Ă la croisĂ©e des routesâŠet sur celle du retour
28 avril. Quelques jours aprĂšs le retour de Nicole et Henri, nous dĂ©cidons de repartir ensemble sur l'Ăźle de Koh Phi phi. AprĂšs un rĂ©veil Ă 4h du matin et une longue route (pour changer), on y passe une premiĂšre nuit un peu torturĂ©e, secouĂ©s par de violents orages, maintenus en Ă©veil par le boum boum de la musique (peut-on encore appeler ça de la musique Ă ce niveau de dĂ©cibels ?) provenant des bars de la plage et piquĂ©s par les moustiques. Heureusement, les nuits suivantes sont plus reposantes, dans une nouvelle auberge plus calme, et on peut utiliser notre Ă©nergie retrouvĂ©e pour explorer l'Ăźle et le reste de l'archipel, Ă pied et en bateau. Les formations rocheuses qui Ă©mergent de l'eau turquoise et les randonnĂ©es le long des chemins cĂŽtiers mĂ©ritent le dĂ©tour, mĂȘme si l'Ăźle, largement colonisĂ©e et organisĂ©e pour les touristes nous laisse une impression de business bien rodĂ© qui brasse une foule de vacanciers dont seules quelques plages isolĂ©es semblent avoir Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©es. Le circuit en bateau que l'on s'offre le dernier jour est d'ailleurs bien reprĂ©sentatif de cet esprit : arrivĂ©s Ă la Maya Beach, plage du film avec Leonardo DiCaprio et sujet de toutes les cartes postales, il nous faut payer une dizaine d'euros supplĂ©mentaires par personne pour descendre du bateau... L'excursion nous permet quand mĂȘme d'observer quelques beaux poissons, murĂšnes et bancs de calamars au masque et au tuba. Mais le spectacle des cinquante touristes agitant frĂ©nĂ©tiquement bras et jambes dans l'eau Ă la nuit tombĂ©e pour entrevoir le plancton phosphorescent, telles des otaries dĂ©boussolĂ©es, relĂšve tout de mĂȘme du comique...
Ă notre retour Ă Wipawadi quelques jours plus tard, une nouvelle mission nous attend : la construction d'un abri pour les semis au potager. Pour construire local et Ă moindres frais on utilise des bambous divisĂ©s en quatre qui servent d'arceaux et des poutres en bois rĂ©cupĂ©rĂ©es. La structure est finalement inaugurĂ©e sous la pluie, la veille de notre dĂ©part. DĂ©jĂ l'heure des adieux, provisoires mais Ă©mus : on ne sait pas encore quand il nous sera donnĂ© de revenir. "Au revoir" lance Nicole, aussitĂŽt corrigĂ©e par Nathan : "Non, Ă bientĂŽt !"Â
Retour vers Bangkok en voiture de location. Nous faisons Ă©tape une nuit Ă mi-chemin, dans la ville balnĂ©aire quelque peu dĂ©suĂšte mais agrĂ©able de Prachuap Khiri-khan. C'est l'occasion de retourner admirer les langurs, ces singes Ă©tonnants au regard triste sous leur masque blanc. Nouvelle Ă©tape Ă Hua Hin le lendemain, oĂč l'on quitte Nicole et Henri qui reprennent la route jusqu'Ă Bangkok, leur avion prĂ©cĂ©dant le nĂŽtre de quelques jours. Hua Hin est la station balnĂ©aire la plus proche de la capitale, et c'est dĂ©jĂ une ville assez affairĂ©e. Sur la petite plage bordĂ©e d'immeubles, des thaĂŻs en week-end font des promenades Ă dos de poneys, dĂ©ballent le pique-nique sous les rangĂ©es de parasols ou se prennent en selfie sur les rochers.
La veille de notre départ pour Bangkok, par un heureux hasard (merci Facebook) nous découvrons que les québécois rencontrés lors de notre wwoofing chez Namiko et Tabo à Hokkaido (Japon) et qui voyagent en vélo à travers l'Asie, seront de passage à Hua Hin le lendemain. Impossible de les manquer ! Ils nous racontent leurs aventures autour d'un déjeuner, de la Malaisie à la Thaïlande en passant par le Vietnam et le Myanmar... Ils arborent un beau bronzage et des mollets galbés, preuve de leurs exploits sportifs qui forcent notre admiration. Mais l'heure de notre train et celui de leur cours de kitesurf arrive vite et nous reprenons chacun notre route. Les banquettes en plastique dur et le niveau de propreté du train local que nous empruntons pour Bangkok laissent un peu à désirer, mais bon, pour un euro les 5H de trajet, on ne va pas chipoter !
âšSur les conseils des quĂ©bĂ©cois, nous visitons le sur-lendemain le secteur de Bang Kachao, jungle prĂ©servĂ©e et habitĂ©e aux abords du centre de Bangkok. On y accĂšde par un traversier depuis lâautre cotĂ© du fleuve et il est possible de louer des vĂ©los pour explorer la zone Ă moitiĂ© inondĂ©e, traversĂ©e de chemins de bĂ©ton sur pilotis. Dans le parc Ă visĂ©e pĂ©dagogique et Ă©cologique de Si Nakhon Khuen Khan oĂč les varans ont Ă©lu domicile, on retrouverait presque lâatmosphĂšre et les bruits de la jungle. Les environs ressemblent davantage Ă la campagne thaĂŻlandaise quâĂ un quartier de la mĂ©galopole.
Les nuits sont chaudes et courtes lors de ce dernier sĂ©jour Ă Bangkok. Est-ce dĂ» Ă l'excitation (l'apprĂ©hension ?) liĂ©e au retour, au suspens de l'Ă©lection prĂ©sidentielle ou bien Ă la clim dĂ©rĂ©glĂ©e de notre hĂŽtel...? AprĂšs avoir âjouĂ© les prolongationsâ en revenant quelques mois en ThaĂŻlande, notre voyage touche bientĂŽt Ă sa fin⊠Dans quelques heures nous serons dans lâavion du retour !
Merci Ă Nicole et Henri dont nous nous sommes permis de publier plusieurs des photos.Â
Et merci Ă tous ceux qui nous ont suiviâŠÂ En attendant de vous retrouver en France !











