C'est un peu le thème du moment, mais plus particulièrement de cette semaine. Quoique je ne fais peut-être que "digérer" mon génogramme de la semaine dernière... 🤔😇
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Les vacances sont depuis un an l'occasion d'un stage de poney pour mes filles. Alors sans même réfléchir, j'ai validé l'inscription. Le premier jour arrive et je les dépose comme d'habitude. En les récupérant, j'apprends que ça n'a pas été si facile et qu'il y a eu des larmes pour l'une. "Fatigue", a-t-elle justifié sur le coup ; "peur", m'a-t-elle expliqué dès nos retrouvailles. J'ai pris conscience que je n'avais pas réinterrogé son souhait, son envie de suivre ce stage et, surtout, qu'à l'évocation de cette semaine, seule sa sœur avait réagi avec enthousiasme pendant qu'elle-même gardait le silence.
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Quatre jours, ça peut être long quand il y a inconfort et indécision. C'était pourtant important de les traverser avec cette certaine lenteur. Mais qu'il est difficile de prendre le temps d'accueillir toutes les émotions quand on est pris dans le rythme du groupe... C'est comme si je voulais réparer un seul wagon alors que le train est déjà en marche.
Il y a eu des ajustements, il y a eu des apprentissages, il y a eu des positionnements, de part et d'autre. J'ai fait de mon mieux pour ne pas me lâcher, pour rester présente pour elle. J'avais peur d'être jugée... je me jugeais intérieurement ! 😉 Mais je sentais que mes choix étaient justes pour moi, pour elle, pour nous, comme des racines qui me soutenaient. C'est à cet endroit que je ne me suis pas abandonnée face au regard de l'autre : j'ai tenu bon, – malgré le froid et l'humidité 🌫 – malgré mon petit juge intérieur qui me chantait que j'en faisais sûrement trop, qui me rappelait que dans cette société on laisse les enfants... Mais pas moi ; je ne veux plus laisser mes enfants aux prises avec leurs émotions, aussi insignifiantes puissent-elles paraître !
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Quelle profondeur doit avoir une émotion pour être qualifiée de passage initiatique, dites-moi ? 🧐Je ne crois pas qu'il y ait d'échelle de valeur. Tout ce qui se passe dans nos vies peut très bien être initiatique.
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Chaque jour a apporté son lot : émotions, difficultés, compréhensions, soutiens. Le quatrième jour, il était temps de poser un choix radicalement opposé aux premiers : elle ne voulait pas y aller depuis le début de la semaine, eh bien, cette fois, elle n'irait donc pas.Ah oui... mais ça ne signifiait pas pour autant FACILITÉ !
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À 5 ans, elle a fait l'expérience d'aller au bout de son choix qu'elle répétait depuis quatre jours ; un choix différent de celui de sa jumelle. Tout était en ordre ; et alors, elle aurait voulu effacer son choix, revenir en arrière, tremblante devant la peur qui menaçait de remonter... Elle gardait un pied près de sa sœur, le cul entre deux chaises. 🪑🪑
Si vous saviez comme je comprends ce sentiment. Si vous saviez comme j'ai compris ses larmes... de tristesse, de colère, d'indécision. Je les ai vécues moi aussi, à plusieurs reprises dans ma vie, et aujourd'hui c'était à moi de les accompagner, de les accueillir et de les soutenir. 💗 On avait le temps et on l'a pris. Puis elle a choisi d'ouvrir en grand la porte à *sa* décision ; et nous avons passé une douce matinée.
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Vivre en conscience ces traversées, c'est le plus beau cadeau que me font mes enfants en m'ayant fait accéder au rôle de Maman. 🙏 Elle m'a aidée à avoir le courage d'être moi-même ; elle a eu le courage de faire un choix rien qu'à elle ; elle a eu le courage de traverser les jours précédents, aidant ainsi sa sœur à choisir pleinement sa place elle aussi.
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Merci la Vie. 💞
... où les enfants ne seraient pas seuls 💝 (deuxième partie)
Vous vous souvenez de Lilas ? Elle a 4 ans, elle va à la cantine depuis peu et, le soir, quand ses parents viennent la chercher, elle entend : "Ç’a été aujourd'hui, elle n'a pas pleuré."
OK. Classique. Courant.
Normal ? Vous croyez qu’elle comprend quoi, Lilas, quand on dit ça à ses parents ? 🤔
👉 Réponse A : « Quand je pleure, ça ne va pas. Je ne dois plus pleurer. »
👉 Réponse B : « Mes parents ne m’aimeront plus si je continue à montrer mes émotions. Je ne vais plus pleurer. »
👉 Réponse C : « Ce n’est pas normal que je pleure, je devrais être plus forte, mes parents seraient fiers de moi si je ne pleurais pas. Je ne pleurerai plus. »
👉 Réponse D : « Ç’a été, j’ai géré mon émotion toute seule et je n’ai donc plus besoin de pleurer. Je suis grande, maintenant. »
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Roméo, lui aussi, pleure. Lui, c'est pour s’endormir, mais seulement le soir ; à la sieste, pas de problème. « Bon, ça lui passera », dit-on.
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Oui, c’est vrai, nos enfants cesseront de pleurer. Ils s’habitueront, s’adapteront… parce qu’ils sont faits comme ça : ils sont prêts à s’adapter pour survivre, pour continuer à vivre, à être aimés. Qu’importe le prix à payer pour eux. C’est d’ailleurs ce que nous, parents, avons fait aussi.
Et oui, c’est vrai aussi, nous sommes toujours là, vivants et en bonne santé – dans le meilleur des cas. Quoique si l’on creuse un peu du côté de nos émotions et de nos blessures… est-ce que tout est vraiment OK ? Sans doute pas, et ça, c’est normal. Pour moi, la santé inclut notre façon de vivre nos émotions ; elle n’est pas seulement le constat que l'on peut faire de notre état physique et physiologique.
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Bon. D’accord, nous avons effectivement survécu et nos enfants feront assurément de même. J’ai envie de vous poser la question : n’auriez-vous pas tout de même préféré que quelqu’un vous regarde et vous aide à vivre ces passages délicats ? vous tienne la main, vous rassure et vous dise « tu n’es pas seul·e ; tu vas voir, ça va aller » ?
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Sous prétexte que nous avons été seuls, on laisse nos enfants revivre la même galère. Moi, ça me fait mal. J’aimerais qu’on ouvre les yeux, tous ensemble, pour voir combien nos enfants souffrent en silence.
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Ce n’est pas parce qu’ils arrêtent de pleurer que « ç’a été ». Ça ne veut pas forcément dire que l’émotion n’est plus là. Parfois, ça veut juste dire qu’ils l’ont mise sous le tapis, faute d’avoir été entendus. Et vous savez quoi ? Le tapis se soulèvera un jour. Quand Lilas n’aura plus l’âge de pleurer pour aller à la cantine, quand Roméo s’endormira tout seul sans faire de vague depuis longtemps… Un autre symptôme apparaîtra, parce qu’une situation aura réveillé la mémoire de cette émotion, de cette solitude en eux.
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Jérôme est un ado angoissé. Les changements le paralysent, mais, à l’intérieur, même la panique n’a pas tellement la place de s’exprimer. Imaginez comme c’est dur, difficile, souffrant d’avancer dans ces conditions ! Au fond, il a peur de lui-même.Quand on remonte le fil de son histoire, on se rend compte que, déjà tout petit, il avait des peurs bien ancrées. Je ne blâme personne : ses parents ont fait du mieux qu’ils pouvaient avec ce qu’ils étaient et savaient à l’époque. Mais ce que je veux vous montrer, c'est que ces signaux n’étaient pas là pour rien : Jérôme avait besoin qu’on l’accompagne, qu’on l'écoute pour l’aider à surmonter ses peurs.🤍Dans cette histoire, Lilas a appris qu’elle était seule. Lilas a appris que les adultes étaient contents quand elle ne pleurait pas. Lilas ne sait pas ce qu’elle a ressenti, elle sait seulement que c’était inconfortable et qu’on l’a laissée avec ça. Pour se protéger, il y a fort à parier que la prochaine fois que Lilas ressentira cet inconfort, elle lui claquera la porte au nez, le plus vite possible. Jusqu’à ce que ça DÉBORDE.
Illustration : Anne-Maëlle
Petits ou grands, vous avez raison de pleurer, de crier, de hurler s’il le faut. Vous avez raison de continuer tant que personne ne vous est venu en aide. Soyez tenaces et persévérants. Le monde a besoin de voir vos blessures pour en prendre soin.
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À vous tous, enfants d’aujourd’hui, enfants intérieurs : je vous vois, je vous entends. Sachez que vous n’êtes pas seul·e·s, vous êtes enveloppés de Lumière. ✨
Photo : Anne-Maëlle
💝 Je rêve d'un monde où les enfants ne seraient pas profondément seuls, mais où un regard, un mot, suffirait à raviver la flamme, à remplir leur cœur de confiance. 💝
... où les enfants ne seraient pas seuls. 💝 (première partie)
Lilas a 4 ans et elle doit désormais aller à la cantine. C'est comme ça. Elle qui espérait tant retrouver sa maman au portail... 🥺 se voit obligée d'avancer, main dans la main avec un autre enfant – pas plus rassuré qu'elle ou en tout cas pas en mesure de la réconforter, n'est-ce pas ?Un doigt dans la bouche, les yeux embués et les larmes roulant sur ses joues, elle fait les seules choses qu'on est capable de lui proposer : marcher et oublier ce qu'elle ressent, mettre de côté ses émotions.
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Eh oui, quoi ! Que peut-elle faire d'autre ? Il n'y a rien à faire. Apparemment.Elle pleure, elle a mal à l'intérieur et personne ne la regarde, personne ne lui adresse la parole.
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Ce qui hurle en moi à ce moment-là, ce n'est pas tant les pleurs de cette enfant : c'est sa SOLITUDE. C'est ça la grande souffrance, c'est ce qui crée le trauma : la solitude.
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Si vous saviez la colère, l'indignation, l'injustice qui m'étreignent devant une telle scène !... Elles me donnent envie de réveiller tous ces adultes SILENCIEUX !Eux aussi font ce qu'ils peuvent, je le sais. Eux aussi refoulent leurs émotions et ne savent qu'apprendre aux enfants à faire de même. Alors face à une enfant haute comme trois pommes qui pleure, dont la douleur déborde, ils préfèrent se murer dans le silence et fermer les yeux, pour ne pas approcher de trop près leurs propres souffrances (c'est OK à leur niveau personnel).
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Moi j'ai envie de CRIER ! J'ai envie de poser une main sur son cœur et lui dire que je la comprends, que ce qu'elle ressent est normal, qu'elle a le droit d'être triste, qu'elle a le droit de PLEURER. Qu'elle n'est pas seule.
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Mon enfant intérieur à moi aussi se souvient de ses blessures : elle aussi a été seule, a pleuré en silence, a retenu ses sanglots pour marcher et continuer d'avancer, pour survivre dans ce monde aveugle. Aveugle aux émotions, aveugle et sourds aux cœurs qui s'expriment.
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C'est assurément ce qui me donne l'envie et la force de toucher tous ces enfants qui ont besoin d'être entendus, qui veulent plus que tout créer ce lien avec leurs parents.C'est aussi ce qui me pousse à être le plus possible présente et consciente auprès de mes propres enfants. Avec toutes mes imperfections.
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Je crois profondément que les adultes d'aujourd'hui, les parents et les accompagnateurs quels qu'ils soient, sont ceux qui peuvent inverser la vapeur, modifier la tendance et rendre à ce monde un peu d'humanité. Parce qu'eux peuvent devenir conscients de leur rôle, de leur magie.Ça commence dans la cour de récré, ça commence sur le trajet de la cantine, ça commence dans nos foyers.
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Nos enfants sont là pour nous pousser à AGIR, non pour être à l'initiative des actions dont ils ont besoin ; ils ne le peuvent pas. Mais nous, adultes, nous le pouvons : ✨ nous pouvons choisir qui nous voulons être pour ces enfants ✨ qui ont besoin de savoir qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils ont le droit d'être, dans toutes leurs émotions.
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N'ayez pas peur, n'ayez pas honte. Vous ne savez peut-être pas comment faire et c'est normal : personne ne vous a appris. Mais vous pouvez faire quelque chose : essayer.
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L'immersion, ça sert à ça : connecter vos cœurs, renforcer la confiance, renouer le dialogue, leur faire comprendre que nous sommes là pour eux.
💝 Leur dire du fond du cœur qu'ils ne sont pas seuls. 💝
Dernièrement, mon navire a sombré. Avec cette faculté que j'ai à couler sans que personne ne le sache. Parce que j'ai eu l'habitude d'affronter les tempêtes 🌪 de ma vie sans autre ressource directe que moi-même.
J'ai cru que je me perdais en chemin, que je n'étais plus capable d'écouter en moi pour savoir ce dont j'avais véritablement besoin. Je creusais ce fond marin sur lequel j'avais atterri. Parce que j'avais laissé la place à l'intérieur de moi à une énergie passée, à une souffrance qui avait besoin de se montrer.
Vous savez, dans ces moments-là, c'est subtil, c'est fluctuant, ça glisse entre les doigts. On croit reprendre pied et on trébuche dans la faille d'à côté.
Depuis toutes ces années, j'ai appris à demander de l'aide... même si c'est parfois encore un peu tardif ! 🤫 Être tenace n'a pas que du bon... 😇
Je vois maintenant que, malgré la tourmente, mes pas étaient guidés. 👣 En réalité, je savais ce qu'il me fallait, mais il a aussi fallu que ma dimension humaine résiste, renâcle, creuse encore. Étais-je vraiment seule et abandonnée ? Quelle définition donnais-je à l'amitié ?
Non, ce n'est pas la rondeur et le temps qui m'ont été offerts pour sortir de mon trou. C'est bien plus que ça ! 🚀
⚓️
Chemin direct vers moi-même, vers mes ressources, mon cercle et mes racines : assurément, je fais partie de ces Travailleurs de Lumière et je serai de ces Piliers qui œuvreront pour le monde de demain. À ma façon.
Nouvelle dimension de mon Être, mais surtout, surtout le voile s'est levé sur, à mes yeux, la véritable amitié : celle qui ne se limite pas aux apparences, mais celle qui va droit au but, celle qui est capable de donner le meilleur d'elle-même pour m'écouter telle que je suis, pour continuer à me voir évoluer, me faire grandir, me relier à moi-même. ✨ L'Âme-itié ✨, comme il m'a été soufflé lors de la séance qui m'a permis de retrouver un je-ne-sais-quoi qui m'appartient vraiment, qui fait de moi... moi. 🤷♀️
⚓
J'ai beaucoup de gratitude pour ce que j'ai traversé, malgré les inconforts de ces derniers temps, et pour celle vers qui je me suis tournée. 🙏 Parce que je touche à nouveau cette douce plénitude après avoir éclairé le chemin, après avoir rouvert les yeux. 👀
Merci de m'avoir aidée à donner du sens, à voir que cette houle répondait à mon besoin profond du moment de sortir de mon invisibilité.
⚓
J'avais envie de vous partager comme c'est bon de se retrouver. 🥰 J'apprends chaque fois à nourrir encore plus la Confiance.
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Je suis là.
📷 Photo : Fred Mouraud photographe
Et vous, arrivez-vous à demander de l'aide ? Quand vous regardez par-dessus votre épaule le chemin parcouru, ça vous fait quoi ?
- Maman, qu'est-ce que tu fais ?
- Une carte à souhaits.
- T'as écrit quoi, là ?
- "Bienveillance".
- "Mèreveillance" ?!
- ... Hhhaan ! Mais c'est trop beau !!
C'était fin 2020, quand j'ai enfin pris le temps de créer ma grande carte à souhaits.
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Mèreveillance : n.f. Énergie de la Mère qui accompagne ses Enfants et veille sur eux avec la puissance des valeurs de la Terre : Bienveillance, Respect & Amour, distribués sans condition.
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J'ai été touchée en plein cœur par ce petit mot d'enfant qui a résonné très grand en moi. Plus j'y pensais, plus il s'imposait à moi, plus je le trouvais génial ! Il avait une signification si évidente, si puissante !
Il représente tellement l'énergie que j'ai envie d'incarner : la bienveillance enveloppée de tout l'Amour inconditionnel de la Terre-Mère, la Mère qui veille sur ses Enfants, avec tendresse et un profond respect pour chacun, pour leur liberté d'être.
Pourtant, je ressentais aussi le besoin de laisser mûrir cette énergie en moi. Je l'ai d'abord perçue durant mes séances d'accompagnement : quand j'ouvrais si grand mon cœur et mes bras aux Êtres qui venaient se dévoiler. C'est là qu'elle intervenait, me poussant à vibrer cet Amour inconditionnel, à accueillir pleinement l'Enfant intérieur qui se révélait devant moi et à être totalement en empathie avec ses émotions.
Je l'ai également vue intervenir dans la relation avec mes enfants, rendant plus profondes ma compréhension et ma compassion pour ce qu'elles vivaient quand cela m'était possible.
Mon petit être perfectionniste aurait aimé attendre de l'avoir parfaitement intégrée, aurait aimé attendre d'être entièrement cette mère parfaitement attentive et remplie d'amour inconditionnel pour ses enfants avant de la montrer au grand jour. Comme s'il fallait que je sache exactement comment œuvre cette énergie pour en parler. Mais la réalité est toute autre : je chemine avec elle et c'est ce chemin qu'il me faut partager. Car je ne me leurre pas : rien ne me dit que j'atteindrai cet "état" un jour !!
D'ailleurs, dernièrement, je me suis fait la réflexion que l'Amour inconditionnel ne pouvait finalement être un état permanent dans l'incarnation terrestre... Pas plus que celui de la "mère idéale", du moins l'image que j'en ai. J'aurais sans doute pu attendre longtemps avant de parler de la Mèreveillance !...
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Si je prends le temps de nommer cette énergie aujourd'hui, c'est que je ressens quelque chose qui m'y pousse, comme si elle ne pouvait plus attendre. Oh, je n'invente rien, n'est-ce pas !? Mais dans le chaos actuel, je crois malgré tout qu'elle a son importance. J'ai besoin de partager son message. Tout simplement.
Ce qui me touche le plus dans ce que nous traversons collectivement, ce qui me fait mal, ce qui me prend aux tripes, c'est cette façon d'affirmer qu'une manière de vivre et de penser est meilleure qu'une autre ; ce sont ces humains qui se montrent du doigt, se jugent, ne se respectent pas... qui en viennent à être mauvais ou méchants entre eux ; qui arrivent à se détester parce qu'ils ont des convictions différente.
Me relier à cette énergie de mèreveillance m'a bien aidée récemment, donc. Parce que changer ce que pense l'autre, je ne peux pas ; mais l'accueillir tel qu'il est, le plus humblement possible et sans me juger à travers lui, ça, je le peux.
C'est ce que m'apporte la mèreveillance, c'est ce qu'elle est pour moi : la magie d'aimer et d'être aimé·e quels que soient nos choix, nos décisions, peu importe qui on est et qui on choisit d'être, quelle que soit notre histoire, nos blessures, nos traumatismes. C'est une bienveillance distribuée à tous, et c'est aussi l'Esprit de la Mère qui veille sur tous ses enfants. C'est ce qui me transporte, ce que je trouve exaltant dans cette énergie : elle nous relie tous, car nous y avons tous droit. Et si on veut, on peut tous l'exprimer, la ressentir, la vibrer.
Aujourd'hui, je choisis consciemment de m'y connecter et de vibrer cette magie. Ce n'est pas tout le temps, bien sûr, mais elle vient me soutenir dans les moments difficiles et m'accompagner dans mon travail.
Elle vient me rappeler que tout est entendable, légitime, que toute émotion a le droit d'exister, que tout un chacun a besoin d'être écouté, aimé, nourri.
Je prends conscience à nouveau cette année que je suis libre, profondément, intérieurement. Quels que soient mes choix, je peux m'aimer, je peux vivre, vibrer et continuer à nourrir mon âme avec ce qui sonne juste pour moi. Incarner cette Mèreveillance aujourd'hui prend tout son sens. J'ai envie d'accompagner mes enfants, mes clients avec cette douce énergie, je souhaite être le plus possible en résonance avec sa magie.
Photo : Fred Mouraud photographe
J'ai découvert il y a quelques jours qu'est inscrite en moi une notion d'individualité importante, pour laquelle je suis prête à lutter. Voilà qui éclaire un pan de ma personnalité !
Il y a peu, dans mon dernier article, j'exprimais mon interrogation à changer de nom et je savais déjà que Mèreveillance serait probablement le prochain. Après le chemin parcouru avec "Terre de Je", je trouve finalement que la Mèreveillance est complémentaire et une suite logique : elle englobe la Terre de Je, qui sera toujours là quelque part, et vient relier tous les Je de cette Terre.
À l’heure où je me demande si je ne vais pas changer de nom et quand sera le bon moment, je mesure combien ce nom que j’ai choisi en 2015, Terre de Je, avait un sens pour moi, pour ma vie, pour me guider.
Vous ne trouvez pas ça dingue que j’en prenne conscience 6 ans plus tard ?!
Bon, il n’est pas trop tard, ceci dit, car mon chemin avec lui n’est pas fini...
Une Terre
Quand j’ai finalement décidé de m’installer (la première fois) pour accompagner les petits et les grands à rencontrer leurs émotions, j’avais à cœur de nous rassembler : nous vivons tous sur la même Terre et je découvrais combien nous étions tous liés. Je commençais à prendre conscience de ce que “nous sommes Un” signifiait.
J’étais déjà “écolo”, dans le sens où je faisais de mon mieux pour que mon impact ne soit pas trop important pour la planète. C’était ce que je considérais comme ma meilleure option pour prendre soin de celle qui, plus ou moins directement, me nourrissait depuis toujours.
Photo de Gabriel Jimenez sur Unsplash
Et puis c’était aussi une façon de faire le lien avec la Nature, qui a toujours eu une place importante dans ma vie. Mon amour pour les animaux quand j’étais petite n’en était qu’une partie émergée.
Photo de Johannes Plenio sur Unsplash
Des “Je”
Sur cette Terre, même tous faits de la même énergie et étrangement reliés à un niveau quantique, il y a vous, il y a moi, il y a nous tous et nous sommes tous différents. Chacun dans sa vie, chacun avec une histoire, chacun avec ses émotions. Chacun venu expérimenter sa propre version de l’humanité.
C’est à tous ceux-là que je voulais rendre hommage dans ce nom : tous ces individus qui ne sont pas là par hasard, qui ont chacun leur rôle à jouer.
Parce que pour prendre soin de soi et de ses émotions, il faut aussi accepter de prendre la responsabilité de sa vie, de se regarder comme un être qui mérite l’amour de la Terre sans aucune condition et qui est acteur à chaque instant.
Je pensais aussi à tous ces bébés et ces enfants, que j’avais envie d’aider à être entendus et compris, parce que je sentais qu’ils étaient bien plus que “des enfants” au regard de notre société, mais bel et bien des êtres à part entière comme les adultes.
Un jeu
Bien entendu, le jeu de mots ne vous a pas échappé. Il symbolisait déjà ma façon de vivre le développement personnel : un jeu pour grandir, pour évoluer, pour mieux se comprendre et se libérer profondément.
Souvent, quand on parle de thérapie ou de travail sur soi, il y a des peurs, des freins qui nous empêchent de franchir le pas, de demander de l’aide. Parce que nos croyances – héritées ou non – et l’inconscient collectif nous soufflent : “Mais enfin, tu n’es pas malade, tu n’as pas besoin de quelqu’un pour t’aider à aller mieux !”... Ou alors, c’est parfois parce que les sujets que l’on souhaite aborder sont lourds et qu’après tout, on a l’habitude de traîner ces casseroles, à quoi bon les détacher ?... On peut s’inquiéter en réalité de ce qu’on va devenir sans, inconsciemment.
Malgré les larmes qu’aller à la rencontre de soi-même peut faire couler, malgré les émotions traversées en profondeur, cette vision “légère” me tient à cœur encore aujourd’hui. Parce que j’ai aussi vécu de drôles de choses, je sais qu’on n’est pas obligé de vivre sa vie dans la douleur, mais qu’au contraire, la bienveillance et la douceur sont accessibles en tout temps.
Alors pourquoi ne pas jouer à déployer ses ailes, à retrouver sa pétillance, sa légèreté, son innocence d’enfant en se délestant de tous ces poids que nous portons ? Oui, on peut vivre sa vie comme un jeu ; un jeu précieux et merveilleux.
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Trouver ma place
Mais si je n’en ai pas terminé avec ce doux nom de Terre de Je, c’est parce que son invitation allait au-delà de ce que je voyais à l’époque. J’avais envie d’accompagner des personnes prêtes à reprendre les rênes de leur vie, à prendre conscience de leur pouvoir créateur... Finalement, j’avais envie de les aider à prendre leur place sur cette Terre, en tant qu’individu à part entière, quel que soit leur âge.
Petite dernière de ma fratrie, arrivée 10 ans après “les grands” qui avaient tout juste un an d’écart entre eux, j’ai eu une place singulière – pas obstinément désagréable, mais particulière. Régulièrement dans ma vie, j’avais un sentiment d’être un peu extraterrestre, pas comme les autres, jamais dans le moule, pas à la mode, un peu en contradiction avec le reste du monde... Singulière, je vous dis.
Je me suis appuyée sur des “circuits parallèles” de reconnaissance : pas ceux qui sont sur le devant de la scène, plutôt ceux qu’on ne voit pas trop, mais qui ont eu beaucoup de valeur pour moi, qui m’ont aidée à grandir.
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Heureusement pour moi, je sais profondément qui je suis et plutôt bien où je vais. Mais peut-être que le bon moment pour changer ce nom, ce sera quand j’aurai bel et bien trouvé ma place à vos côtés sur cette Terre, quand je serai prête à l’incarner.
... bébé ??! ... Pardon ? Ce que j’associais à cette expression est bien loin de la réalité que j’ai vécue ! Et je crois bien ne pas être la seule dans ce cas...
Quand on dit « je vais dormir comme un bébé », on se dit plutôt qu’on va passer une excellente nuit, dormir profondément, du sommeil du juste… Tel un petit ange, on s’imagine déjà roulé en boule sous la couette, bien au chaud, avec un petit sourire aux lèvres...
Mais il faut bien le dire : notre réalité de parents est bien souvent toute autre ! Les réveils nocturnes multiples, le manque de sommeil, les cernes, les nuits hachées et les journées qu’il faut pourtant assumer… J’ai depuis longtemps envie d’en parler.
Gris : ni tout blanc, ni tout noir
Cet article, je l’ai commencé et recommencé plusieurs fois, j’en ai gardé quelques brouillons. Cette fois, c’est la bonne.
Cet article, depuis le début, je le veux gris, c’est-à-dire ni tout blanc, ni tout noir. C’est un gros sujet, le sommeil... Il y a des divergences, tant dans les milieux médical et professionnel que dans les familles, entre les parents, les grands-parents... Chacun y va de son commentaire et les parents, au milieu de tout ça, n’ont plus que l’embarras du choix... mais se retrouvent surtout dans l’embarras face à leurs propres choix, à ne plus savoir qui écouter ni que faire.
Quand j’étais en plein dedans, quand mes enfants étaient bébés, je trouvais que ce que je lisais était très tranché. L’auteur affirmait toujours sa méthode comme LA bonne méthode, blanche, face aux autres, noires, qui n’étaient alors qu’un ramassis de modes et de faiblesses.
Trop tranchés, en vérité, parce que notre réalité ne collait pas, ne pouvait même pas coller avec les propos que je lisais. C’était théorique, intolérant ou érigé en vérité absolue et nous, on était bel et bien les deux pieds dedans et ça n’allait pas !
Soyons clairs, donc : je n’ai pas la prétention d’avoir LA solution unique et miraculeuse (à mon sens, ça n’existe pas, chaque cellule familiale étant différente) ; ce que j’écris dans cet article ne veut pas dire que j’ai raison et les autres tort ; je ne parle qu’à partir de mon expérience, j’ai seulement envie de poser ici mon point de vue de maman (et un petit peu celui de la professionnelle que je suis aussi).
Sans parachute
Chez moi, pour ceux qui ne le savent pas, on avait deux bébés d’un coup. Les six premiers mois ont été rudes (mais probablement pas plus que chez certains qui n’en avaient qu’un seul pour ce qui est des nuits, ça arrive).
La naissance a été difficile : dès le top départ pour la vie à quatre, nos ressources étaient déjà bien entamées. Les phases de sommeil ont commencé à augmenter vers le deuxième mois, puis ça s’est de nouveau dégradé. On a perdu du poids, alors qu’on est déjà pas bien épais de base. Il était temps de faire quelque chose... mais quoi ?
La veille de leurs 4 mois, après ces quelques semaines dans notre chambre, proches de notre lit, on a investi leurs chambres respectives. Je crois qu’on peut effectivement gêner nos nourrissons dans leur sommeil par tous les mouvements et bruits que l’on fait en dormant. Note : ce qui ne veut pas dire que je remets en cause le cododo, ni que je suis contre. J’y reviendrai plus loin.
Peu après, on avait un rendez-vous de suivi avec une personne qui a été importante dans notre parcours, alors quand elle nous a dit qu’il y avait une étape de détachement à 4 mois et qu’il devenait visiblement indispensable qu’on dorme davantage, ça nous a soulagés. On a repris courage et on s’est félicité d’avoir pris la bonne décision en les changeant de chambre.
Seulement voilà... Dormir davantage, l’idée était merveilleuse, mais une fois à la maison, nous nous sommes retrouvés seuls face aux mêmes problèmes. Elle ne nous avait pas du tout guidés sur la façon de faire, nous n’avions pas plus de clés qu’avant. Et on n’a pas su s’y prendre, clairement.
Mon cœur se serre rien que de repenser à cette première nuit où nous avons attendu d’interminables minutes avant de répondre aux pleurs,
où j’ai fini, moi-même en larmes, par me précipiter dans la chambre de ma fille,
où j’ai lu dans ses yeux un désarroi que j’ai cru ne jamais pouvoir réparer,
où j’ai eu honte d’être à ce point perdue.
J’ai eu tellement peur qu’elle ne me le pardonne jamais... mais c’est surtout moi qui n’étais pas prête à me pardonner ce matin-là. On a pourtant fait ce qu’on a pu avec nos armes ; mais on était fort démunis.
Le lendemain, pas mieux : je cogitais, j’avais mal au ventre, ça coinçait en moi, cette solution ne me convenait pas, mais je n’avais rien à lui opposer, pas d’alternative. Alors quand une amie venue nous voir ce soir-là a écouté mes doutes et m’a parlé de la “méthode” des 5-10-15, ce fut un nouveau soulagement : j’avais quelque chose sur quoi m’appuyer, un cadre à suivre et ça a rendu ma soirée moins difficile (surtout que je n’ai pas eu à attendre bien longtemps).
Mais le répit a été de courte durée : mes enfants pleuraient toujours pour s’endormir, semblaient résister au sommeil malgré les signes évidents de fatigue, ne voulaient pas rester en position allongée... Attendre ces longues minutes sur les marches de l’escalier ne me convenait toujours pas. On a essayé d’autres méthodes (1-3-6-9, niveau de difficulté inférieur...), j’ai lu des livres sur le sommeil et sa structure – mais pas forcément les bons.
Il y a eu des bonnes choses, dans le sens où j’ai mieux compris comment fonctionnaient le sommeil et sa mise en place, le rythme circadien, tout ça... Mais je n’ai pas eu connaissance à ce moment-là de certains titres qui auraient sûrement mieux collés à ma sensibilité (j’ai beaucoup entendu parler par la suite de Dormir sans larmes de Rosa Jové... mais je ne l’ai toujours pas lu, j’avoue).
Et puis il peut y avoir d’autres causes à des endormissements difficiles : en l’occurrence, il était chez nous question de reflux interne (RGO) et du syndrome de KISS dont nous n’avons eu connaissance que deux ans plus tard ! Ce qui expliquait bien des choses et aurait évité de nombreux agacements, si seulement nous avions su... mais nous ne pouvions pas deviner. Les bébés ne sont pas livrés avec mode d’emploi.
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Ce que je veux dire avec tout ça, c’est que malgré les meilleures intentions du monde, on fait avec ce qu’on sait et ce qu’on a sous la main : les soutiens, les infos, les trucs & astuces... Et je voudrais rappeler que ce sont des périodes difficiles, où la fatigue et le manque de sommeil nous ôtent toute patience et diminuent grandement notre capacité empathique. Les méthodes que certains traitent de “méthodes de dressage” peuvent aussi apporter du réconfort quand on est lâché dans les airs sans parachute, ce sont des branches et le réflexe naturel est de s’y accrocher, au moins un petit temps.
En fait je crois que, quand on est jeunes parents avec des bébés qui dorment peu (ou un seul, déformation gémellaire !), on n’a pas besoin de jugements ni de phrases assassines. On a juste besoin de soutien et de compassion, d’espoir et de force pour tenir et pour s’en tenir à nos convictions profondes.
Mes convictions profondes
Aujourd’hui, mes enfants ont 4 ans et demi et dorment d’une traite, sauf rare exception (maladie, cauchemar, soif), depuis presque deux ans. Avant d’en arriver là, il y a eu des périodes meilleures et d’autres moins bien... La vie n’est pas un long fleuve tranquille.
Je ne les ai pas laissées pleurer comme à leurs 4 mois, parce que finalement au moindre son j’étais réveillée, debout et dans leur chambre, prête à allaiter. Allaitement qui n’a en rien accentué ma fatigue, soit dit en passant, ni retardé leur sommeil continu – mais ceci est un autre sujet. Et je ne peux pas m’empêcher de croire que si mon instinct maternel était si prompt à réagir, c’est que c’était nécessaire et juste. Alors c’est certain, à refaire, j’éviterai les épisodes de pleurs. Au contraire, je continue de croire encore plus fort qu’en étant présente, j’ai participé à construire leur sécurité de base.
Une chose qui nous a aidés très tôt, c’est quand ma maman nous a suggéré de les coucher pour la nuit à heure fixe. Les siestes des premiers mois restaient un peu aléatoires et surtout fonction des signes de fatigue, mais au fur et à mesure, une tranche horaire s’est dessinée. Ce cadre, il nous aide toujours, même s’il a forcément évolué en même temps que nos têtes blondes.
Cela fait désormais partie de mes convictions profondes : donner un cadre à mes enfants a été et est bénéfique, sécurisant et rassurant pour elles (et pour nous !). Écouter l’enfant, je suis pour à 200 %, mais je considère que donner ce cadre fait partie de mon rôle, et ça peut se faire dans la douceur. L’écoute, je la place surtout au niveau des besoins et des émotions. Un enfant qui n’a pas envie de dormir peut pourtant en avoir un grand besoin.
Avant la naissance, je pensais qu’on ferait du cododo : j’en avais envie et ça me paraissait logique. Et puis le retour à la maison est arrivé : je n’étais pas en capacité de me lever avec un lit collé à côté de moi. Je ne pouvais pas dormir en continu avec l’une, puisque la seconde avait forcément besoin de moi un moment ou un autre. La suite, je vous l’ai déjà racontée. J’ai vadrouillé d’une chambre à l’autre de nombreuses fois par nuit pendant la première année ; je me suis bien sûr endormie parfois souvent avec l’une ou l’autre au sein... Mais pas de cododo à proprement parler.
Et en grandissant, je me suis vite rendu compte que je dormais vraiment mal quand j’étais près de mes enfants ; ce qui était d’ailleurs assez réciproque. Je me souviens même d’une nuit catastrophique où on avait dû dormir tous les quatre dans la même chambre, chez la famille... On s’était promis de ne plus jamais le refaire ! Cela a quand même été possible, justement quand elles ont passé de meilleures nuits, mais mon sommeil devient beaucoup plus léger du fait de leur présence. J’ai culpabilisé un peu, de ne pas être capable de leur offrir cette proximité réconfortante la nuit... mais le fait est que toutes les deux dorment mieux quand elles sont seules dans leur chambre depuis leurs 4 mois... alors...
Alors je crois qu’il est très important de s’écouter et surtout de se respecter. Le cododo peut être super, comme il peut finalement ne pas être adapté. Ça dépend de chacun, de chaque enfant, de chaque famille, de l’équilibre du foyer, de tant de paramètres !... L’essentiel, c’est que tout le monde s’y retrouve et puisse être respecté dans son rythme propre.
Oui, le cododo est pratiqué dans d’autres cultures, le plus naturellement du monde, et la nôtre prône une séparation probablement prématurée, mais ce n’est pas par hasard que nos enfants ont choisi justement de naître en Occident, pour ça ou pour d’autres sujets, pour venir pointer du doigt ce qui nous touche vraiment et compte profondément pour nous... Écoutez-vous, écoutez ce que vous murmure votre petite voix intérieure !
Photo d’Annie Spratt sur Unsplash
Enfin, et non des moindres, j’ai l’intime conviction que les réveils de nos enfants, outre leur caractère tout à fait normal durant les premières semaines, voire les tout premiers mois, sont des messages nous invitant à écouter leur vie intérieure et les émotions qu’ils n’ont pas pu exprimer faute de langage auquel nous saurions tendre l’oreille.
Ça n’aide pas, quand on ne peut pas parler de notre fatigue sans s’entendre dire que c’est normal qu’un bébé se réveille (bien au-delà de l’âge de 6 mois, hein). En fait, c’est même culpabilisant : on peut en venir à douter de ce que l’on ressent en tant que papa ou maman. Ça veut dire quoi “normal” ? Parce que tous les bébés, ou presque, se réveillent, alors on n’a qu’à courber l’échine et prendre notre mal en patience ?! Je ne suis pas d’accord...
Ce qui m’a aidée, justement, c’est lorsque, au cours du cinquième mois de mes enfants, une (autre) amie m’a parlé de la Communication connectée. Le début d’une grande aventure, qui m’a peu à peu amenée à l’immersion au cœur de l’Être. C’est grâce à elles aussi que mes filles dorment paisiblement de manière régulière. Il a fallu écouter à plusieurs reprises, c’est vrai, mais la richesse de cette communication de cœur à cœur est au moins égale au bonheur (et aux bienfaits) de dormir jusqu’au matin sans être réveillé !!
Alors si votre enfant n’est plus tout à fait un bébé mais continue de se réveiller la nuit, si vous êtes épuisé·e par ces nuits décousues, si vous sentez qu’il y a un petit quelque chose qui cloche mais que tout le monde vous dit que c’est normal, “et puis franchement tu peux bien faire ça pour lui, tu l’as voulu, il n’a rien demandé, tu te reposeras plus tard, c’est bien égoïste de ta part que de vouloir faire une nuit complète, à son âge, enfin... !!” ... Pensez-y. Oui, le sommeil se construit petit à petit, tout comme le cerveau de nos petiots ; oui il est différent de celui de l’adulte ; oui les réveils multiples sont plus que courants (plus de 70 % apparemment) et donc normaux si on part du principe que la norme correspond à la majorité... mais ça ne veut pas dire qu’ils sont sans signification ni que c’est une fatalité ! C’est une occasion en or de vous mettre à sa hauteur et de le laisser s’exprimer. Votre bébé aura peut-être envie de vous dire plein de choses, du coup, et il faudra s’y reprendre à plusieurs fois, mais s’il n’y avait que moi, je vous crierais que ça en vaut largement la peine.
Pour pouvoir dire “je vais dormir comme un enfant de 3 ans” (plus ou moins 1 an), vous blottir sous la couette, fermer les yeux avec un petit sourire aux lèvres et dormir jusqu’au matin, que le chien aboie, que l’orage gronde, que Papa marche par mégarde sur un jouet bruyant ou que Maman vienne déposer un bisou sur votre joue...
Ou dormir comme un loir. C’est bien aussi, le loir.
Voilà maintenant quelques mois qu’il est arrivé à la maison. Il a eu un franc succès auprès de mes enfants d’alors 3 ans et demi, plus que je n’avais pu l’imaginer ! À tel point qu’il a un peu souffert... j’attendais la fin de sa convalescence pour vous le présenter : vous pouvez applaudir Le Petit Théâtre des émotions !
Qui est-il ?
Au mois de février, nous avons fait l’acquisition de ce chouette jeu qui ne ressemble pas tout à fait aux autres. Mais rien ne vaut une photo pour vous donner une idée plus précise...
Nous avons donc découvert Le Petit Théâtre des émotions, aux éditions Gründ, conçu par une sophrologue, Stéphanie Couturier, avec des illustrations de Maurèen Poignonec. Le soir même, il était ouvert et mis en scène, ma fille ne pouvait pas attendre, alors il a fait office d’histoire du soir.
Il se compose d’une boîte avec 5 décors, des personnages humains,
des personnages “émotions” et des cartes représentant chacun de tous ces éléments.
J’ai adoré l’idée et, il faut bien le dire, mes filles ont plus qu’accroché. Les premières fois, elles étaient captivées par les histoires auxquelles j’ai pu donner vie sous leurs yeux, malgré ma crainte de les perdre en cours de route.
La boîte contient également un livret avec quelques histoires déjà écrites. J’avoue que pour la première, ça m’a bien aidée... Mais vous l’aurez compris, les possibilités sont multiples, voire infinies !
Inconvénients
Je serais plutôt du genre à être une inconditionnelle de ce petit trésor, mais je dois lui admettre un défaut... et pas des moindres : sa fragilité. La boîte n’a pas fait long feu et malgré les raccommodages, j’ai dû me résoudre à la mettre au rebut, faute d’être pratique. Mes filles ont tellement aimé ce jeu que je ne me voyais pas leur interdire de l’utiliser, mais ça a eu des conséquences sur son état.
Les personnages sont du même acabit car imprimés sur du papier certes glacé mais assez fin et je ne compte plus les bouts d’adhésif et les puzzles pour les reconstituer.
Alors pour avoir de nouveau du plaisir à nous en servir, j’ai décidé de solliciter un copain. Il a rendu à mon chouchou toute sa noblesse, voyez plutôt :
Beau et solide, il est fait par Rémi (23Bis). Merci beaucoup !! Et n’hésitez pas à faire un tour sur sa page pour voir ses créations...
“Une histoire d’émotions, Maman !”
Pendant les premiers jours, il fallait raconter une “histoire d’émotions” tous les jours. Elles me regardaient bouche-bée, puis m’en réclamaient encore ; des improvisées et de temps à autre une du livre. Moi, ça me rappelait les vacances de mon enfance, quand j’inventais des histoires pour ma cousine avant de nous endormir ; et elles, ça stimulait leur imagination, puisqu’après mes récits, elles s’emparaient des personnages et partaient dans leurs jeux.
Raconter ces histoires n’est pas toujours de “tout repos” : il faut trouver les idées, le temps et parfois l’énergie. Les cartes sont un bon moyen pour piocher des idées : je leur fais tirer une ou deux cartes chacune des trois catégories (lieu, personnages, émotions) et j’en sors une histoire. Mais des fois on a moins envie... et c’est un peu comme le vélo : si ça ne s’oublie pas, la pratique régulière rend les choses plus fluides !
Des ateliers
Je vais prolonger l’emploi du petit théâtre d’émotions, puisqu’il fera partie des ateliers “Séquence thémotions” pour les 2-6 ans. D’autres usages verront peut-être le jour au fil du temps.
En tous les cas, c’est une idée de cadeau et un allié sympa... Et il peut s’avérer fort utile dans un foyer à mon avis : quoi de mieux que de mettre en scène des situation du quotidien sur lesquelles on ne prend pas toujours le temps de poser des mots apaisants ?
Il n’y a pas de hasard. Tout “ceci” a un sens, à différentes échelles. Sensible à la symbolique des maux, ceux de la respiration viennent me parler de la place que l’on prend, que l’on s’autorise à prendre. Alors je m’interroge : l’Humanité serait-elle en train de se demander si elle a encore le droit d’exister ? si, dans les conditions actuelles de sa présence sur Terre, elle est encore légitime ?
Ce serait une bonne nouvelle... si, de façon globale, nous étions prêts à entendre le message !
Je crois qu’il est temps de changer, profondément, notre “façon de respirer”. En prendrons-nous acte ?
Dans nos quotidiens perturbés de cette semaine, nous sommes bercé·e·s de vocabulaire belliqueux, chargé de violence : la “guerre” que nous sommes censé·e·s mener face à cet “ennemi” public n°1 qu’est devenu le Coronavirus, venant porter “contre” l’Homme la “vengeance” de la Terre et de sa faune.
Pardon, mais je ne crois pas à cette histoire ! L’anthropomorphisme aura raison de nous...
La Terre n’est pas rancunière. Chaque jour, elle nous nourrit, elle nous donne tout ce dont nous avons besoin pour vivre et mener notre existence. Elle fait partie du plan, de la cocréation à laquelle nous participons tous afin de matérialiser les expériences dont nous avons besoin pour évoluer, elle joue son rôle sans rechigner. Et jamais elle ne faillit à sa mission.
Sans relâche ni jugement, la Planète et l’Univers nous offrent les meilleures conditions pour nous réaliser, pour choisir à chaque instant qui nous voulons être. Que déciderons-nous après ces semaines particulières ? Qui voudrons-nous être ?
Photo de Louis Maniquet sur Unsplash
Voir un virus comme un ennemi, ce n’est malheureusement pas nouveau. Notre culture commune porte en général un regard bien méprisant sur notre corps. L’anthropomorphisme encore va même jusqu’à considérer notre propre corps ayant de mauvaises intentions envers nous ! Nous faisons fausse route. Fausse route ? Faire une fausse route, n’est-ce pas s’étouffer ?! Tiens, tiens !...
C’est là qu’il est temps selon moi de changer d'angle de vue : notre corps n’est pas un ennemi contre lequel nous devons lutter, mais au contraire un ami qui vient nous délivrer les messages de notre Âme. Tout comme la Terre n’est pas un simple réservoir de ressources que nous pouvons choisir de puiser ou non, mais un champ d’actions bien plus vaste et complexe que ce que nous en voyons. D’une richesse, d’une abondance et d’une beauté inestimables. Elle est faite de la même Énergie que nous, elle provient de la même Source que nous ; elle n’est pas différente, pas séparée, elle est nous.
Derrière la maladie, il y a une énigme que nous pouvons résoudre. Alors cette fois, après que les “Poumons” de la Terre aient été touchés, voilà les nôtres qui sont atteints, car, bien que nous ayons du mal à le comprendre, nous souffrons avec elle. Respirer, c’est vivre ! Dans notre (in)conscience collective, remettrions-nous en cause notre droit à exister ? À quelle·s condition·s accepterions-nous de continuer à vivre sur cette planète que nous avons tant meurtrie ?
Le Covid-19 et les mesures adoptées nous invitent à nous remettre en question, profondément et durablement si nous espérons un monde plus joyeux et plus sain à l’avenir. Cohabiter avec les membres de notre foyer, c’est une chose, mais la première cohabitation, c’est d’abord avec nous-même !
Alors, comment ça se passe ?
Êtes-vous bien dans votre peau, dans votre famille, dans votre maison, dans votre ville, dans votre pays ? Prenez-vous toute la place qui vous revient ?
Ou au contraire, est-ce que vous avez l’impression de manquer d’air et d’espace ? Les émotions que vous avez sans cesse ravalées ne sont-elles pas toutes refoulées dans votre corps, prêtes à exploser ?
Et si vous cessiez de retenir votre souffle ? Il y a peut-être des rêves qui se sont évanouis, qui ne sont plus réalisables, mais quels rêves vous reste-t-il ? Et si l’avenir vous permettait encore de les rendre réels ?!
Regardons en nous : il y a des émotions, il y a des sentiments ambivalents sûrement. Prenons le temps de les observer, ils ont tous le droit d’exister – même la colère, même la joie ! –. Disons-les, écrivons-les : comme nous – nous pouvons particulièrement le ressentir pendant cette période de confinement à durée indéterminée –, nos émotions ne sont pas faites pour rester enfermées ! Et si c’était un temps pour réapprendre à communiquer, ne serait-ce qu’avec nous-même ?
La Vie n’est pas une course, ni contre la montre ni contre nos semblables, pour faire et avoir plein de choses. Il nous suffit d’être, être là, présent·e à nous-même pour exister. Autant que ce soit en accord avec nos valeurs et ce que nous voulons préserver et transmettre.
La toux parle de ce qui nous irrite, de ce que nous taisons au lieu de l’exprimer ; la fièvre parle pour toutes ces émotions contenues qui nous brûlent, qui brûlent d’être exprimées ; les difficultés respiratoires appuient ces deux idées, d’exprimer qui l’on est et nos émotions, en rapport avec la place que l’on occupe dans notre existence, dans notre réalité. Même si nous ne sommes pas atteint·e directement par le coronavirus, je crois que nous pouvons nous interroger et ainsi faire notre part de colibri, car nous sommes tous interconnectés et nos actions personnelles auront des répercussions subtiles à grande échelle. Tout comme nos demandes plus ou moins conscientes pour que l’Humanité prenne un nouveau tournant ont matérialisé – créé – cette situation et ce virus, nous pouvons faire naître un nouveau monde.
Alors, que voulons-nous garder de ce que nous aura apporté ce confinement ? Que voulons-nous changer en reprenant le cours de nos vies ?
Si chacun écrivait ses souhaits, ses plus belles intentions, ses plus grands rêves, de ceux qui ne nuisent à personne et qui, au contraire, apportent la Paix intérieure, la Joie et l’Amour inconditionnel, je suis sûre que nous sortirions grandis de cette nouvelle expérience. Sommes-nous prêt·e·s à revenir à l’essentiel et à nos besoins fondamentaux en priorité ? Sommes-nous prêt·e·s à écouter la Sagesse ancestrale enfouie dans nos cœurs ?
Il y a plus d’un an et demi, je découvrais le syndrome de KISS et le doute naissait au sujet d’une de mes filles. Finalement diagnostiquées toutes les deux “KISS Kinder”, nous avons été au bout de la démarche pour le traiter. Et un an après, on en est où ?
Partie 1 : Double KISS
Partie 2 : Le syndrome de KISS
Partie 3 : du traitement du syndrome au travail de fond
Chaque enfant diagnostiqué “KISS Kinder” a son histoire, ses symptômes et sa façon de réagir. Chaque cas est unique, le nôtre n’est qu’un exemple parmi tous ces enfants subissant ces blocages des cervicales.
Pour rappel, un syndrome est un ensemble de symptômes ; le syndrome de KISS n’est pas grave en soi, puisqu’il s’agit simplement d’un blocage au niveau des cervicales, mais ses conséquences, à court comme à long termes, peuvent être très douloureuses et perdurer jusqu’à l’âge adulte si elles ne sont pas traitées.
Ceci dit, je pense que ce syndrome, comme tout ce qui survient dans nos vies, est empreint de notre histoire familiale, de nous-mêmes et de ce qu’il y a au fond de notre cœur.
Crédit photo : Rene Bernal sur Unsplash
La seconde séance de travail
Lorsque nous avons quitté Madame M., chiropractrice à Guérande (44), après la première séance de travail sur mes deux filles, elle m’avait dit de revenir dans 3 à 4 semaines environ, soit après l’effet rebond qui pouvait durer jusqu’à 3 semaines. Je laisse donc passer cette période (voir “Le syndrome de KISS” pour les détails), mais dans la semaine suivante, je sens qu’il est temps d’y retourner... Malheureusement, l’organisation nécessaire pour me rendre à Guérande et la concordance de nos disponibilités repousse le rendez-vous à 6 semaines après le premier travail. J’ai l’impression d’être revenue au point de départ, que tous les symptômes remontent à la surface... d’avoir “loupé le coche”, finalement.
Je me rends à ce rendez-vous avec mes deux filles et ma maman, afin d’être pleinement disponible pour celle qui passera entre les mains de la chiropractrice. Ni l’une ni l’autre n’a envie de se laisser toucher : elles préfèrent jouer avec leur Mamie ! Un peu de patience et quelques explications plus tard, je propose une tétée, acceptée presque de mauvaise grâce (c’est rare !).
Je m’allonge, comme la fois précédente, L. sur mon ventre. Mme M. vérifie rapidement sur le corps de ma fille, puis vient poser ses mains sur mes chevilles ! Quelques mouvements, une ou deux impulsions aux mêmes endroits sur L. et sur moi... C’est fini, L. retourne jouer : il n’était pas question de traîner.
C’est au tour d’A., qui a du mal à quitter sa Mamie. Là non plus, l’heure n’est pas aux tergiversations : à peine installée qu’elle a presque terminé. Mme M. pose à nouveau ses mains sur mes chevilles et me lance : “Vous cogitez beaucoup en ce moment ?!” Une impulsion à la base de mon crâne et je sens mon cerveau qui s’apaise. A. a terminé et elle s’enfuit à son tour de l’autre côté de la pièce.
Me voilà seule avec Mme M., qui m’offre ce jour-là un espace pour déposer ce qui pèse trop lourd. Elle me rassure, car les manipulations sur mes filles ont été rapides et peu nombreuses, et surtout parce que les blocages avaient bien évolué : pas de retour à la case départ, donc ! Ouf ! D’ailleurs, pour elle, le syndrome est à présent derrière nous et il nous suffit désormais d’un suivi régulier chez un chiropracteur ou un ostéopathe, puisque j’en ai une de confiance.
Comme vous le savez peut-être, les émotions sont pour moi le point de pivot de tous les événements de notre vie. Avec le syndrome de KISS, je les avais pourtant mises de côté, du fait de sa complexité physiologique touchant potentiellement toutes les sphères de notre corps, m’en remettant alors à son aspect physique. Mais Mme M. a su me ramener à moi lors de cette consultation, en me disant que, oui, il y avait un blocage des cervicales typique du syndrome de KISS, mais que, derrière “KISS”, il y avait bien les émotions... Elle m’a fait prendre conscience que je n’avais pas posé de mots avec mes filles sur toutes celles qui bouillonnaient en moi à cette période-là et que mes filles étaient simplement en train de les absorber comme des éponges, ce qui expliquait tout bonnement ma sensation de rechute.
Un suivi régulier
Après cette séance, j’ai pu lâcher prise sur ce syndrome et ses conséquences. C’était une année particulière pour notre famille et j’avais un quotidien plus urgent à gérer. J’ai pu mettre en mots mes émotions et permettre à mes filles de s’en décharger.
L. nous rappelle régulièrement, par des asymétries gestuelles, qu’elle a besoin d’une consultation ostéo. Au printemps de cette année-là, il était temps de libérer une grosse tristesse qui générait beaucoup de tiraillements tout le long de sa colonne, bloquant ainsi son bassin et son occiput.
A. profite généralement dans la même quinzaine du suivi de contrôle et c’est l’occasion de libérer les petites tensions qui s’accumulent sans qu’elle nous le montre.
Ma pratique autour des émotions a beaucoup évolué durant cette période et elle m’a offert de nombreuses opportunités d’aider mes filles à traverser les leurs. C’est finalement là aussi une forme de suivi pour elles, un travail de fond que je fais dès que le besoin s’en fait ressentir et que j’ai l’énergie disponible pour cela.
Aujourd’hui, plus d’un an après cette seconde séance de travail, L. chute toujours un peu plus et est plus sensible aux dérèglements du sommeil que sa sœur. A. dort de nouveau en hyper-extension complète, avec une respiration fréquemment bruyante. Est-ce leur reflux interne qui est toujours présent ? Est-ce un blocage des cervicales ? Quelles émotions les ramènent à cet état “d’origine” ? Dès que l’occasion se présentera, j’aimerais les emmener de nouveau à Guérande.
En attendant, elles grandissent bien, évoluent normalement, ne semblent pas souffrir et s’adaptent tranquillement au nouveau rythme de l’école... Alors on les laisse vivre sans nous torturer l’esprit.
Crédit photo : Julie Liebermann sur Unsplash
Au-delà du syndrome de KISS, être attentifs à leurs émotions et à leurs symptômes physiques donne du sens à leurs maux, petits et grands, et c’est ça l’important – en tout cas chez nous – : écouter les émotions pour que le corps se porte mieux.
Il est de ces passages, dans la vie, où il est temps d’apparaître au grand jour, de faire confiance à sa vraie nature et de lui donner toute sa place. Le chemin n’en est pas fini pour autant, loin de là, mais c’est un premier pas pour devenir Qui-l’On-Est-Vraiment.
Aujourd’hui, les accompagnements que je propose sont de plus en plus empreints de mon Être profond. Je vais d’ailleurs d’ici peu élargir mon offre. Mais avant, je vous invite à plonger dans cet article, pour découvrir ce qui me fait vibrer et que je peux partager au cours de mes séances.
Un chemin...
Notre vie est un chemin d’évolution, parsemé d’expériences et d’émotions pour nous apprendre à nous connaître et pour, à chaque étape de notre existence, choisir qui l’on est.
Quand je me laisse grandir avec la conviction que tout ce qui m’arrive a du sens, la magie de la vie et celle de mon pouvoir créateur se font retentissantes. Et, surtout, c’est l’occasion de m’accepter à chaque étape telle que je suis, sans jugement, parce que je sais que je fais du mieux que je peux et que je vais toujours vers une meilleure version de moi-même. Belle destination !
Des prises de conscience
Les prises de conscience ont ceci de particulier – à l’inverse des croyances – qu’on ne peut plus revenir en arrière lorsqu’elles ont eu lieu. C’est ainsi que le chemin vers Soi commence... Et effectivement, ma façon de vivre ne s’est pas établie du jour au lendemain. J’ai été autrement, j’ai traversé la vie différemment, avant. Mais petit à petit, tout s’est mis en place pour que j’en arrive là.
J’estime le début du Réveil de mon Être profond à la fin de mes années étudiantes. Des lectures (comme Les Quatre Accords toltèques) m’ont amenée les premières prises de conscience : être créateur de sa vie, changer d’angle de vue, la puissance et l’énergie des mots que j’utilise... tout ça ne dépend que de moi-même et donne une autre couleur à ma vie. Alors, je choisis tout simplement ce que je vis, à chaque instant.
Photo de Syahirah Salleh sur Unsplash
Facile à dire...
Bien sûr, ce n’est pas le tout de le savoir ! La théorie ne vaut pas la pratique. Pour passer de la tête au cœur, pour intégrer toutes ces belles idées, il n’y a d’autre choix que l’expérience, la sienne propre. Et on ne peut pas tout tester simultanément, il m’a parfois fallu du temps, des allers-retours entre ce que je visais et ce que j’étais auparavant... D’équilibres en déséquilibres, la lumière se fait sur mes zones d’ombre, mais il y a un temps pour tout.
Il y a aussi toutes ces mémoires inscrites en moi qui viennent toquer à la porte pour dire “Libère-nous ! Tu es prête !”. Parfois, je les entends et je peux m’atteler à la tâche, trouver les personnes-ressources sur ce bout de chemin ; parfois elles m’effraient trop pour que je les voie, alors je sais qu’elles reviendront plus tard, quand je saurai leur faire une place.
Me trouver, c’est aussi accepter que la vie n’est pas toujours facile, pas toujours belle. C’est accepter de traverser les vallées entre les superbes montagnes. C’est accepter d’être traversée par des émotions difficiles, c’est aussi regarder les aspects de moi qui ne me plaisent pas tant que ça... Qui a dit que c’était facile ?
Les autres, les émotions et le hasard
Toutes ces personnes qui gravitent autour de moi sont des miroirs. Il y a les reflets agréables et ceux qui sont moins confortables. Chaque rencontre a un sens, aussi petite et brève soit-elle. Dans ma vie, le hasard n’existe pas et je choisis chaque jour de continuer à voir le monde sous cet angle. Les perspectives sont différentes et les pas que je peux faire alors sont encore plus grands !
Partant de ce postulat, tout ce qui m’arrive est une occasion de franchir une étape dans la compréhension et l’affirmation de moi-même, de Qui-Je-Suis-Vraiment, ce qui se fait parfois à mon insu ou, du moins, sans que j’aie forcément besoin de concentrer ma conscience sur chaque événement.
À l’âge où j’ai terminé mes études, j’ai eu le désir profond de comprendre les messages que mon corps voulait me transmettre. J’en étais persuadée : il était une clé de compréhension pour mon évolution. J’avais l’impression qu’il fallait m’assommer pour accéder à mon “savoir corporel”. Heureusement, je n‘ai pas eu à en arriver à cette extrémité et j’ai ainsi découvert au contraire qu’une autre conscience était accessible facilement. J’ai ouvert la porte à mes émotions, à ma mémoire cellulaire, aux énergies de la Terre et du Ciel qui sont toujours là pour chacun de nous. J’ai appris à les connaître et j’ai constaté quelle place ont toutes ces émotions dans ma vie, quel sens elles donnent à tout ce que je vis !
Derrière chacun de nos maux, il y a une émotion enfouie, la mémoire d’une blessure ou d’une autre vie. Tout ce qui nous arrive n’est pas le fruit du hasard, mais au contraire merveilleusement bien orchestré par l’Univers qui conspire pour nous, pour répondre à nos demandes – des plus simples aux plus grandioses, en passant par les plus inconscientes ! –, pour nous amener toutes les petites étincelles dont nous avons besoin.
Nous ne sommes qu’Un
Sans relâche, nous sommes aimés tels que nous sommes et l’Univers nous présente les expériences dont nous avons besoin, de multiples fois s’il le faut, sans jugement.
Les premières fois que j’ai entendu que “nous sommes tous Un”, je croyais que ça voulait dire que je devais aussi porter les agissements des autres. Et puis j’ai compris : c’est simplement que nous sommes tous issus de la même Source, une seule et unique énergie divisée en des milliards d’individus qui viennent faire l’expérience d'eux-mêmes. Et alors, c’est juste d’être moi-même ; ainsi je participe à l’expérience globale, je fais partie de ce Tout, je vibre avec lui et je lui apporte ma contribution quelle qu’elle soit.
Comme tout le monde, j’ai mes incohérences – car elles font partie de la vie sur Terre : on ne peut pas être parfait –, mais j’ai à cœur de faire le moins de concessions possibles par rapport à mes idéaux.
Les choix
La vie est une succession infinie de choix. J’aime faire ces choix consciemment, mais il y a aussi tous ceux qui se font dans mon dos ! À moi de choisir ma façon de les regarder : quand ils m’apportent des événements difficiles, je peux continuer à les traverser en conscience ou les subir. Et parfois, il est nécessaire de les subir pour aller toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort ! Tout est juste, tout est à sa place. J’ai choisi de m’incarner ici, dans cette famille, dans ce pays, dans ce contexte. Mes enfants ont choisi de me rejoindre en connaissance de cause et j’ai donné mon accord, sur un plan de conscience plus large, pour les accueillir. Redonner à chacun sa responsabilité m’offre de la liberté, plus de légèreté parfois et donne du sens à mes relations, qu’elles soient au sein de ma famille ou au-delà.
Sans frontière
Tout ça donne un sens à ma vie. Je ne peux plus faire sans, car ce sont des prises de conscience qui m’ont profondément imprégnée. J’ai à cœur d’accueillir chacun où il en est, tel qu’il est. Je ne peux cependant plus masquer ma façon de vivre par courtoisie, alors il arrive qu'à travers moi on se sente bousculé.
Si vous avez vous aussi envie de réveiller votre Être profond, celui qui a conscience de ce qu’il traverse ; si vous souhaitez voir votre corps et vos émotions comme vos complices ; si vous aimeriez accompagner vos enfants avec plus de conscience... je serai heureuse de vous guider du mieux que je le peux, en vous respectant entièrement.
L’énergie et le langage du Cœur n’ont pas de frontière. Notre potentiel est simplement en nous : c’est là qu’il est le mieux caché... mais quand on en a trouvé l’accès, alors on peut le révéler. C’est ce que j’ai envie de faire maintenant : Être, telle que je suis, pour dénouer ces émotions qui parfois nous piègent, pour accompagner les enfants à rester connectés à eux-mêmes et leurs parents à réveiller leur Conscience, à se rappeler leur Être profond.
J’en profite pour remercier tous ceux qui m’ont aidée sur ce chemin et j’ai une pensée particulière pour ces personnes bienveillantes, chères à mon cœur, qui m’aident à me reconnecter à moi-même et à mes intuitions. Un grand MERCI.
La Santé humaniste fait partie de ces approches énergétiques qui prennent en compte l’Être dans toutes ses dimensions : physique, émotionnelle, énergétique, subtile. Dans sa vie de tous les jours, l’enfant utilise les moyens à sa disposition pour alerter ses parents sur les sujets – souvent inconscients – qui le tracassent. Ces moyens, ce sont ceux qui vont nous toucher directement en tant que parents : sommeil, alimentation, santé, comportement...
La Santé humaniste permet de tenir compte de ces symptômes pour aider l’enfant : une séance, c’est finalement un espace pour lui, pour parler et lui donner de l’attention, et surtout mettre des mots sur ce qu’il vit intérieurement. Nous n’avons pas toujours conscience de ce qui se trame en nous, mais notre corps le sait, lui, et c’est grâce aux mémoires qu’il détient que l’on peut proposer des clés à l’enfant – et à ses parents – pour dénouer une situation.
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Concrètement, donc, la séance nous amènera à parler du passé de l’enfant ou de celui de ses parents, et à lui expliquer les émotions et les enjeux du moment-clé mis en évidence. Bien souvent, le lien entre les symptômes pour lesquels ses parents l’emmènent me consulter et ce que l’enfant aura besoin d’entendre ne sera pas évident, mais rappelez-vous, ce symptôme n’est qu’un moyen : celui que votre enfant a trouvé pour que vous l’aidiez et creusiez plus profondément le sujet afin de répondre aux questions qu’il se pose.
Attention, la Santé humaniste n’est en aucun cas une démarche médicale et je ne saurai poser de diagnostic grâce à elle. Ce n’est pas mon rôle et je ne suis pas habilitée à le faire. Une consultation en Santé humaniste n’exclut donc pas les consultations et examens médicaux nécessaires à la bonne santé de votre enfant.
D’accord, mais alors pour quoi peut-on se rencontrer ?
Les raisons de faire appel à cette approche sont multiples. Il arrive que ce soit quand vous avez tout essayé et que vous ne savez plus par quel bout prendre le problème, mais vous pouvez tout à fait avoir cette démarche avant d’avoir épuisé vos ressources ! Voici quelques thèmes pour lesquels cette approche peut aider.
Le sommeil
Le sommeil est une préoccupation importante de la vie de parents. Il est évident qu’un nourrisson qui se réveille la nuit n’a rien d’anormal, bien au contraire. Mais plus tard... ? J’ai consacré un article entier à ce sujet, mais pour celui-ci, je dirais simplement que si vous sentez que le sommeil de votre enfant n’est pas aussi paisible qu’il le pourrait, voire qu’il est chaotique de manière anormale selon vous, c’est peut-être votre instinct qui parle et votre enfant cherche peut-être effectivement à vous alerter en se réveillant plusieurs fois par nuit !
Si votre enfant est encore tout petit, on vous a peut-être parlé de sommeil agité (pleurs, voire hurlements et mouvements pendant le sommeil). Se pencher sur les causes émotionnelles qui peuvent provoquer cette phase de sommeil – désarmante pour les parents – pourrait vous faire gagner du temps, à vous et votre enfant.
Plus tard, viennent parfois des endormissements difficiles, interminables, dans les pleurs...
Et puis les cauchemars apparaissent. Pas toujours faciles à accompagner, la Santé humaniste peut apporter des pistes de compréhension et être une manière d’apaiser les émotions de l’enfant.
Les pleurs
On est bien d’accord, un bébé pleure et c’est normal. Dans une certaine mesure, cependant. Un enfant qui pleure, là encore c’est normal car d’un point de vue développement, la partie rationnelle de son cerveau n'est pas encore assez développée pour gérer toutes les émotions qu’il reçoit dans une journée. Mais si vous avez l’impression que votre enfant pleure vraiment beaucoup, souvent, tout le temps, à la moindre contrariété et que ça vous turlupine, il peut y avoir une raison qui prend ses racines plus loin que vous ne l’auriez imaginé.
L’allaitement et l’alimentation
Voilà une autre préoccupation parentale fort légitime ! Et ce, dès le plus jeune âge de nos enfants. Lorsque l’allaitement est difficile ou pas aussi fluide qu’il le devrait (crevasses, douleurs, bébé qui tétouille...), il peut y avoir une cause émotionnelle.
Ensuite, nos chérubins passent par différentes phases normales : appétit vorace, appétit de moineau... Ces comportements n’ont rien d’inquiétant quand ils sont ponctuels et font tout simplement partie du développement de l’enfant, qui écoute ses besoins. Mais l’enfant peut aussi refuser la diversification ou montrer un refus catégorique pour certains aliments, faire grève ou à l’inverse se goinfrer. Et quand en plus ce comportement ne se passe qu’à la maison ou qu’avec ses parents, je crois que c’est précisément qu’il y a un message à leur exprimer.
Le comportement
Les premières relations d’un enfant sont évidemment celles avec ses parents. Ce sont les premières aussi à être impactées, dans un sens ou dans l’autre : colère envers un des deux parents ou fusion excessive... Très tôt, l’enfant peut exprimer un mécontentement, voire pire, envers un de ses deux parents. Cette situation rend bien souvent la relation plus compliquée, le parent rejeté peut en être attristé et elle n’est certainement pas plus confortable pour l’enfant. L’équilibre à retrouver peut passer par la parole autour de mémoires que porte l’enfant.
Des peurs ponctuent la croissance de tous les enfants : peur de l’eau/du bain, peur du noir, peur des voleurs... Mais ce n’est pas parce qu’elles sont normales et courantes que nous ne devons rien en faire ! L’enfant peut parfois utiliser ce moyen pour exprimer le besoin d’être rassuré sur d’autres aspects, plus ou moins conscients, de sa vie. Si ces peurs vous paraissent exacerbées ou deviennent handicapantes, saisissez l’occasion que vous propose votre enfant.
L’apprentissage de la propreté est une étape ô combien importante dans la vie d’un tout-petit. Mais il est parfois loin d’être facile et peut être accompagné d’un point de vue émotionnel quand il génère des blocages.
Un manque de confiance en soi, du harcèlement à l’école, l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur... sont autant de raisons de constater un changement inconfortable dans le comportement de votre enfant. La Santé humaniste peut l’aider à retrouver sa joie de vivre. Cela vaut aussi pour les plus grands, dans des comportements excessifs jusqu’au mal-être pouvant surgir à l’adolescence.
La santé
Tout bébé déjà, la santé peut être touchée de bien des manières. On entend parfois dire qu’on n’y peut rien, mais je crois que, finalement, on a du mal à savoir ce que vit véritablement un bébé et c’est une impuissance qui n’est pas facile à vivre ni à accepter. Ma façon de voir la vie me pousse à croire qu'il y a moyen d’aller au-delà et de faire un pas vers votre enfant pour essayer de le soulager dans ces cas-là aussi où on ne peut apparemment qu’attendre que ça passe – en grandissant.
Les maux des tout-petits, plus ou moins visibles, plus ou moins présents : reflux, cassure dans la courbe de croissance, eczéma et allergies... dont certains peuvent bien sûr se retrouver ou perdurer plus tard.
Et puis ceux qui (ré)apparaissent et durent en grandissant : asthme, énurésie/encoprésie, maladies à répétition comme les otites, les bronchiolites, etc.
De manière générale, quand le souci est récurrent, soudain ou s’installe durablement, il peut être intéressant d’aller voir plus loin ; en tout cas c’est une possibilité qui s’offre à vous pour accompagner votre enfant.
La liste n’est pas exhaustive. Sans être une baguette magique, car c’est bien vous et votre enfant qui avancez sur un chemin qui vous appartient, l’accompagnement que je vous propose peut permettre d’apaiser un certain nombre de choses et de vous soutenir en tant que parents en vous apportant des clés auxquelles vous n’avez pas pensé, dont vous ne pouviez bien souvent même pas avoir conscience !
Bon, et comment la séance se déroule-t-elle ?
Pour débuter le rendez-vous, les parents m’expliquent ce qui les a amenés jusqu’ici avec leur enfant. Après quelques questions concernant leur famille et l’enfant en particulier, j'établis son bilan énergétique. Durant toute la consultation, l’enfant peut jouer ou s’occuper dans la pièce, je n’ai pas besoin de le toucher, sauf s’il est suffisamment grand pour souhaiter que je prenne son pouls directement à son poignet. À la fin de mon bilan, je pose en général de nouvelles questions plus précises au(x) parent(s), puis m’adresse à l’enfant.
Une fois que le message est passé, je vérifie le bilan énergétique. Je réponds également aux questions des parents s’ils en ont. Lorsque le bilan ne m’indique plus de nœud à défaire, la séance est terminée.
Le corps peut parfois avoir besoin de quelques jours pour intégrer les informations reçues durant ce rendez-vous et il peut également être nécessaire pour l’enfant que ses parents lui reparlent, une fois rentrés à la maison, de ce qui aura été évoqué avec moi.
Il vous reste encore des questions après la lecture de cet article ? Contactez-moi !
Je n’ai pas la prétention d’être experte dans ce syndrome, loin de là, car mon expérience n’en est qu’à ses débuts et mes investigations sont encore récentes, mais après le premier épisode de ma trilogie KISS, j’aimerais vous partager la compréhension que j’ai aujourd’hui du syndrome de KISS, les sources intéressantes que j’ai trouvées et bien sûr les constats que je fais suite à la première manipulation de mes KISS Kinder.
Partie 1 : Double KISS
Partie 2 : Comprendre le syndrome de KISS, manipulations et effets
Partie 3 : Syndrome de KISS : un an après
Parce que c’est ce qui vous préoccupe peut-être et parce que finalement ça aide à confirmer ses doutes, peut-être même à passer à l’action de prendre rendez-vous avec un spécialiste pour poser ou non le diagnostic : comment se manifeste le syndrome de KISS (symptômes possibles) et d’où vient-il ?
Symptômes
Les symptômes sont multiples. Les bébés atteints du syndrome de KISS ne les présentent pas tous, en général. Leur cumul peut mener à l’idée du syndrome de KISS, les symptômes les plus pertinents étant a priori les asymétries et les postures. Je vous en cite quelques-uns ici :
* Asymétries et inclinaisons : des postures de compensation, en “C” (c’est-à-dire avec les lignes épaules/bassin non parallèles), la tête en arrière en dormant ou penchée en marchant par exemple.
Asymétrie du visage (un œil plus petit ou plus enfoncé que l’autre par exemple), du crâne ou du bassin.
Aplatissement de l’arrière de la tête – pouvant faire penser à une plagiocéphalie.
Position allongée sur le dos difficile.
* Bébé dit aux besoins intenses (BABI), qui pleure beaucoup (en voiture, lors de l’habillage, la nuit), qui ne peut être posé ;
ou au contraire enfant très calme, tranquille, “bébé parfait”, sage (10 % des enfants KISS).
* Faiblesse de la bouche et de la mâchoire, bouche constamment ouverte, salivation excessive.
Extrémités des membres froides, pouvant être moites.
* Difficultés lors de l’allaitement : douleurs ou crevasses chez la maman, sein “préféré”, succion difficile, etc.
Retards dans le développement de la motricité... ou au contraire en avance (!), car l’enfant peut ainsi trouver de nouvelles positions pour atténuer les douleurs.
Bébé cambré.
* Enfant qui marche de travers ou tombe souvent.
À la lumière de ces quelques symptômes, je voudrais vous reparler – brièvement – de mon expérience avec mes filles.
Elles ne présentent pas tous ces symptômes (j’ai mis un astérisque aux symptômes qui les concernent) : pas d’asymétrie particulière ni au niveau du visage ni au niveau du crâne par exemple, pas d’aplatissement de la tête, pas de souci apparent à être sur le dos, une prise de poids correcte, aucun souci avec la diversification... Rien de très visible ou d’handicapant, donc.
En revanche, plusieurs des autres symptômes s’expriment ou se sont exprimés chez mes filles, sans que j’en aie vraiment conscience malheureusement. Je pense notamment aux postures : ne connaissant pas le syndrome de KISS et donc ces postures typiques, je n’avais jamais fait attention, mais L. a parfois pris cette position en “C”, marchait effectivement avec la tête penchée à gauche et A. dormait exactement avec la tête rejetée en arrière, en hyper-extension complète.
Mais je pense aussi à d’autres signes, tels que la salivation excessive (à partir de 3 mois, nous avons mis ça sur le compte des dents qui “travaillent” mais qui ne sont pourtant arrivées qu’au moins trois mois plus tard),
la bouche toujours ouverte – signe certain d’un manque de tonus, mais le présentant toutes les deux je n’ai pas trouvé ça anormal –
et la langue d’A. légèrement sortie,
les difficultés d’allaitement (j’ai eu une crevasse et A. pouvait provoquer de petites douleurs ou gênes, mais j’étais persuadée que mon allaitement se passait parfaitement bien... Pourtant il y avait bien un sein plus agréable pour chacune, du moins de mon ressenti.),
des troubles digestifs évidents quand j’y repense (on a longtemps cru à ces fameuses “coliques”, fourre-tout médical idéal ; des rots “explosifs” parce qu’énormes par rapport à leur gabarit et sortis de nulle part),
un reflux interne pour chacune, resté invisible à nos yeux de parents débutants,
et des poussées de fièvre assez brutales et effectivement inexpliquées (mises sur le compte des dents là encore).
Avec le recul, je me dis que tous les nourrissons devraient être “regardés” par un spécialiste. Les parents gagneraient du temps et éviteraient certainement d’en arriver à l’épuisement. Quant aux enfants, ceux qui seraient diagnostiqués KISS Kinder éviteraient assurément bien des souffrances, en plus de se sentir écoutés et compris. Mais ça ne se passe pas comme ça, alors à défaut, je pense qu’au moindre doute, les parents devraient consulter un de ces spécialistes : pourquoi attendre au risque de laisser ce blocage s’installer, cristalliser et créer de nouveaux symptômes ?
Causes
Si la curiosité vous a poussé·e à lire mes articles au sujet du syndrome de KISS, ça ne veut évidemment pas dire que votre enfant est un KISS Kinder. Si le doute s’est insinué dans votre esprit à la lecture des symptômes, voici quelques causes qui prédisposent particulièrement à ces blocages de la jonction crânio-cervicale. Elles vous aideront peut-être à infirmer ou confirmer votre hypothèse.
Grossesse : stressante ou multiple (jumeaux, triplés...)
Position du bébé dans l’utérus
Naissance prématurée ou au contraire avec dépassement du terme
Accouchement prolongé ou au contraire très rapide
Accouchement instrumentalisé (forceps, ventouse) ou difficile (cordon autour du cou, présentation en siège...)
Césarienne
Petits poids de naissance ou au contraire bébé de plus de 4 kg
Prédisposition familiale
Si vous voulez creuser la question, je vous invite vivement à consulter le document PDF de Bébé Continuum. Vous trouverez également d’autres sources en fin d’articles.
Un brin de “théorie”...
Un syndrome mécanique
Le syndrome de KISS part d’un blocage ou d’un décalage des cervicales. Une ou plusieurs. D’autres blocages, sur l’ensemble du squelette, peuvent découler de ce mauvais positionnement des vertèbres.
Au plus près, la base du crâne – l’occiput – peut s’en trouver compressée. Cette jonction crânio-cervicale influe également sur le tonus de la mâchoire et sur les freins, notamment de langue, dont la mobilité est intrinsèquement liée à celle de la jonction crânio-cervicale.
Vers le bas, le blocage des cervicales peut étirer la colonne et ainsi provoquer des hyper-extensions, puis des tensions qui se cristallisent dans le bassin, ce qui peut entraîner des compensations dans l’ouverture et la souplesse des mouvements des jambes et des pieds.
La jonction crânio-cervicale est directement liée aux systèmes nerveux et immunitaire. Rien d’étonnant alors à ce que, parmi les symptômes du syndrome de KISS, on trouve des troubles du développement moteur, de la digestion (reflux) et du transit !
Ce sont donc des réactions en chaîne. Avec le temps, l’enfant compense et s’adapte. D’ailleurs, il y a une période pendant laquelle les symptômes tendent carrément à devenir invisibles ; on peut penser alors que tout est rentré dans l’ordre, mais il n’en est rien, car le syndrome de KISS, lui, n’a pas disparu et il risque fort de provoquer des douleurs plus tard dans la vie de l’enfant, même devenu adulte.
Après les manipulations pour rétablir les cervicales dans leur position “normale”, le corps réagit plus ou moins pour s’habituer à ses nouvelles libertés, ce qui peut provoquer ce que l’on appelle l’effet rebond, avec une possible aggravation de certains symptômes pendant plusieurs jours, jusqu’à trois semaines environ.
Les freins
On en entend parler quand on a un nourrisson et plus particulièrement quand on l’allaite, il me semble. En effet, des freins courts auront des conséquences sur l’efficacité de la succion et peuvent provoquer des douleurs chez la maman ou des mauvaises prises du sein.
La longueur des freins est variable. Parfois, il s’avère nécessaire de pratiquer une freinectomie ; au stade opposé, on peut simplement exercer ces freins en jouant à claquer ou tirer la langue, toucher son nez avec sa langue, mobiliser la mâchoire inférieure...
L’allaitement est le meilleur moyen de mettre en mouvement cette mâchoire et tous ces freins dès le plus jeune âge. Pour un KISS Kinder – mais certainement pour les autres aussi –, l’allaitement durant les premières années de croissance est un énorme bénéfice qui permet de mobiliser chaque jour cette zone sujette aux blocages. Je comprends pourquoi Mme M. m’avait dit d’entrée que c’était une bonne chose que mes filles soient encore allaitées à 2 ans passés.
Bonne et mauvaise nouvelles
Le syndrome de KISS a des conséquences qui peuvent être lourdes pour le développement de l’enfant et le bien-être du bébé. Très peu connu en France, et même mal reconnu par les professionnels de santé, les bébés restent souvent longtemps avec ces multiples symptômes sans que les parents ne puissent seulement imaginer qu’il y a un blocage cervical ! Quand on ne connaît pas, on ne peut tout simplement pas y penser.
La mauvaise nouvelle, c’est que s’il n’est pas pris en charge par un professionnel spécialisé dans son diagnostic et son traitement, il perdurera et aura de forts risques de laisser des séquelles chez l’enfant, qui deviendra alors “KIDD” (”Kopfgelenk-induzierte Dysgnosie und Dyspraxie” – dysgnosie et dyspraxie induites par les articulations de la jonction crânio-cervicale). Il pourra alors développer des scolioses, douleurs dorsales, dysgnosie (troubles de la perception), dyspraxie (troubles des gestes, une forme de maladresse)... et plus tard des migraines, hernies discales, etc. Ce qui n’arrange rien, c’est que les professionnels non spécialisés – qui, eux non plus, n’ont souvent jamais entendu parler du syndrome ! – penseront à d’autres blocages qui ressemblent au syndrome de KISS : torticolis du nourrisson, plagiocéphalie... et maintiendront ainsi, à l’insu de tous, les parents dans l’erreur de diagnostic.
Pourtant, et c’est là la bonne nouvelle, c’est un simple blocage mécanique et il suffit normalement de quelques manipulations avec le bon professionnel et tout est remis dans l’ordre. Ce n’est pas grave en soi... mais il faut le détecter.
Après le diagnostic
Lors de la première consultation diagnostic pour L., la praticienne que nous avions rencontrée (voir Double KISS) m’avait fait sentir la différence entre le côté gauche et le côté droit de sa nuque. Quelques jours après, j’ai commencé à masser le côté droit, celui qui présente une “anormalité”, en faisant une douce pression circulaire. En fait, un soir j’ai mis mes doigts sur la nuque de L. et je lui ai demandé si elle avait mal, là. Elle m’a dit un petit “oui”. J’ai massé légèrement et je l’ai vue se laisser aller dans mes bras, le regard lointain.
Tous les jours pendant une dizaine de jours, j’ai fait ce petit massage, surtout quand elle était au lit avant de s’endormir. J’ai constaté plusieurs améliorations :
elle s’est apaisée d’une manière générale
les endormissements sont plus calmes, elle ne s’agite plus dans tous les sens, d’un bord à l’autre de son lit, elle ne se relève plus des milliers de fois...
les endormissements sont (par voie de conséquence) globalement plus rapides
elle a gagné en souplesse et en aisance quand elle se laisse tomber en arrière, ce qu’elle ne faisait pas
elle lâche plusieurs fois spontanément le sein une fois rendormie la nuit, ce qui n’arrivait jamais
la veille du deuxième rendez-vous avec Mme M., elle a fait une selle normale, ce qui n’était pas arrivé depuis environ 3 mois !
Première manipulation
Presque un mois après que le diagnostic ait été posé pour L., me voilà de nouveau dans le cabinet de Mme M., cette fois avec L. et A. Je fais rapidement le point sur les doutes que je nourris concernant A., puis les tentatives d’approche pour que Mme M. puisse les toucher toutes les deux se multiplient. Tranquillement, elles explorent l’espace, s’approchent de Mme M., jouent et refusent chaque fois les propositions de manipulation.
L. enlève d’elle-même ses chaussures et ses chaussettes, ce qui donne l’occasion à la praticienne de regarder ses pieds, ses jambes et rapidement ses hanches. Puis L. réclame une tétée et je m’allonge donc sur la table de consultation pour qu’elle puisse être manipulée pendant ce temps-là. Une légère impulsion au niveau de la nuque, une autre au bassin... confirmée dans la position assise et le tour est joué ! Et d’une !
Bien sûr, A. veut bien une tétée elle aussi, maintenant ! Qu’à cela ne tienne, elle s’allonge à son tour sur moi et Mme M. tâte ses pieds, constate le blocage de son bassin – très certainement dû en partie à sa naissance –, situe le blocage crânio-cervical au niveau de l’occiput et me le fait sentir sur moi-même. Enfin, elle me fait également toucher les muscles entourant la cinquième vertèbre thoracique, juste entre les omoplates : il y a ce qu’elle appelle une “corne”, c’est-à-dire les petits muscles contractés qui roulent sous mes doigts. Là aussi, de très légères impulsions et c’est réglé. A. tète longuement – ce qui est inhabituel – et donne ainsi le temps à Mme M. de s’asseoir à sa hauteur, face à elle, pour lui masser le muscle de la mâchoire, celui qui compense et qui est bien contracté aussi. Tout en douceur, elle lui masse la partie gauche du visage, du front jusqu’au menton.
Après ce rendez-vous, en voulant masser la base crânienne d’A., j’ai senti clairement que c’est une zone très sollicitée lorsqu’elle tète : je sens tous les mouvements de succion à cet endroit-là, ce qui est loin d’être aussi flagrant chez sa sœur.
Effet rebond
À la sortie de la consultation, les filles sont en forme, goûtent avec appétit et courent joyeusement.
En revanche, le lendemain matin elles sont K.O. Même si ç’a été par vagues, elles ont été bien kaputt plusieurs matins de suite et globalement très fatiguées pendant une dizaine de jours. Je ne les ai pas beaucoup ménagées non plus avec le rythme du moment, mais je sentais qu’il n’y avait pas que ça. D’ailleurs, d’une manière générale, je les ai trouvées plus agitées, plus grognons et beaucoup plus à se chamailler que d’habitude. Royal...
A. m’a fait une de ses fortes fièvres inexpliquées dont elle a le secret, deux jours après la consultation. Une fièvre qui est tombée, puis revenue la nuit suivante... Et puis elle a disparu sans autre symptôme si ce n’est un petit nez qui coule épisodiquement.
Je pense que durant la première nuit de fièvre d’A., sa sœur en a fait une aussi en montagnes russes, moins forte cependant.
Elles ont clairement eu beaucoup moins d’appétit que d’habitude et deux semaines plus tard, c’était encore fluctuant. Mieux, mais fluctuant. Tout comme les selles qui sont globalement de meilleure texture mais il y a eu quelques diarrhées.
Trois nuits après la manipulation, elles se sont réveillées une fois chacune en mettant du temps à se rendormir. Et ça peut leur arriver encore à presque trois semaines de la consultation ; heureusement pour moi, ça reste exceptionnel.
Au final, rien d’inquiétant quand on sait que ces fameuses cervicales touchent les zones qui régulent également l’appétit et le sommeil, en lien direct avec le nerf vague et le système nerveux. D’ailleurs, l’effet rebond peut durer trois semaines d’après ce que j’ai entendu. On arrive à la fin de cette échéance et j’envisage le prochain rendez-vous.
Je crois qu’en ce qui concerne l’effet rebond, j’ai quand même de la chance, car il peut vraiment être terrible pour certains enfants. Les parents, découragés, se demandent même parfois s’ils n’ont pas fait une erreur en consultant le professionnel en question. Mais d’après les témoignages des parents qui sont passés par-là : c’est vraiment pour du mieux après, il faut garder espoir et il ne reste qu’à accompagner l’enfant en attendant la stabilisation du déblocage.
Améliorations
Ce que j’observe depuis le rendez-vous avec Mme M. :
l’amélioration la plus flagrante, c’est A. qui respire “normalement” : avant, même si sa porte de chambre était fermée, on l’entendait dans le couloir, parfois même depuis notre chambre de l’autre côté de ce couloir ! Là, j’ai du mal à l’entendre quand je passe la tête par la porte de sa chambre...
A. dort moins souvent dans sa position "favorite” sur le côté avec la tête en arrière, je la vois fréquemment sur le dos maintenant
elles me paraissent plus souples et détendues, la course de L., bien qu’encore imparfaite, est vraiment plus fluide
A. se laisse tomber ou se jette sur un matelas avec joie et plus de confiance
L. se jette en arrière en toute confiance
le transit va vers du mieux, l’appétit revient
les endormissements de L. sont moins pénibles, surtout quand j’ai le temps de la masser
je n’ai plus systématiquement une gêne ou une douleur lorsqu’A. tète et elle peut changer de sein sans problème
l’une comme l’autre n’ont plus ces petits “lâchers” de l’effet ventouse quand elles tètent
Je n’ai pas encore suffisamment de recul pour constater d’autres améliorations, mais j’ai confiance, car je sens que cette première manipulation leur a fait du bien.
Sources et ressources
Le document de l’association Bébé Continuum : le doc parfait à mes yeux, qui explique tout, des symptômes du nourrisson aux causes en passant par les symptômes du KIDD, sans oublier des précisions sur le pourquoi du comment.
L’article de la Leche League : particulièrement pour les bébés, d’autant plus s’ils sont allaités... logique ! ;-)
Site des praticiens de Paris et Aix-en-Provence : je l’ai trouvé très axé prise de rendez-vous, avec assez peu d’infos quand on cherche à connaître le syndrome, ou du moins trop technique et pas assez vulgarisé.
En revanche, leur blog présente des articles fort intéressants autour de ce sujet.
Le témoignage d’une maman d’un ancien KISS Kinder
Les groupes Facebook : “Syndrome de KISS : Témoignages et soutien autour de nos KISS Kinder” et “Syndrome de KISS : tout savoir”
La page Facebook d’une famille KISS/KIDD
Suite au prochain épisode...
Un grand merci à Julie : merci de m’avoir parlé de ce syndrome, d’avoir répondu à mes questions et de ses relectures attentives malgré la longueur de mes textes ! Merci, vraiment !!
La sortie du prochain opus qui clôturera ma trilogie KISS est prévue dans quelques mois, afin d’avoir un regard aussi objectif que possible sur les évolutions suite aux manipulations.
Très mal connu en France, le syndrome de KISS (Kopfgelenk Induziert Symetrie Störungen) est le joli nom pour désigner des troubles de la symétrie induits par les vertèbres cervicales. Sous ce séduisant acronyme se cache une multitude de symptômes possibles. Alors comme beaucoup d’autres parents, je suis passée à côté pendant longtemps ; deux ans, pour être exacte.
PARTIE 1 : du doute au diagnostic
Partie 2 : Le syndrome de KISS
Partie 3 : Syndrome de KISS : un an après
Je vous livre ici ce qui m’a amenée à le suspecter pour mes filles et un regard “par-dessus l’épaule” sur ce que nous avons vécu lorsqu’elles étaient bébés.
L’émergence du doute
Mes filles ont 2 ans lorsque je rencontre Julie et son fils du même âge, diagnostiqué KISS Kinder. Lorsqu’elle m’en parle, c’est la première fois que j’en entends parler : jusque-là j’avais seulement vu le nom passer sur Facebook ou lu des titres sur Internet. Mais jamais je n’avais creusé cette question, jamais je n’avais pensé que mes filles puissent être atteintes de ce syndrome. Elles avaient peut-être dans ma tête une sorte d’immunité à tous ces trucs-là, puisqu’elles allaient bien, l’allaitement se déroulait correctement (ou presque, mais j’y reviendrai plus loin), elles grandissaient normalement et d’un point de vue fonctionnel, notre ostéo validait. Pas de raison de m’inquiéter, donc.
Bref, j’ai posé quelques questions à Julie, poussée par une curiosité que j’ai mise sur le compte de mes intérêts professionnels. Elle m’a expliqué que ce syndrome de KISS se révèle finalement par l’accumulation de plusieurs symptômes qui, pris indépendamment, ne sont pas forcément alarmants, et elle m’en cite quelques-uns. Les jours qui ont suivi m’ont donné le temps de mettre bout à bout quelques souvenirs et d’y ajouter les observations actuelles.
Les symptômes observés à 2 ans
À 2 ans passés, donc, je fais la liste pour L. :
elle a marché sur la pointe des pieds au début de son apprentissage et vient de le refaire pendant une courte période ;
elle a toujours eu une démarche particulière, un peu bancale, un pied trop ouvert... ;
elle commence à courir et c’est tout sauf fluide : elle remonte ses épaules, ses bras se replient et se mettent à l’horizontale, en décalage total de ses jambes... bref, ça ne va pas du tout, elle n’est pas à l’aise, mais elle ne se décourage pas pour autant !
elle tombe et trébuche bien plus fréquemment que sa sœur, sans raison apparente la plupart du temps ;
les endormissements sont particulièrement longs et difficiles depuis bientôt 6 mois, malgré les différentes approches auxquelles nous avons fait appel ;
pendant une trop longue période, elle a fait des siestes de seulement 30 min. après lesquelles on voyait bien qu’elle n’avait pas assez dormi ;
elle s’est toujours réveillée en pleurant – plus ou moins, il s’agit plutôt de gémissements maintenant ;
depuis son anniversaire, elle n’a pas eu de selles “normales” : son transit est trop rapide, tout le temps ;
elle est en hyper-extension de la colonne : traité par des séances ostéo, ce symptôme s’atténue mais perdure.
Ça fait beaucoup pour une seule petite bonne femme, quand on y réfléchit. Et puis malgré deux séances de PAB, malgré un travail sur moi aussi, on voit bien qu’il reste un fond de quelque chose... Après discussion avec le Papa, il nous paraît clair que nous ne perdons rien à l’emmener auprès d’une spécialiste qui saura poser un diagnostic.
Les symptômes invisibles
Je prends donc rendez-vous avec Madame M., à Guérande (44). En France, il existe quelques spécialistes disséminés sur le territoire, pas toujours faciles à trouver ; les pôles les plus connus étant en région parisienne et à Aix-en-Provence, avec rendez-vous sur dossier. Mme M. est une autre praticienne à connaître, diagnostiquer et traiter ce syndrome. Par chance, elle se trouve à seulement 3 heures de route de chez nous !
La consultation est rapide. Je parle à sa demande de la grossesse – qui s’est déroulée sans heurt, mais qui était gémellaire et c’est un facteur favorisant le syndrome de KISS – et des premiers mois de vie de L., puis des symptômes visibles qui nous ont amenés à la consulter.
Elle m’annonce sa première certitude après avoir observé ma fille pendant notre entretien : L. a un reflux. Un reflux interne. Un RGO. Je crois que j’ai laissé transparaître ma surprise mais en la maîtrisant bien vite ; en vrai, je tombe des nues. Je suis surprise, triste et sûrement aussi déçue... Je ne le savais pas, je n’ai rien vu et j’ai laissé ma fille souffrir... par ignorance. Je l’ai même contrainte à s’allonger parce qu’elle était fatiguée, parce qu’elle avait besoin de dormir, je le sentais... alors qu’elle voulait seulement être à la verticale pour ne plus avoir mal ! Mais voilà, je ne savais pas.
À 2 ans, ce que cette praticienne a relevé pour parler du reflux, je ne le voyais pas :
bouche toujours ouverte (elle avale de l’air, ce qui crée une acidité de l’estomac et provoque ainsi des remontées gastriques) ;
un écart entre chaque dent, haut et bas, des incisives aux prémolaires ;
des gaz et des selles odorants ;
des selles explosives ;
des tétées longues.
Le reflux est un autre des symptômes possibles du syndrome de KISS. Elle me pose quelques questions sur l’allaitement : est-ce qu’il y a des petits bruits de langue, comme si elle perdait l’effet ventouse, pendant la tétée ? Je pense davantage à sa sœur pour ça, mais tout bien réfléchi ça lui arrive aussi. Est-ce qu’elle est plus à l’aise d’un côté que de l’autre pour téter ? L. non ; sa sœur, carrément oui !
Pas de surprise cette fois, donc, quand elle confirme le syndrome de KISS. L. a accepté de s’allonger et de se laisser toucher. Mme M. m’a invitée à sentir la nuque de L. : une différence terriblement nette entre droite et gauche ! Une sorte de petite boule ou d’anneau, je ne sais pas trop le décrire... toujours est-il qu’il y a effectivement quelque chose qui cloche.
Les troubles induits par le blocage des cervicales touchent le corps dans son ensemble : la base du crâne, la colonne vertébrale, le bassin et donc les jambes, mais aussi la mâchoire et les freins de langue qui peuvent s’avérer trop courts (j’en reparlerai). C’est pourquoi Mme M. a vérifié la mobilité des membres et des articulations. Du côté des bras et des épaules, il ne semble pas y avoir de souci. C’est plutôt du côté des hanches et des jambes, qui sont comme “tordues”, vrillées. Et aussi à la base du crâne : compression de l’occiput confirmée. L. accepte encore une fois de se laisser manipuler et Mme M. peut déverrouiller sa jambe droite, qui compense une trop grande ouverture de sa hanche ; L. stoppe d’elle-même le mouvement vers l’extérieur. Les freins de lèvres ne semblent pas particulièrement restrictifs ; impossible de vérifier celui de la langue, car L. refuse que Mme M. mette un doigt dans sa bouche.
C’est une professionnelle qui respecte le choix de l’enfant : elle m’explique et laisse ma fille extérioriser son stress en repartant dans ses jeux. Nous la remercions pour le respect qu’elle a eu pour le corps et la parole de L.
De nouveaux doutes
Mais voilà, cette consultation avec Mme M., seule avec L., m’a fait émettre des doutes pour A., sa sœur jumelle. Quelques questions durant la rencontre les ont fait émerger, car les réponses étaient similaires pour les deux, comme les indices d’un reflux, ou bien carrément “Ça, c’est plutôt sa sœur...”. Notamment :
bruits/claquements pendant la tétée comme si elle perdait le sein
plus à l’aise d’un côté que de l’autre pour téter
gaz et rots fréquents
prudence importante, prend peu de risques
respiration forte quand elle dort
position de confort
Suite à ce rendez-vous, j’échange à nouveau avec Julie sur le sujet. Elle m’apprend alors qu’il y aurait deux formes du syndrome de KISS : l’une où l’enfant, allongé sur le dos, forme un “C” de la tête aux pieds ; l’autre où l’enfant, allongé sur le côté, met la tête complètement en arrière. C’est évident ! A. dort exactement comme ça, presque toutes les nuits. Et combien de fois elle s’est retrouvée tordue dans son siège-auto, la tête en arrière et la bouche grande ouverte vers le plafond ?! Nous pensions que c’était parce que les sièges-auto étaient encore trop grands...
Le pire dans cette histoire, c’est que l’indice de ce syndrome de KISS, A. nous l’a donné avant même d’être née ! À environ 7 mois de grossesse, une écho de contrôle imprévue nous montre A. avec sa tête en hyper-extension. Le chef de service gynéco de l’hôpital s’est étonné de la voir ainsi et que ça n’ait jamais été signalé sur les précédentes échographies ; de fait, on ne l’avait jamais vue dans cette position. Il nous informe alors que si elle maintient cette posture, c’est césarienne obligatoire. Nous avons parlé à A. et elle n’a plus été prise en flagrant “délit” d’extension totale... Après sa naissance, elle a de nouveau adopté cette position, que nous avons prise pour une position fœtale, rassurante pour elle... mais en réalité, c’est bien une position de confort, antalgique, contre les douleurs liées au reflux et au blocage de la jonction crânio-cervicale.
Me voilà donc à suspecter que le syndrome de KISS n’ait pas atteint une de mes filles, mais les deux... Et il ne faudra pas longtemps pour que Mme M., que j’ai revue un mois plus tard, confirme le diagnostic.
Nouvelle clé de lecture des symptômes passés
Après ce rendez-vous avec L., j’ai encaissé le choc, mais j’ai surtout passé en revue ce que nous avions vécu.
Nos deux petits bébés qui pleuraient, pleuraient presque sans cesse, finissaient par s’endormir lourdement d’épuisement, dans nos bras.
Les multiples tentatives de les poser dans leur lit ou dans un quelconque endroit adapté pour qu’elles dorment et les cuisants échecs.
Ces heures à les garder endormies contre nous, malgré l’envie de faire pipi, malgré le linge qui s’accumule, malgré la fatigue qui nous gagne et les siestes que nous aurions voulu faire aussi...
Et puis ces pleurs du soir, ces “décharges”, ces soi-disant “coliques” (parlons-en !).
Sans compter les tétées du soir qui étaient sources d’énervement de ma part parce que je ne pouvais plus lutter contre le sommeil, mais que j’étais constamment réveillée par A. qui lâchait le sein plusieurs fois et finissait par s’agacer à son tour ; alors Papa descendait avec A. et la berçait pendant des heures sur le fauteuil à bascule, en lui chantant des chansons, pensant qu’elle avait mal au ventre...
Ces endormissements difficiles,
L. qui s’endormait régulièrement la tête posée sur son doudou (surélevée),
puis elles ne voulaient pas rester allongée et se relevaient sans cesse,
cette période où je me suis dit que L. commençait à avoir des troubles du sommeil car elle se réveillait au moindre bruit – et notre maison était fort bruyante !
Les consultations ostéo dès leur naissance se basaient sur un bon travail fonctionnel. Tout allait bien. Ensuite, j’ai été orientée vers un autre praticien qui travaillait davantage en crânien, dans la subtilité mécanique et tissulaire : les effets ont été immédiats. L. était bien en hyper-extension de la colonne, de la base du crâne au bassin, et ça l’empêchait de dormir, voire de se rendormir la nuit après une tétée. Suite à la rencontre avec ce deuxième ostéo, c’était nettement mieux et elle réagissait moins aux bruits environnants. On dort plus profondément quand on n’est pas soumis à une douleur constante, non ?
Enfin, j’ai rencontré une troisième ostéo, dont l’approche m’a semblé encore plus subtile car également énergétique. Il s’est passé de belles choses durant les consultations avec elle. Les résultats étaient encourageants... mais pas durables. Julie m’a expliqué lorsque je lui ai exposé mes doutes pour L. que les séances ostéopathiques classiques avaient cette conséquence : des améliorations qui ne faisaient pas disparaître les symptômes sur le long terme.
Et puis les détails me reviennent et finalement tout s’explique :
j’ai eu une crevasse au début de l’allaitement ;
A. tétait peu efficacement, manquait de tonus dans la mâchoire et a toujours pu me faire un peu mal (même à 2 ans) ;
A. a fait du sommeil (très) agité – j’en reparlerai dans un autre article – ;
toutes les deux, mais surtout A., ont fait des poussées de fièvre inexpliquées qu’on a mises sur le compte des poussées dentaires, la première étant à 7 mois de vie ;
pendant une période, elles pouvaient grincer des dents... je m’en souviens parce que leur Papa avait du mal à le supporter !
au début de la diversification alimentaire – nous avons fait la DME –, A. a eu de rares réflexes de régurgitation assez impressionnants, surtout que sa sœur n’en faisait pas ;
c’est arrivé deux ou trois fois qu’A. vomisse, soudainement, sans raison ;
L. a failli s’étouffer en recrachant le lait artificiel que l’hôpital nous avait dit de donner en complément ;
A. a eu la langue qui sortait légèrement pendant une période : manque de tonus de la mâchoire...
Tout ça, je l’apprends maintenant, ce sont des symptômes possibles du syndrome de KISS. Tous ces indices disséminés depuis la grossesse pour nous alerter. Mais on ne peut pas deviner ce qu’on ne sait pas ; on ne peut pas reconnaître ce qu’on ne connaît pas.
La suite
Les échanges que j’ai pu avoir avec Mme M., ainsi que mes recherches sur le web m’ont permis de mieux connaître ce syndrome et ses conséquences.
Le syndrome de KISS a des conséquences sur le développement, notamment moteur, de l’enfant. Malheureusement, s’il n’est pas traité, il y a de forts risques que des effets surviennent tout au long de la vie : troubles de la perception, des gestes, douleurs dorsales, scoliose, migraines...
Un enfant n’aura pas tous les symptômes. Par exemple chez nous, il n’y a pas eu particulièrement d’avance ni de retard sur le plan moteur. Je vous livre plus de détails sur le traitement et des informations dans le prochain article.
Lorsque l’on devient parents, on se retrouve dans des situations inédites. De nouvelles expériences, de nouveaux apprentissages, de nouvelles bases pour soi... et on entre aussi dans un nouveau monde : celui de tous les parents. Des milliers avant nous sont devenus parents, sont parents ; mais notre expérience à nous est unique et on ne peut voir et vivre notre parentalité qu’à travers notre prisme.
C’est donc d’après mon expérience de mère, avec mes filtres, que je vais vous parler d’être parent. Prenez tout cela avec vos pincettes !
Enceinte
Enceinte, je suis comme toutes les femmes dans cette situation entrée dans un nouveau monde : celui des conseils non sollicités et des “on-sait-mieux-que-toi”... Une sorte de domaine public, en somme !
D’ailleurs, certaines personnes n’hésiteront pas une seconde avant de vous toucher le ventre ou vous poser toute sorte de questions, des plus ordinaires aux plus indiscrètes.
Photo de Joey Thompson sur Unsplash
Tous les profils existent et les caractères ainsi que les peurs sont certainement exacerbés par cet état exceptionnel dans une vie de femme. Certaines seront inquiètes et auront besoin de lire et entendre de multiples conseils ; d’autres seront assurées et convaincues par ce qu’elles font et pensent sans avoir besoin de personne ; d’autres enfin feront un mélange des deux, sélectionnant leurs sources et respectant leur besoin d’intimité. J’étais, je crois, plutôt de ce dernier groupe : j’ai choisi mes références, questionné les personnes que j’avais envie d’entendre parce que je les sentais proches de ce que j’avais envie de vivre, et j’ai mis de la distance avec ce qui pouvait être angoissant, enfermant et dérangeant. Je ne sais pas si j’ai eu raison, mais c’était le mieux que je pouvais faire pour moi à ce moment-là.
Équilibre délicat que de faire sa bulle tout en se reliant aux forces extérieures nécessaires pour s’épanouir et vivre pleinement sa grossesse. Déjà à ce stade commence le long chemin pour garder confiance en soi et en ses capacités ! Mettre des limites n’est pas forcément évident, mais peut s’avérer salutaire.
Tout juste parents
Il (ou elle) est là ! Juste à côté de nous, notre nouveau-né a fait le grand saut. Nous aussi, que nous soyons mère ou père, nous avons vécu une grande étape. Tout devient nouveau, tous nos gestes nous paraissent trop brusques aux côtés de ce petit être qui semble si fragile... Pour autant, nous ne sommes pas revenus au monde précédent et les conseils vont de nouveau bon train. Tout le monde sait toujours mieux que nous ce qui est bon pour notre enfant ! J’exagère : tout le monde n’est pas comme ça, mais il y en a et on les remarque, parce que bien souvent c’est exaspérant, voire déstabilisant ! Le doute est si proche, tout le temps à l’affût de la moindre brèche : est-ce que je fais bien ? est-ce que je fais ce qu’il faut et ce qu’il y a de mieux pour mon enfant ? Et la sempiternelle : suis-je une bonne mère ou un bon père ?...
Nos capacités naturelles sont sans cesse remises en question, par le personnel médical qui a des idées bien arrêtées et a parfois bien du mal à s’adapter à chaque famille et chaque enfant (là encore, il y a des exceptions, heureusement !), mais aussi par la famille, les amis, tous les proches qui gravitent autour de nous. Autant pendant la grossesse, je crois que chacune vit cette période comme elle le veut et comme elle le peut, autant je crois important de pouvoir faire un vrai tri dans ce que l’on nous dit après la naissance. C’est un cap à franchir : savoir se positionner, dire stop pour se protéger et se faire confiance, encore un peu plus, et s’entourer des bonnes personnes, celles qui nous soutiendront, nous aideront dans toutes les dimensions de notre vie (matérielle, mais aussi psychologique)...
Pour les parents, dans leur environnement post-natal, s’accumulent la fatigue – et donc une fragilité émotionnelle – et la nouvelle relation avec leur bébé. L’arrivée d’un premier enfant est un contexte déjà déconcertant parce que tout nouveau, mais en plus nous ne sommes plus armés aussi solidement pour faire face à “l’expertise” médicale, ce personnel qui vit tous les jours dans cette atmosphère et dont c’est tout simplement le métier. Un métier difficile, car il doit s’adapter à chacun·e et ne détient pas LA vérité. Le positionnement en tant que parent peut s’avérer tout aussi difficile, surtout au début.
Bien sûr que je ne savais pas m’occuper véritablement, non-stop, de mes filles lorsqu’elles sont nées. Le papa et moi étions affaiblis physiquement, fatigués ; on avait besoin d’être entourés, soutenus. On avait besoin qu’on nous montre sans nous imposer ; qu’on nous prenne par la main, qu’on nous guide un peu, pas qu’on nous inquiète et qu’on prenne des décisions à notre place pour nos filles. Il nous a fallu le calme de notre maison pour enfin réussir à retrouver notre Guide intérieur, retrouver notre petite voix qui nous disait “fais plutôt comme ça, vas-y, moi je le sens bien !”.
Et puis le temps passe...
Nos filles ont grandi, chaque jour était un jour de plus dans notre carrière parentale. Le doute fait partie du quotidien de parents. S’occuper d’un enfant, c’est une responsabilité et un engagement merveilleux, mais prenant ! Je me suis posée des questions pour tout et rien ; j’ai parfois demandé conseil, parfois préféré taire mes questions et me faire confiance. J’ai vu des questions d’autres parents recevoir des réponses qui les dérangeaient. Et finalement, ce que je retiens, au fil du temps qui passe et que mes enfants grandissent, c’est que chaque couple parental est différent. Quelles que soient les “méthodes” utilisées, elles dépendent à mon sens de l’équilibre familial et parental : une façon de faire qui fonctionne ici ne fonctionnera peut-être pas là, parce que les parents ne s’impliquent pas ensemble de la même manière par exemple.
Quoi qu’il en soit, j’ai bien l’impression que les conseils non sollicités font partie intégrante du métier de parents : il y a toujours quelqu’un sur votre chemin pour vous dire qu’il faut absolument faire comme ci ou comme ça, mais SURTOUT PAS comme ça ! L’éducation des enfants est un vaste sujet. D’ailleurs, je me sens mieux avec ceux qui parlent davantage d’accompagner les enfants sur leur chemin.
Entre doutes et certitudes
Quand on ne l’est pas, les parents semblent remplis de certitudes, d’assurance, parfois même d’arrogance. C’est agaçant ou déstabilisant.
En réalité – du moins la mienne –, être parent, c’est être rempli de doutes. Au début surtout, mais finalement toujours un peu parce que nos enfants grandissent vite et nous apportent de quoi nous ré-adapter à eux, encore et encore. La remise en question est primordiale à mon sens, mais elle ne doit pas prendre toute la place. Je me souviens des périodes où les doutes remontaient un à un à la surface : quoi que je fasse, je me demandais si c’était vraiment le mieux... Je me prenais la tête, je tournais en rond et je me rendais malheureuse. Alors petit à petit, construire des certitudes, c’est une question d’équilibre et de bien-être ! J’ai besoin de ces certitudes concernant mes enfants, parce que je suis assurément la mieux placée pour les connaître, même si je les découvre chaque jour. Personne n’a passé autant de temps avec elles que moi, alors qui aurait le droit de me dire, arbitrairement, ce qui est mieux pour elles ?
Être parent, c’est être imparfait – comme tout être humain en fait. De cette parfaite imperfection dont ont besoin nos chérubins. On peut aussi avoir besoin de parler de ces comportements d’autrui envers eux qui nous blessent en tant que papa ou en tant que maman. C’est nous qui sommes touchés à travers eux. Ça ne veut pas dire pour autant que personne d’autre que nous ne sait y faire avec des enfants.
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Faire du mieux qu’on peut
Le doute est toujours possible. Si l’on veut douter, on doutera. Chaque couple parental est différent, communiquer entre parents peut aider à gagner en assurance. S’écouter intérieurement, se faire confiance, s’adapter en permanence... sans s’oublier, c’est difficile, mais je suis sûre qu’on peut tous y parvenir. Et pour moi, le premier vrai recours, c’est notre intuition !
Avez-vous remarqué qu’avant notre premier enfant, peu importe ce qu’on nous dit, peu importe toutes les difficultés qu’on nous racontera, si on veut un enfant, on aura envie d’être parents et on fera cet enfant ? Même si c’est dur, on l’aimera de tout notre cœur et on apprendra à notre tour ce qu’on avait à apprendre. On ne voit la réalité qu’une fois qu’on y est. Et elle est difficile, c’est une gigantesque aventure. Mais il faut croire en soi ; avoir des idées de principe c’est une chose, savoir les remettre en question et les adapter à ses enfants, c’en est une autre !
Vous êtes les meilleurs parents pour votre enfant. Avec vos blessures et vos faiblesses ; mais aussi avec vos forces et vos qualités. Il a besoin de vous en entier !
Vous vous demandez peut-être qui est derrière “Terre de Je”, qui est Anne-Maëlle et ce qui m’a amenée jusqu’ici. Questions somme toute légitimes et je vais donc tâcher d’y répondre.
D’où je viens
J’ai grandi en Anjou avant de venir m’installer en Mayenne pour mes études. C’est le besoin de mettre “plus d’humain” dans mon métier qui m’a poussée à me former, puis à proposer un accompagnement en Santé Humaniste® en quittant le monde en expansion du multimédia et de l’internet.
Au fond de mon cœur
Comprendre ce que mon corps me transmet, ce qui m’arrive, m’écouter et me respecter, c’est une grande partie du moteur de ma vie aujourd’hui.
Mais je suis aussi devenue maman, avec son lot d’apprentissages intensifs sur moi-même. Je me suis consacrée à mes filles – oui, des jumelles – pendant plus d’un an et elles m’ont permis d’avoir ce déclic : accompagner l’humain dans sa globalité, c’est bel et bien mon souhait, mais le plus tôt possible !
J’ai découvert grâce à elles la Communication connectée, puis la Parole au bébé. La spontanéité d’un enfant, l’authenticité de ses besoins et de ses émotions sont des valeurs que je vise aussi en tant qu’adulte. “Parler vrai” à un bébé, aussi petit soit-il, est pour moi une évidence, et elle n’a de sens que parce que je la vis dans toutes les relations importantes d’un point de vue affectif.
Source : article de “positivr” / Auteur de l’œuvre : Alexander Milov
Pourquoi un blog ?
Ce blog est un moyen pour moi de partager mes réflexions et mes expériences. Je ne cherche à convaincre personne, je ne donne pas de recettes-miracles ni de vérités applicables à tous et encore moins d’avis médicaux ; j’écris simplement des observations qui peuvent donner des pistes, soulever des interrogations et peut-être amener à chacun des idées plus précises de Qui-l’on-choisit-d’être.
Je souhaite accompagner les enfants – les miens et ceux qui viennent me rencontrer – dans leur développement, les laisser devenir eux-mêmes ; je souhaite soutenir les parents là où ils en sont, dans l’accueil de leur personnalité ; je souhaite répondre à la demande des adultes pour avancer dans leur vie.
Pas si simple ! Je ne suis pas une experte, je découvre des modèles chaque jour, mais peut-être que mon expérience répondra aux questions que se posent certains parents en attendant leurs jumeaux... Et puis j’ai envie de vous raconter nos poussettes !
La première poussette double
Quand nous avons commencé à chercher une poussette, nous avions déjà quelques idées en tête : nous voulions un modèle avec les cosys qui s’adaptent en sièges auto pour la voiture, les bébés en file et non côte à côte parce que les trottoirs de chez nous étaient étroits, des cosys/assises qui puissent se tourner vers le pousseur ou vers la route afin de s’adapter à l’âge.
Avec ces critères, j’ai regardé sur Internet... Je ne voyais pas grand-chose. Nous avons quand même pu éliminer les poussettes qui ont un enfant “en haut” et l’autre “en bas”, car ça ne nous plaisait pas. J’ai ensuite appelé deux ou trois magasins qui m’ont annoncé les modèles disponibles chez eux, puis nous nous sommes déplacés à Bébé9 (Angers, 49). Là, nous avons trouvé seulement deux modèles et un seul répondant à nos critères ! Le choix a été vite fait... Un peu déçus de ne pas avoir pu comparer et voir d’autres poussettes, mais, en même temps, nous sommes repartis avec la Duette de Peg-Perégo qui répondait à tous nos critères !
Après le char, place à la légèreté
La précieuse est arrivée avant nos filles, évidemment, question logistique, c’était futé ! Nous avons monté les roues, déballé les cosys et le “char” était prêt !
Pendant une bonne année, elle nous a été d’une grande aide ! Après une petite frayeur en quittant la maternité parce qu’on ne parvenait pas à régler les ceintures des cosys, nous avons pris le coup de main.
Aujourd’hui, ça y est, elle est vendue... snif... J’étais pourtant contente de la remiser au garage quand nous avons pris cette décision, mais avant de la céder, j’ai refait une promenade avec mes filles et... j’ai regretté de ne pas l’avoir ressortie plus tôt ! Il faut dire que depuis le début, je peste contre la petite nouvelle qui a pris le relais : une poussette canne double du nom de Cosatto.
La Duette de Peg-Perégo était encombrante lors de nos déplacements, alors nous l’avons mise au repos et remplacée par une petite poussette plus légère, plus compacte au pliage. La Cosatto est peut-être plus légère, mais c’était sans compter sur la prise de poids des enfants qui grandissent !! Nous utilisons encore cette dernière, en attendant avec impatience le moment où nos filles ne voudront plus y monter... Mais ça n’a pas l’air d’être pour tout de suite !
Duette de Peg-Perégo : le confort
Cette poussette est d’une maniabilité géniale ! Malgré sa longueur et son poids à vide, on peut faire demi-tour sur un trottoir standard, on passe toutes les zones de turbulences sans effort...
Les qualités de la Duette
Sa maniabilité et sa fluidité – à noter qu’elle existe aussi avec un volant
Ses grandes roues qui permettent de passer sur des routes caillouteuses sans être bloquée
Son système de clips facile
Son poids est finalement gérable même avec des enfants plus grands et surtout plus lourds
Les ceintures sont réglables, jusqu’à 2 ans c’est jouable !
Son guidon est haut : quand on est grand, on se tient droit, c’est parfait !
Les assises sont utilisables dès la naissance (on peut alors laisser les cosys en sièges auto...)
Son confort : même sur chemin à gros cailloux, les chocs semblent amplement supportables et même amusants !
Entièrement déhoussable, pour un lavage facile
Les défauts de la Duette
Ses mensurations sont imposantes... y compris pliée ! Il faut bien le dire, elle prend toute la largeur du coffre !
Il vaut mieux démonter avant chaque pliage, y compris les assises, donc un peu de manutention quand même, et le châssis reste lourd.
Sa longueur perturbe parfois : le cosy du bout est en première ligne quand on traverse par exemple en déboîtant derrière une voiture sans voir à la perfection si un véhicule arrive en même temps... oups... (jamais d’accident je vous rassure !)
Sa longueur encore et les points de fixation du guidon font que le poids peut déséquilibrer l’avant sur le côté, sur un trottoir en pente notamment... J’ai bien failli basculer une ou deux fois !
Son guidon n’est pas du tout réglable... pour une personne de plus petite taille, les bras et les épaules peuvent en souffrir
Les enfants ne peuvent être mis côte à côte
Quand on met les enfants face à face en grandissant, l’espace pour les pieds est assez réduit entre les assises et ils peuvent vite se chamailler...
Enfin, après mon test à presque 2 ans, je constate que l’enfant ne peut pas s’installer et descendre seul ; peut-être un peu plus tard ?
Cosatto : mouais...
J’étais contente de changer, de prendre une poussette plus légère et moins encombrante pliée. Mais j’ai assez vite déchanté.
Les qualités de la Cosatto
Utilisable très tôt (ce qui n’a pas été notre cas)
Avec une housse en polaire pour l’hiver !
Pliée, elle est plutôt très compacte, même si elle reste longue ; elle prend carrément moins de place dans la voiture en tout cas !
Légère : à vide, c’est indéniable
Les enfants peuvent monter et descendre seuls quand ils sont plus grands
Les défauts de la Cosatto
Ses petites roues classiques se bloquent tout le temps ! Et parfois impossible de faire autrement que de soulever l’avant pour enfin passer le petit obstacle (un gros caillou suffit)...
Question maniabilité quand les enfants sont assis dedans, c’est zéro : il faut forcer, les roues tournent dans le mauvais sens... bref, pour moi un calvaire (peut-être parce qu’elle avait déjà servi avant nous ?!) !
Pliage et dépliage pas si simples... demandent un peu de force là encore et plusieurs fois la même manipulation...
Si c’était à refaire...
En bref, malgré une belle petite liste de défauts, je prendrais de nouveau la Duette de Peg Perégo. Sans hésiter. Mais pas la Cosatto, même neuve, je n’aurais pas confiance ! Je crois que j’aurais envie de tester la Book Two de Peg Perégo : elle a les mêmes roues que la Duette !
De votre côté, qu’avez-vous choisi ? Content/pas content ?