La douceur des aurores
J'eus voulu vous confier dès l'éclat du matin
De belles choses enflammées sous des mots opportuns,
De la prude pervenche à la rose en éveille:
Tout un monde sublimé par rayon de soleil.
J’eus voulu vous sentir, vous et vos pareils
Vous écrire mes envies, mes pleurs, et mes merveilles
Vous parler de la force, de ces choses qui entraînent
Et les cœurs, et les larmes, toujours loin de la peine.
Je voudrais dessiner cette force tranquille
Ce sourire délicat aux lèvres d’un idylle,
Telle la douce voix des aurores qui réveille.
Je voudrais chuchoter à l’oreille des passants
Les secrets et les phrases de nos corps caressants,
Murmurant à nos âmes comme Cour à sa reine.
Il en est qui nous disent que l’ardeur est brûlante
Ou bien d’autres qu’elle est folle, rare et fuyante.
Elle est un peu cela, en un sens c’est encor
La fougue et le désir qui rassemblent les corps.
Elle est cette impétuosité, cette vague libertaire
Qui pousse les hommes à l’acte, à la paix, à la guerre,
Elle est ce moment ivre où tout semble possible
Et libère les esprits: elle rend les durs sensibles.
Je pourrais continuer, parler de vous ma chère,
Des instants interdits comme des phrases sincères,
Je pourrais continuer, développer la passion
Mais je préfère me taire et conclure de raison.
Rien ne sert de parler pour convaincre je l’avoue,
Quand je pense à l’ardeur, d’abord je pense à vous.
T.M.
Notes: Il s’agit du poème que j’ai présenté au concours inter-universitaire de poésie du Printemps des Poètes 2018, “L’ardeur”.
http://www.crous-versailles.fr/culture/les-concours/concours-de-poesie/