Sans retenue
Escalier menant à l'étage infini je te gravis je m'enfonce dans les hauteurs de tes cris qui me surnomment caducée céleste quand les nuages annoncent des blasphèmes enchantés, en chantier puisque je monte sur ta voix retiens-toi
Le désert sculpte de nouvelles formes des émotions folles qui se labourent, qui se mélangent pour extraire le jus des pierres précieuses d'éclats affolés nos boissons préférées sur la terrasse du silence qui s'effraie si je te bois, à la paille, si tu m'aspires retiens-toi
Ton grain de beauté, ici ou ici, ou…là n'est qu'une porte que tu me laisses pousser en douceur vers tout ton être, alors ici ou ici, ou…là la mort pulse en cantatrice elle papillonne et résonne, papillonne sonne fragile et forte autour de tes larmes de couleurs qui clament, écartées, abandonnée retiens-toi
La retenue exige quand on s'absente à deux, en dos, du monde cachés, enfouis, avalés, la retenue s'absente l'un dans l'autre non loin de ton dos jouit un point d'exclamation à la fin de mon… je me retiens
Mon poème est nu et je l'achèverai un jour il réclamera il me réclamera il réclamera toujours les âmes se donnent à l'eau distillée sur ta peau, mon soleil toujours, mon soleil bleu oh…
et on se retient

















