Pour la première fois depuis le début de l’année, j’ai quitté le territoire américain le temps d’une semaine. On est partis à Cancun pour le Spring Break (Je sais, Cancun et Spring break dans la même phrase ça fait très cliché). Mais c’était le paradis sur terre.
On a eu la chance incroyable de rester dans un appartement superbe qui donnait accès à deux piscines et un spa. On a aussi profité de la plage, bien sûr. La couleur de l’eau était tellement belle qu’on a tous enlevé nos lunettes de soleil en pensant qu’il s’agissait d’un effet optique ; non non elle était bel et bien bleue turquoise ce qui nous a permis d’indiquer le fameux #nofilter sur nos photos pour faire baver tous nos amis (même si une partie de moi préfère l’hypothèse d’un complot du gouvernement mexicain qui aurait coloré l’eau de l’océan pour attirer les touristes).
La ville de Cancun en elle-même n’a rien de particulièrement intéressant (à part la plage et les clubs, j’y reviendrai) donc les principales visites touristiques se trouvent à quelques heures en voiture de là. On a commencé par l’ancienne cité maya de Chichén Itzá avec la fameuse pyramide de Kukulcán. Malgré la chaleur insoutenable aux vues de l’absence de vent et de nuage, on a fait un tour des ruines et des cenotes (puits naturels autour de la ville). En plus d’être un peuple très avancé en matière de langage, de mathématiques et d’astronomie, les mayas étaient apparemment très portés sur le sacrifice. On a par exemple vu un terrain de jeu qui pourrait s’apparenter à un basketball ou une pelote en beaucoup plus difficile où le capitaine de l’équipe perdante finit par se faire découper la tête. Un détail très impressionnant aussi ; le nombre d’échos lorsque vous vous trouvez entre les murs d’un bâtiment n’est pas laissé au hasard (si vous tapez dans vos mains ou criez « tequila », vous l’entendrez sept fois de suite, un chiffre magique pour les mayas il faut croire). On s’est aussi baigné dans un puits naturel (cenote) d’une vingtaine de mètres en-dessous du niveau de la mer, de 40 mètres de profondeur et d’une eau incroyablement (froide) douce. Magique.
Le lendemain, on est partis passer l’après-midi sur Isla Mujeres, connue pour les statues de femmes qu’on peut observer sous l’eau au large (que l’on n’a finalement pas pu voir). On a tout de même fait une excursion de quelques heures sur l’eau, on a plongé, on est même passés dans une « cave » sous l’eau, la tête au milieu des poissons multicolores. Puis, on est allés rendre visite à un requin (totalement inoffensif bien sûr) qu’on a pu toucher et porter.
La dernière excursion était Tulum, une autre ancienne cité maya, cette fois située directement sur le bord de la mer. Auparavant entourée totalement de murs, il reste quelques ruines d’anciens palais et et temples mayas. Cette visite était beaucoup moins impressionnante que Chichen Itza mais la vue sur la mer des Caraïbes en vaut la peine. Puis on a passé l’après-midi sur la plage à un beach club (toujours ce même bleu dans l’eau et ce sable blanc) ; le paradis.
Pour ce qui en est de la vie nocturne, tous les clubs et bars sont situés sur le même boulevard, qui se transforme complètement entre le jour et la nuit. Les foules commencent à débarquer dès 22h et restent dans le coin jusqu’au petit matin. Pendant tout ce temps, ils boivent, ils boivent encore, puis ils participent à tous les concours les plus classiques qu’on peut imaginer (concours de twerk, de t-shirt mouillés…). Les clubs sont gigantesques ; The City étant je crois le plus grand qu’on a fait, avec la venue de DJ Snake. Le plus connu est le Coco Bongo ; c’est celui qui m’a le plus déçue. Il s’agit d’une boîte de nuit qui fait un show tous les soirs avec des thèmes, des danseurs, des animations. Le spectacle était très bien mais la configuration de la boîte fait qu’on est compactés, debout, bousculés et qu’on ne voit à peine la scène (il faut aussi dire que c’était le dernier soir et que j’étais épuisée). Celui qui je trouve était le plus proche de l’ambiance spring break que je m’imaginais était le Mandala Beach Club, situé quasi sur la plage avec des matelas, une scène et surtout une piscine. Incroyable.
Bref, ce voyage était éblouissant tous les jours, on a mené la vie de rêve, une vie qui s’avère être épuisante (sortir tous les soirs, ce n’est pas fait pour moi). Et Cancun, ce n’est finalement pas que pour les jeunes américains dépravés une fois par an, il y a tellement plus à faire là-bas.