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Atramentum Zine n°2
Atramentum Zine n°1
Old Temple Magazine - English Version # 1
Crypts Of Eternity - Issue IV
Allons droit au but, Crypts Of Eternity est sans doute le meilleur zine consacré au Death Metal qu’il m’ait été donné de lire !
Dans un premier temps, il y a de quoi être impressionné par la qualité du zine. Un pro-zine comme on appelle ça dans le jargon. A savoir un fanzine imprimé sur un très beau papier au grammage épais et souple à la fois. Et non content de s’offrir un beau papier, les péruviens mettent le paquet avec un format un peu bâtard, un peu plus petit que du A4, mais plus grand que du A5… Et le tout pour un total d’une centaine de pages. La vache, je n’aurais pas voulu payer la note de l’imprimeur. Mais quoi que l’on puisse dire, le résultat est là, et l’équipe de Crypts Of Eternity ne fait pas qu’en mettre plein la vue. Il y a le contenant, certes, mais il y a aussi le contenu !
On ne compte pas le nombre d’interviews, de chroniques de tapes, de vinyls, de CD, de zines même ! Et autant dire qu’ils ont ratissé large au niveau des pays d’origine des groupes. On passe de l’Amérique du Sud (normal) à des groupes originaires des States, de la Grèce, de la Finlande, du Japon… Un tour du monde du Death Metal en somme.
Et alors, les interviews sont bien grasses, bien fournies ! On trouve des questions vachement intéressantes, accompagnées de photos du groupe, le tout soigneusement mis en page sous Photoshop ou InDesign. Bref, une vraie petite mine d’or pour le fan de Death Metal, notamment le Old School Death Metal. Non, désolé de vous le dire, mais il n’y a pas de références à In Flames, Soilwork ou Children Of Bodom ! Crypts Of Eternity se plonge dans une scène bien underground qui vit à coup de démo-tapes et de labels spécialisés comme Detest Records ou au hasard Dark Descent Records. A croire que tout ce qui est sorti en matière de « Old Skull Death Metal » entre la conception du zine et son impression y est passé à la loupe. Il y a d’ailleurs une rubrique « Last Minute Reviews » pour être sûr de ne rien manquer de l’actualité de ce genre musical.
On a donc une centaine de pages pour se retrouver entouré de cadavres nauséeux, de tombes sinistres, le tout, avec des sonorités entre Vasaeleth et Anatomia. Un purulent, et qui suinte. Et les péruviens de Crypts Of Eternity creusent tellement profond sous terre pour y dénicher les perles de l’UG qu’il est quasiment impossible de connaitre tous les groupes qui sont présentés. Une bonne raison de fouiner sur les distros les plus obscures pour y dénicher à notre une tape qui va vite devenir très rare si ce n’est pas déjà fait.
En bref, Crypts Of Eternity impressionne par sa qualité et par son abondance. Une chance que les péruviens aient eu l’idée d’écrire le zine en anglais. Sinon, on aurait été bien emmerdés…
Pariah Zine - N°1
Nous sommes en 2010 quand ce premier numéro (et sans doute le seul) de Pariah Zine voit le jour. Aujourd’hui en 2012, il est assez drôle de constater à quel point le nom du fanzine a été bien choisi. Car son auteur, Nox est décidément devenu un « paria » de la scène Black. A force d’enculer tout le monde à coup de bootlegs Légion Noires et autres emprunts de thunes sans remboursement, forcément, on devient un paria… Toujours est-il qu’en 2010, lorsqu’il rédige ce fanzine, il montre à travers diverses interviews l’étendue de son réseau. Pour tout fan de Black Metal 100% UG, le sommaire fait rêver. Des interviews de Zarach' Baal Tharagh, Mordheim, Carn Dum, Dernier Bastion et j’en passe… Il semblerait que la scène française soit à l’honneur du zine, et c’est tant mieux d’un côté ! Au fil de ces interviews, on pourra parfois se sentir un peu exclu de la lecture. Nox, pour montrer à quel point il est à l’aise avec les « stars du BM made in France » n’hésite pas à raconter des petites anecdotes dont tout le monde se fout, à partir dans ses petits délires sur la mère du mec de Dernier Bastion, jadis son meilleur ami… Mais bon, c’est vivant, c’est sympa, mais attention quand même à ne pas perdre le lecteur…
Dans ce zine, Nox, qui est aussi musicien dans certains one-man-band, en profite aussi pour faire la promo de ses prods avec des petites pubs par-ci par-là. C’est malin, ça donne envie, c’est bien joué. Notons aussi la présence d’une grosse poignée de chroniques. Alors au niveau des chroniques, on se croirait un peu dans un autre temps. Environ 50% des chroniques concernent des prods des Légions Noires, ce groupuscule si cher à notre ami Nox. Il n’hésite d’ailleurs pas à mettre des notes comme 666/20 (sens de l’humour original…). Sinon, on retrouve évidemment la touche Nox dans son sens de l’écriture. C’est très imagé, bien dit, avec même parfois un ton légèrement poétique.
On pourra aussi constater que l’auteur de Pariah Zine a évidemment envie de provoquer. On le voit dès la couverture avec Interdit au moins de 18 ans / Jews / Trends / Goths… ou encore des annotations du genre Anti Sionism Propaganda, Anti Gay merchandising. Evidemment, il veut toucher la scène UG là où ça fait mal. Toujours les petites guéguerres sous fond politique. Ceux qui se revendiquent NSBM sans jamais y faire allusion dans leurs paroles par peur de se retrouver en taule. Ceux qui utilisent l’imagerie nazie dans le seul but de provoquer et quand on les questionne, ils répondent qu’ils n’ont rien à voir avec le IIIème Reich. Bref, Nox en fout une bonne couche et il n’a pas peur.
Quoi qu’il en soit, ce Pariah Zine, premier du nom est un zine pas désagréable à lire, même si, il faut bien le dire, ce côté à la fois 100% UG et anti-trends me fait bien rire. Ce zine se veut être un hommage au Black Metal, et il le fait à sa manière. Notons quand même qu'une typo gothique est cohérente, mais ça devient parfois illisible, ça pixelise et ça ne ressemble plus à rien.
L'Antre des Damnés - Chapitre XVI
L'Antre des Damnés - Chapitre XV
Burning Churches - Issue IX
Foedus Aeternus - Phase 15
Rock Prospect #22
Rock Prospect est écrit en russe, alors forcément, il faut s'accrocher...
J'ai reçu ça dans une commande, sans même l'avoir demandé. Certainement parce que le mec voulait vider son stock, ça doit pas trop se vendre ici en France... Le titre du fanzine, en rune, sera déchiffrable par tous ceux qui se sont attardés à un moment ou à un autre sur le langage des valeureux guerriers des Terres du Nord, remis au goût du jour par toute une horde de groupes de Pagan Metal dans les années 2000 à 2005 (les heures de gloires avant que la scène ne soit sclérosées de trends en tous genre).
Il s'agit ici d'un zine au format A5, sur un joli papier xerox. Et même pour ceux qui ont un peu de mal à lire le russe, ça peut donner des idées de groupes à écouter.
On retrouve au sommaire une poignée de noms plutôt alléchants. Pour ma part, le fait de voir Riotor, Illogicist et Trunar a suffit à me faire plaisir. Alors bon, oui, on regarde les images, on essaye même de déchiffrer quelques chroniques à défaut de se farcir 3 heures pour traduire une interview.
Toujours est-il qu'on sent que le travail est bien fourni, les mecs n'ont pas chômé et il y a de quoi faire en quantité. On trouvera, au détour d'une chronique, un peu de temps pour aller en apprendre un peu plus sur un groupe, puis sur un autre. Et au final, c'est toute une ribambelle de jolies découvertes qu'on fait au fil de la « lecture » du fanzine.
La scène Black Metal russe est très active, et paradoxalement, on n'a qu'une poignée de groupes qui sont mis à l'honneur ici. Rock Prospect semble s'intéresser davantage au Metal en général, et peut-être même au Thrash/Death plus particulièrement. Et en effet, ce n'est pas parce que ce zine nous vient de Russie que l'on a un sommaire 100% russe, bien au contraire. Malgré le peu d'exposition dont peut jouir Rock Prospect, il arrive à décrocher des trucs sympas pour alimenter le contenu. Et cela bien au-delà de ses frontières.
Dommage donc que Rock Prospect soit noyé dans la masse des fanzines. Ceux écrits en anglais reconnaissant évidemment bien plus de succès. Malgré tout, on peut saluer de travail de l'équipe.
Slayer Magazine - Blood Fire Death
L'Antre des Damnés - Chapitre XIV
Foedus Aeternus - Phase 14
Foedus Aeternus s'impose, petit à petit, comme le chef de file des fanzines français. Depuis plusieurs années, il a su se faire un nom incontournable dans l'underground, supportant des groupes obscures qui ont fini par se faire connaître.
Foedus Aeternus a toujours été écrit en français et n'en a jamais souffert visiblement. Les groupes qui y sont présentés, que à soit à travers des chroniques ou des interviews, sont aussi bien des groupes français que des groupes étrangers, et ce, dans des styles très divers, allant du Doom ou Thrash en passant bien évidemment par le Black et le Death.
Ainsi, cette Phase 14 nous propose un sommaire assez alléchant avec des interviews de Borgia, Orakle, ou encore Amphitryon par exemple, pour représenter l'Hexagone. Grosses pointures avec Entombed, Arghoslent ou The Devil's Blood. Et sinon, on a toujours une part de groupes plus souterrains comme Vorum ou Bahrrecht. Il y en a donc pour tous les goûts !
Ce qui fait la force de Foedus Aeternus, c'est sans doute son format A4 qui permet de caser un sacré paquet de texte. Du coup, on sait qu'on prendra un malin plaisir à lire tout ça, et plus c'est long, plus c'est bon comme disent les femmes... Donc oui, Foedus Aeternus ne se lit pas d'une seule traite, il fait durer le plaisir. Une petite interview en allant au chiottes, une chronique pendant qu'on réchauffe la choucroute de la veille au micro-onde, quelques autres chroniques pendant les pubs de L'Amour est dans le pré ou en attendant la fin du cours de boxe thaï de la gamine... Bref, les occasions ne manquent pas trouver grignoter le zine petit à petit.
La mise en page, claire et aérée permet de bien se plonger dans les textes sans que ça empiète sur la compréhension. En revanche, on sent que Foedus n'ose pas trop envoyer des pics en pleine face des groupes. Les chroniques négatives ne sont pas légions et on sent parfois un manque de franc parler. De peur de vexer les groupes peut-être ? Position que je comprends, évidemment.
En tout cas, au niveau des interviews, c'est plutôt bien illustré, et les questions sont pertinentes, fouillées. Ce n'est pas un simple jeu de question-réponse puisqu'on arrive parfois à sentir une certaine complicité entre celui qui pose les questions et celui qui y répond. Les questions sont bien souvent très intéressantes d'ailleurs, et on sent que celui qui les pose ne fait pas ça juste comme ça, comme une corvée.
Cette Phase 14 de Foedus Aeternus s'inscrit donc dans la droite lignée des précédentes Phases. Un très bon zine qui propose une alternative plutôt généreuse à Metallian qui devient de plus en plus un torchon pour trends.
Soleil Tryste - Issue 2
Le numéro de Soleil Tryste n'est malheureusement pas encore parvenu jusqu'à moi, et c'est donc avec ce second effort que je découvre ce fanzine d'une grande qualité !
Rien que par son apparence, le zine frappe fort. Son format (A5 paysage) est assez bâtard et il se démarque donc des autres fanzine par ce premier point.
Le second point étonnant est cette image de couverture qui laisse rêveur, qui nous donne envie de nous évader avec ces oiseaux, aussi sinistres puissent-ils être. Alors que la plupart des zines décident de mettre une image provocante, ou « evil », Soleil Tryste joue la carte de l'originalité. Et il ne s'arrête pas là. Un autre point marquant, c'est la qualité du papier. Si de nombreux zines sortent leurs publications sur un papier d'imprimante classique, on dirait que nos amis de Soleil Tryste ont les moyens de un truc un peu plus classe. Et en même temps, ça correspond plutôt bien à la ligne éditoriale semble-t-il. Eh oui, parce qu'ici, à travers ce deuxième numéro, Soleil Tryste nous dévoile des groupes qui évoluent dans un style musical assez raffiné, voire classieux. Qu'il s'agisse de groupes obscures (Swallowed) ou plus connus (Mournful Congregation), on retrouve une certaine unité dans cette recherche presque spirituelle de la musique, malré des styles très différents.
En effet, sur le sommaire, on retrouve du Black Metal avec Aurvandil notamment, du Death Metal représenté par Swallowed, du Funeral Doom avec Mourful Congregation et Presistence In Mourning. On a même les inclassables Québécois de Menace Ruine, entre Dark Folk, Black Metal et Doom ritualiste... Voilà de quoi rendre le sommaire plus qu'alléchant !
D'autre part, dans la construction du zine, dans la construction des interviews, on sent une certaine recherche, une certaine originalité. Tout semble s'articuler de manière bien réfléchie et logique. Ainsi, l'interview de Mournful Congregation se lit presque comme un livre, avec des chapitres et une progression chronologique, avec des thèmes dominants à chaque fois. Pour chaque interview, les questions sont fouillées, intéressantes, pertinentes. Et les groupes semblent se livrer à ce petit jeu avec un malin plaisir.
On retrouve certains passages très très intéressants, notamment concernant la progression de Menace Ruine, la vision musicale de Odpörovät 1968, des anecdotes de Mournful Congregation, etc. Comme bien souvent, on retrouve aussi des passages avec des musiciens qui sont légèrement imbus de leur personnes comme Aurvandil. Si la musique n'est pas trop mal, le mec semble totalement imbuvable. Mais bon, ce qu'il dit n'est pas tout à fait inintéressant, mais c'est le cas typique du Blackeux qui veut en mettre plein la vue avec sa philosophie soit-disant personnelle.
En tout cas, on pourra vraiment saluer le travail de mise en page de l'équipe, avec de belles images, tout ça... On reste même un peu sur sa faim en fait tellement la qualité est au rendez-vous. Et il n'y a que des interviews, pas de chroniques. Ça aurait pu donner un aperçu de la vision musical de l'équipe du coup. Avoir l'avis sur certaines prods aurait été intéressant mais on ne va pas se plaindre... Vivement le numéro 3 !
Paeans Of Hate - Issue #5
Paeans Of Hate - Issue #4
Paeans Of Hate - Issue #3