les choses que j’aimerais retenir de 2018, en vrac: la musique partout tout le temps, les longues heures dans la voiture sans oser bouger car sa petite tête endormie paralyse mon épaule, la petite maison humide bordée de vignes et la route trouée pour y accéder, son dernier “merci d’être venus, merci d’être restés”, les révisions avec mon cerveau incapable de penser à autre chose que son sourire, son odeur sur mon oreiller, finalement sa bouche contre la mienne dans la précipitation à la dernière seconde dans l’urgence “comme j’aime” et mon cœur qui bat si fort si fort, l’odeur de chlore et cet homme immense qui savait tout, les coups de soleil et la chaleur sous mon casque, le sourire de cette vieille dame en échange de son journal quotidien, le collègue un peu maladroit mais touchant, Indochine et pendant le retour “t’es déjà allée dans un bar gay? c’est sympa!”, Grand corps malade et ses bras autour de moi et toutes mes frites par terre, la route entre la montagne et le précipice pour atteindre l’appartement, l’eau glacée du torrent et le soleil brûlant de l’Italie, nous deux allongées sur la table en face des étoiles, le QG avec la couverture au milieu des herbes et nos sourires et les animaux sur la route du retour, la baignade dans la rivière et le grand lit froid dans la jolie maison, nos cœurs heureux et nos corps emmêlés-vivants, les rires surtout, les yeux qui sourient, et plusieurs fois une petite voix légère qui me soufflait à l’oreille “tu vois, ça valait le coup de rester vivante”













