A propos des gilets jaunes
Bien sûr ils ne sont pas tous fachos, ils ne sont qu’escortés par l’extrême droite, dit-on. Mais il fut un temps où le mouvement social n’aurait pas accepté d’être ainsi escorté, bien qu’il fut vrai que la question ne se posait même pas : il était plutôt question de se défendre des assauts du GUD & Cie ! Le simulacre n’était pas encore à son comble, bref.
Aujourd’hui il est de bon ton d’ironiser sur le terme de “gôche”... et de se laisser ainsi exproprier sémantiquement. Laissons nos mots à ceux qui prétendent les représenter au gouvernement et chez des élus et autres politicards “déconnectés”, et voyons le résultat (*) ! En effet je ne doute pas que d’autres farces “ouvrières” soient à attendre à plus ou moins moyen-long terme...
(*) Le jaune, nouveau symbole de la révolte (à part ça c’est une couleur comme une autre, certes) ? Mais aussi le drapeau bleu-blanc-rouge, qui ne représente rien d’autre ... qu’un pays, jusqu’à nouvel ordre... à moins que... ce ne soit un peu plus ambigu que ça pour certains... Enfin, on n’en est pas encore là, me rétorquera-t’on... ce à quoi je répondrai qu’on aimerait bien en être à autre chose que des luttes programmées pour être sans lendemain, par manque de viabilité, sans doute... mais aussi parce que c’est la mode de la poudre aux yeux, du consommable jetable, des effets sans lendemain. Et au fait, si on ne rejette les bureaucraties syndicales (à juste titre) pour les remplacer par des représentants bel et bien jaunes qui réduisent eux aussi les revendications à peau de chagrin... bof !