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@derfreelancer
Définition d 'un collectif de traducteur.
Voici brièvement, quelques premières lignes de mon plan.
L'idée est de créer une guilde de traducteurs sous la forme d'un Hub, afin de pouvoir mettre en place un oligopole.
Un Hub est initialement un appareil permettant d'interconnecter électriquement plusieurs appareils entre eux. Aujourd'hui, on utilise aussi ce mot comme pour designer: un regroupement de personnes aux intérêts communs, dans un espace virtuel ou réel. Voici un bon exemple de coopération: http://www.the-hub.net.
Une guilde est une assemblée de personnes pratiquant une activité commune. Au Moyen Âge ces guildes étaient dotées de leur propres lois et privilèges au sein de la société.
L’oligopole est une entente officieuse entre plusieurs entreprises d'un même marché. Elles décident ensemble sur prix et la qualité des produits commercialisés, afin d’empêcher le développement de la concurrence.
Pourquoi créer un oligopole?
Afin de rependre le marché des mains des agences de traduction.
Dans un premier temps, il nous faut un espace de rencontre. Au début virtuel, mais très vite il faudra penser à organiser des rencontres dans la réalité. Car pour pouvoir collaborer efficacement avec quelqu'un, il faut que s’établisse une relation de confiance. Je pense que pour cela le meilleur moyen sera d'organiser des apéritifs à travers toute l'Europe.
Attention!
Il ne s'agit pas de mettre en place encore deuxième facebook des traducteurs.
Ce ne sera pas un marché de outsourcing comme Freelancer.com ou DoNanza.com, ou l'offre et la demande se rencontre et un intermédiaire prend sa commission.
Il ne faudra pas considérer ce regroupement comme une source de revenu principal. Chacun reste indépendant et garde sa propre clientèle .
Le Hub fournit une structure qui nous rend aussi compétitif qu'une agence de traduction, mais dont les bénéfices reviennent entièrement aux traducteurs.
En interne, nous allons développer un système de relecture mutuelle. Ceci permettra à chacun de fournir des traductions d'une qualité supérieure, que ce soit pour le groupe ou pour ses propres clients. Cela permettra aussi de travailler dans les langues ou l'on ne se sent pas à 100% natif. Ensuite, nous allons mettre en place des mémoires de traduction spécialisées accessible à tous. Ainsi nous disposeront des outils nécessaires pour réaliser à plusieurs des traductions volumineuses.
En externe, nous allons développer une stratégie de communication mutualisée. Chacun propose au groupe un client potentiel, à partir de ses anciens clients ou en prospectant directement dans ses domaines de spécialisations (IT, médecine, droit etc). Celui-ci en deviendra le chef de projet et prendra sa commission. Une fois le projet réalisé, les références seront utilisées pour développer la notoriété du groupe.
L'union créé ici vraiment la force. Par exemple, en faisant un lien partant de nos sites web vers un gros site commun, nous réalisons par nous-même une campagne de référencement qui nous fera passer devant beaucoup d'agences de traduction, dans les résultats de Google. Chacun en prospectant dans sa langue et dans son domaine de spécialisation permet au groupe de disposer d'une vue globale des clients potentiels.
Un réseau efficace et dynamique, nous permettra de sortir de notre bureau et d'aller faire des réunions/ soirées entre collègues dans toutes les villes d'Europe!
Monter un collectif de traducteurs freelances. Étape 1.
Le premier problème que l'on rencontre quand on veut créer un collectif de traducteurs indépendants est de trouver des traducteurs indépendants. Voici un petit récit de mes premières tentatives.
J'ai d'abord essayé avec le réseau LinkedIn. Malheureusement, ce n'est pas une plate-forme pour indépendants, mais pour salariés. Les résultats de mes recherches étaient mélangés entre des personnes qui "ont travaillé", à un moment donné dans leur vie comme indépendant et ceux qui le sont toujours.
La majorité des traducteurs indépendants sur LinkedIn ne sont plus indépendants et travaillent en tant que salarié.
De plus, à cause du système de classification des métiers, je ne trouve que très peu de résultats. Certains collègues se classant en « indépendant », d'autres en tant que « freelance » et d'autre en tant que « entrepreneur » dans leur propre entreprise. Par conséquent il faut passer beaucoup de temps à lancer plusieurs recherches avec plusieurs mots clés.
J'ai ensuite essayé sur web ProZ.com. J'ai posté une annonce expliquant mon projet de créer un collectif de traducteurs indépendants. J'ai eu des réactions, mais le poste s'est très vite éteint, malgré mes réponses à chaque intervention.
Je note cependant deux remarques intéressantes.
Premièrement, même si l'idée d'un collectif apporte beaucoup d'avantages il faut, avant de pouvoir travailler ensemble, faire connaissance « professionnellement ». Je suis tout à fait d’accord avec cela. Pour pouvoir collaborer efficacement avec quelqu'un, il faut que s’établisse une relation de confiance. Même si de nos jours Internet permet une collaboration avec une personne qui habite à l'autre bout du monde, les rencontres dans la réalité restent importantes. Si ce groupe se développe bien je propose qu'on se donne rendez-vous dans une ville en Europe pour boire un verre ou manger ensemble.
Deuxièmement. On m'a dit que mon collectif s'approchait trop du travail qui était réservé aux agences de traduction, que ce n'était pas le métier des traducteurs d'avoir une démarche commerciale. Là, je ne suis pas du tout d’accord. Quand on est indépendant, on est notre propre entreprise. Le produit qu'on vend c'est nous en partie. Personnellement, je refuse de me contenter de travailler pour des agences de traduction à 0.03 centimes le mot. Je veux pouvoir choisir mes clients. Sinon où sont les avantages d'être un indépendant ?
Ces deux premières tentatives se sont révélées peu satisfaisantes, mais je vais continuer à chercher ! Je vais m'orienter sur une prise de contact plus qualitative, au cas par cas, et essayer de construire petit à petit le réseau, en utilisant tous les moyens de communication possible.
C'est l'une des raisons pour laquelle j'ai décidé de créer ce blog. J'espère ainsi pouvoir toucher des personnes avec qui je partage une conception similaire du travail de traducteur indépendant.
La mondialisation, les outils TAO et le marché de la traduction
Travail artisanal il y a encore 20 ans, la traduction est aujourd'hui une industrie dans laquelle prévalent les modes de fonctionnement de l'industrie en matière de gestion des ressources humaines, de productivité et qualité du produit.
Ceci est la conclusion d'un excellent article scientifique de Thierry Grass, « Plus » est-il synonyme de « mieux » ? Logiciels commerciaux contre logiciels libres du point de vue de l’ergonomie, publié en 2011 dans la revue du ILCEA (L'institut des langues et cultures d'Europe et d'Amérique)
Pour moi les TAO sont de nos jours plus utilisés comme un outil d'aliénation du traducteur que comme un outil permettant d’améliorer la qualité de son travail. En effet, beaucoup d'agences de traduction imposent l'utilisation de tel ou tel logiciel (le plus répandu bien sur étant SDL Trados) sou la menace de ne pas être recrutés.
Vous êtes vous demandé pourquoi ?
Le marché de la traduction, comme tout autre secteur industriel, subit de pleins fouet la pression du libéralisme de tout rationaliser à outrance. D'après les chiffres publiés par le spécialiste de la traduction automatique Alex Waibel, l'activité de la traduction est en continuelle augmentation, elle augmente de 25 % à 35 % chaque année. Il fait remarquer aussi que 99 % de traduction sont encore réalisées par des êtres humains1. La pression exercée sur les traducteurs est en constante augmentation et les tarifs sont en constante baisse.
Pourquoi ?
D'après l'auteur c'est en grande partie à cause des constructeurs de logiciels. Les traducteurs ne dépensant pas assez d'argent dans les logiciels et leur mise à jour. Les constructeurs se sont donc tournés vers les entreprises qui ont un grand besoin de faire traduire. Leur clientèle est donc devenue les entreprises demandeuses de services de traduction. Ces entreprises veulent le moins possible se préoccuper de la traduction.
Les besoins en traduction constituent pour elle un accessoire assez éloigné de leur corps de métier, un facteur de coûts qu’il s’agit de minimiser.
Par conséquent les constructeurs de TAO leur ont vendu les moyens d'augmenter la productivité de la traduction à moindre coût. On le voit très bien dans les slogans publicitaires de SDL T : « Finis les coûts inutiles ! », « vous permet de réduire de plus de 40 % vos délais de traduction ».
Les agences de traduction se sont développées en tant que prestataires de services des grandes entreprises industrielles. Elles gèrent un parc des traducteurs en les faisant travailler sur les logiciels permettant rationaliser à outrance le travail. Cela se traduit par une forte segmentation des textes à traduire entre les traducteurs, de manière à les pouvoir les remplacer à tout moment, pour des raisons de coûts trop élevés ou une baisse de leur productivité.
Les sites Web d'agences spécialisées dans la software localisation
Avec ma combinaison de langue allemand->français et ma spécialisation dans la localisation de logiciels, je me suis dis qu'il serait intéressant pour moi de démarcher des agences de traduction allemandes qui sont spécialisées dans ce domaine. J'ai commencé par les villes du Bade-Wurtemberg (pays de mes origines teutonnes), ensuite Cologne, Bonn, Hambourg, puis Berlin Leipzig etc.
Personnellement je dois dire que les sites web des agences de traduction que j'ai consulté sont, de manière générale, très laient. La grande partie de ces sites semblent avoir été développés dans les années 2000. Ce sont des sites construit avec des cadres et des menus partout, beaucoup de texte écrit en petite police et des images coporates très artificielles.
Ce n'être pas une question de budget, car ce sont les sites web des grosses structures qui sont le plus à l'abondant. Pour des agences qui se disent spécialisées dans la localisation de site web, je trouve ça un peu moyen.
Deux possibilités : Soit elles ne cherchent pas plus de clients, soit ce sont des agences comme les autres et leur spécialisation IT/Web/SEO c'est du vent. Les entreprises avec un site bien fait étaient presque tout le temps des petites structures. C'était seulement sur ce type de site aussi que j'ai trouvé une liste détaillées de formats supportés. De plus, les photos corporates semblaient avoir été faites avec le personnel de l'entreprise, ce qui fait plus authentique je trouve.
Le point le plus dérangeant, c'est au niveau de la façon de recruter les traducteurs indépendants. On trouve deux types de méthodes de recrutement :
La forme classique par mail (lettre de motivation et cv)
Par l’utilisation d'un formulaire. Ceux-ci sont découpés en 4 parties : identité civile, compétences, expériences et un upload d'un CV. Cependant, certaines agences demandent beaucoup d'informations je trouve, par exemple : l'age et mon numéro d'immatriculation.
Je ne vois pas pourquoi je ne donnerais mon numéro d'immatriculation alors que je ne suis même pas sur d'avoir un contrat.
Pourquoi ? À cause de la revente de mes informations à d'autre entreprises. J'ai remarqué que les entreprise qui demandaient beaucoup de détails, n’affichaient pas leur politique de gestion des données personnelles, alors que sur les sites des agences qui en demandaient le moins, c'était écrit en très gros, juste à coté du formulaire.
Pour les entreprises qui recrutent par e-mail. Le message est toujours le même. Le temps de réponse peut être très long il vaut mieux envoyer un mail très court et claire pour faciliter le travail de tri.
Bilan de cette petite journée d'étude.
Il y' a beaucoup d'agences de traduction « récolteuses » de données et les petites structures ont trop de demandent pour pouvoir répondre rapidement. Je vais quand même envoyer des mails mais j'ai peu d'espoir qu'on me réponde.
Une première expérience qui prouve que ça fonctionne.
J'ai déjà fait l'expérience du travaille en collaboration avec 6 traducteurs (1 tchèque, 1 serbe, 1 anglais, 1 espagnol, 1 néerlandais). Cette collaboration est née du besoin de chacun d'eux de faire relire ses travaux dans la langue française, étant donné qu'aucun n'était un natif français (sauf moi qui suis plus français que allemand). Chacun traduisait du Français vers sa langue natale et voulait maintenant être capable de fournir des traductions de sa langue natale vers le Français. Durant notre collaboration chacun de nous est resté indépendant et a gardé sa propre clientèle. Mais très vite nous avons remarqué que :
Ensemble nous démultiplions nos domaines de spécialisations et de compétences se qui nous ouvre un éventail de nouveau donneurs d'ouvrages « sollicitables ».
C'est à partir de ce moment-là, que nous avons essayé de démarcher des clients ensemble. Dans un premier temps à partir des clients de chacun, en leur proposant d'autres combinaisons de langues, puis dans un deuxième temps en prospectant directement ensemble de nouveaux clients.
Les vicissitudes de la vie font que aujourd'hui chacun a des projets professionnels qui dévient de la traduction.
Aujourd'hui je cherche à développer ce concept de collaboration entre traducteurs indépendants à une plus grande échelle, avec plus de combinaisons de langues et de spécialisations. Profitant des nouvelles technologie pour étendre le réseau à un niveau Européen et pourquoi pas plus tard mondial.
Je ne fais pas ça pour la gloire ou maximiser les bénéfices. Je ne veux pas être le patron d'une grosse boite de traduction décentralisée.
Je fais ça pour ma « liberté de traducteur » car c'est en ayant suffisamment de travail qu'on peut choisir quand et où on veut travailler.
Intro
Il y a un grand nombre de traducteurs indépendants, aux combinaisons de langues et aux spécialisations très variées dans le monde. Avec Internet et les nouvelles technologies il est possible de travailler pour des clients situés à l'autre bout de la planète, quand on le veut et où on le veut.
C'était ça, l'idée que je me faisais de la vie d'un traducteur freelance.
Pourtant, de nos jours être traducteur indépendant c'est plutôt travailler pour des agences de traductions aux tarifs beaucoup trop bas, sur des projets qui doivent être faits à chaque fois en express et de préférence le weekend.
Après un an de travail en tant qu'indépendant, j'ai compris que le seul je ne pourrais pas avancer comme je le veux, et que le seul moyen de faire avancer les choses est de reprendre le marché des mains des agences de traductions. Les associations de traducteurs sont bien pour sortir de sa routine et rencontrer des confrères, mais de manière générale je n'ai pas trouvé de regroupement avec une véritable orientation « businness ».
Rencontrer des personnes et échanger des idées, c'est passionnant un temps, monter des projets et des partenariats c'est passionnant longtemps.
Ce que je cherche à créer, c'est un collectif de traducteurs indépendants. Le client lui, ne verra que des avantages. Le traducteur freelance à une réputation de qualité, de grande adaptabilité, et de rapport simplifiés avec ses clients. Un collectif de traducteurs indépendants regroupe par conséquent toutes ces qualités, en plus d'une capacité de traduire des textes volumineux dans de courts délais.
Je vais donc vous exposer tout au long de mes postes, les différents aspects nécessaires selon moi pour la création d'un collectif de traducteurs indépendants. Ce que je cherche à faire, dans un premier temps, c'est vous soumettre mes idées en espérant recevoir de nombreuses réactions de votre part. Puis, petit à petit, mettre en place un collectif de traducteurs freelances.