Ceux
Ce que j'aime chez lui c'est que c'est irréfléchi C'est le corps qui réagi Il entre dans la pièce et tout se déforme Les meubles tremblent sous les battements de mes cils Je m'accroche aux accoudoirs de mon coeur et je fonds dans la ouate quand il me touche du regard Sa peau brûle ou c'est la mienne qui est à fleur? Il est le rose des soleils d'été Celui dont mes yeux ne peuvent se décrocher Il m'a montré comme il est charmant d'être timide Et sa délicatesse est la plus belle des surprises Ce que j'aime chez lui c'est comme il est inattendu et secret Suis-je la seule témoin de son arrivée dans la ronde? Il est la précieuse et l'inavouée La beauté que lui-même ne sait Doucement il glisse vers nous Prenant soin de ne pas enjamber le monde. J'aime qu'il n'ai rien à faire là et qu'il y soit. J'aime son mystère et la perspective de sa découverte. Ce que j'aime chez elle C'est la beauté qui rougit sous ces joues dorées Le croissant de ses yeux qui se balancent comme les bourrasques dans un champs de blé Elle ne danse pas Elle ne s'agite pas Elle donne l'air toujours d'observer les autres Et de déguster le temps qu'elle n'arrive pas à apprécier Dans sa hâte, tout est ralenti Est ce qu'elle entend? est ce qu'elle voit Ce que j'aime chez elle ce sont ces fissures qui ressemblent à des rivières Ces fleuves lents qui font l'illusion de la candeur Alors que l'amour qu'elle attend du monde tient à peine dans une cuillère Ce que j'aime chez elle C'est qu'elle n'est pas fragile, elle est juste immaculée Elle n'est ni précieuse ni discrète, Au bords des abysses elle veut être celle qui choisira de se jeter Elle attend juste d'exploser son écrin de fumée.
Ce que j'aime chez toi C'est la chaleur très tendre que déploie le soleil de ton lion La liberté au bout de tes bras Tendus comme des crochets vers le ciel Tu rugis Tu ronronnes Tu me tends le miroir reformant d'un corps pressé, fusionné. Et les fleurs qui courent sur ton flan, dans mon dos... Je meure de chaud, Pourtant je reste Collée à ton oreille, j'admire ton bijou. Le matin arrive trop vite et tu fantômes ses mots aspirés, qui ne seront jamais dit.
(2017)















