J'ai pris les mêmes. J'ai pas recommencé. J'ai changé de routines. J'ai pourtant pas dévié. J'ai donné le souffle. Je l'ai pas volé. J'ai repris de l'espace. J'ai pourtant pas resserré. J'ai même viré de bord ! Et tout oublié. J'ai changé de mission. Dérangé chaque prière de chaque grimoire poussiéreux. Rien n'y a fait. Elle doit se dresser. Elle doit se dresser.
Ensuite j'ai pris peur. Mais je suis restée. J'ai viré obsessionnelle. Mais je me suis détachée. J'ai écouté ses discours. Je n'ai pas pu danser. J'ai brisé des assiettes. Pris mes erreurs pour des lanternes. Brûlé ses mains courantes. Apprivoisé ma rancœur. Rien n'y a fait. Elle doit se dresser. Elle doit se dresser.
Et je crains tant son sourire crispé et vide. J'ai peur de ses excès. Je hais ses passions. Ses doigts froids qui me serrent. Ses erreurs qui me guettent. Son côté fruit mur. Son indécente posture. Ses yeux qui me transpercent. J'ai peur d'elle. De tout ce qu'elle dit de moi. J'ai peur qu'elle m'enchaîne et à mon tour de devoir enchaîner. Mais rien n'y fait.
Elle doit se dresser. Elle. Doit. Se. Dresser























