Anne Sylvestre 'FLOU', France 3 Bretagne, 8 février 1990

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Anne Sylvestre 'FLOU', France 3 Bretagne, 8 février 1990
Catherine Ribeiro 'Carrefour de la Solitude' auditorium du Châtelet, Paris, 1992
(archive) Urbain Rinaldo 'Mawonnaj', poème de Max Rippon (2014)
Jann Halexander est une personnalité de la francophonie. Né au Gabon, il a appris le piano très jeune. Depuis 2003, l'artiste a donné plus de 300 concerts en France, Belgique, Allemagne devant 30.000 spectateurs (cumul) dans des salles variées, du Café de la Danse au Théâtre Michel et a vendu des milliers d'albums, dvd, livres dans le monde. Il est cité dans de nombreux ouvrages. Son style est un mélange de variété et de cabaret. Il chante le voyage, la différence, les passions amoureuses, la famille. Ses chansons les plus connues : 'C'était à Port-Gentil', 'A Table', 'Rester par Habitude', 'Le poisson dans mon assiette'. Son dernier album 'Ornithorynque' est sorti en septembre 2024.
CATHERINE RIBEIRO - LES PREDATEURS
Ils m’ont tout pris : mes hommes, mes femmes, Mes jeux secrets et mes caresses, Mes turbulences, mes oriflammes, Mes mains complices de la tendresse Ils m’ont tout pris et Dieu, mon âme Compagnons de la chimère Maîtresses de la pétaudière Amants de la violation Femmes vautours de la passion Ils m’ont tout pris, les encastrés, Mes jours sans fin, nuits sans sommeil, Mes forces vives fragilisées, Mes ruptures en forme d’éveil Ils m’ont tout pris dans la foulée Compagnons de la chimère Maîtresses de la pétaudière Amants de la négation Femmes vautours de l’occasion Ils m’ont tout pris, les prédateurs, Et tout mon corps y est passé M’ont dévorée jusqu’à l’horreur Jusqu’à vouloir me supprimer Ils m’ont tout pris en profondeur Compagnons de la chimère Maîtresses de la pétaudière Amants de la déraison Femmes vautours de lunaison Ils m’ont tout pris mais je suis là Surdouée de la survivance Je sais encore ouvrir mes bras Aux émois de la fulgurance Ils m’ont tout pris, me revoilà! Compagnons de la chimère Maîtresses de la pétaudière Amants de la désillusion Femmes vautours de l’illusion
CATHERINE RIBEIRO ' SOLEIL'
Te souviens-tu de mes soleils dans la grisaille de Paris J'en voyais partout des soleils sur les volets de ma maison Entre les lignes de mes rimes Dans mes palpitations soudaines Berçant la rigueur de mes peines Illuminant mes espérances Du Soleil mes amis du soleil partout, partout, partout Te souviens-tu de mes soleils dans mon dictionnaire éventré J'en voyais partout des soleils Jusque dans ma moelle épinière cachés dans les draps de mon lit dans mes recoins les plus fleuris dans vos regards en pépinière qui laissaient fondre les gelées Du Soleil mes amis du soleil partout, partout, partout Te souviens-tu de mes soleils brillant comme des reposoirs J'en voyais partout des soleils assis sur le toit des usines cherchant à brûler mes racines Qui me sortaient de la poitrine éclaboussant la rose au poing poussée le long de mes chemins Du Soleil mes amis du soleil partout, partout, partout Te souviens-tu de mes soleils déchirant l'Aube de l'Azur J'en voyais partout des soleils Luisant jusque sous mes paupières Ils se racontent à mots couverts des choses étranges et singulières et quand le verbe se découd je suis prête à mourir debout
CATHERINE RIBEIRO - PAIX
PAIX
— Paix à celui qui hurle parce qu'il voit clair — Paix aux fulgurances de nos pensées éclatées — Paix à nos corps fatigués, éreintés — Paix à nos générations dégénérées — Paix à ce monde qui marche sur la tête — Paix aux grandes confusions de la misère — Paix aux errants qui se couchent sur le macadam des trottoirs — Paix à celui qui cherche en se frappant la tête contre les murs de béton — Paix au courroux de l'homme qui a faim — Paix à l'enfant qui vient de naître — Paix à la colère des peuples opprimés — Paix à celui qui travaille de ses mains — Paix à cette nature qui nous a toujours donné le meilleur d'elle-même et que les trusts mégalomaniaques s'acharnent à détruire — Paix à nos ventres, grands réservoirs de poubelles transgéniques — Paix à vous mes amis, dont la tendresse m'est une nécessité — Paix et respect de la vie de chacun — Paix à la fascination du feu, paix au lever du jour, à la tombée de la nuit — Paix à celui qui marche sur les routes jusqu'aux horizons sans fin Vivre libre, mais vivre… vivre… Submergée par des lames de fond Océaniques, puissantes, houleuses, violacées. Affronter les tempêtes Mais vivre… vivre… Quoi qu'il en coûte, Vivre… vivre… Toutes les vies humaines, Dans leurs folies et leurs déchirures, Mais vivre… vivre… Jusqu'à ce que toute ces vies N'en forment qu'une, La mienne. — Paix au paysan de l'aube qui veut, de ses terres, faire un jardin d'Eden — Paix aux âmes mal-nées qui enfantent des cauchemars — Paix aux rivières, aux mers, aux océans qui accouchent de poissons luisants de gas-oil — Paix à toi ma mère, partie trop tôt dans les zébrures bleues de l'éclair
L' Amour Frappé
musique : Francis Campello
texte : Catherine Ribeiro
***
Ce soir le temps est à la joie
Tout l'monde est là pour le dîner
Nous allons nous désaltérer
Rafraîchir nos moindres pensées
Fils conducteurs de la journée
Ce soir le temps est à la joie
Quelques mots à peine échangés
Le sourire d'en face est crispé
Le verbe prêt à exploser
Au quatuor de la tablée
Ce soir le temps est à la joie
Ce soir le temps est rabat-joie
L'enfant est monté se coucher
Le mieux à faire pour éviter
D'être à son tour éclaboussé
Par la colère adultérée
Ce soir le temps est rabat-joie
Le corps de la femme s'est glacé
Son amour est empoisonné
Par tous les coups déjà frappés
Dans les années déjà passées
Ce soir le temps est rabat-joie
Ce soir le temps est aux abois
Le 'maître' abat ses poings fermés
À droite à gauche à l'aveuglée
Il faut cogner défigurer
Il faut pouvoir se soulager
Ce soir le temps est aux abois
Femme debout femme allongée
Femme à genoux pulvérisée
Frappée au sol à coups de pieds
Martyrisée et strangulée
Ce soir le temps est aux abois
Ce soir le temps est au sang-froid
Il faut partir faut s'en aller
Avec l'enfant le protéger
s'en aller sans se retourner
Pour oublier s'exorciser
Ce soir le temps est au sang-froid
Ne plus jamais recommencer
Parler aux femmes et les aider
Ne pas garder souffrances cachées
S'en aller sans se retourner
Ce soir il fera bon chez moi
CARREFOUR DE LA SOLITUDE
Paroles/Lyrics: Catherine Ribeiro Musique/Music: Francis Campello
Au carrefour de ma solitude Et de mes illusions perdues Quand vont se coucher les étoiles Que s'apaisent nos ultimes craintes L'idée de l'homme transparaît Tumultueuse et dévorante
L'infinie douceur de sa voix Trouble ma musique intérieure Il parle des à-coups de la vie En un murmure exacerbé Il dit qu'il faut encore lutter Alors que j'ai les reins cassés
Et puis soudain, dans la nuit noire Après tant d'efforts déguisés La femme louve se réveille La faim lui dénoue les entrailles Dévoilant son corps dispersé À l'horizon soleil couché
Dans des draps d'aube tourmentée Ses bras enserrent l'éternité Il la turbule et la patiente Elle n'est plus seule dans la chaleur Peu à peu s'ouvre sur le jour Un visage au regard nouveau
Il devient le centre du monde Les quatre chemins de son âme Sous le feu de l'incertitude Leurs deux mains se sont détachées Elle veut le fondre à son amour Mais douc'ment, il s'est éloigné
Il y a des plaintes qui s'entravent Elle n'attend plus rien ni personne Et son chagrin en mouvement Déjà se confond à l'abîme Si près de lui dans la douceur Si près de lui dans le néant.
Catherine Ribeiro - L' Enfant du soleil couchant
Prends m'encore dans tes bras Dis-moi Si tu veux toujours De moi Dans le contre-jour Pourquoi Depuis si longtemps Nous nous aimons nous nous aimons Nous refusons le temps Qui passe Les courants d'air frais De l'âge Nos corps tressaillaient De grâce Et nos émotions En éclosion En éclosion De ce brasier est né L'enfant Vraiment désiré Torrent De nos chevauchées Touchant Nos coeurs exaltés En percussions En percussions Prends m'encore dans tes bras Dis-moi Si tu veux toujours De moi Dans le contre-jour Pourquoi Depuis si longtemps Nous nous aimons Nous nous aimons
Texte : Catherine Ribeiro
Musique : Patrice Moullet
RACINES
Paroles/Lyrics: Catherine Ribeiro Musique/Music: Anne Sylvestre
Je ne crois pas en Dieu L'infiniment Puissant Parce que je crois en l'homme À son vol en suspens.
Je crois au grand soleil Qui réchauffe la terre À l'hymne de l'éveil Au ventre de ma mère À la vie sacrement De sueur et de sang Aux larmes de l'amour À l'arbre du secours.
Je ne crois pas en Dieu L'infiniment Puissant Parce que je crois en l'homme À son vol en suspens.
Et je crois au grand vent Qui souffle nos mémoires Au saint du temps présent À l'issue provisoire Aux germes du printemps Aux courbes de l'été Au regard transparent de l'être tant aimé.
Je ne crois pas en Dieu L'infiniment Puissant Parce que je crois en l'homme À son vol en suspens.
Et je crois aux mystères De nos âmes en sursis Aux fragments de la chair De nos corps insoumis Aux chemins de la croix Qu'il nous faut supporter En l'absence de la foi Qu'il nous faut retrouver.
Je ne crois pas en Dieu L'infiniment Puissant Parce que je crois en l'homme À son vol en suspens.
Jusqu'à ce que la force de t'aimer me manque
Paroles/Lyrics: Catherine Ribeiro Musique/Music: Patrice Moullet
Je voudrais pouvoir t'aimer deux ans, trois ans, dix ans T'aimer jusqu'à ce que la force de t'aimer me manque Que le bonheur de t'aimer s'estompe Afin que je puisse aimer Quelqu'un d'autre que toi Quelqu'autre chose que toi.
Aimer de nouveau, sans cesse Aimer comme je t'aime en ce moment Malgré La frustration de ta présence Malgré l'absence. Douloureuse souffrance inutile Et pourtant, combien nécessaire Vitale à nos esprits de fous.
Quel gâchis que ce tant d'amour versé à d'autres que toi Mais peut-être… Quelle superbe résurrection de la vie.
Jann Halexander 'J'ai pas la foi'
On a détruit On aimé
On a pleuré On a crié
la rage au cœur devant ce monde la vaine quête de l'espérance
et pour tenir, il faut l'amour, moi je l'attend au rendez-vous, à Port-Gentil ou à Moscou
… peut-être que je fais fausse route
R. J'ai pas la foi, mais je vais bien
Où que tu sois, mais ça fait rien
J'ai pas la foi, mais je vais bien
C'est ce qu'on dit quand rien ne va
'J'crois pas en Dieu, je crois en l'homme'
Comme le chantait la Ribeiro
mais ces croyances étranges en somme
ne valent que pour un chanteur mort
En attendant, il faut l'amour
le trouver dans les moindres détours,
comme un reflet le long de l'Ourcq
on peine à en voir les contours
R
Texte & Musique : Jann Halexander, 2019
Album CONSOLATIO, 2021
Lalouline Publishing
JANN HALEXANDER - RESTER PAR HABITUDE 2023
Texte : Jann Halexander Musique : Jann Halexander
Arrangements guitare : Veronika Bulycheva
Il y a quelque chose de bien monotone qui défie les saisons, de l'hiver à l'automne va donc savoir à quoi notre amour s'accroche a-t-on vraiment raison, vieillir seul, non, alors Reste par habitude on a passé tant de caps, faut que ça dure, alors reste par habitude jusqu'à ce que le temps gomme nos incertitudes Il doit bien nous rester deux ou trois projets acheter une maison, un jardin et un chien, et puis faut voir comme nos familles s'aiment bien, allons gardons raison, vieillir seul, non, alors Reste par habitude on a passé tant de caps, faut que ça dure, alors reste par habitude jusqu'à ce que le temps gomme nos incertitudes Musique Reste par habitude on a passé tant de caps, faut que ça dure, alors reste par habitude jusqu'à ce que le temps gomme nos incertitudes Alors reste….ohhh Alors reste…. Alors reste, alors reste, alors, reste, mon amour…
Jann Halexander - LE POISSON DANS MON ASSIETTE 2023
Texte : Jann Halexander
Musique : Jann Halexander
Arrangements : Sébastyen Defiolle
Il y a un poisson dans mon assiette Dans mon assiette y'a un poisson Il est beau, il est grand, il est beau, il est fort Y'a un poisson dans mon assiette
Y'a un poisson dans mon assiette Dans mon assiette y'a un poisson Le serveur est content de voir qu'il y a autant de gros poissons près de Marseille
Cette année-là est délicieuse On a des pêches miraculeuses Les poissons sont très gros, les poissons sont très grands Que mangent les poissons de Marseille ?
J'ouvre le poisson dans mon assiette Je coupe la tête et la queue Au milieu, une oreille, une bague, une montre Le citron a couleur de sang
Serveur, je demande poliment : Les poissons saignent-ils souvent ? Il ne sait que répondre, je lui montre l'oreille il va vomir dans les toilettes
Près de Marseille y'a un bateau... qui a coulé au fond des eaux... On recherche les corps, on recherche les morts Moi j'en ai un dans mon assiette...
Y'a un migrant dans mon assiette... Cette année-là est nauséeuse... Je m'enfuis du resto, en sueur, le malaise Folie du monde, folie obscène
C'est joyeux, n'est-ce pas ?
Après on dit que la poésie emmerde les gens
Hé serveur, quand vus aurez fini de vomir dans les toilettes,
vous m'apporterez l'addition s'il vous plaît ?
Quoi, vous pleurez ? Mais moi aussi je pleure
Que croyez que je pleure à l'intérieur de moi
que croyez-vous que je crie à l'intérieur de moi ?
Help me ! Wallah !
Moi, Halexander Jann, né le 13 septembre 1982
Libreville, capitale du Gabon
Es-ce vous savez où ça se situe le Gabon ?
Entre le nord, le sud, l'est et l'ouest !
En disant ça je ne vous pas aidé davantage !
Moi, né Makosso-Akendengué- père, Frébeau de Montagu
et je suis là dans ce port de Marseille
devant le poisson
et d'ailleurs je n'ai jamais aimé le poisson
j'en mange parce que c'est pour me donner bonne conscience
Mais sinon j'aime pas le poisson
et puis y'a pleins de gens que j'aime pas
et puis y'a pleins de choses que j'aime pas
La détresse...
la peur...La faim...
la haine...
Et la bateau coule, comme nos espoirs qui chavirent...
Comment rattraper une âme, comment en faire en sorte de lui tenir la main
comment avancer avec des destins en commun...
Et il pleut sur Marseille
et bien vous allez mal, et bien moi aussi
alors ce que je propose serveur
c'est qu'on se bourre la gueule
qu'on se bourre la gueule avec tout ce qui se passe
Tequila, rhum, vodka
on y va à fond
y'a un poisson dans mon assiette
y'a un migrant dans mon assiette
y'a un poisson dans mon assiette
y'a un migrant dans mon assiette
et avant de gerber, on dit : Bon Appétit !!!!
Jann Halexander - Jeune fille
Sais-tu qu'à l'autre bout de l'horizon
Il existe des amours que le temps n'a pu effacer
Que le ciel est bien plus coloré, bien plus bleu
Bien plus bleu, bien plus heureux,
moins pluvieux que le ciel d'autrefois
Je te dis cela, toi qui sais
A ceux qui ne savent pas
A ceux là qui ont le cœur déchiré
Où le soleil est mort bien des fois
A ceux là que la peine emporte
A ceux dont l'esprit est torturé
Quand le cœur n'est pas éclairé
et que la tendre chair n'est plus que lambeaux
Tant l'amour les a déchirés
A ceux là qui ont prié sans cesse
qui ont pleuré la foi, le remord qui ronfle
que l'on tait sans confesse,
Pour assouvir le moi aveuglé de souffrances
sans savoir regarder les larmes de la foi qui continue de couler
A ceux là qui suivaient dans la détresse
les traces d'une lumière étouffée
Quand la vie sans promesse les avait oubliés
Jusqu'à s'user les yeux, le cœur et l'âme de n'être point athée
A tous ceux là je leur dis, croyez sans attendre
aimez chaque instant, car le temps n'est plus à prendre,ni est compté
Il nous est donné quand vos villes s'endorment, quand vous dormez
La nuit devient bavarde, elle nous accompagne
Avec elle, on vient vous visiter, je vous le dis,
Avec mon cœur tout neuf, celui qui vous parle
de cet ailleurs
Car l'étoile un jour est tout près
et nos yeux mouillés tout d'un coup se mettront à briller
Je vous dis cela car quelque part il existe un meilleur
que l'amour des hommes, fatigués, n'avaient pas soupçonné,
Ce que je te dis là, jeune fille, ces mots-là, je ne sais si ce sont les miens
ces mots auraient pu m'être soufflés par Jacques Brel
un matin brumeux du mois de mai...
Texte : Jann Halexander / Fabienne Rague
Jann Halexander -LE MULÂTRE
(Texte et musique: Jann Halexander)
Vaguement noir, vaguement blanc, Après tout quelle importance Il était l'un ou l'autre tout le temps Vêtu de sa libre conscience Pourvu d'une bien étrange face, Mais que voulez-vous qu'on y fasse, Il était plutôt misanthrope, Et vivait comme un lycanthrope, Le Mulâtre est mort en marginal, Dans son village natal, Le mulâtre est mort heureux dans l'âme, Toute sa vie fut une flamme! Vaguement pauvre, vaguement riche, C'était un précaire bourgeois, Vous savez c'que c'est quand on triche, Et que personne ne le voit C'était un homme si accompli, Qu'il déroutait les mal appris, Il savait aimer sa vieillesse, Ses derniers instants d'allégresse Le Mulâtre est mort en marginal, Dans son village natal, Le mulâtre est mort heureux dans l'âme, Toute sa vie fut une flamme! Il eut une enfance morose, Des souvenirs d'enfant gâté, Un peu de neige, un peu de rose, De l'enfance il s'est acquitté, L'adolescence fut difficile, On le prenait pour un débile, Aimant les hommes, aimant les femmes, Ayant des caprices de vieille dame Le Mulâtre est mort en marginal, Dans son village natal, Le mulâtre est mort heureux dans l'âme, Toute sa vie fut une flamme! Pas encore mort, encore en vie, Mais un artiste ça anticipe, En vous je suscite l'envie, Tout en gardant certains principes, Je prends les angoisses dans mon cœur, Et je valse avec le malheur, Belle est ma petite vie sur terre, Pas besoin de faire une prière! Le Mulâtre n'est qu'un marginal, Mais il parle de lui, il parle des autres, il parle de vous, il parlent de nous, Le Mulâtre n'a pas choisi son village, Où il mourra la prochaine nuit Où il mourra la prochaine nuit