Sunset on Thakhek loop

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@jmebarre
Sunset on Thakhek loop
La grande histoire de la boucle de Thakhek.
C’était pas faute d’avoir été prévenu à l’avance, mais la boucle de Thakhek n’est pas accessible à qui le veut !
Tout commence au départ de l’île de Don Det plutôt bien reposé. Mais il me faudra déjà plus de 14h de bateau puis de bus pour parcourir les 500km qui me sépare de la ville. Heure d’arrivée prévue à 21h, mais au Laos on prend son temps. Du coup on s’arrête tous les 500m pour faire monter ou descendre quelqu’un. A 19h on s’arrête pour que toute une équipe de jeunes femmes nous proposent des brochettes de poulettes et du sticky rice en se baladant dans le bus, puis on s’arrête pour aider un bus en panne et prendre son chargement. Oklm quoi et on aime ça !
Bref, arrivé à minuit, évidemment tout est fermé mais on m’avait prévenu et après avoir un peu zoné en ville c’est avec deux allemands (Yannick et Nico) et un français (Simon) qu’on trouve une guesthouse un peu chère, mais on partage les chambres pour économiser un peu.
Le lendemain Simon et moi on prépare notre boucle et nos visas, lui pour la Birmanie, et moi pour l’extension au Laos. Tout se passe bien on book nos motos et on termine notre soirée au bord du mekong à mater le coucher de soleil en buvant des bières. Fin près pour la plus belle boucle du Laos !
Le lendemain, réveil 8h, on fait les sacs, petit déj rapide, et je pars seul pour la grande boucle. Simon fait la petite. Me voilà casque sur la tête, mains sur les gazes, à défiler dans les rues de la ville. La bonne odeur de bbq au (plastique que guide? )vers la sortie de la ville quand soudain, coup de sifflet: la police m’arrête sans raison !
Ils appellent les proprios de la moto qui arrivent rapidement et me demande si j'ai bien casque ou si je n'ai pas grillé un feu. Je leur confirme que je suis en règle. S’entame de longues négociations avec la police. Ils ne veulent plus laisser les touristes partirent en moto car il y aurait trop de morts sur la route…
Pas de bol ça tombe sur moi, les proprios refusent de payer un backchich du coup retour maison, me voilà coincé à Thakhek… Je décide de prendre mon mal en patience, il y a forcément une solution ! En attendant je rencontre Karim, un belge qui me propose de petit déjeuner avec Carol et Jerome un couple de français, nous voilà tous comme des glands à attendre mais on se marre bien !
Au retour du petit dej, la proprio décide de faire des convoies avec une des ses employées à travers la ville pour éviter les points de contrôles.
Et nous voilà parti par petits groupes à travers les ruelles de la ville, en jouant au chat et à la souris avec la police locale. Pierre et Anne so, viennent se joindre à notre équipe sur le chemin. Moi qui partait seul ce matin me voilà à midi avec 5 personnes !
Et puis c’est parti, on visite des grottes, des colorés, des sombres, des curieuses, des petites, des grandes, des religieuses, des touristiques. On slalome au milieu des montagnes karstiques, on évite les gros trucks vietnamiens qui foncent sans limites et on va se perdre sur le plateau, la température descend et le soleil aussi ! Cet histoire de police nous a fait perdre du temps, le soleil disparaît doucement, les nuages s’embrasent, la lumière est magnifique. Puis la nuit tombe, on roule encore un peu. On prend des moucherons plein les yeux, mais on est heureux comme des gosses !
Arrivés à la guesthouse de Thalang, quelques bières et un repas chaud auront vite raison de nous. Direction le dortoir demain il y a de la route !!
Après le petit dej Yannick et Nico les 2 allemands croisés 2 jours plus tôt dans le bus, rejoignent l’équipe, nous voilà 8 et 6 motos en file indienne à rouler au milieu des lacs et des arbres blancs, puis on descends du plateau direction le lagon bleu où on va se rafraîchir !
On y croise Josua qui rejoint l’équipe à son tour. Nous voilà en vrai gang de motard genre hells angels version picwic avec nos jolie scooters colorés et nos (125 ??) de gosses. Mais on s’en fou on se marre bien et c’est le plus important ! Et tous ensembles on prend la direction d’une des plus grandes grottes d’Asie : Kong Lor !! On arrive dans une guesthouse pleine de charme en bord de rivière et on book tous les lits, ils ont pile la place pour 9 personnes ! Et le soir on se fait une grande tablée animée par les récits de notre périple à moto et quelques Beer Lao !! On était tellement chaud que Karim a failli boire de l’essence !!
Le lendemain matin visite de la grotte, nous voilà parti par équipe de 3 dans des pirogues à l’état.. douteux.. je passe une bonne partie du trajet à écoper l’eau qui s’infiltre par le fond. Pendant que dans le noir complet, simplement éclairé par des lampes frontales, notre pilote remonte la rivière en slalomant entre les rochers et les troncs.
Petite surprise pour sortir de la grotte, il faut remonter une cascade, et nous voilà les pieds dans l’eau à pousser le bateau à contre courant sur plusieurs mètres et on passe bien à deux doigts de la redescendre sans le bateau !
Et enfin le jour le soleil, la vallée verdoyante ! On s’y repose quelques minutes et c’est reparti dans l’autre sens. Le bateau prend encore plus l’eau (j’écope ?)deux fois plus ! Je te promets maman je vais rentrer à la maison !!
Une fois la visite terminée l’équipe se divise en deux. La majorité va prendre son temps et rentrer en deux jours par la highway, tandis qu’avec les deux allemands on reprend le chemin inverse plus long mais plus joli avec pour objectif d’arriver avant la nuit à Thalang et avant le lendemain midi au point de départ ! Autant vous dire qu’on était pas là pour cuire un camembert ! On pousse les gazes à fond, on crame du gazole, et on bouffe du goudron, on double et on slalome dans la campagne entre les scooters et les tracteurs. On s’arrête à peine mettre de l’essence et on repart. Objectif atteint en à peine 3h pour les 150 bornes et vu la tronche de la route par moment c’est pas mal. Le soir un bbq à volonté accompagné de quelques bières autour du feu tout simplement, on est une bonne trentaine. Ça joue de la pétanque en buvant du pastis et d’autres font du karaoké ! Toutes les cultures se mélangent c’est presque trop hippie tout ça ! Mais entre la grotte et la route on tombe vite. Lendemain 10h, ventre plein, on descend la montagne pleine balle, Nico est devant et n'a pas froid aux yeux, on enchaîne les virages en épingles pendant une bonne heure et on se retrouve sur la route pleine de trucks ! Et là pas de limite, le moins dangereux c’est de les avoir derrière nous, alors on accélère et on double tout ce qu’on trouve ! Au final 140 bornes en à peine 2h !
Pour se féliciter, un petit resto et un tour à la piscine avec tout le reste de l’équipe qu’on retrouve sur place. Puis vient l’heure de se séparer : Paske pour certain et Vientiane pour d’autres !
Theo Grégoire
Kavet - Cambodge Théo Léo
La chute - Tad Jarou Halang Théo Léo
Pose touristique Luang Prabang - Laos Théo Léo
North of Laos
Rizières enfumées Muang Sing - Laos Théo Léo
D'une rive à l'autre ...
En traversant le no man's land frontalier et le lit du Mékong, je ne me doute pas que le contraste de vie d'une rive à l'autre, thaïlandaise ou laotienne, serait aussi saisissant.
Bien sûr, quelques rabatteurs sont là pour faire échos à ceux rencontrés à notre arrivée en Thaïlande, un mois plus tôt, et ne manquent pas de profiter de notre faible connaissance de la monnaie locale.
Le rayonnement du voisin thailandais demeure ici, dans le programme télévisé qui passe sur les écrans des gargotes, ou de la station de bus dans laquelle nous devons nous attarder, un évènement majeur, celui de la crémation du roi Bumibol.
Dans une quiétude culturelle et probablement transparente d'une pauvreté environnante, nous parcourons la rue centrale de Huey Xai, au nord ouest du Laos. La densité urbaine ne semblant pas être basée sur l'échelle des cités thaïlandaises, les moyens de transports plus limités et la chaussée aleatoire participent à rendre à cette ville un caractère plus rural. Le peuple laotien qui côtoie cette région est issue des montagnes. Plusieurs ethnies, présentes également dans certains pays voisins, cohabitent.
Nous prenous la route pour Luang Namtha, troisième ville du pays, située à moins d'une centaine de kilomètres de la Chine et de la Birmanie.
Le bus qui nous y conduit emprunte la longue route chaotique au milieu des montagnes. Contrairement à l'autre rive, les reliefs font partie intégrante du paysage.
Je découvre un Laos rural, débrouillard, si ce n'est archaïque. Les habitations sont de simples cabanes de bois ou de bambou sur pilotis, couvertes de toits de chaume. Les villageois, cultivent, pêchent, dans les alentours. Les rizières bordent la route tandis que les mystérieux champs de pavots, vestiges d'un grand trafic d'opium, restent cachés dans la montagne.
À la tombée de la nuit, la vie continue malgré l'obscurité la plus totale. Les petites loupiotes des hameaux que l'on traverse s'allument. Cette lueur anecdotique disposées devant quelques habitations permet, à moins d'une vingtaine de mètres, tout au plus, de distinguer une présence humaine, dans la nuit noire...
Le pays, hormis les plus grandes villes, semble littéralement plongé dans le noir, et s'endort dès 18h.
Dans ce blackout quelques âmes èrent sur le bord de la piste, révélée par les phares de notre van ou la lumière de leurs lampes de poche.
A moins de deux kilomètres de Luang Namtha, toujours aucune trace d'une pollution lumineuse urbaine...
L'avenue principale, partiellement éclairée, finit par apparaître et raviver la vie, le temps d'une courte soirée.
Théo Léo
Cooking at Happy Healing Home
Entre temple et prostitution
Jeudi 26 octobre :
Une fois toutes les démarches administratives effectuées, nous voilà dans la ville de Huoeisay au Laos, en quête d’un bus pour Luang Namtha.
Dans la rue on peut voir des affiches qui expliquent quelques règles de comportement à respecter dont l’interdiction de la prostitution, et je dois dire que cela me réjouis. Car même si elle existe au Laos comme partout dans le monde, au moins c'en est fini de ce commerce sexuel totalement décomplexé malheureusement présent en Thaïlande : ces hommes solitaires peu désirables qui se baladent dans les rues main dans la main avec des femmes très jeunes, trop jeunes, et ce sexe que l'on peut acheter comme on se payerait un trek !
Je ne sais pas ce qui était le plus dur à observer, ces hommes aux regards de pervers, qui se croient tout puissant en achetant la dignité humaine, ou ces femmes qui elles ont le regard dans le vague, perdu, cherchant à fuir le présent pour ne pas sombrer. Mais aussi les regards venus de l’extérieur, comme si elles étaient responsables de la situation.. Comme si elles avaient créer les bordels thaïlandais pendant la guerre du Vietnam pour «occuper» les soldats américains, comme si elles étaient les responsables des choix politiques de transformer ces bordels pour GI, en maison de passe pour touristesComme si elles étaient responsables de la pauvreté de leur famille, et de cette situation qui les oblige à vendre leur corps pour nourrir les leurs.
En pleine affaire Weinstein, et tandis que la parole se libère sur le harcèlement et les agressions sexuelles, force est de constater qu'ici aussi, au regard de la majorité, les responsables des déviances sexuelles des hommes, ce sont les femmes...
Theo Grégoire
Impressions laotiennes
Au delà du poste frontière,
Le peuple des montagnes
Descend dans la ville charnière
De l'autre rive, que l'on gagne.
-
Sur les routes endiablées,
Progresse la lente traversée
Au milieu des champs de riz,
Des cabanes, où la débrouille sévit.
-
À la tombée de la nuit,
Les âmes èrent dans la pénombre,
Cherchent la lumière puis la vie
Parmi les villages de l'ombre.
-
Théo Léo
Mae Sot
Après moult péripéties d’indigestion et de bus complets, nous arrivons finalement à Mae Sot, passant ainsi des ruines de l’empire Siam - patrimoine mondial de l’Unesco - à une ville frontalière de la Birmanie, peuplée de réfugiés qui fuient la dictature
Au fur et à mesure que nous avancions, nous avions déjà pu remarquer les différents points de passages surveillés par la police thaïlandaise. Et juste avant d’entrer dans la ville notre mini van se fait arrêter. Quatre jeunes probablement Birmans sont contraint de monter avec nous. Il semblerait qu’ils se soient fait attrapés en essayant de fuir la province.
Le soir on sent très vite que l’ambiance est différente. La ville est peuplée en grande partie par des Birmans. Le premier contact est plus dur, plus froid. On est loin de l’accueil plein de sourires réservée aux touristes, et pour cause : ici il n’y en pas.
Lorsque l'on explore la ville, les gens nous observent, intrigués. Les sourires sont timides et beaucoup de travailleurs, notamment les jeunes, semblent épuisés et abattus. Les travailleurs Birmans sont de la main d’œuvre immigrée peu coûteuse, et les conditions de travail sont plus qu’extrêmes.
La présence de deux mosquées sur la carte attise ma curiosité, c’est la première fois ! On trouve la première après un dédale de ruelles à travers le marché. Elle est grande, sobre et se résume en deux grandes salles où des personnes se reposent et se recueillent. Notre présence intrigue un groupe de personnes venu pour la prière. Ils viennent nous serrer la main et nous demande d’où nous sommes. On leur répond que l’on est français: pas de réponse, tout se passe dans le regard, un mélange de compréhension et de solidarité. Histoires similaires à des milliers de kilomètres ?
Nous les remercions de nous avoir accueillis et partons en direction de la deuxième mosquée. A l’approche de celle-ci, on s’engage de nouveau dans un dédale de ruelles, autour, des baraquements délabrés, insalubres où jouent des enfants au milieu des ordures et des gravats. Ici, plusieurs familles Rohingyas ont pu trouver refuge et créer une communauté comme ils ont pu.
Arrivés devant la mosquée, trois jeunes filles viennent nous voir ; elles sont très minces et vivent visiblement dans ce quartier. On essaie de discuter, en vain. Les gens nous regardent avec méfiance et on ne se sent pas très bien, si soudainement confrontés à cette misère, impuissants et si loin des palais royaux ou des temples flambant neufs…
Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant, les Rohingyas sont une ethnie musulmane vivant dans l’ouest de la Birmanie. Depuis plusieurs années, ils sont persécutés par le gouvernement. On parle même aujourd’hui de nettoyage ethnique.
Pour ceux qui veulent agir vous pouvez signer la petition :
https://www.change.org/p/nous-refusons-le-silence-face-à-l-apartheid-et-au-nettoyage-ethnique-en-birmanie-rohingya-birmanie
2 semaines plus tard
Une fois l’euphorie des premiers jours passée, le questionnement commence à s’installer.
Quel est le but de notre voyage ? L’idée première étant bien évidement de parcourir une région du monde qui nous était complément inconnue sans objectif ni organisation .
Mais une fois sur place il est difficile de se défaire de l’étiquette du touriste. Que ce soit par nos proches ou par les habitants, nous avons l’impression d’être en « vacances » ! Cette période durant laquelle on arrête de « travailler » pour se détendre loin de nos problèmes du quotidien.
Mais pour nous c'est une autre démarche. A la recherche d’un sens à donner à notre existence, perdu dans un système qui s’est engagé dans une course sans limite à l’hyperproduction et à la glorification de l'argent.
Ici pas de travail, pas de vacances. La simple envie de partir à la découverte de la vie telle qu’elle est, loin des tours operateurs et des voyages surorganisés. Sans façade, avec son lot de tracas, de galères, mais aussi de joie et de rencontres au coin d’une rue ou sur les bancs d’un songthaew.
Loin du temps qui file et défile sans nous laisser respirer, on se laisse glisser lentement dans ce nouveau mode de vie.
Et finalement je me demande si l’intérêt du voyage n’est pas dans les non-dits, les temps morts, les doutes, les interrogations…
Theo Grégoire
Le songthaew
Après avoir rejoins les rives du Mékong, à Nong Khai, ville frontalière, nous décidons de prendre la route pour Loei, petite ville située dans les terres, au nord-est de la Thaïlande.
Dans une ambiance bon enfant, nous empruntons la route sinueuse qui longe le fleuve, en bus, aux allures de ceux qui furent lancés dans les années 70. Le bus de tôles fend la route, sous les secousses, et la musique traditionnelle stridente sinon agréable, que le chauffeur a décidé de nous passer.
Au milieu de la route, nous changeons de moyen de locomotion au profit de ce qui pourrait ressembler à un camion, tout ce qui a de plus spartiate en apparence.
En guise de sièges, deux planches se font face, matelassées mais toujours aussi inconfortables. Elles accueillent chacunes une dizaine de personnes tout au plus.
En quête de sensation (Théo me faisait d'ailleurs remarquer à ce sujet notre besoin irrépressible en adrénaline, mais j'y consacrerai sans doute un texte un peu plus tard), je me hâte et me précipite vers l'un des deux côtés du camion sur lequel je vais passer plus de deux heures. Le songthaew, c'est ainsi qu'il se nomme, s'arrête partout, le songthaew s'arrête nulle part. Sur demande, il laisse monter ou descendre qui veut. Seules balises, le départ, l'arrivée et, quelque fois (en ville notamment), certains lieux de passages (gares).
Ce transport me fascine par sa simplicité, sa lenteur, qui permet au passage de découvrir les magnifiques paysages qui s'offrent à nous. Rapport fusionnel à la route, aux éléments naturels, c'est le moyen de transport le plus répandu ici, celui des locaux, et qui dessert les plus petites localités.
En s'asseyant dans le songthaew, une histoire se crée. Des personnes montent, descendent, une discussion naît entre locaux et nous (alors seuls étrangers à bord), dans une joyeuse incompréhension, puisque tous les Thaï ne parlent pas anglais. On fait littéralement face à la vie locale, les regards se croisent, les sourires s'échangent, comme ils ne se croisent et ne s'échangent pas dans un taxi, un tuk-tuk, ou un simple bus (où les sièges ne se font pas face). Passagers côtoient marchandises, que le chauffeur livre à des connaissances. Ainsi, on se retrouve aisément en face d'un sac de riz, d'un sac de peluches, sans comprendre le pourquoi du comment. Le transport en commun prend alors tout son sens.
Le chauffeur descend du camion et s'empresse de détacher les bâches, fixées sur les côtés de l'engin, pour protéger les passagers des restes de la saison des pluies.
Le trajet est rythmé par la régularité de la route et ses aléas, secousses et tremblements réveillent alors les âmes à la recherche d'un paisible appui tête.
Chaque trajet en songthaew est une épreuve, chaque trajet est une belle histoire à raconter...
Théo Léo
Old Man
Phitsanulok City
Théo Léo
Premier coucher de soleil sur le Mekong