer les abysses si belles et si terrifiantes qu'elles soient. ...